Table des matières
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Page
05 Panoramas.
06 Le téléphérique du Salève.
07 Un centre culturel tibétain au Salève et Radio Zones dans la tourmente.
08 PRÉSILLY : La Chartreuse de Pomier.
09 Le Salève: la montagne familière qui tue.
10 Flore et végétation du Salève.
11 Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation.
12 L'étoile du Salève.
13 Le sentier didactique corridors biologiques du Salève.
14 La D41 en hiver.
15 Le site HEG.
16 Les carrières du Salève.
17 Le sous-sol du Salève.
18 .
19 .
20 Le Salève - un massif mythique (Francesca Sacco) .
21 Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault.
22 Extrait : http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm .
23 Notre bon vieux saleve (Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002).
24 Arrêté d'avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection
et de mise en valeur des paysages du mont Salève.
25 Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève (2000).
26 Un îlot naturel dans un milieu urbanisé.
27 Perception d'ensemble.
28 Faune au Salève et Relâcher d'un Hibou grand-duc au pied du Salève.
29 À qui appartient le Salève ?
30 Quelques chiffres sur le domaine pastoral du Salève
31 Documentations sur des sentiers au Salève.
32 Documentations sur le Salève.
33 Documentations sur la randonnée pédestre.
34 Restaurants sur le Salève.
35 La géologie du Salève.
36 Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève.
37 Dépliant Découverte des paysages (de Genève au Mont-Blanc).
38 Sept panneaux descriptifs du Salève (juillet 2009).
39 Les montagnes de la cuvette genevoise.
40 Un article en anglais - Article in English.
41 Autres liens dont une vidéo (52 minutes) sur la faune et la flore du Salève.
Massif
calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton
constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus
beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois
verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné,
est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie
sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt
et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama
grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit
de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels
étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était
pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le
plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années,
une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait
à l'emplacement actuel du Salève.
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Le Salève (un extrait du site d’Archamps).
Le Salève aussi appelé le « balcon de Genève ou balcon du Léman» est géographiquement, une montagne des Préalpes mais elle appartient géologiquement à la chaîne du Jura, au même titre que le Vuache.
Il est au centre d'un vaste territoire où vivent plus de sept cent mille personnes.
Le Salève est constitué des Pitons, du Grand et du Petit Salève et culmine à 1 379 mètres au sommet du Grand Piton. Il s'étend entre Etrembières, au nord, et le pont suspendu de la Caille au sud.
Le flanc oriental du Salève plonge sous la molasse du plateau des Bornes, alors que le versant qui fait face à Genève, dégagé par l'érosion, est abrupt. La végétation, ou son absence, souligne la structure des couches calcaires. La montagne est entaillée de plusieurs gorges étroites et profondes, dont la Varappe.
Le Salève est un espace naturel ouvert à tous et gratuit, mais c'est aussi un massif qui connaît des activités pastorales et forestières. C'est aussi un terrain pour les sports qui respectent la montagne (ski nordique, escalade, parapente, VTT, randonnée pédestre).
La Croisette
Archamps, c'est aussi "La Croisette", une sympathique halte au sommet du Salève dans sa partie centrale, à quelques minutes du centre des villes voisines de Genève, Annemasse, Saint-Julien en Genevois, La Roche-sur-Foron ou Bonneville.
L'été, on s'y presse en famille pour profiter du grand air, gravir les sentiers ou pique-niquer dans l'herbe, tout en bénéficiant d'un des plus beaux panoramas d'Europe entre Salève et Jura, vers la Vallée de l'Arve et le Chablais.
L'hiver, dès que les premiers flocons apparaissent, la montagne voit surgir nombre de skieurs qui s'élancent sur les pistes de fond qui serpentent dans les bois. Si le Salève ne présente pas des pentes très propices à la pratique du ski alpin, en revanche, à travers le massif, nombreuses sont les randonnées possibles qui permettent aux adeptes des raquettes et du ski nordique de se faire extrêmement plaisir.
http://www.foyer-ski-de-fond-saleve.com/
La Croisette
Ainsi, le Salève a également sa Croisette !
Une micro-station à l’ensoleillement particulièrement généreux, un petit village accueillant, des auberges typiques du lieu et une vue époustouflante sur le Mont-Blanc et le Léman.
Source : http://www.mairie-archamps.fr/notre_commune/mont_saleve
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Le Salève (un extrait basé sur le site de la Muraz = http://www.lamuraz.com/117.html - Tourisme & Loisirs - Tourisme - Le Salève )
Le Salève, à mi-chemin entre Jura et Préalpes, est certes une montagne mythique mais il constitue surtout un merveilleux belvédère très convoité, remarquable pour ses points de vue à 360° puisque de son sommet, traversé par une route de crête (la D41), on peut admirer:
• au Sud-Est, la vallée de l’Arve, la chaîne des montagnes alpines du massif des Aravis et du massif du Mont-Blanc
• au Nord-Est, la région genevoise et le Lac Léman, et plus loin les Alpes vaudoises et valaisannes en Suisse
• au Nord, le Jura
• au Sud-Ouest, le lac d’Annecy et, par temps clair, le lac du Bourget (Aix-les-Bains)
Les sentiers
Berceau de la varappe et du vol libre, le Salève offre un havre de détente aux habitants de toute la région. Le sentier GR Tour du Léman, les sentiers "Balcons paysagers" ainsi qu’un sentier géologique permettent de découvrir cette montagne laboratoire connue pour ses falaises, ses innovations techniques (train électrique, téléphérique) et pour les hommes célèbres qui y séjournèrent (De Saussure, Rousseau, Lamartine, Wagner).
Le Salève recèle aussi un patrimoine riche, témoin de l’histoire et de la vie locale ; à son pied, l’ambiance campagnarde s’allie à d’intéressantes richesses souvent insoupçonnées. Le sentier à thème "Alpages et forêts" à Vovray-en-Bornes (à 10 km du chef-lieu de La Muraz par le C.D. 15) fait découvrir les activités agricoles, forestières et les anciennes carrières de silice.
D’autres sentiers conduisent au Chalet de la Thuile, une ancienne ferme auberge de montagne, ou à la grange de Mikerne, "Maison du Salève", centre de découverte du massif. Au pied de sa face Nord, on peut encore suivre le chemin de Compostelle et découvrir ainsi une borne militaire romaine à Neydens, la chartreuse de l’Abbaye de Pomier ou encore St Jacques à la chapelle de Charly.
Les principales étapes
En parcourant la crête du Salève du Nord au Sud, soit une distance de 34 km d’Annemasse à Cruseilles, on peut tour à tour visiter ou admirer:
• Monnetier-Mornex, village touristique de tradition entre le Petit et le Grand Salève, placé dans une faille rocheuse
• Le Téléphérique du Salève dont l’origine remonte à 1932, vue panoramique de la gare supérieure avec restaurant panoramique, jardin d’enfants, espace botanique, départ de sentiers pédestres
• Les Treize Arbres , vue panoramique, promenade dans la nature, gare d’arrivée de l’ancien chemin de fer à crémaillère, en fonction depuis Etrembières entre 1892 et 1936
(voir http://www.la-salevienne.org/memoires/Accidents_avions_au_Saleve_G-LEPERE.pdf)
• La Table d’orientation, vue panoramique, piste d’envol de parapente, auberge, tour-relais de télécommunications
• La Grande Gorge, vue panoramique sur la chaîne du Jura, la basse vallée de l’Arve et Genève
• Les Rochers de Faverges, vue magnifique sur le Mont-Blanc, la chaîne des Alpes et la moyenne vallée de l’Arve
• La Croisette, petit village avec auberges de montagne caractéristiques, foyer de ski de fond, petite piste de ski de piste, très belle vue sur le Mont-Blanc; très ensoleillé l’hiver en période de brouillard dans la plaine
• La Grotte du Diable, auberge de montagne dans la forêt, belle vue sur la chaîne des Aravis et le Plateau des Bornes, promenades en forêt
• Les Trois Lacs, point culminant à quelques centaines de mètres à pied de la route; par temps clair, on peut voir les lacs Léman, d’Annecy et du Bourget
• Le Grand Piton, point culminant du Salève à 1'375 m
• Cruseilles, bourg situé sur la R.N. 201 Annecy-Genève, vieux quartier du Corbet avec maisons anciennes, église avec un superbe clocher à bulbe dans la tradition savoyarde
• Le Pont de la Caille, 7 km plus loin en direction d’Annecy, vieux pont suspendu aux 4 tours crénelées du début du 18ème siècle surplombant le défilé des Usses de 150 m. Impressionnant et entièrement restauré, il peut être emprunté à pied.
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Texte basé sur http://www.saleveautrement.ch/new/saleve.php
Une montagne citadine
Le bassin genevois se compose d'une plaine relativement plate, délimitée presque complètement par des fronts montagneux qui diffèrent par leur structure et aspects. Dans cet environnement montagneux, le Salève joue un rôle à part. Bien qu'il n'appartienne pas au territoire helvétique, il fait depuis longtemps partie de l'imaginaire et des pratiques des citadins genevois : ses rochers, ses forêts, ses pâturages et villages, cristallisent leurs rêveries alpestres. Ainsi, peut-on comme le suggère l'ethnologue B. Crettaz, situer cette montagne dans la catégorie des "montagnes citadines" qui sont à partir du XVIIIe siècle l'objet d'un véritable engouement de la part d'une nouvelle société urbaine en quête de nature (1).
On y pratique la marche, la varappe, le ski de fond, la luge, le parapente et on y séjourne grâce au développement de l'offre hôtelière et touristique. Le panorama exceptionnel que le Salève offre sur la plaine genevoise jusqu'au Jura, et sur les Alpes jusqu'au Mont-Blanc ainsi que sa diversité naturelle constituent ses principaux atouts touristiques. Pour de nombreux naturalistes de cette époque il représente également un laboratoire d'observations privilégié (géologie (2), paléontologie, entomologie et botanique entre autres) qui lui conférera la réputation de montagne la plus étudiée et décrite au monde.
Le Salève n'intéresse pas seulement les naturalistes car, en plus de son intérêt touristique, ses roches ont de tout temps représenté une ressource économique. Depuis longtemps de nombreuses carrières sont exploitées, soit dans les calcaires pour en extraire des pierres de construction (Etrembières, Monnetier, etc.), soit dans les grès pour la confection de la verrerie. Actuellement, les roches et les éboulis sont toujours exploités au pied du grand Salève principalement pour l'empierrement des routes.
Cependant, bien avant que les citadins profitent de ce site, le Salève possède aussi sa propre population de paysans et de bûcherons. Le versant orienté sud-est, bien qu'escarpé, est largement boisé et soumis au régime forestier. Le paysage des crêtes avec ses prairies, est quant à lui occupé par de vastes alpages. Enfin, il est probable que le microclimat du Salève et la rareté de ses sources (pénurie d'eau) aient constitué un frein à l'urbanisation de son sommet.
1. En effet, de nombreuses villes suisses entretiennent ce type de rapport à la montagne: Lugano avec le San Salvatore; Berne avec le Gurten; Zurich avec l'Uetliberg; Neuchâtel avec Chaumont.
2. Parmi les plus célèbres, H. B. de Saussure (Voyage dans les Alpes 1799) pour qui le Salève représentait un laboratoire de géologie alpine
Un parc paysager
Aujourd'hui, l'ensemble de la région s'est urbanisée, tant au niveau des pratiques que dans leurs inscriptions territoriales. Le Salève est intégré à la ville et porte les marques de ses différents rythmes : "le rythme quasi permanent de l'emprise foncière, le rythme quotidien du flux et reflux des pendulaires, le rythme éphémère et transitoire des loisirs de fin de semaine" (J. Burgener, 1988). Ainsi peut-il être considéré comme un vaste parc paysager dont l'aménagement doit viser non seulement à mettre en valeur son potentiel tant naturel que culturel, mais aussi à gérer les conflits que peuvent générer ses différents usagers (en particulier les populations résidente et transitoire).
En effet, selon que les conditions climatiques sont bonnes ou mauvaises des vagues, de promeneurs, de pique-niqueurs ou de sportifs déferlent au sommet du Salève. La grande variabilité de ces flux et leur tendance à la concentration dans le temps et dans l'espace caractérisent ces pratiques occasionnant des bouchons sur les deux routes d'accès au sommet et le sentiment d'un envahissement du massif (parkings sauvages). D'autre part, le développement des loisirs et du transport individuel consécutif à l'amélioration des voies routières ont engendré le déclin d'équipements comme le téléphérique ou de l'offre hôtelière. Certaines parties du sommet du massif, (pâturage et boisement) autrefois entretenues, sont laissées en friches.
