Le Mont Salève

Table des matières
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05   Panoramas.
06   Le téléphérique du Salève.
06   Un centre culturel tibétain au Salève.
06   PRÉSILLY : La Chartreuse de Pomier.
06   Le Salève: la montagne familière qui tue.
07   Flore et végétation du Salève.
08   Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation.
09   L'étoile du Salève.
09   Le sentier didactique corridors biologiques du Salève.
09   La D41 en hiver.
10   Le site HEG.
10   Les carrières du Salève sont appelées à disparaître (Le Dauphiné Libéré 10.2005).
12   Les carrières du Pas de l'Echelle (http://www.telepheriquedusaleve.com).
12   Le Salève change peu à peu d’aspect (la Tribune de Genève 1.7.2009).
12   Le Salève ne reverdit pas encore (la Tribune de Genève 20.7.2009).
13   Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault.
13   Extrait : http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm .
14   Notre bon vieux saleve (Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002).
16   Arrêté d'avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection
       et de mise en valeur des paysages du mont Salève.
17   Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève (2000).
19   Un îlot naturel dans un milieu urbanisé.
20   Perception d'ensemble.
21   Grand faune au Salève.
21   À qui appartient le Salève ?
22   Documentations sur des sentiers au Salève.
25   Documentations sur le Salève.
25   Documentations sur la randonnée pédestre.
25   Restaurants sur le Salève.
26   La géologie du Salève.
28   Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève.
31   Dépliant Découverte des paysages (de Genève au Mont-Blanc).
32   Sept panneaux descriptifs du Salève (juillet 2009).
33   Les montagnes de la cuvette genevoise.
35   Un article en anglais - Article in English.
35   Autres liens.

Le Mont Salève

Massif calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné, est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années, une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait à l'emplacement actuel du Salève.


Cliquer sur l'icôn pour afficher la carte du Salève de Swissgeo. Vous pouvez vous deplacez dans toutes les directions à l'aide des flêches et aussi aggrandir ou diminuer l'image (zoom avant et zoom arrière).


Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).


Carte du Salève. Source: Office de Tourisme Annemasse Agglo.

Source : Commune de MONNETIER-MORNEX, Atelier de Cartographie A. DOBIGNARD

Mont Salève à pied
Promenades et randonnées du Salève. Source: Syndicat Mixte du Salève.

PANORAMAS

Cliquer sur les panoramas pour les agrandir.

Source : Panorama géologique du Salève (Haute-Savoie, France), et Vue de la face du Salève prise de Troinex, Augustin Lombard, Genève, 1965, Publié par la Commission Géologique Suisse, Organe de la Société helvétique des sciences naturelles (l'Académie Suisse des sciences naturelles).


Cliquer sur le panorama pour l'agrandir

Source: Randonnées au Salève, description de 53 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages 36-37.

Le téléphérique du Salève

Tél : bas = F39'86'86, haut = resto = F39'09'09. Sauf vent, révision annuelle (1-3 mois en hiver), nov - mars : sam + dim 9h30-17h30 ; avril + oct : mardi - dim : 9h30-18h ; mai - sept : dim - jeudi : 9h30-19h, ven- samedi : 9h30 - 20h. Le téléphérique est ouvert, si beau temps, les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Aller Simple = 6,40 euros , Aller-Retour = 10,70 euros. Avec Abonnement général CFF ou abonnement mensuel ou annuel unireso : demi tarif (l'abonnement demi tarif CFF ne donne aucun rabais). Un carnet de 10 trajets = 40 euros (tarif unique). De Genève : Billet combiné téléphérique + 1 carte journalière TPG = adulte : 19 Frs, enfant 7-16 ans : 12 Frs. Points de vente : Rive, Gare CFF, Gare Routière (Place Dorcière). http://www.telepheriquedusaleve.com = http://saleve.booba-dev.com et/ou http://www.saleveautrement.ch/new/images/plaquette09.pdf . D'Annemasse : Billet combiné navette TAC et téléphérique : Office de Tourisme d'Annemasse - station inférieure du téléphérique - montée et descente en téléphérique - retour à l'Office de Tourisme d'Annemasse. Pour réserver, minimum une demi-journée à l'avance, Tél. F95'07'10 (Office de Tourisme) ou F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC = transport à la demande), adulte = 10,50 euros, enfant = 5,50 euros, famille = 21 euros. http://www.reseau-tac.fr
Mais aussi pour une balade panoramique en votre vélo au Salève le mercredi après-midi et samedi (tous les jours pendant les vacances scolaires (juillet-août)) pendant la période d'ouverture du téléphérique, le ProxiTAC vient vous chercher n'importe où dans l'agglomération annemassienne pour vous amener ainsi que votre vélo à la station inférieure du téléphérique - montée en téléphérique - 4,50 euros. Pour le retour depuis un arrêt il faut payer 1,20 euros. Pour réserver, minimum une demi-journée à l'avance, Tél. F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC = transport à la demande).

Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via YouTube, durée vidéo = 3 minutes, le téléphérique du Salève]

Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via notre website, durée vidéo = 3 minutes, extension = avi, poids = 14'000'000 octets, durée téléchargement = une à 10 minutes selon la vitesse de votre ADSL. Pour visionner le reportage il faut installer sur votre ordinateur soit VLC media player soit Windows Media Player soit Quick Time soit Real player (les 4 sont gratuites)]

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Un article du journal 20 minutes (http://www.20min.ch Copyright 20 minutes) du 21.12.2009 par Didier Tischler .

Les TPG lorgnent sur le téléphérique (le téléphérique du Salève pourrait passer aux mains des TPG.)

D’ici à deux ans, la ligne 8 verra son terminus déplacé au pied du Salève, à côté du départ de la benne. Prémonitoire? «Tout est très ouvert. On veut être présents sur la région. Nous n’excluons rien.» Patrice Plojoux, président du Conseil d’administration des Transports publics genevois (TPG), ne fait pas taire une rumeur qui ne cesse de gonfler. Fin 2012, le mandat d’exploitation du téléphérique du Salève, confié à la société française Veolia, s’achèvera.

Selon nos sources, les TPG pourraient prendre le relais, seuls ou avec la collaboration d’une société française, comme c’est le cas pour les transports publics d’Annemasse. Pour Pierre-François Unger, ministre des Affaires régionales, «l’idée est à creuser». Sa collègue du Conseil d’Etat Michèle Künzler, en charge de la Mobilité, abonde dans le même sens.

Patron du Restaurant l’Horizon, situé au sommet du Salève, Jean-François Schlemmer verrait ce changement d’exploitant d’un très bon œil. «Actuellement, les fréquences ne sont pas assez nombreuses, déplore-t-il. En développant l’offre, on relancerait l’engouement qu’ont les Genevois pour «leur» montagne, qui serait ainsi mieux rentabilisée.»

Le maire de la commune voisine de Veyrier n’est ni pour ni contre. «La priorité, et nous nous en réjouissons, est d’effectuer les travaux routiers nécessaires à la liaison de la ligne 8 jusqu’au téléphérique, analyse Luc Malnati. Pour le reste, on verra bien.» Actuellement, le Canton subventionne le Téléphérique du Salève à hauteur de 300’000 frs. par an. Jusqu’en 2012...

Un article de la Tribune de Genève ( , Copyright TdG) du 5.9.2009 par Marie Prieur .

Grâce aux SIG, le téléphérique du Salève pourrait se mettre au solaire.
REGION | Le toit de la gare supérieure devrait être équipé de panneaux solaires.

«Dès qu’il y a du brouillard, tout le monde vient chercher le soleil au Salève.» Fort de ce constat, Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière pour l’exploitation du téléphérique du Salève et maire d’Etrembières, a eu l’idée d’utiliser cette ressource naturelle pour alimenter la gare supérieure de l’installation ainsi que le restaurant le Panoramique. La situation est d’autant plus pressante que la facture d’électricité, pour les six premiers mois de l’année, notamment due au chauffage cet hiver, atteint 30'000 euros (45'500 fr.).
«Cela ne sert à rien d’axer notre communication sur le développement durable, de dire aux usagers de prendre le téléphérique plutôt que leurs voitures, si nous ne sommes pas à la hauteur en termes de consommation d’électricité», déclare l’élu.
Pour connaître la faisabilité d’un tel projet, EDF et les SIG ont été sollicités. «Nous ne voulions pas donner l’impression d’agir en conquérant», explique Claude Haegi, artisan de la survie du téléphérique mais aussi vice-président des SIG. «Nous avons donc donné la priorité à EDF.» Sans succès. Face au manque d’implication du fournisseur français, les Genevois ont pris la balle au bond.
L’étude financée par les SIG (d’un coût de 5’000 fr.) démontre la nécessité de revoir toute l’isolation du bâtiment et propose la pose de capteurs photovoltaïques sur le toit du restaurant et de la gare supérieure pour chauffer l’ensemble du bâtiment ainsi que des panneaux solaires pour l’eau chaude.
Un projet qui a convaincu les membres du GLCT. D’autant que les efforts fournis par le passé s’avèrent payants. «La fréquentation du téléphérique est en hausse et atteint +45% en juillet par rapport à juillet 2008. On devrait arriver entre 120’000 et 125’000 passages pour 2009», se réjouit Maurice Giacomini.
Reste donc à trouver le financement d’un tel projet. La partie solaire s’élevant à elle seule à 300'000 francs. «Les SIG seraient prêts à apporter une contribution», précise Roger Vioud, chargé des relations transfrontalières aux SIG. L’occasion pour l’entreprise genevoise de démontrer son implication dans la région et dans les énergies renouvelables à travers ce partenariat hautement symbolique.
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Un article de Juliette GALEAZZI publié dans le « Dauphiné libéré » du samedi 15.8.2009 à la page 7 (Copyright Dauphiné libéré).

Construite en 1932, la gare d’arrivée de l’architecte Maurice Braillard n’a jamais été terminée

L’aménagement du téléphérique ou l’Arlésienne du Genevois

En 1932, Maurice Braillard avait conçu des plans ambitieux pour le téléphérique du Salève.
« Sa principale particularité repose dans le côté gratte ciel horizontal en béton aux formes assez pures », commente Bruno Vayssière, qui était jusqu’à juillet 2009 directeur de la fondation Braillard à Genève. Mais l’originalité du projet vient aussi de la volonté d’accoler un hôtel à la gare d’arrivée. À l’époque, par manque d’agent, le chantier n’a jamais été terminé. Et depuis, l’envie d’achever l’oeuvre de Braillard n’a jamais disparu. Les idées fleurissent, sans jamais aboutir.
« Le téléphérique ne marchera qu’avec un argument musclé », martèle Bruno Vayssière. Une des idées fortes de ce professeur à l’université de Savoie Serait d’installer un planétarium à la station inférieure du téléphérique. » Une suggestion qui ne plaît pas beaucoup à Maurice Giacomini, maire d’Étrembières et président du GLCT, l’actuel propriétaire du téléphérique. « S’il doit y avoir un planétarium, il n’a sa place qu’au sommet du Salève, réagit celui qui se plaît à répéter que le Salève se suffit à lui même.

L’envie d’achever l’oeuvre de Braillard n’a jamais disparu

Depuis qu’il a repris l’installation en 2007, la priorité du GLCT a été de la faire fonctionner avec de meilleurs résultats. Cette année, la mission sera accomplie et la présence du nouveau restaurant, L’Horizon, au sommet n’y est, sans doute, pas étrangère.
«Notre but est avant tout d’amener des gens sur le Salève. Mais monsieur Vayssière a une force de proposition intéressante. Tout moyen d’éviter de mettre de l’argent public dans le téléphérique mérite d’être étudié. »
En effet, depuis 2002, l’ex directeur de la fondation Braillard, a étudié différentes pistes de financement. Sa principale idée serait de monter un dossier Interreg pour obtenir une subvention européenne pour ce projet de transport transfrontalier, permettant d’accéder à ce que beaucoup qualifient de jardin d’altitude aux portes de la ville. «On pourrait obtenir 40% du budget nécessaire. Ensuite, pourquoi ne pas créer un club d’entreprises ? » Le principe serait le suivant : chaque entreprise paie un ticket annuel, en échange de la possibilité d’organiser des congrès au sommet.
Si l’idée peut surprendre, l’expérience faite ces derniers mois par L’Horizon, démontre l’existence d’une réelle demande. « Entre avril et juin, on a organisé entre deux et trois séminaires par semaine, indique Bruno Maillet, directeur de l’établissement. Et contrairement à toute attente, il s’agit à 70 % de sociétés haut savoyardes ! »

REPÈRES

LE GLCT

Le GLCT (groupement local de coopération transfrontalière), créé le 15 mars 2006, a repris le téléphérique du Salève au 1er janvier 2007. Il a pour président Maurice Giacomini, maire d’Étrembières, et se compose d’un bureau et d’une assemblée rassemblant des représentants d’Annemasse Agglo, de la commune de Monnetier-Mornex et du canton de Genève.

LA SOCIÉTÉ VEOLIA

La société Véolia est le prestataire de services qui a été choisi par le GLCT pour gérer l’exploitation du téléphérique dont le budget de 180'000 euros par an est financé à 50% par le canton de Genève, 48,5% par Annemasse Agglo et 1,5% par Monnetier- Mornex.

UN INTERREG

Lancée en 1991 par la Commission européenne, l’initiative Interreg a pour objectif de soutenir les activités régionales transfrontalières afin d’augmenter la perméabilité entre les pays. Un Interreg offre des subventions représentant 40 à 60% du projet présenté.

MAURICE BRAILLARD

Architecte, urbaniste et homme politique établi à Genève, Maurice Braillard a travaillé sur de nombreux projets entre la Suisse et la France entre 1904 et 1957.

« En juillet 2009, nous avons eu 40% de voyageurs en plus »

À la mi août 2009, Claude Séraphin, directeur d’exploitation du Téléphérique depuis 1984 dresse un premier bilan de la fréquentation du Téléphérique du Salève.

Comment se passe la saison estivale ?

« Elle est excellente !En juillet, nous avons eu 40 % de voyageurs en plus que l’an passé. Nous dépasserons donc probablement les 108'000 passagers de 2008 et j’espère même atteindre 115'000 personnes. »

D’où vient cette hausse ?

« Tout d’abord, on a beaucoup parlé du Téléphérique lors de la réouverture du restaurant (NDLR : à la gare d’arrivée). Ensuite, un schéma de communication important a été mis En place par Véolia et peut-être est-on aussi servi par la crise. Avec un billet famille à 21,40 € et la gratuité pour les moins de 17 ans, nous faisons partie des premiers prix touristiques de la région. »

Quel type de groupes visez-vous ?

« Principalement les touristes mais aussi les scolaires,en concordance avec la Maison du Salève et d’autres partenaires comme la ferme de Follon du côté des Usses, la ferme de Chosal et le bureau de la montagne Salève-Vuache. »

En 25 ans, la clientèle a-t-elle évolué ?

«On commence à avoir davantage de gens du sud de la France, d’Espagne...Mais je constate surtout une évolution dans la manière de penser des gens. Ils ont pris conscience qu’on ne peut pas tout faire en voiture et n’hésitent pas à la poser pour venir faire du téléphérique, du parapente, de la rando, du VTT. C’est une des dernières Montagnes vierge de construction à proximité d’une grande agglomération. »
Propos recueillis par J.G.

Animations : l’été n’est pas fini

Les animations estivales au Téléphérique du Salève ne sont pas encore terminées. Après la randonnée pour la nuit des étoiles et les feux d’artifices samedi passé, Olivier Dunand propose une chasse aux trésors “Perds pas le nord” pour les enfants de 7 à 12 ans. Déjà repoussée à plusieurs reprises par manque d’inscriptions, elle reste prévue pour les mercredis 19 et 26 août (renseignements au 06'85'54'86'94). Un nouvel aménagement attend les visiteurs dans le hall de la station supérieure. Il s’agit d’une exposition réalisée avec le muséum d’histoire naturelle de Genève. On y retrouve des images d’antan : sentiers muletiers, chemin de fer, etc.
J.G. avec J.V.
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Un article du Dauphiné Libéré du samedi 28 mars 2009 page 7 (Copyright Dauphiné libéré)

Tourisme : Téléphérique du Salève : Objectif 110'000 voyageurs

Début avril 2009 le téléphérique du Salève reprendra un fonctionnement presque saisonnier avec six jours d'ouverture sur sept. La société d'exploitation du téléphérique du Salève, vise une fréquentation de 110'000 voyageurs. L'an dernier 108'700 voyageurs ont été enregistrés. L'objectif 2009 apparaît dans la continuité voulue par le nouveau gestionnaire. Au chapitre des nouveautés, le téléphérique veut être attractif pour un public de 2'000 scolaires français et 700 élèves suisses. Six structures, toutes en lien avec le Salève, se sont regroupées pour travailler sur un projet adapté, destiné aux enfants. La Maison du Salève, le Bureau de la montagne Salève-Vuache, Andilly Loisirs, la Ferme du Follon, la Ferme de Chosal et le téléphérique présentent ainsi sept projets pédagogiques à mener tout au long de l'année. Le but est de donner un thème à chaque journée de sortie scolaire : découverte de la ferme, éveil à la nature, initiation à la course d'orientation nature ou varappe. Le programme est vaste. De plus, pour les écoles maternelles et primaires de l'agglomération d'Annemasse, le transport sera offert par l'office de tourisme d'Annemasse.

Activités sportives

Par ailleurs, les animations de la saison 2009 comprennent des activités sportives : VTT à louer, randonnées découvertes, escalade, enduro, balades à dos d'âne. Le Muséum d'histoire naturelle et le Musée des sciences de Genève préparent une exposition sur les anciens sentiers muletiers et les différents modes de transport au Salève. À partir de fin juin 2009, des navettes gratuites partiront de la gare supérieure du téléphérique pour se rendre au lieu-dit la Croisette et admirer le mont-Blanc. Ces projets touristiques se développent grâce à cette remontée mécanique qu'est le téléphérique du Salève. La FEDRE (Fédération européenne pour le développement durable des régions), basée à Genève, accorde son soutien à une telle initiative, faite pour des citadins prêts à se passer de leur voiture. Mi-avril, le restaurant "le Panoramic" situé sur la gare supérieure, rouvrira ses portes. Après plusieurs années de fermeture, Jean-François Schlemmer et son associé Bruno Maillet tentent cette nouvelle aventure.

GESTION TRANSFRONTALIÈRE

Le GLCT (Groupement local de coopération transfrontalière) pour l'exploitation du téléphérique du Salève est propriétaire des installations. Le téléphérique est subventionné par l'État de Genève (50 %), par la communauté de communes de l'agglomération annemassienne (48,5 %) et la commune de Monnetier-Mornex (1,5 %).

VÉOLIA TRANSPORT

La société d'exploitation du téléphérique du Salève est depuis le 1er janvier 2008, une filiale du groupe Véolia Transport. Elle est liée au GLCT par un contrat de délégation de service public jusqu'au 31 décembre 2012.

TRAVAUX DE MAINTENANCE

Un entretien des installations a eu lieu cet hiver pour un montant de 150'000 euros, financés par le GLCT et la société d'exploitation du téléphérique.

A-M.B.
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TELEPHERIQUE DU SALEVE        (Sources : http://www.telepheriquedusaleve.com/Histoire)

Ce fut comme un avion: les maisons s'aplatirent; le paysage s'élargit de seconde en seconde, le radeau aérien montait, glissant sur cet incroyable fil qui portait notre vie. Grand lac bleu aux courbes sinueuses, campagne d'un vert nourri et tendre, monts qui se découvraient gradin par gradin et, de tous côtés, le ciel, voilé qui s'offrit à moi tandis que couchés sur les planches frémissantes, penché sur un beau gouffre qui se creusait davantage à chaque instant, j'interrogeais l'espace. (...) Plus près au sommet du Salève, qui est le premier contrefort dressant à pic ses huit cent mètres de rochers sur la campagne genevoise, on apercevait une masse blanche, un bloc qui se détachait du fond sombre, qui s'enlevait sur lui avec la vigueur et la précision propres aux travaux humains et qui ressemblait à un grand phare aveugle. En vérité la vue de ce monument singulier faisait pour moi tout le prix d'une si belle journée.» (Joseph Kessel, Le Messager, 29 octobre 1932)

Une réalisation pionnière

Le téléphérique du Salève inauguré en août 1932 fut salué comme une réalisation d'avant-garde tant sur le plan technique qu'au niveau de son architecture. Il est le fruit de la collaboration entre l'architecte genevois Maurice Braillard, un ingénieur civil lui aussi genevois, Georges Riondel et l'ingénieur parisien, André Rebuffel, spécialiste des téléphériques. Cet ouvrage remplaça le chemin de fer électrique du Salève créé en 1890 et qui faisait partie de l'extension du réseau genevois des transports; réseau qui alors ne se limitait pas aux frontières du canton mais rayonnait dans plusieurs directions jusqu'aux principales localités de France voisine.

Véritable oeuvre architecturale, le téléphérique du Salève construit le paysage qui s'organise entre ville et montagne et se distingue des équipements qui abondent sur les domaines skiables. Il se rapproche plus des ascenseurs urbains ou des anciens funiculaires qui avaient pour but non seulement le transport mais aussi la mise en valeur d'un territoire et sa perception. La ville se donne ainsi à voir pour les autres (touristes et visiteurs) autant que pour elle-même: grâce au spectacle de la vision aérienne, son territoire se définit et s'étend en même temps. Par l'intermédiaire du téléphérique, le cadre montagneux du Salève devient un atout touristique pour la ville qui s'en trouve renforcée par effet de contraste dans son urbanité. La station supérieure, avec son projet d'hôtel, est conçue comme un volume aux arrêts précises qui déborde et bloque les éléments dynamiques qui s'élancent vers le vide. L'expression architecturale (expression du béton brut, bandeau vitré, porte-à-faux) de cet objet s'inscrit dans la grande lignée des projets industriels (gares modernes, barrages, usines) d'où tout romantisme montagnard est absent. Toutefois la station supérieure est restée inachevée par manque de moyens financiers. Ainsi l'hôtel, ses escaliers et les espaces de services attenants n'ont jamais été réalisés de sorte que le restaurant panoramique en belvédère (200 couverts) n'a, lui non plus, jamais pu être mis en service. La station inférieure, bien que moins spectaculaire que la station supérieure, possédait elle aussi de grandes qualités architecturales. Le bâtiment était composé d'un corps groupant machinerie, service de billetterie, aire d'embarquement et d'une tourelle latérale en porte-à-faux.

Usages et évolution de l'exploitation

La période la plus faste d'exploitation est celle des cinq années qui suivent l'inauguration de l'ouvrage, pendant lesquelles il n'est pas rare d'attendre pendant une heure avant de pouvoir accéder aux cabines. On pouvait compter jusqu'à 2000/2500 passagers certains dimanches. Avec l'ouverture de la route d'accès aux Treize-Arbres (1936) une première baisse de fréquentation est enregistrée. Pendant la deuxième guerre mondiale, le Salève utilisé par les troupes allemandes comme un poste d'observation est déserté et l'activité du téléphérique est suspendue pendant huit ans. En 1947, le téléphérique est remis en fonction et participe au début de la télévision suisse romande avec le tournage d'une émission expérimentale captée depuis les studios de la radio à Genève.

En 1951, le câblage et le système technique du téléphérique sont changés une première fois. On offre alors un billet combiné tram et téléphérique. En 1962, le téléphérique fête ses trente ans d'existence et ses 3 millions de passagers, mais sa fréquentation ne cesse de baisser comme celle du restaurant adjacent qui fermera en 1973. Sur ordre des services de sécurité l'exploitation du téléphérique est pour sa part suspendue en 1975.

En 1984, d'importants travaux de remise aux normes de l'infrastructure occasionnent le changement complet de tous les éléments techniques. Les cabines, d'une capacité de 60 personnes, sont également prévues pour accueillir des ailes de deltas et transportent sous leur plancher un réservoir qui permet à chaque voyage de monter 2000 litres d'eau potable au restaurant. Le parcours ne prend plus que trois minutes pour un débit d'environ 900 personnes par heure.

Dans le cadre de ces travaux, la démolition puis la reconstruction de la station inférieure est entreprise ainsi que le rachat de terrains adjacents sommairement aménagés pour des places de stationnement (140 places). Au niveau de la station supérieure, la rénovation préserve globalement l'intégrité du volume d'origine, mais sa force d'évocation est amoindrie : le béton brut est crépi et peint, les vitrages et serrureries du couloir d'accès à l'embarquement sont entièrement remplacés. La salle en belvédère est bardée de métal et rendue aveugle.

De plus, après avoir envisagé la possibilité d'installer un restaurant dans l'espace surplombant la station supérieure ce qui aurait nécessité l'aménagement d'escaliers, de cuisine et d'office à l'étage et d'une sortie de secours à l'avant de la salle, la reconstruction d'un restaurant adjacent est entreprise. Ainsi, la salle en belvédère bardée de tôle est utilisée depuis lors comme entrepôt d'installations techniques (diffusion radio), fournissant un apport financier non négligeable à l'exploitation. Conjointement à ces travaux sur l'infrastructure, une place de jeux pour enfants sur un terrain de 5000 m2 et un sentier botanique sont créés dans le but de renforcer l'attrait de cet accès au massif.