Le pied du Salève connaît lui aussi de fortes transformations particulièrement au niveau des localités (Veyrier, Monnetier, et Collonges) et de leurs alentours. Depuis une trentaine d'années, les mouvements pendulaires des frontaliers s'accentuent, et le pied du Salève se recouvre de lotissement de petites maisons et de projets immobiliers. Par ailleurs, l'exploitation intensive de 70 hectares de carrières, la création d'un terrain de golf et de l'autoroute A 40 ont profondément modifié le paysage du flanc occidental. Parallèlement à cette urbanisation, le Salève semble dans la perception commune menacé par l'emprise grandissante de la ville. Les autorités françaises conscientes non seulement de la pression immobilière dont il fait l'objet, mais aussi de sa valeur paysagère et du rôle qu'il joue pour les habitants de la région, ont mis à l'étude une directive de protection et de mise en valeur de ses paysages tant naturel que culturel (en cours). Au niveau régional, le Comité régional franco-valdo-genevois poursuit également une réflexion (projet de classement de la région basse et prescriptions spéciales de protection dans sa région haute).
Géologie & climat
Le Salève, en tant qu'entité géologique et morphologique, s'étend de la vallée de l'Arve jusqu'à la région d'Annecy. Ce chaînon constitué de roches analogues à celles du Jura se compose essentiellement de calcaires qui se sont déposés dans des mers peu profondes et tropicales au cours des époques jurassique et crétacée (entre 150 et 120 millions d'années). Se dégageant des terrains mollassiques de la région d'Etrembières, un premier bastion, le Petit-Salève, s'élève jusqu'à 898 m. Puis, coupée par le vallon de Monnetier, la chaîne reprend de l'altitude et atteint son point culminant aux Pitons à 1375 m.
Le versant du Salève qui regarde Genève est abrupt: il montre ainsi clairement la disposition des couches calcaires qui, dans sa partie supérieure, sont presque horizontales. Une grande cassure (faille) les sépare des grandes dalles verticales de sa partie inférieure, particulièrement bien visibles à l'aplomb du téléphérique. Cette faille très ancienne, toujours active, génère des tremblements de terre heureusement rarement perceptibles; elle s'enfonce à plusieurs milliers de mètres sous la surface du bassin genevois et a certainement joué un rôle majeur dans la formation de cette montagne, il y a environ 2 à 5 millions d'années.
Les formations superficielles contiennent des dépôts de sédiments fluvio-glaciaires qui ont recouvert presque la totalité des bords du lac Léman et les alentours de Genève. Ce sont des alluvions silico-calcaires dont l'épaisseur peut atteindre plusieurs dizaine de mètres. Les éboulis de calcaire se sont mis en place en dernier, et ont recouvert partiellement les alluvions fluvio-glaciaires, comme c'est le cas au pied des falaises nord du Massif du Salève.
Du fait de sa composition calcaire, le Salève. relève du modelé karstique qui se caractérise par un drainage des eaux principalement à composante verticale et souterraine. Ainsi, en l'absence de drainage superficiel, il n'existe, sur le massif, quasiment pas de réseau hydrographique apparent (le Salève est connu pour son réseau souterrain). Les cours d'eau les plus importants sont situés dans la plaine. Il s'agit de l'Arve et notamment de la Drise.
Du point de vue hydrogéologique, les éboulis et les formations fluvio-glaciaires (zone des carrières) se comportent comme un ensemble perméable en laissant s'infiltrer les eaux de précipitation. Du fait de sa position topographique, le versant occidental ne contient pas de nappe aquifère mais des venues d'eau à mi-pente (sur l'ensemble des carrières). Sur le site de la carrière, les venues d'eau ne sont pas très importantes et peuvent être estimées à quelques litres par seconde.
Le climat est de type semi-continental à semi océanique, avec des hivers très frais et des étés chauds. Le climat et la présence du lac Léman, du Rhône et de l'Arve, provoquent de fréquents brouillards sur la plaine. Du fait du caractère "encaissé" du lac Léman, de la plaine genevoise et de la vallée du Rhône, la région canalise des vents forts et variés en direction (principalement la bise de direction nord-sud à nord-est / sud-ouest; et le vent de direction sud-ouest /nord-est à sud-nord). Sous l'angle climatique, le Salève se démarque des montagnes avoisinantes par le fait qu'il reçoit relativement peu de précipitations: on a pu constater que les précipitations estivales étaient d'au moins un quart inférieures à celles que l'on peut obtenir à altitude égale sur le Jura. Morphologiquement, le Salève présente des particularités dues à sa nature de pli en genoux que l'on retrouve souvent dans les chaînes montagneuses.
Son versant nord-ouest est abrupt, rocheux, formé d'une succession de parois verticales en formes de tours séparées par des gorges profondes (Grand Salève).
Son versant sud-est, en revanche, est en pente douce et couvert de forêt de résineux ou de feuillus. Les multiples décrochements à angle droit par rapport à l'axe de la chaîne provoquent une succession de microclimats froids ou chauds, selon leurs expositions, et la présence, sur la partie chaude exposée au sud-ouest, d'espèces végétales et animales de type méridional.
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Voir aussi :
1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Sal%C3%A8ve wikipedia en français
2) http://en.wikipedia.org/wiki/Saleve wikipedia in English
3) http://de.wikipedia.org/wiki/Sal%C3%A8ve wikipedia Deutsch
4) http://es.wikipedia.org/wiki/Sal%C3%A8ve wikipedia Español
5) http://www.genevephoto.com/saleve/index.html
6) clic = Extrait de l'Encyclopédie méthodique: ou par ordre de matières,
Volume 25, Éditeur : Panckoucke, 1828
7) http://www.youtube.com/watch?v=4uB1Nzli0ZM Le Salève.wmv, durée vidéo = 5 minutes.

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Cliquer sur l'icôn pour afficher la carte du Salève de
Swissgeo. Vous pouvez vous deplacez dans toutes les directions à
l'aide des flêches et aussi aggrandir ou diminuer l'image (zoom
avant et zoom arrière).

Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal
de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).

Carte du Salève. Source: Office de Tourisme Annemasse Agglo.

Source : Commune de MONNETIER-MORNEX, Atelier de Cartographie A. DOBIGNARD
Mont Salève à pied
Promenades et randonnées du Salève. Source: Syndicat Mixte du Salève.
PANORAMAS
Cliquer sur les panoramas pour les agrandir.
Source : Panorama géologique du Salève (Haute-Savoie, France), et Vue de la face du Salève prise de Troinex, Augustin Lombard, Genève, 1965, Publié par la Commission Géologique Suisse, Organe de la Société helvétique des sciences naturelles (l'Académie Suisse des sciences naturelles).

Cliquer sur le panorama pour l'agrandir
Source: Randonnées au Salève, description de 53 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages
36-37 (livre épuisé).
Clic http://www.enimages.net/visites/hte-savoie/st-julien/ete/village/visite.html?pano=visite0.xml pour une visite virtuelle du Genevois permettant de simuler le pilotage en direct d'une caméra pour obtenir une vue à 360° du lieu visité. En cliquant sur les flèches (=Hotspots), des images "sphériques" sont liées entre elles en sautant d'un point de vue à l'autre. Ces visites sont visibles avec le lecteur Flash. Pour le téléphérique du Salève, il faut cliquer sur le cercle rouge du téléphérique se trouvant sur le plan (nord-est) puis sur 360°.
Le téléphérique du Salève
Tél : bas = F39'86'86, haut = resto (fermé en hiver) = F39'09'09. Sauf vent : janvier - mars : vendredi + samedi + dimanche : 9h30-17h30 ; avril + oct
: mardi - dim : 9h30-18h ; mai - sept : dim - mercredi : 9h30-19h, jeudi- samedi
: 9h30 - 23h. Le téléphérique est ouvert, si beau temps, les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Aller Simple = 6,50 euros , Aller-Retour = 10,80 euros. Avec Abonnement
général CFF ou abonnement mensuel ou annuel unireso : demi tarif
(l'abonnement demi tarif CFF ne donne aucun rabais). Un carnet de 10 trajets
= 42 euros (tarif unique). De Genève : Billet combiné téléphérique
+ 1 carte journalière TPG = adulte : 19 Frs, enfant 7-16 ans : 12 Frs.
Points de vente : Rive, Gare CFF, Gare Routière (Place Dorcière) ou "Geneva Pass" [ 25 frs pour 1 jour, 35 frs pour 2 jours, 45 frs pour 3 jours, vendu aux agences de Genève Tourisme (Mont-Blanc et aéroport), plusieurs avantages, y compris l’aller-retour en téléphérique, voir
http://www.geneva-pass.com/pdf/Geneva-Pass.pdf ] .
http://www.telepheriquedusaleve.com = http://saleve.booba-dev.com
et/ou
http://www.saleveautrement.ch/new/images/plaquette09.pdf
. D'Annemasse : Billet combiné navette TAC et téléphérique : Office de Tourisme
d'Annemasse - station inférieure du téléphérique - montée et descente en téléphérique
- retour à l'Office de Tourisme d'Annemasse. Pour réserver, minimum une demi-journée
à l'avance, Tél. F95'07'10 (Office de Tourisme) ou F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30,
ProxiTAC = transport à la demande), adulte = 10,70 euros, enfant = 6,40 euros,
famille = 21,40 euros. http://www.reseau-tac.fr .
Mais aussi pour une balade panoramique en votre vélo au Salève le mercredi après-midi
et samedi (tous les jours pendant les vacances scolaires (juillet-août))
pendant la période d'ouverture du téléphérique, le ProxiTAC vient vous chercher
n'importe où dans l'agglomération annemassienne pour vous amener ainsi que votre
vélo à la station inférieure du téléphérique - montée en téléphérique - 4,50 euros.
Pour le retour depuis un arrêt il faut payer 1,20 euros. Pour réserver, minimum
une demi-journée à l'avance, Tél. F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC
= transport à la demande).
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Pour visionner un extrait de 3 minutes de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) cliquer
soit via YouTube ,
soit via notre website [extension = avi, poids = 14'000'000 octets, durée téléchargement = une à 10 minutes selon la vitesse de votre ADSL. Pour visionner le reportage il faut installer sur votre ordinateur soit VLC media player soit Windows Media Player soit Quick Time soit Real player (les 4 sont gratuites)]
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http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2011/12/17/article_telepherique_frequentation_en_hausse_et.shtml
Une Téléphérique : fréquentation en hausse et nouvel exploitant Le Messager le 15/12/2011 Yves Gallard
En 2011, le téléphérique a transporté 200’000 personnes, soit 50’000 de plus que l'année passée. Au cours de l'année 2002, ils étaient 70'000 à avoir emprunté les cabines pour monter au Salève.
Le groupe Veolia va se séparer de sa branche transport qui exploite le téléphérique du Salève alors que la structure connaît une fréquentation en hausse.
Au début du mois de décembre 2011 Antoine Frérot, le PDG de Veolia Environnement a annoncé le désengagement du groupe dans Veolia Transdev, sa filiale en charge des transports publics. Le repreneur pourrait être la Caisse des dépôts et consignations qui détiennent déjà 50 % de Veolia Transdev mais la RATP semble également être intéressée. Quelles seront les conséquences pour le téléphérique du Salève ?
«Normalement cela ne change rien», assure Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT), l'organe franco-suisse qui gère la structure.
L'année 2012 sera de toute façon une période d'attente et d'études puisque la délégation de service public (actuellement accordée à Veolia) sera renouvelée au 1er janvier 2013. Quoi qu'il arrive, à cette date l'exploitant aura changé de nom.
Un autre gros chantier attend le téléphérique. Entre fin 2012 et début 2013, les câbles porteurs vont être changés. Installés en 1984, les anciens ont une durée de vie de 30 ans et auraient pu continuer à servir encore quelques années mais les gestionnaires ont préféré anticiper tout éventuel problème de sécurité qui aurait porté un trop grand préjudice à l'activité du téléphérique.
L'investissement sera de deux millions d'euros et immobilisera les cabines pendant trois mois. «S'il y a un problème sur un câble, on arrête et c'est le risque de voir une année blanche pour le téléphérique», analyse Maurice Giacomini qui ne veut pas voir s'arrêter la bonne dynamique qu'a prise la structure.