Situation actuelle

Aujourd'hui, la baisse de fréquentation du téléphérique (perte d'un tiers des passagers entre la réouverture en 1984 et 1993) est l'un des facteurs qui participent à la disqualification progressive de ce site, de son architecture, de ses équipements (parkings, restaurant, aires extérieures, belvédères, etc.) et de ses activités. Au-delà du regard critique porté sur l'opération du début des années quatre-vingt, les caractéristiques et les qualités essentielles de cet équipement peu commun demeurent et doivent trouver un développement qui permette d'enrayer sa désaffectation progressive. Le téléphérique, en tant qu'infrastructure de transport (touristique), est relativement bien intégré au réseau des circulations locales, régionales (et internationales). Néanmoins, le rattachement de son aire inférieure au réseau autoroutier reste partiel (uniquement dans le sens Chamonix-Lyon) et pourrait être complété. Quant au réseau des transports publics provenant de Genève, outre les cars touristiques qui arrivent jusqu'à la station de téléphérique, le bus 8 (Organisation internationale, Gare Cornavin-Veyrier) possède son terminus à cinq minutes à pied du Pas-de-l'Echelle.

Un centre culturel tibétain au Salève

Article du journal Le Dauphiné Libéré du jeudi 4 septembre 2008 (paru dans l'édition 74D, Copyright Le Dauphiné libéré).

BOSSEY/MONNETIER-MORNEX : Un centre culturel tibétain au Salève

Révélée par Le Matin, la nouvelle n'a pas ébranlé la quiétude des Genevois français. Un centre tibétain au sommet du Salève ? Pas de quoi ébouriffer le Dalaï Lama. Aucun débat jusqu'à présent autour d'une affaire privée traitée chez le notaire par ses protagonistes. De quoi s'agit-il ? Les propriétaires de l'hôtel-restaurant "La Table d'Orientation", situé en haut de la montagne, ont vendu leur bien. Madeleine Baumann, qui a exploité l'établissement durant 26 ans avant de le placer en gérance, nous apprend que la transaction a eu lieu ce 11 août, et confirme que son restaurant a été vendu à un acheteur russe installé à Genève agissant pour le compte d'une association tibétaine. "La Table d'Orientation" sera donc transformée en centre culturel bouddhiste : séminaires, séjours pour méditer, cours de yoga...

Cela à 1’211 mètres d'altitude, avec une vue incroyable sur Genève et sa rade, et jouxtant le site du club de parapente. L'effet de surprise passé, la reconversion de l'établissement n'est pas si étonnante. Le nombre de restaurants sur le massif du Salève n'a cessé de décroître au fil du temps. D'une vingtaine il y a trente ans, ils se comptent désormais sur les doigts d'une main. En hiver notamment, les affaires sont difficiles.

"La Table d'Orientation" a été placée en gérance pour trois ans à partir d'avril 2007. «À ce moment-là nous n'avions pas de repreneur, explique la propriétaire. Après l'hiver dernier, le gérant nous informait par lettre recommandée qu'il souhaitait cesser son activité le 30 novembre 2008, et nous nous sommes entendus sur ce point.»

Madame Baumann se défend d'avoir fait une affaire mirifique : «Nous avons vendu notre bien pour un million d'euros». Etant donné le marché dans la région, un hôtel comprenant huit chambres, un appartement, une grande salle de restaurant pouvant accueillir 150 personnes et quatre terrasses extérieures, les adeptes de la pensée bouddhiste ne font pas une mauvaise affaire.

L'établissement est situé sur la commune de Bossey, le parking sur celle de Monnetier-Mornex. Informé de l'affaire, le maire de Bossey reste zen. «Nous n'avons pas d'a priori ni positif ni négatif, commente Jean-Luc Pecorini. La commune donne un accord de principe. Personnellement, cela ne me dérange pas, je suis ouvert.»

REPÈRES

HORIZON 2009 L'exploitation du restaurant cesse le 30 novembre 2008. Les acheteurs procéderont à des travaux intérieurs (aucune extension prévue). L'activité pourrait commencer fin 2009.

LE SITE RESTE OUVERT Les abords du bâtiment restent dans le domaine public et les promeneurs en garderont l'accès.

PAS D'EAU Le restaurant n'a jamais eu l'eau courante. Elle est acheminée par transporteur et stockée.

Catherine PONCET

PRÉSILLY : Chartreuse de Pomier : la rénovation touche à sa fin. Un article du Dauphiné Libéré du jeudi 1 octobre 2009, Juliette GALEAZZI (Copyright Dauphiné libéré)

Près de 2 millions d’euros ont été dépensés par la famille Girod de Beaumont pour rénover la Chartreuse de Pomier, l’un des plus anciens édifices du patrimoine du département, situé sur les coteaux verdoyants du Salève, au bord du chemin Saint-Jacques-de-Compostelle.

Surplombant le bassin genevois, la Chartreuse de Pomier, qui date de 1170, est un des plus anciens édifices de Haute Savoie et de Genève… Après 10 ans de travaux, l’actuel propriétaire, Claude Girod, arrive au bout de la mission dont il s’est chargé : restaurer un morceau du patrimoine régional et familial. « Je voulais éviter que le bâtiment tombe en ruine et si je ne l’avais pas fait, qui d’autres ? Certainement pas mes enfants. On a assuré l’avenir de ce patrimoine pour plusieurs siècles » se réjouit cet homme de 76 ans. Originaire de Beaumont, la famille Girod est surtout connue pour la fromagerie qui porte son nom. L’entrée de l’entreprise, basée à Étaux, dans le groupe Lactalis en 1991, permet la constitution du capital qui permettra plus tard le financement de la rénovation de la Chartreuse de Pomier.
En 1894, l’arrière grand père de Claude, Jérémie Girod rachète le domaine. Huit ans sont nécessaires pour sauver le bâtiment principal, abandonné par les Chartreux en 1793. Ouvre ensuite l’hôtel restaurant “L’abbaye de Pomier”, qui durera jusqu’en 1991. Lorsque Claude Girod en hérite en 1997, le toit est pourri. Quant aux caves, « c’est un petit miracle qu’elles ne soient pas effondrées. Quand je touchais les murs, tout bougeait ! »
C’est donc par les fondations que commence la rénovation. La remise en état du rez de chaussée mais surtout des caves entre 1999 et 2001. Deux ans plus tard, est refaite la cour sud, qui était à l’époque bordée par les cellules des pères. En 2005, c‘est au tour du “petit” cloître, où se trouvait l’église et trois chapelles. Enfin, la dernière étape, financée à moitié avec le 1% de l’A41 ; les façades et le toit. «Nous avons fait le choix de supprimer le 2e étage. La toiture a été posée sur une dalle de béton armé. »
Pour la façade, les pierres d’angle sont laissées apparentes ainsi que l’œil de bœuf découvert sous le crépi qui auparavant isolait le bâtiment. À ce jour, seul le premier étage n’a pas été rénové : des chambres d’hôtels dont ne restent que des baignoires à pied et des tapisseries à fleurs délavées… Malgré cela, la Chartreuse Notre Dame de Pomier (son nom d’origine) a déjà retrouvé sa physionomie d’antan, revue au goût du XXe siècle. Elle figurera cet automne parmi les candidates à un prix de rénovation du patrimoine rhônalpin.
«On dit que je suis le propriétaire de la Chartreuse mais c’est plutôt moi qui fais partie des biens de la Chartreuse » songe Claude Girod, debout face à sa propriété paisible comme au temps des Chartreux. Et cette association de destin qui n’a pas l’air de lui déplaire.

Un patrimoine plein d’histoires

De la fondation par les Chartreux et plusieurs comtes de Genève et de Vaud en 1170 à sa mise à sac par les troupes de Carouge en 1793, la Chartreuse de Pomier a une histoire chargée d’anecdotes.
Dans le bâtiment principal se trouvait la salle capitulaire où se réunissait la communauté religieuse, mais aussi les appartements royaux. « Fâché avec les protestants genevois, l’ambassadeur de Louis XIV vint avec armes et bagages se réfugier à Pomier tout comme Charlotte de Nemours, la veuve de François I qui épousa ensuite Jacques de Savoie Nemours, comte de Genève, trouva refuge ici pendant les temps troublés entre Bernois et Genevois » raconte Claude Girod. Même Charles IV, empereur du Saint Empire Romain Germanique, serait passé par Pomier.
Mais ce n’est pas tout. «On raconte que la Chartreuse avait un trésor si gros qu’on pouvait se cacher derrière. » Il s’agirait d’un amas d’or qui aurait été ramené par le curé de Collonges sous Salève. À la Révolution française, tout a disparu et brûlé. « La bibliothèque aurait mis une semaine à brûler ! »
Aujourd’hui, la plupart des maisons de Présilly sont en partie construites avec des pierres de la Chartreuse. Les cloches de l’église, elles, carillonnent toujours à l’église Sainte Croix de Carouge. «Quand je les entends, j’ai toujours une pensée émue », confie Claude Girod.

Un lieu de réception très prisé

Les week-ends d’août, les mariages se succèdent à la Chartreuse Notre Dame de Pomier. « Ce lieu est magique et a un cadre magnifique, sourit Nicole Girod, qui gère les réservations. Nous avons toujours des retours positifs. » En tout cas, le site ne désemplit pas. « Pour 2010, les week-ends sont déjà complets ! »
Outre les réceptions, certaines entreprises organisent des réunions sur le site. « Nous avons accueilli 150 directeurs financiers de Total ou une conférence de l’ancien directeur du Figaro, Nicolas Beytout. » Le Conseil général de Haute Savoie et la Commission européenne sont aussi passés par Présilly…

Le 29 novembre 2009, Claude et Nicole Girod ouvrent leur propriété au public à l’occasion d’un concert de la chorale du Châble.

REPÈRES

L’ORDRE DES CHARTREUX

Fondé par Saint Bruno au XIe siècle, l’ordre des Chartreux recherche des endroits isolés pour installer des communautés. Après avoir envisagé de s’installer en Bourgogne, c’est le massif de la Grande Chartreuse en Isère qui est retenu. Le monastère est construit en 1084. La Chartreuse Notre-Dame de Pomier est la 4e à être fondée. La règle de vie de cet ordre n’a pas changé depuis sa création en 1160 : chaque Chartreux vit en solitaire dans sa cellule. Il en sort trois fois par jour pour prier. Une fois par semaine, ils mangent ensemble et se promènent dans la nature.

POMIER

Le mot “pomier” vient du latin “pro murus”, “en dehors des murs” sous-entendu de la ville. Rien à voir avec l’arbre fruitier, le pommier.
http://www.chartreuse-de-pomier.fr .
Le Salève: la montagne familière qui tue un article du journal Le Temps, mercredi 10 juin 2009 - Francesca Sacco, Copyright Le Temps

L’enquête sur les deux dernières victimes, ce week-end, relance la question du balisage mal entretenu. Cinq accidents mortels ont eu lieu depuis le début de l’année.

Encore deux morts au Salève ce week-end, ce qui porte à cinq le total depuis le début de l’année. «Après le Mont-Blanc, c’est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie», affirme Pierre Cusin, président du Syndicat mixte du Salève, à Archamps. Cette association, responsable de l’entretien d’une vingtaine de sentiers, ne sait plus quoi faire: une fois encore, selon l’hypothèse de la police, l’accident a eu lieu sur un chemin balisé de manière artisanale par des privés agissant de leur propre initiative. Plus exactement sur les vires des Bûcherons supérieurs, qui prennent naissance sur l’un des itinéraires officiels les plus fréquentés du massif, partant de Veyrier pour arriver à la station supérieure du téléphérique.

Il existe une quantité d’autres sentiers hors du réseau officiel, dont l’entretien est laissé au bon vouloir des utilisateurs. Ronds, croix, traits, flèches, chiffres et même bouts de scotch, on y trouve de tout en matière de balisage. Il n’est pas inhabituel de tomber sur une intersection sans aucune indication sur la direction à prendre. Ailleurs, certaines marques sont communes aux sentiers de randonnée et aux passages empruntés par les ouvriers forestiers: le promeneur induit en erreur atterrit donc au milieu de nulle part, devant un tas de bois coupé. «Le balisage sauvage nous pose des problèmes depuis des années, reconnaît Pierre Cusin.

Mais que faire?» A la gendarmerie d’Annemasse, la réponse est claire: supprimer le balisage trop voyant hors du réseau officiel, pour éviter de donner aux gens l’envie de s’aventurer sur des sentiers difficiles. Malheureusement, avec des repères moins visibles, ces passages deviennent encore plus dangereux, et les plaintes des promeneurs en ce sens sont déjà très nombreuses.

Vains avertissements

«Sur les sentiers non entretenus officiellement, on pourrait effacer les marques de peinture sur les cinquante premiers mètres, et placer ensuite des signaux d’avertissement pour indiquer aux gens de faire demi-tour. Mais est-ce que cela suffira?» se demande Pierre Cusin. Rien n’est moins sûr: si le couple décédé ce week-end est bel et bien tombé du sentier des «Bûcherons» supérieurs, il a dû lire les inscriptions «vertigineux!» , «stop» et «danger», peintes en lettres rouges sur les rochers au début du tronçon.