L'année 2011 s'est achevée avec une augmentation de plus de 200 % en neuf ans. «Cela a été possible grâce aux importants efforts de promotion que nous avons réalisés et aussi à la faveur d'une année où la météo a été excellente», analyse le président du GLCT. Le 19 décembre 2011 aura lieu la prochaine assemblée générale et avec ses homologues suisses, il décidera des prochaines orientations budgétaires qui essayeront de pérenniser ces bons résultats.
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http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2010/12/13/la-frequentation-du-telepherique-du-saleve-surtout-locale
La fréquentation du téléphérique du Salève : surtout locale DL le 13/12/2010
Une enquête commandée par Véolia vient de révéler que les Annemassiens sont les plus nombreux à emprunter le téléphérique du Salève : un client sur deux est français, trois français sur cinq sont haut savoyards, et parmi les haut-savoyards, 18 % viennent d’Annemasse, 8 % d’Annecy, 5 % de Saint-Julien.
Côté suisse, 6 clients sur 10 viennent de Genève. Cette information sur le caractère local de la fréquentation est à relativiser par le fait que l’enquête a été réalisée entre le 9 et le 15 août 2010.
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Téléphérique recherche financements privés pour cause de changement de câbles ! (15.10.2010)
(le reportage de France 3 ) vidéo d'Elsa Cadier & Jordan Guéant (durée : 1’40).
C'est l'un des téléphériques urbains les plus emblématiques, le téléphérique du Salève offre depuis 1932, une vue imprenable sur Genève et Annemasse. Ces 5 dernières années, sa fréquentation a progressé de 40%. Mais pour sa modernisation, on fait aujourd'hui appel aux deniers privés.
Il faut dire que les câbles porteurs ont été changés pour la dernière fois en 1984. Le propriétaire songe à les remplacer pour s'équiper de câbles de nouvelle génération, sans contrepoids. Une opération qui reviendrait, au bas mot, à 2 millions d'euros.
Le téléphérique est certes sous le régime d'une délégation de service public, mais la facture du nouvel équipement ne pourrait être supportée par les seules finances publiques. Dernière solution, l'appel aux entreprises privées.
"Veolia transports", l'exploitant du téléphérique, serait prêt à s'impliquer financièrement dans le changement des câbles. "Bouygues Télécom" serait aussi disposé à investir.
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Un article publié dans le « Dauphiné libéré » du 27.9.2010 (Copyright Dauphiné libéré).
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2010/09/27/les-operateurs-s-interessent-au-telepherique-du-saleve
Les opérateurs s’intéressent au téléphérique du Salève
Équiper le téléphérique de câbles de toute dernière génération pourrait permettre à terme de réaliser des économies sur une maintenance qui s’en trouverait allégée. Quatre câbles coûteraient 1'250'000 €, pour une économie estimée à 700’000 € sur 25 ans.
Bouygues est déjà sur les rangs pour participer au financement de deux câbles. L’opérateur de téléphonie en a besoin pour faire monter un réseau de fibre optique vers son antenne relais. Il verserait ensuite une redevance annuelle. Veolia transports, qui exploite le téléphérique via un contrat d’affermage, pour sa part se dit prêt à s’impliquer dans le remplacement des câbles.
Les élus du Groupement local de coopération transfrontalière se sont donné un délai de réflexion avant de prendre une décision.
En effet, si Veolia investit, le contrat d’affermage ne change-t-il pas de nature pour devenir une concession ? Les aspects juridiques du dossier vont être examinés.
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Un article du journal Le Messager (Genevois) (http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2010/05/31/article_le_telepherique_du_saleve_atteint_des_so.shtml) du 27.5.2010 par YVES GALLARD.
Le téléphérique du Salève atteint des sommets de fréquentation.
Avec 160’000 voyageurs transportés en 2009, le téléphérique confirme l'augmentation de sa fréquentation depuis ces cinq dernières années.
Jamais le téléphérique du Salève n'avait connu une telle fréquentation. Alors que les chiffres de 2009 sont excellents, d'importants travaux de rénovation s'annoncent pour pérenniser cet élan.
Année record pour le téléphérique du Salève. En 2009, 160’000 voyageurs l'ont emprunté pour monter au sommet.
Soit une hausse de près de 40 % par rapport à l'année précédente. C'est ce qu'a annoncé le délégataire Veolia vendredi 21 mai 2010, lors de l'assemblée générale du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) exploitant le téléphérique. Une bonne fréquentation qui s'explique par différents facteurs.
Tout d'abord, les actions de promotion se sont renforcées pour accroître la renommée de la structure. Un dépliant grand public avec horaires, tarifs et plan d'accès a été édité. L'élément météorologique a également été déterminant : « Durant la saison, nous n'avons eu qu'un seul week-end pluvieux », témoigne Claude Séraphin, directeur d'exploitation. Un dernier facteur indirect peut être trouvé dans la crise économique qui a incité les gens à privilégier les courtes destinations et le tourisme local.
L'accent mis sur les groupes
Côté financier, le téléphérique a généré 612'631 Euros de recettes, composé à 80 % de la vente de titres individuels et de carnets de 10 voyages. « Nous souhaitons maintenant développer la venue de groupes », a indiqué Veolia.
Ils représentaient 8 % des voyageurs en 2008 et 14 % en 2009. Pour dépasser ce chiffre, le délégataire a imprimé une brochure à destination des entreprises et des offices de tourisme de la région. Pour renforcer cette fréquentation, le nouveau vice-président du GLCT, Pierre-François Unger, conseiller d'État genevois (remplaçant Robert Cramer) a demandé s'il était possible de relayer dans les télévisions et radios locales, les jours de fermeture du téléphérique en raison de la météo. « C'est malheureusement impossible », lui a répondu Claude Séraphin. « Plus que la force du vent, c'est son angle d'incidence qui peut empêcher les cabines de voyager. Et cela peut changer tous les quarts d'heure ! » Pour connaître la météo au sommet du Salève, Veolia étudie un partenariat avec l'école de parapente pour l'installation d'une webcam panoramique. Mais ce type d'équipement coûte très cher. Et de l'argent, le téléphérique va en avoir besoin pour rénover ses équipements. Tous les six ans, tout est démonté, chaque pièce contrôlée. Cette opération de maintenance représente la bagatelle de 250'000 Euros et ce n'est pas tout. « Tôt ou tard, il faudra également rénover les câbles porteurs », indique Claude Séraphin. Les actuels ont été installés en 1984 mais leur durée de vie est inconnue. Bien évidemment, la sécurité des passagers du téléphérique n'est pas en cause mais si ce changement de câbles doit intervenir en avril, la saison d'exploitation tombe à l'eau ! Cet investissement est lourd puisqu'évalué à deux millions d'euros. « Mais avec ces grands travaux, on fait 200'000 Euros d'économie sur le long terme », indique Claude Séraphin. Les contrôles de maintenance devenant moins lourds (et donc moins onéreux) pour le téléphérique. Le GLCT va devoir décider s'il entreprend cet investissement (en ayant vraisemblablement recours à l'emprunt). « Si on ferme le téléphérique pour des raisons techniques, les gens ne voudront plus y aller », estime le président du GLCT, Maurice Giacomini. Des chiffres plus précis sur cette opération seront apportés à l'automne pour la prochaine assemblée générale. C'est à ce moment qu'une décision sera prise.
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Voici quelques chiffres extraits du rapport d’activités 2009 du Téléphérique du Salève (publié le 30 avril 2010) de la Société d’Exploitation du Téléphérique du Salève [SETS, C/O Veolia, dans le cadre d’une délégation de service public pour une période de 5 ans (2008-2012)]. 160'000 voyages (110'000 en 2008) dont 10'000 les soirs pour le restaurant (jeudis, vendredis et samedis de mai à septembre). Sur ce total 80% des billets aller-retour et 20% des billets aller simple. Compte d’exploitation (euros) : Charges : 700'000 dont 300'000 frais de personnel, 70'000 assurances, 60'000 électricité, 60'000 assistance technique, 40'000 marketing. Produits : 800'000 dont redevances entrées 600'000 (400'000 en 2008) et subventions 200'000. 1’400 personnes ont utilisé les navettes circulant les week-ends entre la station supérieure du téléphérique et la Croisette entre 20.6.2009 et 6.9.2009. En ce qui concerne le site web http://www.telepheriquedusaleve.com , la version française obtient 87% des visites tandis que la version anglaise obtient 13% des visites.
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Un article publié dans le « Dauphiné libéré » du 25.5.2010 (Copyright Dauphiné libéré).
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2010/05/25/annee-record-pour-le-telepherique-du-saleve
Année record pour le téléphérique du Salève
Le bilan du téléphérique est très positif. On est passé de 110'000 passagers en 2008 à 160'000 en 2009. Plusieurs raisons à cela : un travail important de communication de Véolia (qui s'occupe de la gestion et de l'exploitation du téléphérique), l'ouverture du restaurant au sommet du téléphérique, une météo favorable (un seul week-end d'intempérie) ou la crise qui a permis de redécouvrir les animations de proximité.
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Un article du journal 20 minutes (http://www.20min.ch Copyright 20 minutes) du 21.12.2009 par Didier Tischler .
Les TPG lorgnent sur le téléphérique (le téléphérique du Salève pourrait passer aux mains des TPG.)
D’ici à deux ans, la ligne 8 verra son terminus déplacé au pied du Salève, à côté du départ de la benne. Prémonitoire?
«Tout est très ouvert. On veut être présents sur la région. Nous n’excluons rien.» Patrice Plojoux, président du Conseil d’administration des Transports publics genevois (TPG), ne fait pas taire une rumeur qui ne cesse de gonfler. Fin 2012, le mandat d’exploitation du téléphérique du Salève, confié à la société française Veolia, s’achèvera.
Selon nos sources, les TPG pourraient prendre le relais, seuls ou avec la collaboration d’une société française, comme c’est le cas pour les transports publics d’Annemasse. Pour Pierre-François Unger, ministre des Affaires régionales, «l’idée est à creuser». Sa collègue du Conseil d’Etat Michèle Künzler, en charge de la Mobilité, abonde dans le même sens.
Patron du Restaurant l’Horizon, situé au sommet du Salève, Jean-François Schlemmer verrait ce changement d’exploitant d’un très bon œil. «Actuellement, les fréquences ne sont pas assez nombreuses, déplore-t-il. En développant l’offre, on relancerait l’engouement qu’ont les Genevois pour «leur» montagne, qui serait ainsi mieux rentabilisée.»
Le maire de la commune voisine de Veyrier n’est ni pour ni contre. «La priorité, et nous nous en réjouissons, est d’effectuer les travaux routiers nécessaires à la liaison de la ligne 8 jusqu’au téléphérique, analyse Luc Malnati. Pour le reste, on verra bien.»
Actuellement, le Canton subventionne le Téléphérique du Salève à hauteur de 300’000 frs. par an. Jusqu’en 2012...
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Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 5.9.2009 par Marie Prieur .
Grâce aux SIG, le téléphérique du Salève pourrait se mettre au solaire.
REGION | Le toit de la gare supérieure devrait être équipé de panneaux solaires.
«Dès qu’il y a du brouillard, tout le monde vient chercher le soleil au Salève.» Fort de ce constat, Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière pour l’exploitation du téléphérique du Salève et maire d’Etrembières, a eu l’idée d’utiliser cette ressource naturelle pour alimenter la gare supérieure de l’installation ainsi que le restaurant le Panoramique. La situation est d’autant plus pressante que la facture d’électricité, pour les six premiers mois de l’année, notamment due au chauffage cet hiver, atteint 30'000 euros (45'500 fr.).
«Cela ne sert à rien d’axer notre communication sur le développement durable, de dire aux usagers de prendre le téléphérique plutôt que leurs voitures, si nous ne sommes pas à la hauteur en termes de consommation d’électricité», déclare l’élu.
Pour connaître la faisabilité d’un tel projet, EDF et les SIG ont été sollicités. «Nous ne voulions pas donner l’impression d’agir en conquérant», explique Claude Haegi, artisan de la survie du téléphérique mais aussi vice-président des SIG. «Nous avons donc donné la priorité à EDF.» Sans succès. Face au manque d’implication du fournisseur français, les Genevois ont pris la balle au bond.
L’étude financée par les SIG (d’un coût de 5’000 fr.) démontre la nécessité de revoir toute l’isolation du bâtiment et propose la pose de capteurs photovoltaïques sur le toit du restaurant et de la gare supérieure pour chauffer l’ensemble du bâtiment ainsi que des panneaux solaires pour l’eau chaude.
Un projet qui a convaincu les membres du GLCT. D’autant que les efforts fournis par le passé s’avèrent payants. «La fréquentation du téléphérique est en hausse et atteint +45% en juillet par rapport à juillet 2008. On devrait arriver entre 120’000 et 125’000 passages pour 2009», se réjouit Maurice Giacomini.
Reste donc à trouver le financement d’un tel projet. La partie solaire s’élevant à elle seule à 300'000 francs. «Les SIG seraient prêts à apporter une contribution», précise Roger Vioud, chargé des relations transfrontalières aux SIG. L’occasion pour l’entreprise genevoise de démontrer son implication dans la région et dans les énergies renouvelables à travers ce partenariat hautement symbolique.
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Un article de Juliette GALEAZZI
publié dans le « Dauphiné libéré » du samedi 15.8.2009 à la page 7 (Copyright Dauphiné libéré).
Construite en 1932, la gare d’arrivée de l’architecte Maurice Braillard n’a jamais été terminée
L’aménagement du téléphérique ou l’Arlésienne du Genevois
En 1932, Maurice
Braillard avait conçu
des plans ambitieux
pour le téléphérique du
Salève.
« Sa principale particularité
repose dans le côté gratte ciel
horizontal en béton aux formes
assez pures », commente
Bruno Vayssière, qui était jusqu’à
juillet 2009 directeur de la fondation
Braillard à Genève.
Mais l’originalité du projet
vient aussi de la volonté d’accoler
un hôtel à la gare d’arrivée.
À l’époque, par manque
d’agent, le chantier n’a jamais
été terminé. Et depuis, l’envie
d’achever l’oeuvre de
Braillard n’a jamais disparu.
Les idées fleurissent, sans jamais
aboutir.
« Le téléphérique ne marchera
qu’avec un argument
musclé », martèle Bruno
Vayssière. Une des idées fortes de ce professeur à l’université de Savoie
Serait d’installer
un planétarium à la station inférieure
du téléphérique. »
Une suggestion qui ne plaît
pas beaucoup à Maurice Giacomini,
maire d’Étrembières
et président du GLCT, l’actuel
propriétaire du téléphérique.
« S’il doit y avoir un planétarium,
il n’a sa place qu’au
sommet du Salève, réagit celui
qui se plaît à répéter que le
Salève se suffit à lui même.
L’envie d’achever
l’oeuvre de Braillard
n’a jamais disparu
Depuis qu’il a repris l’installation
en 2007, la priorité du
GLCT a été de la faire fonctionner
avec de meilleurs résultats.
Cette année, la mission
sera accomplie et la présence
du nouveau restaurant,
L’Horizon, au sommet n’y est,
sans doute, pas étrangère.
«Notre but est avant tout
d’amener des gens sur le Salève.
Mais monsieur Vayssière
a une force de proposition
intéressante. Tout moyen
d’éviter de mettre de l’argent
public dans le téléphérique
mérite d’être étudié. »
En effet, depuis 2002, l’ex directeur
de la fondation
Braillard, a étudié différentes
pistes de financement. Sa
principale idée serait de monter
un dossier Interreg pour
obtenir une subvention européenne
pour ce projet de
transport transfrontalier, permettant
d’accéder à ce que
beaucoup qualifient de jardin
d’altitude aux portes de la ville.
«On pourrait obtenir 40%
du budget nécessaire. Ensuite,
pourquoi ne pas créer un
club d’entreprises ? » Le principe
serait le suivant : chaque
entreprise paie un ticket annuel,
en échange de la possibilité
d’organiser des congrès
au sommet.
Si l’idée peut surprendre,
l’expérience faite ces derniers
mois par L’Horizon, démontre
l’existence d’une réelle demande.
« Entre avril et juin,
on a organisé entre deux et
trois séminaires par semaine,
indique Bruno Maillet, directeur
de l’établissement. Et
contrairement à toute attente,
il s’agit à 70 % de sociétés
haut savoyardes ! »
REPÈRES
LE GLCT
Le GLCT (groupement local
de coopération
transfrontalière), créé le
15 mars 2006, a repris le
téléphérique du Salève au
1er janvier 2007. Il a pour
président Maurice Giacomini,
maire d’Étrembières, et se
compose d’un bureau et d’une
assemblée rassemblant des
représentants d’Annemasse
Agglo, de la commune de
Monnetier-Mornex et du
canton de Genève.
LA SOCIÉTÉ VEOLIA
La société Véolia est le
prestataire de services qui a
été choisi par le GLCT pour
gérer l’exploitation du
téléphérique dont le budget de
180'000 euros par an est
financé à 50% par le canton de
Genève, 48,5% par Annemasse
Agglo et 1,5% par Monnetier-
Mornex.
UN INTERREG
Lancée en 1991 par la
Commission européenne,
l’initiative Interreg a pour
objectif de soutenir les
activités régionales
transfrontalières afin
d’augmenter la perméabilité
entre les pays. Un Interreg
offre des subventions
représentant 40 à 60% du
projet présenté.
MAURICE BRAILLARD
Architecte, urbaniste et
homme politique établi à
Genève, Maurice Braillard a
travaillé sur de nombreux
projets entre la Suisse et la
France entre 1904 et 1957.
« En juillet 2009, nous avons eu
40% de voyageurs en plus »
À la mi août 2009,
Claude Séraphin,
directeur d’exploitation du Téléphérique
depuis 1984 dresse un premier bilan de
la fréquentation du Téléphérique du Salève.
Comment se passe la saison
estivale ?
« Elle est excellente !En juillet,
nous avons eu 40 % de voyageurs
en plus que l’an passé.
Nous dépasserons donc
probablement les 108'000 passagers
de 2008 et j’espère même
atteindre 115'000 personnes.
»
D’où vient cette hausse ?
« Tout d’abord, on a beaucoup
parlé du Téléphérique lors de
la réouverture du restaurant
(NDLR : à la gare d’arrivée).
Ensuite, un schéma de communication important a été mis
En place par Véolia et peut-être est-on
aussi servi par la crise.
Avec un billet famille à
21,40 € et la gratuité pour les
moins de 17 ans, nous faisons
partie des premiers prix touristiques de la région.
»
Quel type de groupes visez-vous
?
« Principalement les touristes mais aussi les scolaires,en concordance
avec la Maison du
Salève et d’autres partenaires
comme la ferme de Follon du
côté des Usses, la ferme de
Chosal et le bureau de la montagne Salève-Vuache.
»
En 25 ans, la clientèle a-t-elle
évolué ?
«On commence à avoir davantage de gens du sud de la France,
d’Espagne...Mais je constate surtout une évolution dans la
manière de penser des gens. Ils
ont pris conscience qu’on ne
peut pas tout faire en voiture et
n’hésitent pas à la poser pour
venir faire du téléphérique, du
parapente, de la rando, du
VTT. C’est une des dernières
Montagnes vierge de construction
à proximité d’une grande
agglomération. »
Propos recueillis
par J.G.
Animations : l’été n’est pas fini
Les animations estivales au
Téléphérique du Salève ne
sont pas encore terminées.
Après la randonnée pour
la nuit des étoiles et les feux
d’artifices samedi passé, Olivier
Dunand propose une
chasse aux trésors “Perds pas
le nord” pour les enfants de 7 à
12 ans. Déjà repoussée à plusieurs
reprises par manque
d’inscriptions, elle reste prévue
pour les mercredis 19 et 26 août 2009
(renseignements au
06'85'54'86'94). Un nouvel
aménagement attend les visiteurs
dans le hall de la station
supérieure. Il s’agit d’une exposition
réalisée avec le muséum
d’histoire naturelle de
Genève. On y retrouve des
images d’antan : sentiers muletiers,
chemin de fer, etc.
J.G. avec J.V.
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Un article du Dauphiné Libéré du samedi 28 mars 2009 page 7 (Copyright Dauphiné libéré)
Tourisme : Téléphérique du Salève : Objectif 110'000 voyageurs
Début avril 2009 le téléphérique du Salève reprendra un fonctionnement presque saisonnier avec six jours d'ouverture sur
sept. La société d'exploitation du téléphérique du Salève, vise une fréquentation de 110'000 voyageurs. L'an dernier
108'700 voyageurs ont été enregistrés. L'objectif 2009 apparaît dans la continuité voulue par le nouveau gestionnaire.
Au chapitre des nouveautés, le téléphérique veut être attractif pour un public de 2'000 scolaires français et 700 élèves
suisses. Six structures, toutes en lien avec le Salève, se sont regroupées pour travailler sur un projet adapté, destiné
aux enfants. La Maison du Salève, le Bureau de la montagne Salève-Vuache,
Andilly Loisirs, la Ferme du Follon, la Ferme de Chosal et le téléphérique présentent ainsi sept projets pédagogiques à
mener tout au long de l'année. Le but est de donner un thème à chaque journée de sortie scolaire : découverte de la
ferme, éveil à la nature, initiation à la course d'orientation nature ou varappe. Le programme est vaste. De plus, pour
les écoles maternelles et primaires de l'agglomération d'Annemasse, le transport sera offert par l'office de tourisme
d'Annemasse.
Activités sportives
Par ailleurs, les animations de la saison 2009 comprennent des activités sportives : VTT à louer, randonnées découvertes,
escalade, enduro, balades à dos d'âne. Le Muséum d'histoire naturelle et le Musée des sciences de Genève préparent une
exposition sur les anciens sentiers muletiers et les différents modes de transport au Salève. À partir de fin juin 2009,
des navettes gratuites partiront de la gare supérieure du téléphérique pour se rendre au lieu-dit la Croisette et
admirer le mont-Blanc. Ces projets touristiques se développent grâce à cette remontée mécanique qu'est le téléphérique du
Salève. La FEDRE (Fédération européenne pour le développement durable des régions), basée à Genève, accorde son soutien
à une telle initiative, faite pour des citadins prêts à se passer de leur voiture. Mi-avril, le restaurant "le Panoramic"
situé sur la gare supérieure, rouvrira ses portes. Après plusieurs années de fermeture, Jean-François Schlemmer et son
associé Bruno Maillet tentent cette nouvelle aventure.
GESTION TRANSFRONTALIÈRE
Le GLCT (Groupement local de coopération transfrontalière) pour l'exploitation du téléphérique du Salève est
propriétaire des installations. Le téléphérique est subventionné par l'État de Genève (50 %), par la communauté de
communes de l'agglomération annemassienne (48,5 %) et la commune de Monnetier-Mornex (1,5 %).
VÉOLIA TRANSPORT
La société d'exploitation du téléphérique du Salève est depuis le 1er janvier
2008, une filiale du groupe Véolia Transport. Elle est liée au GLCT par un contrat
de délégation de service public jusqu'au 31 décembre 2012.
TRAVAUX DE MAINTENANCE
Un entretien des installations a eu lieu cet hiver pour un montant de 150'000 euros, financés par le GLCT et la société
d'exploitation du téléphérique.
A-M.B.
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TELEPHERIQUE DU SALEVE (Sources : http://www.telepheriquedusaleve.com/Histoire)
Ce fut comme un avion: les maisons s'aplatirent; le paysage s'élargit de seconde en seconde, le radeau aérien montait, glissant sur cet incroyable fil qui portait notre vie. Grand lac bleu aux courbes sinueuses, campagne d'un vert nourri et tendre, monts qui se découvraient gradin par gradin et, de tous côtés, le ciel, voilé qui s'offrit à moi tandis que couchés sur les planches frémissantes, penché sur un beau gouffre qui se creusait davantage à chaque instant, j'interrogeais l'espace. (...) Plus près au sommet du Salève, qui est le premier contrefort dressant à pic ses huit cent mètres de rochers sur la campagne genevoise, on apercevait une masse blanche, un bloc qui se détachait du fond sombre, qui s'enlevait sur lui avec la vigueur et la précision propres aux travaux humains et qui ressemblait à un grand phare aveugle. En vérité la vue de ce monument singulier faisait pour moi tout le prix d'une si belle journée.» (Joseph Kessel, Le Messager, 29 octobre 1932)
Une réalisation pionnière
Le téléphérique du Salève inauguré en août 1932 fut salué comme une réalisation d'avant-garde tant sur le plan technique qu'au niveau de son architecture. Il est le fruit de la collaboration entre l'architecte genevois Maurice Braillard, un ingénieur civil lui aussi genevois, Georges Riondel et l'ingénieur parisien, André Rebuffel, spécialiste des téléphériques. Cet ouvrage remplaça le chemin de fer électrique du Salève créé en 1890 et qui faisait partie de l'extension du réseau genevois des transports; réseau qui alors ne se limitait pas aux frontières du canton mais rayonnait dans plusieurs directions jusqu'aux principales localités de France voisine.