«Nous plaçons des avertissements», déclare Pierre-Henri Thévenoz, maire de Collonges-sous-Salève. «Vous comprenez, la responsabilité de la commune pourrait un jour être engagée. Si quelqu’un porte plainte à la suite d’un accident, nous finirons peut-être par être disculpés, mais cela n’aura pas empêché des années de procédure. Nous devons donc nous protéger au niveau juridique.» Selon le maire, les éventuelles plaintes pourraient tout aussi bien se diriger contre les auteurs des balisages sauvages: «Ils sont peut-être bien intentionnés mais, en agissant de la sorte, ils invitent les randonneurs à s’aventurer dans des endroits qui ne sont pas à la portée de tout le monde.»

Royaume de l’escalade

Les sentiers dont nous parlons sont intimement liés à l’histoire de l’escalade. Ils remontent parfois au début du XXe siècle, lorsque les alpinistes cherchaient à se confronter à des difficultés de plus en plus grandes. Pierre Cusin rappelle que la varappe est née au Salève et que ce mot vient d’un couloir rocheux du massif. Le paradoxe de la «montagne des Suisses» est donc facile à résumer: le promeneur inexpérimenté y croise l’alpiniste accompli, et la cohabitation n’est évidemment pas aisée. «Le problème est accentué par le fait que le public ne perçoit pas le danger de cette montagne parce qu’elle semble facile. On peut en atteindre le sommet en moins de trois heures sans être entraîné. C’est tentant», remarque Pierre-Henri Thévenoz.

Autre problème: le vandalisme. Des tables d’orientation posées par le Syndicat mixte du Salève ont été saccagées et jetées dans le vide. De même, des poteaux indicateurs sont régulièrement arrachés puis coupés pour faire du feu. «On rencontre essentiellement ce problème sur le Petit Salève», note Pierre Cusin. «Nous nous efforçons donc maintenant de fabriquer les panneaux les plus discrets possible.» Une nouvelle dizaine de poteaux est en cours de fabrication. En attendant, la police enquête toujours pour connaître l’identité des deux corps découverts déchiquetés au pied du Salève ce week-end.

Le Salève, paradis des randonneurs, a déjà fait six morts cette année un article du journal Le Messager, jeudi 24.09.2009, Dominique Ernst, Copyright Le Messager

Site idéal des amateurs de balades, le Salève reste une montagne, avec tous les risques liés à ce milieu spécifique.
Depuis une vingtaine d'années, jamais le Salève n'avait été le théâtre d'autant d'accidents mortels. Tentative d'explications.

A force de l'avoir toute la journée sous les yeux, on imagine que le Salève est une montagne sans danger, un site idéal pour les randonneurs amateurs de nature, les promeneurs du dimanche et les aficionados de barbecues familiaux. Si le massif est effectivement tout cela et bien plus encore, il est aussi et surtout une montagne, avec tous les dangers liés à cet environnement particulier... Les risques sont d'autant plus accentués ici par une façade Nord-Ouest (celle qui regarde Genève) particulièrement abrupte et riche en falaises. Avec le nouvel accident mortel d'un parapentiste à proximité du téléphérique le 9 septembre dernier, le total des décès sur ce massif en 2009 se monte à six morts, un triste record qui dépasse de loin les statistiques habituelles en la matière.
Selon les chiffres publiés par le Comité de secours en montagne du Salève (CSMS), ce massif est en général le théâtre d'un à deux accidents mortels par an - la plupart du temps des randonneurs ayant fait une chute -, excepté pour l'année 2004 où il y a eu cinq morts (trois d'entre eux étaient décédés dans le crash d'un avion de tourisme sur le massif). Hormis l'accident du parapentiste, tous les décès de cette année ont pour cause l'aspect escarpé de ce massif : accident de chasse en janvier (coup de fusil parti à la suite d'une glissade), chute de deux randonneurs genevois en mars et en avril, accident mystérieux d'un couple étranger à la région depuis le sentier des Bûcherons en juin. À ce propos, Pierre Cusin, le président du syndicat mixte du Salève (SMS) qui regroupe les vingt communes du massif et a notamment en charge le balisage des sentiers, rappelle un fait peu connu : « Après le Mont Blanc, le Salève est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie ! » Conscient du problème, le SMS veille à ce que les itinéraires dont il a la charge soient bien balisés et sécurisés dans les secteurs plus délicats. Le principal problème vient des nombreux itinéraires "sauvages" créés par des particuliers pour sortir "des sentiers battus". Souvent mal balisés et peu sécurisés, ils présentent de réels dangers pour des personnes non aguerries à la pratique d'une montagne sportive. Pour tenter de limiter au maximum les risques, le SMS, en accord avec le Club alpin d'Annemasse et le CSMS, a installé des panneaux prévenant du danger à l'entrée de ces itinéraires qui croisent parfois des sentiers balisés ouverts au grand public. Mais ces avertissements pourtant clairs n'empêchent pas les gens de s'aventurer sur des itinéraires périlleux. Ainsi, le couple décédé en juin 2009 s'est engagé sur le sentier des Bûcherons malgré les avertissements "vertigineux", "stop" et "danger", peints en rouge sur la paroi à l'entrée de ce cheminement.
Au-delà de ces itinéraires risqués, même les sentiers officiels peuvent s'avérer dangereux en cas de mauvaises conditions climatiques (pluie, gel, vent fort, etc.). Un randonneur expérimenté s'est trouvé cette année sur le sentier de la Corraterie - superbe mais vertigineux - alors qu'un vent soudain précédant l'arrivée de la pluie s'était levé. Poussé vers le vide par ces bourrasques, il a pu quitter la partie dangereuse du sentier en avançant avec un maximum de prudence. 500 mètres plus loin, il a croisé un couple de retraités montés avec le téléphérique qui faisaient une balade digestive sur le sommet.
Sans aucune conscience du danger présenté par ce vent sur un sentier escarpé, ils se dirigeaient tranquillement vers la Corraterie. Sans la mise en garde du randonneur qui leur a conseillé de rester sur les alpages, ils auraient sans doute mis leur vie en danger. Il faut donc encore et encore répéter que ce cher Salève, que l'on croit connaître par coeur, reste un massif qui peut s'avérer dangereux. Avant de partir en balade, Il convient de choisir des itinéraires adaptés à ses capacités, de se renseigner sur la météo et de ne pas jouer les aventuriers, car il arrive que la montagne ne pardonne pas certaines erreurs...

Sentiers dangereux

1) sentier des Bûcherons.
2) Les Buis - Antenne [**,6h,850m,0’,0.-] si sec, aérien, obstacle ==>
    ni petits enfants, ni chiens,(2). Sentier très dangereux : six mètres de
     varappe , deux obstacles et une vingtaine des passages aériens.
3) La Petite Gorge par Buses ou par Solitaire (Gde Gorge) [**,6h,850m,0’,0.-]
    si sec,(2).

Un hommage

Un hommage à Valery Montant (à côté de l’entrée du Trou de la Tine).

Flore et végétation du Salève

Notions générales

La classification populaire répartit les êtres vivants dans les végétaux ou les animaux ou, parfois, dans les microbes. La classification scientifique a suivi pendant longtemps un système semblable, avec deux règnes principaux : le règne végétal et le règne animal. Selon cette classification, les végétaux et organismes semblables (p. ex. les champignons, les algues) étaient ceux sans organes sensoriels complexes et organes de locomotion, capables soit de produire leur propre nourriture à partir d'éléments minéraux ou de l'absorber directement de leur environnement immédiat. Ce système est dépassé. Actuellement, les biologistes classent les êtres vivants en cinq règnes : les monères, les protistes, les champignons, les végétaux, et les animaux. Ces règnes forment eux-mêmes des super-règnes : les procaryotes et les eucaryotes. Les procaryotes sont des organismes unicellulaires dont la matière nucléaire n'est pas délimitée par une membrane (les monères). Les eucaryotes sont composées de cellules à noyau enveloppées d'une membrane (les quatre autres règnes). Donc, les véritables végétaux sont des eucaryotes multicellulaires, qui contiennent des pigments responsables de capter l'énergie de la lumière, ont des parois cellulaires rigides et peuvent se reproduire sexuellement. Il existe quelque 600 000 espèces de végétaux et organismes semblables, et on a besoin d'un système de classification pour organiser cette diversité. Des spécialistes en classification des êtres vivants (systématiciens ou taxonomistes) ont mis au point un système hiérarchique pour classer les organismes en groupes de plus en plus généralisés, selon des caractéristiques communes. Le super-règne est le groupe le plus général et se divise par ordre décroissant jusqu'au niveau des espèces.

Une plante est composée de 3 grandes parties : racines, tiges et feuilles. La façon dont sont ordonnés ces 3 parties conditionne le port de la plante. La reproduction est assurée par les fleurs, qui peuvent être groupées en inflorescence (la fleur est l'appareil de la fructification composé, lorsque elle est complète, du calice, de la corolle, des étamines et du pistil). Les fruits, issus de la fécondation des fleurs, ont des formes très différentes selon les plantes.

La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. On distingue deux groupes de végétaux : les plantes herbacées et les plantes ligneuses. Une plante ligneuse est une plante qui fabrique de la lignine, molécule donnant à la plante sa solidité (celle qui forme du bois).

Les arbres, les arbrisseaux et les arbustes sont des plantes ligneuses. Les arbres ont une tige principale unique de plus de 3 m de hauteur et de 8 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Les arbrisseaux et les arbustes comportent plusieurs tiges (c'est-à-dire pas de tige principale (tige se ramifiant dès la base)) et sont plus petits. L'arbrisseau est plus grand que l'arbuste. Ces définitions sont quelque peu arbitraires puisque plusieurs espèces (saules, aulnes, cerisiers, érables) prennent la forme d'arbres, d'arbrisseaux ou d'arbustes, selon le milieu où elles poussent.

Le Salève

Les arbres (du bas vers la haut): le charme, le chêne sessile, le chêne pubescent, le hêtre, l'érable à feuilles d'obier, le pin sylvestre, l'épicéa.

Les arbrisseaux : bois gentil (=bois joli, rose), laurier des bois (jaune verdâtre), viorne lantane, les deux aubépines, argousier, noisetier, genévrier, daphné des Alpes, rosier sauvage ( = églantier) (rose), myrtille (sous arbrisseau) (fruit bleu).

Les arbustes : chèvrefeuille commun (les chèvres aiment beaucoup ses feuilles d'où son nom), houx, framboisier.

Les plantes herbacées (par ordre alphabétique): ancolie (bleu-violet), arabette hirsute, aspérule odorante, plusieurs espèces de campanules (violet), centaurée jacée, crocus (il fleurit quand la neige fond en mars avril), cyclamen (rose), digitales (jaune), épilobes (rose), euphorbes (vert), fougère aigle, polypode (pas de fleurs), fraisier des bois, gaillet commun, gentiane jaune, gentiane printanière, hélianthèmes, hellébore foetide, hépatique trilobée (bleue), linaire commune, lys martagon, lotier corniculé, millepertuis (jaune), muguet (blanc), œillet des chartreux, orchidées, plantain lancéolé, polygale commune, potentille du printemps, primevère sans tige, renoncules (jaune), rhinanthe velu, salsifis, sauge des prés, scabieuse (bleu-violet), trèfles (rose, blanc, jaune, rouge), tussilage, vératre, véronique petit-chêne, violette hérissée. Ci-dessous quelques liens
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/floralp et http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique (nte = nouvelles techniques d'education, http://spiral.univ-lyon1.fr = serveur pédagogique interactif de ressources d'apprentissage de Lyon 1) ou http://jingles.club.fr ou http://perso.orange.fr/fanchette ou http://www.cdrp74.fr/fleurs/fleurs.html ou http://www.randonature.ch ou http://plantes.sauvages.free.fr

Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation

Article par Sarah Lachat paru le Jeudi 7 Août 2003 dans Le Courrier http://www.lecourrier.ch (Genève, Tél. 022 809 55 55)

En France voisine - au Salève, l'accès à l'eau demeure difficile, ce qui garantit la préservation de cette montagne si chère aux Genevois.

Il n'y a pas d'eau au Salève, c'est un fait. Cette grosse colline de calcaire ne dispose d'aucune source exploitable et, jusqu'il y a peu, aucune canalisation ne grimpait au sommet pour alimenter les nombreux restaurants et chalets qui y ont été construits.

Cette situation a toujours conditionné - ou plutôt limité - l'urbanisation de cette montagne située en France voisine, mais si chère aux Genevois. Elle a quelque peu évolué avec la récente amenée d'eau construite à la Croisette et, aujourd'hui, l'eau est perçue comme un enjeu principal pour garantir la préservation du Salève.