Véritable oeuvre architecturale, le téléphérique du Salève construit le paysage qui s'organise entre ville et montagne et se distingue des équipements qui abondent sur les domaines skiables. Il se rapproche plus des ascenseurs urbains ou des anciens funiculaires qui avaient pour but non seulement le transport mais aussi la mise en valeur d'un territoire et sa perception. La ville se donne ainsi à voir pour les autres (touristes et visiteurs) autant que pour elle-même: grâce au spectacle de la vision aérienne, son territoire se définit et s'étend en même temps. Par l'intermédiaire du téléphérique, le cadre montagneux du Salève devient un atout touristique pour la ville qui s'en trouve renforcée par effet de contraste dans son urbanité. La station supérieure, avec son projet d'hôtel, est conçue comme un volume aux arrêts précises qui déborde et bloque les éléments dynamiques qui s'élancent vers le vide. L'expression architecturale (expression du béton brut, bandeau vitré, porte-à-faux) de cet objet s'inscrit dans la grande lignée des projets industriels (gares modernes, barrages, usines) d'où tout romantisme montagnard est absent. Toutefois la station supérieure est restée inachevée par manque de moyens financiers. Ainsi l'hôtel, ses escaliers et les espaces de services attenants n'ont jamais été réalisés de sorte que le restaurant panoramique en belvédère (200 couverts) n'a, lui non plus, jamais pu être mis en service. La station inférieure, bien que moins spectaculaire que la station supérieure, possédait elle aussi de grandes qualités architecturales. Le bâtiment était composé d'un corps groupant machinerie, service de billetterie, aire d'embarquement et d'une tourelle latérale en porte-à-faux.
Usages et évolution de l'exploitation
La période la plus faste d'exploitation est celle des cinq années qui suivent l'inauguration de l'ouvrage, pendant lesquelles il n'est pas rare d'attendre pendant une heure avant de pouvoir accéder aux cabines. On pouvait compter jusqu'à 2000/2500 passagers certains dimanches. Avec l'ouverture de la route d'accès aux Treize-Arbres (1936) une première baisse de fréquentation est enregistrée. Pendant la deuxième guerre mondiale, le Salève utilisé par les troupes allemandes comme un poste d'observation est déserté et l'activité du téléphérique est suspendue pendant huit ans. En 1947, le téléphérique est remis en fonction et participe au début de la télévision suisse romande avec le tournage d'une émission expérimentale captée depuis les studios de la radio à Genève.
En 1951, le câblage et le système technique du téléphérique sont changés une première fois. On offre alors un billet combiné tram et téléphérique. En 1962, le téléphérique fête ses trente ans d'existence et ses 3 millions de passagers, mais sa fréquentation ne cesse de baisser comme celle du restaurant adjacent qui fermera en 1973. Sur ordre des services de sécurité l'exploitation du téléphérique est pour sa part suspendue en 1975.
En 1984, d'importants travaux de remise aux normes de l'infrastructure occasionnent le changement complet de tous les éléments techniques. Les cabines, d'une capacité de 60 personnes, sont également prévues pour accueillir des ailes de deltas et transportent sous leur plancher un réservoir qui permet à chaque voyage de monter 2000 litres d'eau potable au restaurant. Le parcours ne prend plus que trois minutes pour un débit d'environ 900 personnes par heure.
Dans le cadre de ces travaux, la démolition puis la reconstruction de la station inférieure est entreprise ainsi que le rachat de terrains adjacents sommairement aménagés pour des places de stationnement (140 places). Au niveau de la station supérieure, la rénovation préserve globalement l'intégrité du volume d'origine, mais sa force d'évocation est amoindrie : le béton brut est crépi et peint, les vitrages et serrureries du couloir d'accès à l'embarquement sont entièrement remplacés. La salle en belvédère est bardée de métal et rendue aveugle.
De plus, après avoir envisagé la possibilité d'installer un restaurant dans l'espace surplombant la station supérieure ce qui aurait nécessité l'aménagement d'escaliers, de cuisine et d'office à l'étage et d'une sortie de secours à l'avant de la salle, la reconstruction d'un restaurant adjacent est entreprise. Ainsi, la salle en belvédère bardée de tôle est utilisée depuis lors comme entrepôt d'installations techniques (diffusion radio), fournissant un apport financier non négligeable à l'exploitation. Conjointement à ces travaux sur l'infrastructure, une place de jeux pour enfants sur un terrain de 5000 m2 et un sentier botanique sont créés dans le but de renforcer l'attrait de cet accès au massif.
Situation actuelle
Aujourd'hui, la baisse de fréquentation du téléphérique (perte d'un tiers des passagers entre la réouverture en 1984 et 1993) est l'un des facteurs qui participent à la disqualification progressive de ce site, de son architecture, de ses équipements (parkings, restaurant, aires extérieures, belvédères, etc.) et de ses activités. Au-delà du regard critique porté sur l'opération du début des années quatre-vingt, les caractéristiques et les qualités essentielles de cet équipement peu commun demeurent et doivent trouver un développement qui permette d'enrayer sa désaffectation progressive. Le téléphérique, en tant qu'infrastructure de transport (touristique), est relativement bien intégré au réseau des circulations locales, régionales (et internationales). Néanmoins, le rattachement de son aire inférieure au réseau autoroutier reste partiel (uniquement dans le sens Chamonix-Lyon) et pourrait être complété. Quant au réseau des transports publics provenant de Genève, outre les cars touristiques qui arrivent jusqu'à la station de téléphérique, le bus 8 (Organisation internationale, Gare Cornavin-Veyrier) possède son terminus à cinq minutes à pied du Pas-de-l'Echelle.
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Cliquer pour visionner les vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=I4phJVgkwBc&feature=player_embedded (4 minutes) ,
http://www.youtube.com/watch?v=E7zP0KTh5z0&feature=related (55 secs) ,
http://www.youtube.com/watch?v=MeDOWDWMQhc&feature=related (35 secs) .
Cliquer pour visionner les photos :
photo_1 photo_2
Un centre culturel tibétain au Salève et Radio Zones dans la tourmente.
Un article du Dauphiné Libéré du 8.8.2011, copyright Le Dauphiné Libéré. Vendredi matin (12.8.2011), le Dalaï Lama sera sur les hauteurs du Salève pour inaugurer le temple Shedrub Choekhor Ling, fondé en 2010. Une cérémonie privée en présence des 10 moines du temple ainsi que des membres de l’association Sangha sur Salève qui gère le temple et de nombreux invités.
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Le centre bouddhiste et monastère Shedrub Choekhor Ling a ouvert ses portes au public l’été 2010 au sommet du Mont Salève. Le temple est sous l'autorité spirituelle de Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama qui lui a attribué ce nom signifiant "le Jardin de la Roue du Dharma pour l'Accomplissement de la Sagesse". Il fonctionnera sous l'égide de l'université monastique Drepung Gomang (reconstruite en Inde) et suivra la tradition tibétaine.
Le centre/monastère, géré par l'association Sangha sur Salève, comprend des chambres pour une dizaine de moines, y compris les enseignants, et dispose aussi d'espaces propices à l'organisation de conférences, de séminaires, de cours de méditation, etc. Dans cette optique, le centre possède des chambres avec une capacité totale de vingt lits.
Le bâtiment comprend aussi un restaurant, "La Table d'Orientation", qui propose à ses clients des plats classiques et des menus végétariens. Sa politique étant de travailler avec des produits frais et bio issus de productions locales et suivant le principe du commerce équitable.
Site web: http://www.shedrubchoekhorling.blogspot.com/ (et http://sanghasaleve.com = un site pas encore au point).
Adresse : "La Table d'Orientation", 7660 Route des Trois Lacs, 74 560 Monnetier-Mornex, Mt Salève.
Téléphone: 0450'94'28'52. E-mail: sanghasaleve@orange.fr .
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Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 9.10.2010 par SOPHIE ROSELLI .
Le nouveau centre bouddhiste du Salève invite à la méditation
RELIGION Un député russe a investi dans la création d’un monastère.
On connaissait le Salève comme terrain de sport. On le découvre comme lieu spirituel. A 1200 mètres d’altitude, les parapentistes s’élancent. A deux pas de là, les esprits se concentrent. La vue panoramique plongeante sur Genève doit inciter à la méditation, car c’est ici qu’un centre bouddhiste tibétain s’est niché. Ouvert depuis cet été, le temple invite pour la première fois le grand public à une rencontre spirituelle avec un lama bhoutanais, en visite pour l’occasion. Rendez-vous aujourd’hui et demain.
Des représentants du dalaï-lama en soutien
Le lama Tenga, vêtu d’une robe monastique pourpre, Crocs rose fluo aux pieds, est l’un des deux religieux permanents du temple. Il résume son parcours jusqu’aux portes des Alpes. C’est à l’université monastique Drepung Gomang, en Inde, que le moine a entendu parler du projet. L’objectif du centre? «Il est de préserver les enseignements du Bouddha de façon ouverte et respectueuse des autres traditions, bouddhistes ou non, indique-t-il en tibétain, à travers la voix de son traducteur. Il s’agit aussi de permettre à toute personne intéressée de pouvoir bénéficier de ces enseignements dans leur vie quotidienne.»
Le lieu comporte un restaurant haut de gamme, des chambres pour accueillir une dizaine de moines ainsi que des initiés. Il dispose également d’espaces pour organiser des séminaires, des cours de méditation. «Nous souhaitons aussi favoriser la diversité du bouddhisme en invitant des maîtres issus d’écoles tibétaines et non tibétaines», précise le moine. Il espère un jour la venue du dalaï-lama, et pourquoi pas à l’occasion de son déplacement à Toulouse en août prochain. En attendant, l’image de cette autorité spirituelle trône à l’entrée de l’établissement.
Ce centre, nommé par le dalaï-lama Shedrub choekhor ling, a reçu le soutien de ses représentants européens et russes. Mais le lieu n’est pas inscrit auprès d’une organisation nationale française. Il n’est pas non plus connu du Bureau du Tibet à Paris, ni de celui de Genève. Rien d’étonnant à cela, selon des spécialistes, puisque les centres bouddhistes ne sont pas fédérés.
Deux ans de transformations
Celui du Salève est géré par une association française. Sa vice-présidente, Svetlana Kapusta, ressortissante russe établie à Genève depuis trois ans, est en fait l’initiatrice du projet avec son mari, Rafael Gimalov. Elle, chargée du marketing dans une société spécialisée dans la pétrochimie, et lui, député à la Douma, se sont initiés récemment au bouddhisme. Ils ont même rencontré le dalaï-lama. Voilà pour l’inspiration de leur démarche.
Cherchant un lieu calme autour de Genève afin de créer un monastère, les Gimalov ont découvert l’hôtel- restaurant d’une famille de la commune de Bossey. Les transformations ont duré deux ans, sous l’œil méfiant de certains riverains. «Nous sommes en Haute-Savoie, on est loin du Tibet», regrette le maire, Jean-Luc Pecorini, un «multiconfessionnel» affirmé, qui a toujours défendu le projet.
Quant à savoir le montant de l’investissement, sur ce point, Svetlana Gimalov oublie son précepte d’ouverture. Elle ne livrera aucun chiffre. Son mari a financé en partie le centre, propriété de la SCI Salève immobilier. Selon la presse locale, l’acquisition du bâtiment aurait coûté un million d’euros.
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Article du journal Le Dauphiné Libéré du jeudi 4 septembre 2008 (paru dans l'édition 74D, Copyright Le Dauphiné libéré).
BOSSEY/MONNETIER-MORNEX : Un centre culturel tibétain au Salève
Révélée par Le Matin, la nouvelle n'a pas ébranlé la quiétude des Genevois français. Un centre tibétain au sommet du Salève ? Pas de quoi ébouriffer le Dalaï Lama. Aucun débat jusqu'à présent autour d'une affaire privée traitée chez le notaire par ses protagonistes. De quoi s'agit-il ? Les propriétaires de l'hôtel-restaurant "La Table d'Orientation", situé en haut de la montagne, ont vendu leur bien. Madeleine Baumann, qui a exploité l'établissement durant 26 ans avant de le placer en gérance, nous apprend que la transaction a eu lieu ce 11 août, et confirme que son restaurant a été vendu à un acheteur russe installé à Genève agissant pour le compte d'une association tibétaine. "La Table d'Orientation" sera donc transformée en centre culturel bouddhiste : séminaires, séjours pour méditer, cours de yoga...
Cela à 1’211 mètres d'altitude, avec une vue incroyable sur Genève et sa rade, et jouxtant le site du club de parapente. L'effet de surprise passé, la reconversion de l'établissement n'est pas si étonnante. Le nombre de restaurants sur le massif du Salève n'a cessé de décroître au fil du temps. D'une vingtaine il y a trente ans, ils se comptent désormais sur les doigts d'une main. En hiver notamment, les affaires sont difficiles.
"La Table d'Orientation" a été placée en gérance pour trois ans à partir d'avril 2007. «À ce moment-là nous n'avions pas de repreneur, explique la propriétaire. Après l'hiver dernier, le gérant nous informait par lettre recommandée qu'il souhaitait cesser son activité le 30 novembre 2008, et nous nous sommes entendus sur ce point.»
Madame Baumann se défend d'avoir fait une affaire mirifique : «Nous avons vendu notre bien pour un million d'euros». Etant donné le marché dans la région, un hôtel comprenant huit chambres, un appartement, une grande salle de restaurant pouvant accueillir 150 personnes et quatre terrasses extérieures, les adeptes de la pensée bouddhiste ne font pas une mauvaise affaire.
L'établissement est situé sur la commune de Bossey, le parking sur celle de Monnetier-Mornex. Informé de l'affaire, le maire de Bossey reste zen. «Nous n'avons pas d'a priori ni positif ni négatif, commente Jean-Luc Pecorini. La commune donne un accord de principe. Personnellement, cela ne me dérange pas, je suis ouvert.»
REPÈRES
HORIZON 2009
L'exploitation du restaurant cesse le 30 novembre 2008. Les acheteurs procéderont à des travaux intérieurs (aucune extension prévue). L'activité pourrait commencer fin 2009.
LE SITE RESTE OUVERT
Les abords du bâtiment restent dans le domaine public et les promeneurs en garderont l'accès.
PAS D'EAU
Le restaurant n'a jamais eu l'eau courante. Elle est acheminée par transporteur et stockée.
Catherine PONCET
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Radio Zones dans la tourmente
Le journal Le Temps a publié deux articles à ce sujet : le 13 août 2011 : Un marchand d’armes mécène bouddhiste - La présence de Rafael Gimalov, député russe, crée des tensions et le 27 septembre 2011 : Le bras de fer du Salève devant les juges - L’antenne de Radio Zones placée sur une résidence de Rafael Gimalov sur le Salève à Genève est à l’origine du conflit entre le mécène bouddhiste russe et le journaliste Jean Musy. Les juges français trancheront le 29 septembre 2011 (l’antenne de la photo est l’antenne de NRJ et non l’antenne de la discorde). Pour visionner ces articles
http://www.radiozones.com/ ou
http://letemps.ch puis clic « login » puis clic « enregistrez-vous gratuitement » puis remplir « nom utilisateur » et « mot de passe » puis remplir formulaire puis chercher « Salève ». Pour visionner plus que 10 articles il faut s’abonner.
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http://www.tsr.ch/info/suisse/2681879-radio-zones-dans-la-tourmente.html
11.11.2010 Radio Zones, la radio libre qui rayonne sur le bassin lémanique depuis 1981, va-t-elle cesser d'émettre ? L'association franco-suisse est très inquiète depuis qu'un député russe fortuné, Raphael Gimalov, a acheté 15'000 mètres carrés de terrain sur la crête du Salève incluant le restaurant de la table d’orientation et Chant d’Air , la maison sur le toit de laquelle se trouve son émetteur. L'homme, qui serait aussi un industriel de l'armement, ne veut plus des équipements de la radio libertaire, selon une information de la TSR.
L'émetteur de la station niché au sommet du Salève sur le toit d'une maison est menacé par les nouveaux propriétaires des lieux, des Russes. Ceux-ci ont en effet commencé de gros travaux qui perturbent les émissions. Les coupures de courant se multiplient.
Radio Zones louait cet emplacement depuis une vingtaine d'années, via un contrat avec les anciens propriétaires. Lorsque les Russes rachètent le terrain début 2010, la station apprend qu'elle a un an pour quitter les lieux, soit en juin 2011. Mais les propriétaires ont changé d'avis et demandent à présent que l'antenne soit déplacée pour février 2011.
La balle est maintenant dans le camp des avocats. lan
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Un article du Dauphiné Libéré du 15 Novembre 2010, copyright Le Dauphiné Libéré.
Ferney-Voltaire : Radio Zones contre des oligarques russes : c'est David contre Goliath !
Depuis quelque temps, la radio associative Radio Zones (93.8) qui émet depuis Ferney-Voltaire, subit
des coupures intermittentes. La liaison a été coupée plusieurs fois, sans raison apparente. Les
déficiences ont commencé le 21 octobre.
Les journalistes de Radio Zones ont mené leur enquête et découvert que la propriété abritant l'antenne
avait été rachetée par de richissimes Russes, qui ont entrepris de la rénover entièrement. Son antenne
située en haut du Salève, est à un endroit stratégique car elle couvre ainsi une bonne partie du bassin
lémanique.
Le local où se trouvait le matériel électronique, d'une valeur de plus de 50'000 euros, est en ruines. Les
émetteurs sont fragiles et tolèrent mal la poussière et les gravats, d'où les coupures intempestives. Le
10 novembre, accompagnés des caméras de TSR1, Jean Musy et son équipe ont pu rencontrer la
propriétaire, Svetlana Kapusta, qui jusque-là, n'avait jamais daigné répondre aux appels de Radio
Zones.
Ils voulaient comprendre pourquoi cette femme et son mari avaient entrepris ces travaux de rénovation
sans prévenir la radio. De plus, madame Kapusta avait signé un contrat reconduisant le bail de Radio
Zones. Lors de sa rencontre avec Jean Musy, elle a néanmoins affirmé « à grand renfort de cris et de
larmes, qu'elle voulait qu'ils partent le plus vite possible. »
Une antenne TDF à côté.
Radio Zones n'en est pas resté là et suite à une investigation poussée, a découvert qui était vraiment ce
couple russe. Rafael Gimalov, le propriétaire, est bien connu en Russie. Il est député du Kamtchatka à
la Douma (chambre du Parlement russe). Il a fait fortune grâce au pétrole et au commerce d'armes. Sa
femme travaille dans une compagnie pétrolière à Genève. Le couple s'est converti au bouddhisme et a
supervisé la construction d'un temple bouddhiste tibétain sur le Salève, non loin de leur propriété. Ils
possèdent également deux grandes villas, l'une à Genève et l'autre à Etrembières.
« On ne sait toujours pas pourquoi ils refusent catégoriquement l'antenne de Radio Zones sur le toit de
leur maison alors qu'ils tolèrent l'immense antenne TDF (télédiffusion de France) non loin de chez eux »
dit Jean Musy.
Radio Zones continue donc sa lutte. Tout ce que voudrait ses membres, c'est que la famille Gimalov
respecte ses engagements. Ils voudraient également que l'on fasse plus attention au matériel, et que
dans le cas où il soit abîmé, la famille prenne les dégâts à sa charge.
La solution du déplacement de l'antenne n'est pas envisageable car elle coûterait beaucoup trop cher.
De plus, il avait fallu 7 ans aux fondateurs pour trouver ce premier emplacement.
Tout un réseau d'associations et d'artistes les soutient. Ils ont pour but de démontrer que la raison du
plus riche n'est pas toujours la meilleure.
Camille MALATRAIT
REPÈRES
Une radio à petit budget mais qui marche. Leur budget est minime : ils disposent de 60'000 euros par année pour mener à bien leurs projets. Il faut sans arrêt faire face au manque de moyens mais depuis quelques mois, tout allait bien pour cette Radio
indépendante, qui avait pu créer son site Internet (http://www.radiozones.com/index.php) et ainsi
acquérir de la notoriété.
Beaucoup de bénévoles.
Officialisée par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), elle emploie majoritairement des bénévoles
passionnés qui paient une cotisation chaque mois. Les programmes sont variés et diffusés dans
plusieurs langues. Radio Zones, dont le Président est Jean Musy, existe depuis 29 ans.. « On est des
boy-scouts » a dit Eric Vogel, journaliste à Radio Zones, qui a travaillé à La Tribune de Genève pendant
plus de 30 ans.
http://www.radiozones.com/
Voir Article Le pays Gessien du 26.11.2010
http://www.radiozones.com/images/presse_dauphine2010russes_grand.jpg = dl20101115
Studio/Siège : 76 rue de Meyrin, F-01210 Ferney-Voltaire, France, 0033'450'40'51'41.
Rédaction : 20 Giuseppe-Motta, CP 171 Genève 7, 0041'22'734'77'74.
radiozones@yahoo.fr
PRÉSILLY : Chartreuse de Pomier :
la rénovation touche à sa fin. Un article du Dauphiné Libéré du jeudi 1 octobre 2009,
Juliette GALEAZZI (Copyright Dauphiné libéré)
Près de 2 millions d’euros ont été dépensés par la famille Girod de Beaumont pour rénover la Chartreuse de Pomier, l’un des plus anciens édifices du patrimoine du département, situé sur les coteaux verdoyants du Salève, au bord du chemin Saint-Jacques-de-Compostelle.
Surplombant le bassin
genevois, la Chartreuse
de Pomier, qui date de
1170, est un des plus anciens
édifices de Haute Savoie
et de Genève… Après 10 ans
de travaux, l’actuel propriétaire,
Claude Girod, arrive au
bout de la mission dont il s’est
chargé : restaurer un morceau
du patrimoine régional et familial.
« Je voulais éviter que le
bâtiment tombe en ruine et si je
ne l’avais pas fait, qui d’autres ?
Certainement pas mes enfants.
On a assuré l’avenir de ce patrimoine
pour plusieurs siècles »
se réjouit cet homme de 76 ans.
Originaire de Beaumont, la
famille Girod est surtout connue pour
la fromagerie qui porte
son nom. L’entrée de l’entreprise,
basée à Étaux, dans le
groupe Lactalis en 1991, permet
la constitution du capital
qui permettra plus tard le financement de la rénovation de
la Chartreuse de Pomier.
En 1894, l’arrière grand père
de Claude, Jérémie Girod
rachète le domaine. Huit ans
sont nécessaires pour sauver le
bâtiment principal, abandonné
par les Chartreux en
1793. Ouvre ensuite l’hôtel restaurant
“L’abbaye de Pomier”,
qui durera jusqu’en
1991. Lorsque Claude Girod
en hérite en 1997, le toit est
pourri. Quant aux caves, « c’est
un petit miracle qu’elles ne
soient pas effondrées. Quand
je touchais les murs, tout bougeait
! »
C’est donc par les fondations
que commence la rénovation.
La remise en état du rez de chaussée
mais surtout des caves
entre 1999 et 2001. Deux
ans plus tard, est refaite la cour
sud, qui était à l’époque bordée
par les cellules des pères. En
2005, c‘est au tour du “petit”
cloître, où se trouvait l’église
et trois chapelles. Enfin, la dernière
étape, financée à moitié
avec le 1% de l’A41 ; les façades
et le toit. «Nous avons fait
le choix de supprimer le 2e étage.
La toiture a été posée sur
une dalle de béton armé. »
Pour la façade, les pierres
d’angle sont laissées apparentes ainsi que l’œil de bœuf découvert
sous le crépi qui auparavant
isolait le bâtiment. À ce
jour, seul le premier étage n’a
pas été rénové : des chambres
d’hôtels dont ne restent que
des baignoires à pied et des tapisseries
à fleurs délavées…
Malgré cela, la Chartreuse Notre
Dame de Pomier (son nom
d’origine) a déjà retrouvé sa
physionomie d’antan, revue au
goût du XXe siècle. Elle figurera
cet automne parmi les candidates à un prix de rénovation
du patrimoine rhônalpin.
«On dit que je suis le propriétaire de la Chartreuse mais
c’est plutôt moi qui fais partie
des biens de la Chartreuse »
songe Claude Girod, debout
face à sa propriété paisible
comme au temps des Chartreux.
Et cette association de
destin qui n’a pas l’air de lui
déplaire.
Un patrimoine plein d’histoires
De la fondation par les
Chartreux et plusieurs
comtes de Genève et de Vaud
en 1170 à sa mise à sac par les
troupes de Carouge en 1793,
la Chartreuse de Pomier a une
histoire chargée d’anecdotes.
Dans le bâtiment principal
se trouvait la salle capitulaire
où se réunissait la communauté religieuse,
mais aussi
les appartements royaux.