VIVE LA PLUIE

C'est en fait l'eau de pluie qui a toujours permis aux habitants et exploitants du Salève de ne pas être complètement "au sec". Si les villages de Monnetier, Mornex et La Muraz, établis sur les coteaux du Salève, sont raccordés à des sources qui proviennent des pieds de la montagne, les établissements situés sur le sommet (une centaine environ) sont tous équipés depuis le début du siècle d'un système de récupération de l'eau de pluie, qui collecte l'eau du toit et l'accumule dans une citerne de 5000 à 50000 litres selon la taille et l'usage du bâtiment, offrant une réserve disponible plus ou moins en permanence du précieux liquide. Bien que chimiquement non polluée, l'eau de pluie ainsi récupérée n'est pas considérée comme potable, mais elle permet tout de même de répondre à l'ensemble des autres usages ménagers (wc, bains douche, vaisselle, etc.), soit au 95% des besoins en eau. Seul bémol, évident et de taille: ce palliatif ne joue son rôle que dans le cas de pluies suffisamment abondantes. Les mois d'été obligent donc souvent les usagers à recourir à des camions citernes pour remplir leur cuve, surtout s'ils souhaitent arroser leur jardin... Une opération qui s'avère coûteuse, 300 francs suisses au minimum pour 10 m[3] d'eau, en particulier cette année!

CANALISATION OU NON?

Pourquoi, alors, sachant que tous les villages avoisinants disposent de l'eau courante et que les moyens techniques existent, ne pas étendre le réseau de distribution au sommet du Salève? "Question de coût d'abord", explique Jean-François Gavard, président du Syndicat des Eaux des Rocailles, chargé de l'approvisionnement en eau pour les onze communes de la région du Salève (Directeur = Mr. Vuachet, Tél. F039546). En effet, creuser la roche pour raccorder des maisons souvent éparses reviendrait très cher. Au prix devisé de 400 euros le mètre de canalisation posé, il faudrait plus d'un million d'euros pour à peine 3 kilomètres de réseau! "Question de priorité également, ajoute le président. Car le Salève est classé en zone non constructible dans les plans d'occupation des sols depuis avant la guerre déjà et le raccord au réseau n'a jamais vraiment été envisagé depuis lors."
Pourtant, et c'est étonnant, une amenée d'eau a bel et bien été construite en 2001 à la Croisette, seul hameau d'importance perché au sommet de la montagne pelée, qui bénéficie aujourd'hui d'un approvisionnement régulier d'une eau de qualité. Le financement a été trouvé par ce même syndicat, et la demande appuyée par le maire de la Muraz, commune qui gouverne la Croisette.

FI À L'URBANISATION

Si la Croisette reste l'exception et que le réseau ne s'étend pas, c'est précisément parce que la volonté n'existe pas, bien au contraire, chez l'ensemble des acteurs gravitant autour du Salève. Premières à s'opposer à l'extension du réseau: les associations de défense de l'environnement. Elles craignent en effet que la disponibilité de l'eau n'entraîne une urbanisation plus poussée d'un site qu'elles souhaitent conserver sauvage. L'argument est d'ailleurs repris par le maire de la commune avoisinante, Monnetier, qui estime lui aussi que l'accès à l'eau engendrerait des pressions insoutenables en faveur d'un déclassement de zone, et qu'il est donc plus important de préserver le Salève que de garantir le confort de quelques habitants, par ailleurs accommodés depuis longtemps à la situation. Même les restaurateurs qui ne bénéficient pas de l'infrastructure de la Croisette adhèrent à ce point de vue: ils préfèrent se contenter de leurs cuves à eau de pluie plutôt que de voir se propager les maisons et autres établissements... Concurrents potentiels!
Pour Alexandre Wisard, chef au service du Domaine de l'eau de Genève, ces craintes sont tout à fait fondées. "L'eau devient de plus en plus un facteur déterminant pour le développement. Alors que l'on s'en souciait encore peu à une époque où les besoins étaient peut-être moindres, l'eau devient aujourd'hui un véritable moteur de l'aménagement du territoire. Nulle ville ne peut se développer sans s'assurer de la disponibilité en eau à long terme et réciproquement, la présence de l'eau favorise inévitablement le développement."

POUR PROTEGER LES SOURCES

Si les communes concernées se refusent à développer le réseau d'eau par crainte d'accélérer le développement d'un site destiné à rester naturel, elles se soucient davantage des eaux usées produites par les habitants et exploitants du Mont Salève. En effet, si aucune source n'arrose le sommet, nombreuses d'entre elles jaillissent des pieds de la colline, pour être ensuite exploitées par des particuliers ou pour alimenter les villages avoisinants (puits de Scientrier à Reignier, et puits des Eaux Belles à Etrembières). Fruit de l'infiltration de l'eau de pluie dans la roche, qui s'accumule ensuite dans des poches creuses au sein du calcaire avant de ressortir totalement filtrée et potable de part et d'autre au bas du Salève, ces sources risquent donc d'être contaminées par toute eau polluée qui proviendrait du sommet du mont et s'adjoindrait à l'eau de pluie propre. C'est dans cette perspective que les communes concernées mènent depuis quelques années d'importants travaux pour garantir la collecte et le traitement des eaux usées en haut du Salève, avec notamment en 2000, la construction d'une station d'épuration à la Croisette et actuellement, l'installation (moyennant finance) d'une fosse de prétraitement avec filtre à sable pour toute habitation non raccordée.

L'étoile du Salève 25/06/2009 : Projet arrêté suite à divers problèmes techniques et financiers.

http://www.uneconstellation.net L'étoile du Salève est une intervention artistique permanente de lumière au sommet du téléphérique du Salève (3 projecteurs orientés en 3 directions : Annemasse, Genève, St-Julien). Pour communiquer avec l'étoile, il faut composer depuis Genève 022 XXX XX XX et depuis la France 0450 XX XX XX. Une voix féminine vous indique que vous disposez d'une minute pour effectuer la manoeuvre. En apuyant sur les touches de votre clavier, vous changez la couleur de l'étoile : 0 = bleu, 1 = jaune et rouge, 2 = rouge, 3 = bleu, 4 = jaune et rouge, 5 = bleu, 6 = orange, 7 = violet, 8 = bleu, 9 = noir (état au 20 septembre 2006 : suite à une réparation d'une panne due à la foudre). L'étoile s'illumine le soir et s'éteint à l'aube. La journée, un répondeur téléphonique indique les éphémérides. Ce projet a bénéficié du soutien de la Société du Téléphérique du Salève, de la Fondation Braillard Architectes et de la FEDRE (Fondation Européenne au Développement Durable). Une webcam qui était braquée sur l'étoile du Salève mais qui ne l'est plus http://eclipse.span.ch/2b.htm .

Le sentier didactique corridors biologiques du Salève

La FRAPNA Haute-Savoie (http://www.frapna.org), Apollon 74 (http://www.apollon74.org), et Pro Natura Genève (http://www.pronatura.ch) collaborant sur un programme de sensibilisation à la thématique des corridors biologiques ont créé quelques pages web (http://www.frapna.org/hsavoie/content/view/107/86) et un sentier didactique transfrontalier (inauguré en juin 2006). Ce sentier, bordé d'une douzaine de panneaux explicatifs (réalisés par les élèves d'écoles primaires situées de part et d'autre de la frontière) pdf/sentnat1.pdf . Il part de Suisse, en bord d'Arve (Sierne), pour rejoindre la station supérieure du téléphérique sur le Salève, côté France. Pour télécharger le descriptif du sentier, cliquer sur http://www.randonature.ch/sentiers-didactiques puis cliquer sur la ligne "Feu vert pour les corridors biologiques" et éventuellement sur une des 3 options: 1) Téléchargez la brochure au format de poche (PDF), 2) Téléchargez la trace pour votre GPS, 3) Visualiser le sentier avec Google Map.

La D41 en hiver

Le 17 avril 2005, il neigeait en plaine. La D41 était impraticable. Les services d'enneigement était pris par surprise. Il y a 4 barrières sur la D41 délimitant deux secteurs : Le secteur sud : la Grotte du Diable - la Croisette et le secteur nord : la Bouillette - l'Observatoire. Un engin de déneigement se trouve à La Croisette pendant l'hiver. C'est le Centre Technique Départemental (CTD) de Cruseilles, tél. F44'10'46 qui ferme les barrières en cas de congères ou de fortes chutes de neige. Cela arrive environ cinq fois par hiver pour une durée d'une journée en moyenne. Le CTD de Reignier, tél. F43'47'30 est aussi en mesure de vous renseigner. Si la D41 est mouillée et il fait très froid, il y a danger car ça glisse.

Le site HEG

Site HEG Le site du Salève réalisé en Juin 2002 par Sandra Rouiller et Ruth Bucheli dans le cadre de leurs études dans l'Hautes Ecole de Gestion de Genève.

Les carrières du Salève sont appelées à disparaître - article du Dauphiné Libéré du 17.10.2005

Entre 300 000 et 500 000 tonnes de grave (terrain alluvionnaire possédant une granulométrie homogène et utilisé pour la constitution de la couche de base d'une chaussée) routière, enrochement (ensemble de gros blocs de roche utilisés pour la protection des parties immergées (sous l'eau) des ouvrages d'art (par exemple ponts)) et tout-venant (matériel extrait d'une mine ou d'une carrière, avant tout traitement) alluvionaires sont annuellement extraites. Les sites d'exploitation sont régulièrement réhabilités et arborisés permettant, à terme, de rendre à la montagne son aspect originel.

Nombreux sont ceux qui considèrent d'un mauvais oeil, l'exploitation de cette carrière qui dénature fortement l'environnement. Pourtant, au delà du fort impact visuel de la carrière, provoquant le désir d'une fermeture immédiate, le novice ignore les paramètres incontournables qui régissent un métier vécu par des professionnels. Loin d'être "des casseurs de montagne", ils se disent industriels avant tout, soumis à contrôles. Autrefois fréquentés par les Chartreux, les évêques de Genève et le premier train électrique, les sites des carrières sont des propriétés privées. Seule une zone de 6 hectares appartient à la commune de Bossey. Des autorisations donnent aux Carrières du Salève des droits d'exploitation renouvelés : la règle incontournable des 2 E doit être respectée, à savoir Economie et Environnement. Actuellement, la production annuelle des trois carrières en grave routière, matière du Salève, enrochements et "tout venant" alluvionnaire est de 300 000 à 500 000 tonnes par an. Et chiffre incroyable, chaque habitant consommerait 6 à 7 tonnes de graviers par an : béton et graviers sont nécessaires à la construction de routes et de fondations. " Il n'existe aucun substitut à ces produits qui répondent aux besoins concrets de la vie locale et régionale. Et ces derniers ne sont pas prêts de se réduire au regard de l'augmentation du nombre des habitants dans le bassin genevois : loger et faire circuler les gens sera difficile d'ici 30 ans " explique Patrick Foing, assistant des Chavaz, l'une des deux familles d'exploitants des Carrières du Salève. Les entreprises de travaux publics et de transport sont les principales clientes sur des marchés d'état ou privés (70 % du marché des matériaux est en France et 30 % en Suisse). Pourtant les Carrières du Salève sont appelées à disparaître.

Réhabilitation et environnement

La zone réservée pour les carrières est fixée depuis de nombreuses années et ne pourra s'étendre. Patrick Foing aura montré des clichés représentant les carrières dans 5 ans, 10 ans, 30 ans et 50 ans. Progressivement, la zone d'exploitation se réduira encore, telle une peau de chagrin avec une poursuite d'arborisation et de réhabilitation, soutenues par une amélioration des moyens techniques. Déjà, depuis 1995, les remises en état des parties hautes s'effectuent grâce à des procédés de type Naturoc ou Séravert. Le premier est un produit permettant d'accélérer la patine de la roche et supprime l'impact de la couleur blanche du terrain mis à nu. En quelques mois, le tour est joué ! Le second procédé permet la revégétalisation de certaines zones. Les excavations sont remblayées (remise des matériaux pour hausser ou combler), ce qui est vital pour les remises en état. Ces travaux sont financièrement pris en charge par les entreprises, dont les prix de vente des matériaux du Salève, incluent les frais de réhabilitation. L'avancement des travaux est soumis à contrôles et analyses. Et bientôt l'impact négatif visuel des Carrières du Salève devrait être inexistant.

Mode d'emploi

Pour le calcaire, l'exploitation s'effectue par paliers descendants avec mise à nu de la roche, celle-ci devant être minée afin d'assurer le passage des engins. Le minage garantit la bonne tenue du massif après extraction. L'exploitation des matériaux alluvionnaires s'effectue aussi par palier avant d'être chargés directement sur camion. Pour ce qui est du remblaiement, les excavations sont remblayées par des matériaux inertes (propres) de terrassement. La roche est grattée, n'est donc pas creusée.

Un peu d'histoire

L'ouverture de la première carrière date du siècle dernier. En 1920, elle devint plus importante avec une extraction des "matériaux du Salève", calcaire d'éboulis trié à la main et utilisé pour l'empierrement des routes, et " la Pierre de Taille", employée pour la construction. Cette production cessa à la seconde guerre mondiale, à la naissance du béton. Les premiers transports s'effectuèrent par wagonnets et chariots à chevaux puis par camions à bandage et à transmission à chaîne. La première installation de concassage vit le jour dans les années 30. Plus de 100 personnes travaillaient sur le carreau de la carrière et cette activité entraîna la création du village du Pas de l'Echelle. Commença la fourniture de calcaire nécessaire à la fabrication du ciment Portland à Genève, cela pendant une quarantaine d'années. Jusqu'en 1960, l'activité de la carrière représentait une valeur économique et humaine conséquente. L'écologie ne faisait pas encore partie des priorités locales. Il fallait simplement répondre aux besoins grandissants du bassin genevois et la région frontalière. Entre 15 et 20 entreprises de carrières et graviers existaient. Désormais seules 3 sociétés exercent cette activité sous la responsabilité des familles Chavaz et Descombes, exploitantes depuis 4 et 5 générations. 24 personnes y sont employées. Elles ont suivi une formation spéciale. Travailler dans une carrière est dangereux.