« Fâché avec les protestants
genevois, l’ambassadeur de
Louis XIV vint avec armes et
bagages se réfugier à Pomier
tout comme Charlotte de Nemours,
la veuve de François I
qui épousa ensuite Jacques
de Savoie Nemours,
comte
de Genève, trouva refuge ici
pendant les temps troublés
entre Bernois et Genevois »
raconte Claude Girod. Même
Charles IV, empereur du
Saint Empire Romain Germanique,
serait passé par Pomier.
Mais ce n’est pas tout. «On
raconte que la Chartreuse
avait un trésor si gros qu’on
pouvait se cacher derrière. » Il
s’agirait d’un amas d’or qui
aurait été ramené par le curé
de Collonges sous Salève.
À la Révolution française, tout a
disparu et brûlé. « La bibliothèque
aurait mis une semaine
à brûler ! »
Aujourd’hui, la plupart des
maisons de Présilly sont en
partie construites avec des
pierres de la Chartreuse. Les
cloches de l’église, elles, carillonnent
toujours à l’église
Sainte Croix
de Carouge.
«Quand je les entends, j’ai
toujours une pensée émue »,
confie Claude Girod.
Un lieu de réception très prisé
Les week-ends
d’août, les
mariages se succèdent à
la Chartreuse Notre Dame
de Pomier. « Ce lieu est magique
et a un cadre magnifique,
sourit Nicole Girod, qui
gère les réservations. Nous
avons toujours des retours
positifs. » En tout cas, le site
ne désemplit pas. « Pour
2010, les week-ends
sont déjà
complets ! »
Outre les réceptions, certaines
entreprises organisent
des réunions sur le site.
« Nous avons accueilli 150
directeurs financiers de Total
ou une conférence de l’ancien
directeur du Figaro, Nicolas
Beytout. » Le Conseil
général de Haute Savoie
et
la Commission européenne
sont aussi passés par Présilly…
Le 29 novembre 2009, Claude et Nicole Girod ouvrent leur propriété au
public à l’occasion d’un concert de la chorale du Châble.
REPÈRES
L’ORDRE DES
CHARTREUX
Fondé par Saint Bruno au
XIe siècle, l’ordre des Chartreux
recherche des endroits isolés
pour installer des
communautés. Après avoir
envisagé de s’installer en
Bourgogne, c’est le massif de
la Grande Chartreuse en Isère
qui est retenu. Le monastère
est construit en 1084. La
Chartreuse Notre-Dame de
Pomier est la 4e à être
fondée. La règle de vie de cet
ordre n’a pas changé depuis
sa création en 1160 : chaque
Chartreux vit en solitaire dans
sa cellule. Il en sort trois fois
par jour pour prier. Une fois par
semaine, ils mangent
ensemble et se promènent
dans la nature.
POMIER
Le mot “pomier” vient du
latin “pro murus”, “en dehors
des murs” sous-entendu de la
ville. Rien à voir avec l’arbre fruitier, le pommier.
http://www.chartreuse-de-pomier.fr ,
clic .
Le Salève: la montagne familière qui tue
Voir aussi : bricbrac.html#15ancre
un article du journal Le Temps, mercredi 10 juin 2009 - Francesca Sacco, Copyright Le Temps
L’enquête sur les deux dernières victimes, ce week-end, relance la question du balisage mal entretenu. Cinq accidents mortels ont eu lieu depuis le début de l’année.
Encore deux morts au Salève ce week-end, ce qui porte à cinq le total depuis le début de l’année. «Après le Mont-Blanc, c’est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie», affirme Pierre Cusin, président du Syndicat mixte du Salève, à Archamps.
Cette association, responsable de l’entretien d’une vingtaine de sentiers, ne sait plus quoi faire: une fois encore, selon l’hypothèse de la police, l’accident a eu lieu sur un chemin balisé de manière artisanale par des privés agissant de leur propre initiative. Plus exactement sur les vires des Bûcherons supérieurs, qui prennent naissance sur l’un des itinéraires officiels les plus fréquentés du massif, partant de Veyrier pour arriver à la station supérieure du téléphérique.
Il existe une quantité d’autres sentiers hors du réseau officiel, dont l’entretien est laissé au bon vouloir des utilisateurs. Ronds, croix, traits, flèches, chiffres et même bouts de scotch, on y trouve de tout en matière de balisage. Il n’est pas inhabituel de tomber sur une intersection sans aucune indication sur la direction à prendre. Ailleurs, certaines marques sont communes aux sentiers de randonnée et aux passages empruntés par les ouvriers forestiers: le promeneur induit en erreur atterrit donc au milieu de nulle part, devant un tas de bois coupé. «Le balisage sauvage nous pose des problèmes depuis des années, reconnaît Pierre Cusin.
Mais que faire?» A la gendarmerie d’Annemasse, la réponse est claire: supprimer le balisage trop voyant hors du réseau officiel, pour éviter de donner aux gens l’envie de s’aventurer sur des sentiers difficiles. Malheureusement, avec des repères moins visibles, ces passages deviennent encore plus dangereux, et les plaintes des promeneurs en ce sens sont déjà très nombreuses.
Vains avertissements
«Sur les sentiers non entretenus officiellement, on pourrait effacer les marques de peinture sur les cinquante premiers mètres, et placer ensuite des signaux d’avertissement pour indiquer aux gens de faire demi-tour. Mais est-ce que cela suffira?» se demande Pierre Cusin. Rien n’est moins sûr: si le couple décédé ce week-end est bel et bien tombé du sentier des
«Bûcherons» supérieurs, il a dû lire les inscriptions «vertigineux!» , «stop» et «danger», peintes en lettres rouges sur les rochers au début du tronçon.
«Nous plaçons des avertissements», déclare Pierre-Henri Thévenoz, maire de Collonges-sous-Salève. «Vous comprenez, la responsabilité de la commune pourrait un jour être engagée. Si quelqu’un porte plainte à la suite d’un accident, nous finirons peut-être par être disculpés, mais cela n’aura pas empêché des années de procédure. Nous devons donc nous protéger au niveau juridique.» Selon le maire, les éventuelles plaintes pourraient tout aussi bien se diriger contre les auteurs des balisages sauvages: «Ils sont peut-être bien intentionnés mais, en agissant de la sorte, ils invitent les randonneurs à s’aventurer dans des endroits qui ne sont pas à la portée de tout le monde.»
Royaume de l’escalade
Les sentiers dont nous parlons sont intimement liés à l’histoire de l’escalade. Ils remontent parfois au début du XXe siècle, lorsque les alpinistes cherchaient à se confronter à des difficultés de plus en plus grandes. Pierre Cusin rappelle que la varappe est née au Salève et que ce mot vient d’un couloir rocheux du massif. Le paradoxe de la «montagne des Suisses» est donc facile à résumer: le promeneur inexpérimenté y croise l’alpiniste accompli, et la cohabitation n’est évidemment pas aisée. «Le problème est accentué par le fait que le public ne perçoit pas le danger de cette montagne parce qu’elle semble facile. On peut en atteindre le sommet en moins de trois heures sans être entraîné. C’est tentant», remarque Pierre-Henri Thévenoz.
Autre problème: le vandalisme. Des tables d’orientation posées par le Syndicat mixte du Salève ont été saccagées et jetées dans le vide. De même, des poteaux indicateurs sont régulièrement arrachés puis coupés pour faire du feu. «On rencontre essentiellement ce problème sur le Petit Salève», note Pierre Cusin. «Nous nous efforçons donc maintenant de fabriquer les panneaux les plus discrets possible.» Une nouvelle dizaine de poteaux est en cours de fabrication. En attendant, la police enquête toujours pour connaître l’identité des deux corps découverts déchiquetés au pied du Salève ce week-end.
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Le Salève, paradis des randonneurs, a déjà fait six morts cette année un article du journal Le Messager, jeudi 24.09.2009, Dominique Ernst, Copyright Le Messager
Site idéal des amateurs de balades, le Salève reste une montagne, avec tous les risques liés à ce milieu spécifique.
Depuis une vingtaine d'années, jamais le Salève n'avait été le théâtre d'autant d'accidents mortels. Tentative d'explications.
A force de l'avoir toute la journée sous les yeux, on imagine que le Salève est une montagne sans danger, un site idéal pour les randonneurs amateurs de nature, les promeneurs du dimanche et les aficionados de barbecues familiaux. Si le massif est effectivement tout cela et bien plus encore, il est aussi et surtout une montagne, avec tous les dangers liés à cet environnement particulier... Les risques sont d'autant plus accentués ici par une façade Nord-Ouest (celle qui regarde Genève) particulièrement abrupte et riche en falaises. Avec le nouvel accident mortel d'un parapentiste à proximité du téléphérique le 9 septembre dernier, le total des décès sur ce massif en 2009 se monte à six morts, un triste record qui dépasse de loin les statistiques habituelles en la matière.
Selon les chiffres publiés par le Comité de secours en montagne du Salève (CSMS), ce massif est en général le théâtre d'un à deux accidents mortels par an - la plupart du temps des randonneurs ayant fait une chute -, excepté pour l'année 2004 où il y a eu cinq morts (trois d'entre eux étaient décédés dans le crash d'un avion de tourisme sur le massif). Hormis l'accident du parapentiste, tous les décès de cette année ont pour cause l'aspect escarpé de ce massif : accident de chasse en janvier (coup de fusil parti à la suite d'une glissade), chute de deux randonneurs genevois en mars et en avril, accident mystérieux d'un couple étranger à la région depuis le sentier des Bûcherons en juin. À ce propos, Pierre Cusin, le président du syndicat mixte du Salève (SMS) qui regroupe les vingt communes du massif et a notamment en charge le balisage des sentiers, rappelle un fait peu connu : « Après le Mont Blanc, le Salève est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie ! » Conscient du problème, le SMS veille à ce que les itinéraires dont il a la charge soient bien balisés et sécurisés dans les secteurs plus délicats. Le principal problème vient des nombreux itinéraires "sauvages" créés par des particuliers pour sortir "des sentiers battus". Souvent mal balisés et peu sécurisés, ils présentent de réels dangers pour des personnes non aguerries à la pratique d'une montagne sportive. Pour tenter de limiter au maximum les risques, le SMS, en accord avec le Club alpin d'Annemasse et le CSMS, a installé des panneaux prévenant du danger à l'entrée de ces itinéraires qui croisent parfois des sentiers balisés ouverts au grand public. Mais ces avertissements pourtant clairs n'empêchent pas les gens de s'aventurer sur des itinéraires périlleux. Ainsi, le couple décédé en juin 2009 s'est engagé sur le sentier des Bûcherons malgré les avertissements "vertigineux", "stop" et "danger", peints en rouge sur la paroi à l'entrée de ce cheminement.
Au-delà de ces itinéraires risqués, même les sentiers officiels peuvent s'avérer dangereux en cas de mauvaises conditions climatiques (pluie, gel, vent fort, etc.). Un randonneur expérimenté s'est trouvé cette année sur le sentier de la Corraterie - superbe mais vertigineux - alors qu'un vent soudain précédant l'arrivée de la pluie s'était levé. Poussé vers le vide par ces bourrasques, il a pu quitter la partie dangereuse du sentier en avançant avec un maximum de prudence. 500 mètres plus loin, il a croisé un couple de retraités montés avec le téléphérique qui faisaient une balade digestive sur le sommet.
Sans aucune conscience du danger présenté par ce vent sur un sentier escarpé, ils se dirigeaient tranquillement vers la Corraterie. Sans la mise en garde du randonneur qui leur a conseillé de rester sur les alpages, ils auraient sans doute mis leur vie en danger.
Il faut donc encore et encore répéter que ce cher Salève, que l'on croit connaître par coeur, reste un massif qui peut s'avérer dangereux. Avant de partir en balade, Il convient de choisir des itinéraires adaptés à ses capacités, de se renseigner sur la météo et de ne pas jouer les aventuriers, car il arrive que la montagne ne pardonne pas certaines erreurs...
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Quand la mort frappe sur les sentiers du Salève… un article du journal Le Messager, jeudi 23.06.2011, Dominique Ernst, Copyright Le Messager
LE MESSAGER – Genevois. Jeudi 23 juin 2011. CANTON DE SAINT-JULIEN. HISTOIRE D’AUTREFOIS
Si les accidents survenus sur les sentiers et les rochers du Salève ne font en général que des blessés, il arrive malheureusement parfois que ces chutes de randonneurs ou de varappeurs aient une issue tragique.