B.M.

P.S. La visite des carrières a constitué la première des dix visites d'entreprises, organisées par l'Office de tourisme d'Annemasse et la Maison de l'économie. C'est à cette occasion que cet article a été rédigé. photo .

Les carrières du Pas de l'Echelle - Extraits du site http://www.telepheriquedusaleve.com

A partir des années 70, les carrières du Pas-de-l'Echelle ont connus une rapide expansion provoquant de nombreuses polémiques, encore vives aujourd'hui. Récemment, les exploitants des carrières formulent des propositions qui visent à camoufler les roches mises à nu, en simulant le processus de vieillissement des roches dénudées. Cependant cette proposition, qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème local, se base sur la reconnaissance du seul impact visuel des carrières et ne répond pas au véritable enjeu de reconversion de ces sites. Le carreau actuel d'exploitation se situe à une altitude d'environ 470 m, l'éboulis exploitable s'élevant jusqu'au premier éperon rocheux (environ 650 m). Les carrières occupent une superficie d'environ 70 hectares, surface fixée depuis des années sans possibilité d'extension. Les travaux d'extraction se font à l'intérieur de cette surface et le sommet de l'exploitation est déjà atteint. Même si la fin d'exploitation n'est pas envisagée dans un délai proche, il serait souhaitable d'envisager la requalification progressive du site en fonction d'un projet à long terme qui reste pour l'heure totalement ouvert.

Evolution des modes d'exploitation

Au lieu dit du Pas-de-l'Echelle, l'ouverture de la première carrière date du début du XIXe siècle, époque à laquelle cette activité constitue un dérivé de l'exploitation agricole. A partir de 1920, l'exploitation change d'échelle et produit deux types de matériaux. D'une part, les "matériaux du Salève", calcaires d'éboulis extrait au pied du massif et utilisé pour l'empierrement des routes et, d'autre part, la pierre de taille employée pour la construction. Pour cette dernière, l'exploitation se faisait à l'altitude de 700-750m au lieu dit "Pierre Plate" où le gisement est constitué de plaques épaisses de 30 à 40 cm. Cette production toucha à son terme aux alentours de la seconde guerre mondiale lors de la généralisation de l'utilisation du béton.

Les modes d'exploitation évoluent fortement au cours de ce siècle. La première installation de concassage débute dans les années 30 au moment de l'essor de la fabrication du ciment Portland à Genève (production qui dura une quarantaine d'années). A l'époque une centaine de personnes travaillaient sur le carreau de la carrière, ce qui entraîna le développement du village du Pas-de-l'Echelle. Enfin l'évolution des modes d'extraction, de traitements ainsi que de transport vont permettre d'intensifier et d'industrialiser cette activité qui en même temps voit le nombre de ses exploitants se réduire: d'une vingtaine d'entreprises travaillant sur les territoires de Bossey et Etrembières, seules deux sociétés assurent aujourd'hui la production du "tout-venant".

Mode d'exploitation actuel

La nature des gisements et leurs modes d'exploitation sont à l'origine de la configuration spatiale du site. Le gisement est de deux sortes : d'une part les éboulis calcaires de pente et la roche massive qui s'étendent sur une hauteur exploitable de 200 à 250 m et d'autre part les alluvions silico-calcaires qui sont quant à elles dans un gisement de 20 à 30 m de hauteur au pied du Salève. photo

Le Salève change peu à peu d’aspect

Un article de la Tribune de Genève ( , Copyright TdG) du 1.7.2009 par Laurie Selli .

Les carrières du Salève diminuent pour laisser place à une faune et une flore plus abondantes. «Dans trente ans on verra les parois rocheuses du Salève et en bas la forêt», prétend Eric Dürr, technicien environnemental au Syndicat mixte du Salève. En effet, depuis 2003, des travaux ont été entrepris dans le but de diminuer la superficie des carrières et ce afin de redonner une faune et une flore plus présentes sur les parois rocheuses ainsi qu’une meilleure harmonie. Pour cela deux méthodes sont utilisées: l’oxydation de la roche qui consiste à un vieillissement accéléré mais naturel des roches ainsi que le remblayage et la revégétalisation des terres. «La condition est que cela paraisse à nouveau comme de la nature», ajoute Eric Dürr. Aujourd’hui, deux compagnies, les entreprises Chavaz et Descombes, exploitent ce même site avec une vision cohérente sur ce projet de remise en état des carrières du Salève. Une commission est établie tous les deux ans pour vérifier le suivi des réhabilitations. Cette démarche s’inscrit également dans un processus écologique. En effet, 100’000 tonnes de produits sont recyclées par année. Bernard Chavaz, responsable au Développement des carrières du Salève, précise que «cela doit s’inscrire dans un projet franco-suisse, qu’il faut réaménager avec ces deux pays, et ce pour le mieux». Sa société, Chavaz père et fils, prévoit d’autres sites pour pérenniser le développement dans le futur. Afin de visualiser l’évolution nette de ces travaux, des images seront visibles dès cet été à la Maison Du Salève à Présilly ou sur www. maisondusaleve.com

Le Salève ne reverdit pas encore

La lettre du jour de la Tribune de Genève ( , Copyright TdG) du 20.7.2009 par Guy Vaillant .

Petit-Lancy, 16 juillet. – N’étant pas «écolo» militant ou averti, j’apprécie tout de même ce que la nature nous offre visuellement de beau, mais je constate, comme tout un chacun, que malheureusement, pour des raisons surtout économiques, on détruit cette nature. On critique les déforestations en Amazonie, en Afrique et dans bien d’autres pays exotiques dans des buts purement économiques, mais «chez nous», que faisons-nous de mieux? D’après certains articles parus jadis dans les médias, il paraîtrait que l’on aurait «revégétalisé» les balafres infligées à «cette ex-magnifique» montagne franco-genevoise qu’est le Salève. Mais plus nos regards se tournent vers ce dernier, plus on constate, avec une certaine déception, qu’il n’en est rien. Bien au contraire. Cette balafre s’agrandit toujours plus. Il serait étonnant de savoir si un jour nous aurons à nouveau le privilège de revoir «notre Salève» dans toute sa splendeur passée, mais plus ce «désastre visuel» qui nous est hélas offert actuellement.

Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault

Le Comité de Secours en Montagne du Salève

Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse. Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie, y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie, les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement les autres sociétés bénévoles.

Trace de Dinosaure

Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails, voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.

JcB; 06/08/2001

Extrait du site:
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm

De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes, cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes, la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis 1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en moins de 3 minutes…

Le Salève romantique

L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.

La Varappe

La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève. A partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte en montagne.

L’ascension du Salève

Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts. Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève sa course à la pointe du Plan.

NOTRE BON VIEUX SALEVE

« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique) dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme. Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace, ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant, il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières. On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et d’histoire de Genève.

« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de 19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais, sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement, on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent, de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un « Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie) », qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction. Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.

« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres, il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour), on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».

Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :

http://www.ifrance.com/1ersite/
http://www.cdt-hautesavoie.fr
http://www.saleve.ch/

Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !

Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002

(1) Il semble qu’actuellement les géologues pensent que le vallon de
     Monnetier a été creusé par le courant sous glacier dans une zone
     fissurée entre le Petit et le Grand Salève et non par l’Arve (DV).

Voir le schéma du Nord du Salève, contourné par l'Arve.

Directive paysagère du Salève

A l'initiative de quatorze communes françaises concernées par le Mont Salève, regroupées dans le syndicat Mixte du Salève, d'une part, et sur proposition du Préfet de la Haute-Savoie, d'autre part, le ministre français de l'environnement a décidé par arrêté du 3 avril 1998, la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des paysages du Mont Salève.
La phase d'étude a débuté en novembre 1998: les premiers contacts ont été noués et les premiers repérages sur le terrain ont été effectués. Elle a duré une année.
Cette démarche de caractère expérimental, nouvelle dans sa portée, peut légitimement s'inscrire au nombre des initiatives locales prises de part et d'autre de la frontière en vue de la préservation et de la valorisation d'un maillage de milieux naturels. Elle vient répondre ainsi aux objectifs définis dans le cadre du "plan vert-bleu des réseaux agro-environnementaux dans le bassin franco-genevois".

Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)

NOR : ATEN9870111A

La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,

Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière d'enquêtes publiques ;

Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article 1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,

Arrête :

Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).

Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.

Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières, Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly, Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz, Monnetier-Mornex.

Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article 9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.

Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 3 avril 1998.

Dominique Voynet

http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html

Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève

1-1-F - Un îlot naturel dans un milieu urbanisé

Directive de protection et de mise en valeur des paysages du Salève
Rapport de présentation - Décembre 2000

Une forte urbanisation du piémont

Le massif est ceinturé par un ensemble de villages et hameaux. Au Nord il est directement en contact avec l'agglomération d'Annemasse-Genève, alors qu'au sud Cruseilles est resté un bourg de faible importance. Ces dernières décennies ont été marquées par un fort développement urbain au nord-ouest autour de Collonges et Archamps. Un paysage périurbain, de maisons individuelles, s'est développé de façon assez uniforme : la structure des villages apparaît aujourd'hui confuse, peu lisible ; les constructions ont eu tendance à gagner les versants. Le sommet a été préservé de toute urbanisation du fait de l'absence d'alimentation en eau : seuls quelques bâtiments à vocation touristique sont présents et le hameau de la Croisette où quelques maisons individuelles se sont récemment construites. Mais de nombreux projets, plus ou moins réalistes, sont régulièrement envisagés.

Une gestion fragile des pelouses d'alpage

Sur la partie sommitale treize alpages sont entretenus. Aujourd'hui la plupart sont utilisés pour le pâturage de génisses, seuls trois accueillent des vaches laitières. On y rencontre une race bovine peu commune en France, «la Brune des Alpes» : les bêtes viennent pour la plupart du canton de Genève. En effet, l'essentiel des propriétaires et des occupants sont suisses. Des alpages ont été boisés (comme La Brande), d'autres s'embroussaillent.

D'importants boisements naturels

Les versants du massif sont couverts de forêts. Les plantations et l'exploitation ont été limitées par les fortes pentes et autres conditions naturelles. Cependant des enrésinements (pins noirs) ont été réalisés et des peuplements déjà anciens sont aujourd'hui exploités. Cette forêt est morcelée entre de nombreux propriétaires.

Une forte activité agricole en piémont

Le piémont, notamment sur le versant est a gardé son caractère agricole. Le massif était autrefois ceinturé de vignobles : ils ont totalement disparu. La production traditionnelle de cidre également. Les exploitations produisent du lait pour la fabrication de tommes, d'emmental et de reblochon : le massif est compris, dans sa plus grande partie, dans la zone d'appellation ; le lait est également vendu en Suisse.

Le Salève, espace de loisirs et de détente

Le Salève est un site de très forte fréquentation pour de multiples loisirs. L'essentiel de cette fréquentation concerne les espaces du sommet, et des pratiques de loisir de week-end. Cet attrait n'a toutefois pas donné lieu à un développement de structures d'accueil si ce n'est des cafés-restaurants. Mais des aménagements ont été réalisés pour accueillir les automobilistes et diverses catégories de sportifs. On peut noter également le développement d'aménagements pour les loisirs au pied du massif : golfs notamment à Mornex et à Bossey, et parc de loisirs des Dronières à Cruseilles.

1-2-A - Perception d'ensemble

Directive de protection et de mise en valeur des paysages du Salève
Rapport de présentation - Décembre 2000

Le Salève : une falaise, un chaînon, une croupe boisée, une montagne, un mont ou un massif ?

Les qualificatifs sont variés. Ils sont symptomatiques des nombreuses facettes qu'offre le Salève. Chacun le connaît ou le découvre sous un certain angle et préfère « son » Salève.

Côté nord, il est spectaculaire avec ses hautes falaises rocheuses, véritable mur vertical qui jaillissent de la plaine, illuminées par le soleil couchant ou formant un rideau de scène au lever du soleil. De profil en vue lointaine il fait penser à un gros cétacé marqué par l'articulation en creux entre le Petit et le Grand Salève.

Depuis le Mont Sion ou depuis Mornex c'est la longueur de cette échine qui frappe le spectateur : le Salève est une vraie montagne qui sépare deux pays, qu'il est difficile de franchir.

En revanche, lorsqu'on le découvre par le nord-est, par la vue sur le Petit Salève ou par le versant sud au-dessus de Cruseilles, il se fait beaucoup plus discret. Ses rondeurs, la douceur de ses versants l'assimilent à beaucoup d'autres petits reliefs boisés de la région.

Mais la principale identité du Salève est sans doute encore ailleurs. Pour certains, le Salève, c'est avant tout de vastes espaces de pelouse, qui vous transportent vers des rêves irlandais, qui vous font rencontrer le ciel et découvrir de splendides horizons. On est là dans un ailleurs dépaysant : loin de la ville, de la circulation... sauf en période de forte fréquentation, où cet isolement est rendu beaucoup plus difficile.

La diversité du Salève c'est aussi la variété de ses couleurs, de ses lumières et des ambiances qui y règnent, suivant les saisons et l'heure de la journée. Les boisements de feuillus, notamment à l'automne, apportent une multitude de couleurs chatoyantes qui contrastent avec les zones plus sombres des parcelles enrésinées. Le Salève est parfois vert, parfois gris marron ou au contraire d'un blanc lumineux par temps de neige. La lumière joue des différences de nature du sol : les roches la réverbèrent alors qu'elle est plus absorbée par les pentes boisées.

Grand faune au Salève

300 chamois : un quota annuel de 40 chamois est attribué à la chasse. Douze sociétés de chasse (une par commune) reçoivent des bagues (30 chamois tués en 2007). 500 chevreuils : Un quota annuel de 120 chevreuils est attribué à la chasse (90 chevreuils tués en 2007) Sangliers : Pas de quota pour les sangliers (100 sangliers tués en 2007).

À qui appartient le Salève ?

L'Union Européenne demande à chaque Etat membre de désigner un ensemble de sites accueillant des milieux naturels et/ou des espèces animales et végétales menacées au niveau européen. Ces sites constituent le réseau Natura 2000. Chaque Etat doit y mettre en place des mesures de protection financées en partie par l'Europe. Ces mesures, non réglementaires (non inscrites dans une loi donc non obligatoires, mais volontaires), s'appliquent par la signature de contrats avec le propriétaire ou l'exploitant qui bénéficie alors d'aides financières pour la réalisation de travaux de gestion. Au Salève, le Syndicat Mixte du Salève a été désigné "opérateur Natura 2000". Sur les sept mille hectares du Salève, trois mille sont désignés "Natura 2000". Sept cents hectares d'alpages et sept cents herctares de forêts font partie d'un projet de protection du Salève. Il s'agit des neuf cents parcelles appartenant à trois cents propriétaires dont un cinquième de Suisses. Un tiers de cette surface appartient à des communes, un tiers à des propriétaires privés suisses et un tiers à des propriétaires privés français.

Documentations sur des sentiers au Salève

1) Randonnées au Salève, 53 itinéraires et une carte au 1:25'000, 7.1984, section genevoise du Club Alpin Suisse, 15.- frs

2) Pays du Salève et du Vuache ... à pied, La Fédération Française de la Randonnée Pédestre, Topo-Guide Réf. P741, 32 Promenades et randonnées, savoir 20 autour et au Salève [17 avec plan à 25'000 et 3 avec plan à 50'000] et 12 autour et au Vuache [8 avec plan à 25'000 et 4 avec plan à 50'000, 1 au Vuache (10 km, 1100m sur mer) : Chaumont (640m) - Sur la montagne (930m), 6 autour du Vuache et 5 entre Genève et le Vuache], 8.2005, 25.- frs. Cet ouvrage peut être commandé via le site http://www.ffrandonnee.fr [aprèd avoir affiché l'ouvrage sur l'écran cliquer "Ajouter au panier" puis "Commander" puis "Passer commande" (12,80 euros + port (3,70 euros pour la France, 5 euros pour les autres pays, gratuit pour les licenciés FFRP))].

3) Jean-Marc Lamory, 52 balades en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard, 1999, 19.- frs dont huit balades au Salève: Avenières, Convers, Iselet, Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d'une falaise), les gorges, le petit Salève.

4) Jean-Marc Lamory, Le p'tit crapahut: Autour de Genève des balades pour petits et grands, 50 balades à pied pour toute la famille, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs (d'un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle: 9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche) dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian, le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du Salève depuis la station supérieure du téléphérique.

5) Jean-Marc Lamory, Circuits pédestres, Guide Franck, feuillets detachables (classeur, spirale en metal) 25.- frs, chaque fiche décrit au recto la randonnée et au verso réproduit en couleur un fond de carte IGN au 1:25'000 ou au 1:50'000.

l'édition de 1985, Faucigny et genevois, 46 circuits dont 8 au Salève: le Petit Salève, les vieux trains, la Grande-Gorge et le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge, Orjobet-Trou de la Tine, la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le Gd Piton, traversée du Salève, est épuisée.

l'édition du 5.2002, Faucigny - Haut Giffre - Salève et genevois, 45 circuits dont trois au Salève: Orjobet-Corraterie, la Tour Bastian, le Plan du Salève.

6) Georges Hyvernat, Le Chablais franco-suisse, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002, - 22.- frs et la carte qui va avec = Chablais - Faucigny - Genevois, B, 1:50'000 - Ed Didier Richard - xx.- frs, 177 itineraires et randonnées pédestres dont 13 (# 160 - 172) au Salève: Le Petit Salève (2), Les Voûtes, La Corraterie (2), l'Orjobet, les Etournelles (varrape), Le Grand Piton, Le Convers, Le Point du Plan, l'Abbaye du pomier, l'Iselet (2).

7) Les plus belles balades autour de Genève, Bruno pambour, les Créations du Pélican, 1996, 43.- frs , p.20-24 = le Mont Salève, réédité (contenu inchangé) en janvier 2003 sous le titre (plus approprié) " Balades autour du lac Léman " .

8) Philippe Metzker, Randonnées alpines en Suisse Romande, CAS, 1998, page 98 à 101, balade numéro 27: le Mont Salève: le Coin - la Corraterie .

9) Guide de découverte du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002, Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97, Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné.

10) Le Salève - 3430 OT - top 25, une carte à 25'000, 18.- frs.

11) Daniel Anker, Lac Léman, les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, http://www.rother.de, Bern - 6.2008 (5e édition), 49 randos + un tour du lac en 13 jours, ISBN = 978-3-7633-4909-8, 24.- frs, traduction vers le français depuis l'original en allemand " Rund um den Genfer see ", dont quatre sorties au Salève: la traversée du Salève - 24km - 9h, Le petit Salève, La Grand Gorge, La via ferrata Etiollets-Bütikofer.

12) Cédric Delavy: http://www.balade3d.com ou contact@balade3d.com - 40 itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie dont un au Grand Salève : la Croisette (1175) - Gd Piton (1380) - 3h aller-retour et deux au Petit Salève : Crêt du Chable (720m, au dessus de Monnetier) - Camp des Allobroges (900) - aller-retour 1h ou 2h en passant par la pierre vieille, sur CD-ROM, 40.- frs.

13) Pierre Millon, Randonnées pédestres entre Léman et Mont-Blanc, Edisud, 1995, 23.- frs, 2 sorties au Salève: Le Petit Salève, Le Gd Salève (pour varapeurs) et Les randonnées du lac Léman, Glénat, 2009, rando numéro 1 : Le Salève depuis la station supérieure du téléphérique jusqu'à la Bouillette et retour (aller par la Corraterie, retour par la Pile).

14) Erik Chrispeels, Regards sur le Léman - 75 promenades pour toute la famille, Slatkine, 2003, 25.- frs, dont 3 sorties au Salève: Le Petit Salève (71), Le Grand Salève : Monnetier - La Bouillette (72), Le Grand et le Petit Piton (depuis Beaumont) (73).

15) The Happy Wanderer, American Women's Club of Geneva, 1999, 25.- frs, en anglais, dont deux balades au Salève: Grand Piton from Beaumont (p.39) et Orjobet, Corraterie & Grande Gorge (p.79).

16) Janette Norton, Walking in the Haute-Savoie, Ciceron press, 1996, 35.- frs, en anglais, 61 walks dont cinq au Salève: Orjobet - Gd Gorge, Top of the Salève, Cruseilles - Iselet, Point du Plan from St Blaise, Gd Piton from Beaumont.

17) The Hiking book, UN Women's Guild of Geneva, 15.- frs, en anglais seulement, 1996, un recueil de randonnées de 120 pages, 51 balades [32 en France, 12 en Suisses et 7 weekends (Italie et Suisse) ] dont 2 balades au Salève: Grand et Petit Piton from Beaumont et .

18) Michael Pool, Rando sommets faciles, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Veyrier - Le Petit Salève par le Pas de l'Echelle.

19) Michael Pool, Randonnées en raquettes, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Gare supérieure du téléphérique - Point 1309m au Grand Salève.

20) Oxygène numéro 4, Edipresse - 24 heures, mai 2004, p.213-216 = le Salève (Valérie Maire), 28.- frs. 3h30 de marche sur la crête - de la station supérieure du téléphérique à la Bouillette et retour.

21) Martine Gonthier et Jean-Marc Lamory, 120 balades et randonnées à pied, à raquettes, à VTT et à vélo en Haute-Savoie, Les guides IGN, Ed Libris (http://www.libris.fr), 5.2004, 33.- frs, dont 2 sorties au Salève : Tour de la Tine à pied (départ du Coin, dénivellation de 650m, 3h30 de marche) et le Grand Huit à vélo (50 km, dénivellation de 950m, Cruseilles - Monnetier et retour).

22) Reinhard Scholl, Edition Rother, Préalpes Isère et Savoies - Bauges, Aravis, Giffre, Chartreuse, Belledonne. Les 52 plus belles randonnées. 1ère édition 2007 (http://www.rother.de/titpage/4935.php) , page 26 = Le Salève.

23) Reinhard Scholl, Sunflower Books, Lake Geneva and Western Switzerland (in English); 1 edition 15 Feb 2009 , page 70 = Le Salève.

Documentations sur le Salève

1) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais, 250 pages, 5.2000, 28.- frs.

2) Légendes du Salève, Dominique Ernst, , 190 pages, 9.2008, 35.- frs.

Pour d'autres livres voir http://www.amazon.fr/ : Rechercher avec le mot « Salève » puis choisissez une boutique pour activer le tri : le 20 janvier 2010 : 62 Livres (et cartes) en français, 14 livres (et cartes) en anglais, 1 Cuisine & Maison (Porte Clé : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 1,99, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours), 1 High-tech (tapis de souris décoré : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 5,99, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours) et plusieurs livres en allemand intercalés.

Documentations sur la randonnée pédestre

1) Jean-Marc Lamory, Randonner, Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs

2) Jean-Marc Lamory, S'orienter : carte - boussole - GPS, Les guides IGN, Ed Libris, X.200X, XX.- frs

3) Catherine Elzière, La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs

Restaurants sur le Salève (du nord au sud)

1) Chalet de la Croix (900) , F 39 60 11, ouverture: 18h, restauration: 19h30.

2) Téléphérique (1100) , Chalet Snack-Bar : horaire identique au téléphérique sauf en cas de mauvais temps. Vente de panini, croque-monsieur, boissons chaudes et froides, glaces et confiseries, souvenirs. Terrasse à disposition. Tél. +33 686 84 66 06. Le restaurant du téléphérique "Horizon", Tél. +33'450'39'09'09 et 079'577'40'06 (aussi séminaires, congrès, mariages) n’assure que les réservations de groupe. Tél. station inférieure téléphérique = F39'86'86. voir article TdG

3) Table Orientation (1250) , F 39 60 19. fermé

4) Observatoire (1250) , F 39 60 57 .

5) Café des Crêts (1300) , F 85 04 29 , ouvert en été, les midis, mardi à dimanche, et, sur reservation, aussi les soirs les jeudis, vendredis et samedis, Franceline Montant http://www.saleve.fr.

6) Auberge des Montagnards (1200) , F 85 00 90 , F-74560 La Muraz.

7) Relais de la Croisette (1200) , F xx xx xx, au rez : un Salon de thé, ouvert de mercredi à lundi 10h à 18h, à l'étage : une chambre à 6 lits, une chambre à 4 lits, 3 chambres doubles et 3 salles de bains, Franceline Montant http://www.saleve.fr .

8) Dusonchet - (1200). fermé

9) Grotte du Diable (1300) , F 62 06 01 , fermé jusqu'au fin mars 2010.

10) Avenières (1050) , F 44 02 23, http://www.chateau-des-avenieres.com .

La géologie du Salève
Le « big bang » , c.-à-d. la grande explosion qui a crée le système solaire, s’est produite il y a 14 milliards d’années. Il y a 5 milliards d’années la terre était une boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps créant la croûte terrestre (à l’intérieur de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes, comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement (en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après, la surface se refroidit, l’eau apparut et les océans remplirent les régions basses du globe. Des bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau et dans le sous-sol. Les chercheurs pensent que ces minuscules bactéries sont venues de l'espace. La terre aurait été "ensemencée" par des particules de poussière extraterrestre apportées par les météorites. Pendant 2 milliards d’années ces usines à oxygène créent l’atmosphère terrestre permettant l’arrivée (le développement) de la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année (5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d. 1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles, le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an, le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme à 23h59, en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes, les animaux à 50 minutes, les singes à 59 minutes et 30 secondes, les primates hominiens (les ancêtres des hommes) à quatre secondes avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième semaine de décembre selon notre échelle réduite à l’année. Il y a 200 millions d’années (à la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparut un océan. Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard) l’Afrique changea de direction et commença à voguer vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan se referma et les sédiments marins accumulés au fond de celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan disparu complètement. Les Alpes surgirent il y a 60 millions d'années (début de la formation des Alpes), puis les PréAlpes, le Salève et le Jura. La croûte terrestre au sommet de laquelle nous vivons est divisée en 12 grandes plaques tectoniques qui dérivent sur l'asthénosphère (couche visqueuse non rigide du manteau supérieur de la terre sur laquelle flotte la lithosphère, composée de plaques mobiles). On peut comparer la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d. un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont un coté est attaché à la table, en poussant l’autre coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes. Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre par an vers l’Europe. D'ici 250 millions d'années, il n'y aura, à nouveau, qu'un seul continent au lieu de 5 aujourd'hui. Il y a 250 millions d'années, 80% des tous les êtres vivants ont disparus. Il y a 65 millions d'années, suite à une collision de deux masses dans l’espace (nommé « Batistina »), une énorme météorite de 10 km de diamètre a frappé la Terre au Mexique (précisément au Golfe du Mexique au nord de la demie île de Yucatan) avec une force équivalente à 100 millions de bombes nucléaires. Elle a achevé le travail des volcans en provoquant un cratère de 200 km de diamètre et a produit d'autres catastrophes comme l'éruption des volcans en Inde dans le Deccan. Ces événements ont provoqués des immenses incendies de forets qui ont soulevé un gigantesque panache de fumée, de cendres et de la poussière qui a occasionné des changements climatiques (pendant un an, le soleil a disparu entraînant la quasi-disparition des plantes) ainsi qu’un énorme raz de marée (un tsunami, aux vagues de 5 km de haut), des feux autour du cratère et aux alentours provocant l'extinction de 60 % des êtres vivants, y compris les dinosaures. Il ne restait que des petits animaux de moins de 25 kg : des petits crocodiles, des souris, des poissons et des mouches. Le règne des dinosaures a fait place au règne des mammifères.

Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui sont des roches perméables formées à partir de la sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium (CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes du Salève). La roche constitue la matière première de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs). En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines de mètres de Molasse (crée par l’érosion). Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts liés au développement des glaciers entre -800’000 et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).

Au sentier de la Corraterie, sur le Salève, on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon (noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers peuvent gagner de la hauteur).

d’après Thierry Basset (http://www.thierrybasset.ch) (avec contributions d’Eric Davaud, Jean-Jacques Charollais, Pascal Kindler). Voir aussi : http://www.cmyle.com/~herve , Genève sous la glace , Genève sous la mer , Genève sous les tropiques Source: Earth Science Section, University of Geneva et La naissance du Salève .

Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève 

Pour voir l'emplacement des ces panneaux cliquer ici ou ici   .

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Présentation  

Le Coin   Station numéro 1 - 1000 kb

Sentier d'Orjobet   Station numéro 2 - 500 kb

Grottes d'Orjobet   Station numéro 3 - 300 kb

Trou de la Tine   Station numéro 4 - 1200 kb

Sentier de la Corraterie 1   Station numéro 5 - 600 kb

Sentier de la Corraterie 3   Station numéro 6 - 550 kb

Sentier de la Corraterie 2   Station numéro 7 - 450 kb

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8a

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8b

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8c

Petite-Gorge   Station numéro 9 - 900 kb

Rochers de Faverge   Station numéro 10 - 1100 kb


Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.


Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse - J. Brémond, 1960, page 4


Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc - Université de Genève, Musée d'histoire naturelle de Genève, Paysalp (écomusée de Savoie), Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO, Suisse), Région Rhône-Alpes, Union Européenne, CDDP Haute-Savoie, 1999.

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009

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Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux et Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.


Source : Memento genevois CO, DIP, Genève, 1990, page 97


Source : La Salevienne, une société d'histoire locale.






Source : http://www.tourisme-genevois.fr



Source : Directive de protection et de mise en valeur des paysages du Salève Rapport de présentation - Décembre 2000 - 1-1-A



Le Salève vu du coteau de Bernex


Les montagnes de la cuvette genevoise


Le Jura
Le Salève
Le Vuache
Le Mont de Sion
Les Voirons
Le Môle

Source : Université de Genève-EO TECFA (TEChnologies de Formation et Apprentissage): Média et Informatique, juin 2004 - Némard Jean, Déclous Ivan, Toufot Ella.

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/index.html

Le Jura

Massif montagneux situé dans l'est de la France et le nord-ouest de la Suisse, au nord des Alpes et au sud de la Forêt Noire. En France, il couvre une partie des départements du Doubs, du Jura, en Franche-Comté, et de l'Ain, en Rhône-Alpes, et il s'étend en Suisse sur les cantons du Jura, de Neuchâtel et de Vaud.

Le massif du Jura forme de Bâle à Chambéry un long croissant d'environ 320 km de long pour 32 à 56 km de large, prolongé en Allemagne par le Jura souabe et le Jura franconien. Il s'est formé lors du Tertiaire, lorsque la surrection des Alpes a plissé les sédiments calcaires accumulés dans cette région au Secondaire. À l'ouest, des plateaux karstiques étagés, autour notamment de Lons-le-Saunier, de Nozeroy et de Champagnole, sont séparés par des plis et peuvent être profondément échancrés, comme à Baume-les-Messieurs. À l'est, le massif est constitué de plusieurs chaînes parallèles d'orientation nord-est - sud-ouest, qui se relient aux Alpes à la Dent-du-Chat (1 497 m), au-dessus du lac du Bourget.

Ces chaînes regroupent les principaux sommets, dont l'altitude s'abaisse du sud-ouest vers le nord-ouest : Grand-Colombier (1'534 m), Crêt de la Neige (1'718 m), Reculet (1'720 m), mont Tendre, en Suisse (1'680 m). Ces chaînes, avec leurs lignes de crête, ou monts, dus à des anticlinaux, coupés par des cluses, et leurs vallées, ou vals, forment un type particulier de relief plissé appelé relief jurassien. Ces plissements parallèles influencent le réseau hydrographique : le Doubs, à partir de Pontarlier, coule d'abord longuement vers le nord-est avant d'effectuer un crochet et de se diriger vers le sud-ouest à partir de Montbéliard pour rejoindre Besançon puis Dôle.

Le climat humide de l'ensemble (entre 1'000 et 2'000 mm de précipitations par an) se conjugue avec un hiver rude (les températures peuvent descendre à - 30 °C). Une grande partie du massif est couverte de forêts, constituées en altitude d'épicéas et de sapins.

Resté longtemps isolé, le Jura est un pays d'élevage dont les principales ressources sont la fabrication du fromage (le comté en France, le gruyère en Suisse) et l'industrie de bois, ainsi que la culture de la vigne dans le sud. Le contraste est important entre la partie suisse, dynamique, et le Jura français, moins actif. Les anciennes activités industrielles que constituaient l'horlogerie, dans la partie suisse, et la lunetterie sont en déclin depuis les années 1970. Les activités d'optique se maintiennent à Morez ; Oyonnax et Saint-Claude conservent des industries de matières plastiques. Le tourisme hivernal devient une ressource importante. Le massif du Jura s'ouvre progressivement vers les plaines avoisinantes, ce qui pourrait lui permettre de valoriser sa position centrale dans l'Union européenne.

Le Salève

Le Salève est un petit chaînon isolé des Préalpes situé dans le Genevois, à quelques kilomètres au sud-est de Genève, dans le département de la Haute-Savoie. C'est un anticlinal orienté SO-NE, parallèle au Jura et qui coupe transversalement le sillon molassique périalpin.

Le flanc oriental du Salève plonge sous la molasse du plateau des Bornes, alors que le versant qui regarde Genève, dégagé par l'érosion, est abrupt. La végétation, ou son absence, souligne la structure des couches calcaires.

Le vallon de Monnetier: une cluse. D'origine fluviale, le vallon de Monnetier est dû à un phénomène d'antécédence. Une Arve pré-glaciaire a dû scier le pli du Salève, au fur et à mesure de son élévation. Elle se serait finalement échappée en contournant le Petit-Salève par le NE. Le mouvement ascensionnel du pli s'est poursuivi après la capture, ce qui expliquerait la hauteur du vallon.

Les Pitons, le Grand Salève et le Petit Salève forment le mont Salève, qui culmine à 1'380 m environ, au sommet du Grand Piton. Accessible par un téléphérique, qui atteint 1'100 m d'altitude, le mont Salève est une longue échine qui s'étend entre Étrembières, au nord, et le pont suspendu de la Caille (1838), long de 190 m, au sud. Situées dans le prolongement occidental des massifs préalpins des Bornes et du Chablais, les pentes du mont Salève sont faiblement inclinées à l'est et abruptes à l'ouest.

Fréquentée par de nombreux touristes suisses, cette montagne calcaire de l'avant-pays savoyard, qui surplombe abruptement les collines mollassiques et boisées du Genevois, offre un magnifique panorama sur l'agglomération genevoise, le lac Léman, le sud du massif du Jura, les Préalpes et le lac d'Annecy. Cette montagne est entaillée de plusieurs gorges étroites et profondes, dont la Varappe, qui a donné son nom, à la fin du siècle dernier, à la pratique de l'escalade. L'un des premiers sites d'escalade en France, le mont Salève, avec ses hautes parois rocheuses, est aujourd'hui encore très prisé des amateurs de varappe.

Le Vuache

La position transversale du Vuache est frappante. Morphologiquement, c'est le prolongement du flanc oriental du Crêt-d'Eau, mais ce n'est pas un anticlinal. Sa formation s'explique par une fracture qui part d'Annecy pour se perdre dans le Jura. La faille divise le chaînon en un Vuache oriental soulevé et en un Vuache occidental affaissé. Cette faille est due à une poussée alpine qui s'exerce du SE au NO. Le Vuache est constitué de roches calcaires.

Le Mont de Sion

L'ensellement du Mont-de-Sion est dû à une remontée de molasse qui vient s'appuyer sur le Vuache. Le canyon des Usses, gorge profonde et sauvage, est un obstacle à la circulation. Il est franchi par le pont de la Caille. Le sillon molassique périalpin se poursuit.
Les Voirons

C'est un élément avancé du massif charrié des Préalpes du Chablais. Il est constitué de roches entremêlées, notamment de calcaire et de molasse. Derrière les Voirons, les Préalpes du Chablais, Môle et Brasses, Pic-Marcelly et Roc-d'Enfer, etc., constituent un édifice compliqué de nappes sédimentaires empilées, charriées, et déposées sur la molasse.

Le Môle

Le Môle est une montagne de Haute-Savoie qui domine la petite ville de Bonneville et les communes d'Ayse, Marignier, Saint-Jeoire, Viuz-en-Sallaz, Peillonnex et Faucigny qui l'entourent, mais aussi les villes de Cluses au sud-est, de La Roche-sur-Foron au sud-ouest et Annemasse au nord-ouest.

La montagne du Môle a la forme d'un cône presque parfait : 7 km en longueur pour 5 km en largeur, avec une altitude de 1'863 m. C'est une petite montagne pour la Haute-Savoie, mais elle a une grande importance géographique : elle sépare la vallée de l'Arve, au sud et à l'ouest, de la vallée du Giffre, au nord et au sud-est, et commande l'entrée sud du bassin Genevois. Sa forme spécifique constitue un excellent repère naturel pour les montagnards et les voyageurs sur des dizaines de kilomètres tout autour.

Sur son flanc sud s'épanouit le petit mais renommé vignoble d'Aÿze, au nord-ouest le plateau du Faucigny et au sud-est une dorsale qui rejoint Le Grand-Massif.

La randonnée au sommet (4 heures de marche A/R, 12 km et 663 mètres de dénivelé) permet sans trop de difficulté (c'est une classique familiale) de découvrir un superbe panorama à 360° sur tous les paysages environnants (Jura, Lac Léman, Massif du Mont-Blanc, Chaîne du Bargy et Salève)



Un article en anglais - Article in English
http://backpacking-trips.suite101.com/article.cfm/hiking_montsaleve_tips_for_a_successful_climb

Autres liens
http://www.la-maison-du-saleve.com/visiter_scolaire.html
http://www.la-maison-du-saleve.com/pdf/Guide_ressources_pedagogiques_Saleve.pdf
http://www.la-maison-du-saleve.com/pdf/Guide_visite_scolaire_lycee.pdf
http://www.la-maison-du-saleve.com/pdf/Guide_visite_scolaire_college.pdf
http://www.la-maison-du-saleve.com/pdf/Guide_visite_scolaire_cycle_3.pdf

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