Et la chose n’est pas nouvelle, comme nous le montre un article du Journal de Genève
daté du 28 mai 1892 : « Un triste accident est arrivé jeudi au Salève. Cinq jeunes gens de notre ville, ouvriers pâtissiers ou confiseurs, étaient partis à cinq heures du matin pour le Salève en passant par le Coin. Vers midi, ils franchissaient l’étroit passage qui conduit du trou de la Mule au trou de la Tine. Ils marchaient en file indienne, à quelques mètres de distance les uns des autres, le
dos appuyé contre la paroi de rochers supérieure et ayant à leur pied une autre paroi à pic. Au milieu du groupe se trouvait un ouvrier confiseur de M. Favarger, à Versoix, nommé Edmond Melly, âgé de 29 ans, et qui servait de guide à ses camarades, car il avait déjà, nous dit-on, suivi à plusieurs reprises le même chemin. Tout à coup, ses amis virent Edmond tomber ; après avoir glissé sur un certain espace sur le ventre, le malheureux tourna à plusieurs reprises sur lui-même et alla tomber, la tête la première, au fond du ravin. Edmond Melly a ainsi fait une chute de plus de
cinquante mètres. On suppose qu’il aura mis le pied sur une pierre qui, en se détachant, aura provoqué sa chute dans l’abîme. Ses camarades, choqués par cet horrible accident, ont fort heureusement rencontré deux randonneurs aguerris qui ont rejoint Collonges pour donner l’alerte. L’après-midi, une quinzaine de jeunes gens du Coin, sous la direction du garde-champêtre Henri Pisteur et de l’aubergiste Ravex, sont allés à la recherche de la malheureuse victime. Une fois le corps retrouvé, on a voulu le placer sur un brancard fait sur place avec des branches, mais on a bientôt reconnu qu’il était impossible de le transporter ainsi, et on a dû le hisser au moyen de cordes en dehors du ravin. Le cadavre du malheureux a été provisoirement déposé dans le hangar à pompes
du Coin avant son rapatriement vers Genève. »
Un autre accident mortel est détaillé dans le Cultivateur Savoyard du 4 août 1898 : « Le Salève
vient de faire une nouvelle victime, et c’est encore un Genevois qui a trouvé la mort en voulant passer par des chemins difficiles et peu pratiqués. M. Georges Golay, 20 ans, fils de l’honorable médecin du même nom, était parti mardi matin de bonne heure à bicyclette. Il laissa sa machine
à la pension Malinjoud, aux Sources, et fit l’ascension du rocher connu sous le nom d’aiguille de la Meule. Aux environs de dix heures et demie, des agriculteurs qui travaillaient dans un champ du
secteur entendirent un cri terrible - un seul. C’était le jeune Golay qui venait de tomber d’une hauteur de 250 mètres. M.M. Balleydier, Bouvier, Zahler et Trottet accoururent et trouvèrent le jeune homme dans un petit bois situé sous le rocher. Le malheureux avait déjà cessé de vivre, il avait la tête fracassée ! Dans sa main droite crispée, il tenait encore une touffe de broussailles. Le
cadavre a été placé sur une échelle recouverte de broussailles et transporté au Coin, chez M. Blanc, maire de Collonges. Le corps fut ensuite déposé dans le hangar des pompes avant son transfert vers
C’est à proximité du trou de la Tine que le malheureux Edmond Melly fit une chute mortelle en 1892 sur une vire du Salève. Genève. » DOMINIQUE ERNST
Sentiers dangereux ( Voir aussi : itiner.html#16ancre )
1) sentier des Bûcherons.
Une description du sentier des bûcherons depuis le sommet du Salève d’après Patrick GROSCH 17.7.2010 http://rochsnake.centerblog.net/
Au départ du sommet du téléphérique du Salève (vous montez en téléphérique depuis le Pas de l'Echelle ou laissez votre véhicule sur un des parkings du haut), altitude 1097 m, vous partez en direction de l'observatoire; vous passez par la table d'orientation (le départ des parapentes est juste à côté); lorsque vous apercevez l'observatoire sur votre gauche un peu plus haut (altitude 1231m) prenez le premier sentier marqué qui descendra à votre droite, direction Petite Gorge; vous arrivez à un panneau jaune avec des indications de sentier écrites en rouge. Descendez environ 50 m et prenez à droite (Buis - Bûcherons, flèche jaune - altitude 1124m; début du sentier qui traverse une vire jusqu'au Vallon de Monnetier); à un moment, vous verrez le sentier des Buis sur votre gauche; continuez tout droit (balisage bleu). Attention, il y a quelques passages vertigineux (rétrécissement de la vire) jusqu'à ce que vous passiez sous les câbles du téléphérique et une chute pourrait être fatale. La suite du sentier est parfois un peu floue; suivez toujours le balisage bleu (points bleus sur les arbres). Cette partie du sentier est idéale pour apercevoir des chamois; vous les entendez de loin car ils provoquent souvent de petites chutes de pierres lorsqu'ils se déplacent. Lorsqu'ils vous voient, ils s'éloignent mais ne fuient pas. Vous pouvez tranquillement les observer mais si vous désirez prendre des photos, munissez-vous d'un zoom ! La balade continue à flanc de montagne avec encore quelques passages délicats; restez vigilants (durant le parcours, votre altitude minimum sera d'envion 836 m). Lorsque vous verrez une flèche rouge qui tourne à droite sur la roche, vous commencez à remonter et suivez l'itinéraire balisé en rouge. Parvenu à l'Oratoire (810 m env), vous montez sur votre droite et progressez jusqu'au Chalet de la Croix (910 m env); passez à droite du bâtiment et en haut des marches, suivez le sentier (balisage toujours en rouge); vous parviendrez juste à côté de la terrasse du téléphérique du Salève (ménagez vos mollets, ça grimpe encore pas mal).
Durée : 2h15 (allure tranquille).
Cette balade comporte quelques passages délicats que l'on peut qualifier de dangereux. Une totale absence de vertige est requise. Le Salève peut être une montagne traîtresse et la prudence reste de mise.
Attention aux tiques et préférez les pantalons longs.
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Le sentier des Bûcherons au Salève (publié le 13 novembre 2010 par genepi)
Source : http://www.hikr.org/tour/post30186.html
Difficulté randonnée: T3+ Randonnée en montagne exigeante
Waypoints:
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Salève - Tour de la Grande Gorge 1253 m
Grand Salève 1309 m
Grotte d'Orjobet 1080 m
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Temps: 4:00, Montée: 700 m , Descente: 700 m
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Ca c'est une très vieille connaissance. Je me souviens très bien de la première fois que j'avais parcouru ce sentier. Je devais être adolescent et j'étais monté seul les Buis afin de traverser les Bûcherons. Il faisait une chaleur épouvantable et j'entendais un orage gronder derrière le Salève. Je me souviens que cela devait être avant les travaux de réfection de 1984, car j'y étais retourné après les travaux et la ravine sous le téléphérique rappelait le terrain de la bataille de la Somme.
L'ayant parcouru plusieurs fois, il fallait que je retourne sur ce sentier.
Ayant laissé mon auto sur le parking du départ du sentier de l'Orjobet, il a fallu que je traverse au pied de la montagne, le long du sentier que l'on appelle poétiquement "le Sentier des Amoureux". C'est vrai qu'il invite à la badinerie même si à certain endroits, on se crotte passablement les chaussures.
Plus loin, le sentier descend entre golf et carrière pour traverser un pont sur l'autoroute. Là, cela devient vraiment bruyant!
Plus loin, j'ai pris le sentier montant du Pas de l'Echelle en direction de Monnetier. Il est intéressant de noter que le nom de Pas de l'Echelle fait référence à un passage le long de ce sentier. Je me souviens du temps où, enfant, je pouvais encore suivre l'ancien tracé du chemin de fer du Salève, traverser le tunnel et déboucher dans le vallon de Monnetier. Tout cela n'est plus possible et ce, depuis une trentaine d'année. Il faut monter tout droit, à l'aplomb du vallon de Monnetier pour gagner les escaliers.
Pour monter au Grand Salève, j'ai pris une petite variante un peu aérienne qui débute au-dessus de l'entrée du tunnel (il faut enjamber la balustrade) et grimpe à travers les bois avant de rejoindre le petit sentier menant aux voies d'escalades du Canapé. Là, il faut revenir un peu en direction de Monnetier pour prendre un raide sentier permettant de rejoindre un des sentiers officiels montant au chalet de la Croix. On passe devant deux blocs erratiques gravés, un au nom du C.A.F. et l'autre au nom du C.A.S. Pourquoi les clubs alpins se sont-ils intéressés à ces cailloux? Il faut savoir qu'après les guerres napoléoniennes, l'Europe a connu un essor considérable. Il fallait absolument des habitations. C'est la période où l'on a démoli la plupart des remparts des villes. Il fallait donc des matériaux de construction pour les nouvelles habitations. Or le granit et le gneiss sont des matériaux très recherchés car pratiquement inusables. On les utilisait souvent pour en faire des seuils, escaliers et linteaux. Or on ne trouve pas de granit dans le Genevois. Le seul moyen était d'exploiter les blocs erratiques que les glaciers avaient déposés il y a quelques dizaine de milliers d'années. On les a exploités à tel point qu'ils ont failli disparaître. C'est pour les protéger que les clubs alpins, à la fin du 19ème siècle ont achetés ces blocs. Les deux devant lesquels on passe s'appellent les Pierres à Trottet.
Un peu plus haut, on arrive à l'oratoire de Notre-Dame du Salève. Légèrement en-dessous de cet oratoire commence le sentier des Bûcherons. Des avertissements, à mon goût excessifs ("DANGER" peint en lettres énormes) invitent à faire demi-tour. S'il est vrai que le sentier des Bûcherons est vertigineux (au passage de la Vire du Canapé on a environ 200m de vide), il présente l'avantage que les endroits dangereux sont clairement identifiables. Il présente également l'avantage que l'itinéraire est évident: on suit toujours la même vire, légèrement ascendante. Donc, si on se prend à escalader des rochers, on ne se trouve plus sur le bon chemin.
Au départ, le sentier est étroit et le terrain est raide. On a aussi la désagréable surprise de trouver des restes peu ragoûtants jeté en bas depuis le Chalet de la Croix. Un peu plus loin, la vire devient un peu plus large et le sentier continue dans les sous-bois. Au passage sous le téléphérique, un vieux câble, inutile, prétend aider à la progression.
Plus loin, le sentier descend très légèrement pour passer sous des voûtes. Là, ça ne rigole plus du tout. On se trouve bien haut par rapport au sol. On arrive alors à la Vire du Canapé (encore une!): petite banquette de rochers dominant de 200m les carrières.
Très rapidement après le canapé, la vire s'élargit à nouveau et le sentier continu à suivre celle-ci en montant légèrement. Plus loin, on abouti à la bifurcation avec le Sentier des Buis et encore plus loin, la Petite Gorge.
Après être monté l'Echelle de Jacob, on aboutit sur le plateau sommital, non loin de la tour de télévision.
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En visionnant cette vidéo tu a une idée plus précise du sentier des bûcherons. Il s’agit d’Autriche du sud : soit le Garnitzenklamm (klamm = gorge) soit Le Ötschergräben
(http://g.co/maps/6buh4 , graben = fossé), 6 km de long. One narrow path. This trail is borderline insane.
http://www.youtube.com/watch?v=TaNBuqSuNqk&feature=player_embedded =
http://www.youtube.com/user/czyscikibel1 =
http://www.nsmb.com/4852-scary-pov-vid Radwanderung... in Österreich = balade à vélo en Autriche du sud = Mountain Biking in Austria. Durée vidéo : 5 minutes.
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Pour plus de vibration voir
http://www.youtube.com/watch?v=ZmDhRvvs5Xw =
http://www.youclimb.de = Look for "El caminito del Rey". El Camino del Rey (le chemin du roi). That video was filmed in Spain. After a couple of deaths the trail is closed to the public since 2001 and you can get a fine of 6000 euros but climbers still use it under their own risk. Durée vidéo : 6’30 minutes.
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2) Les Buis - Antenne [**,6h,850m,0’,0.-] si sec, aérien, obstacle ==>
ni petits enfants, ni chiens,(2). Sentier très dangereux :
six
mètres
de
varappe ,
deux
obstacles
et
une
vingtaine
des passages aériens.
Une description du sentier des Buis d’après genepi 15.5.2010
http://www.hikr.org/tour/post23225.html
http://www.hikr.org/dir/Sal%C3%A8ve_-_Tour_de_la_Grande_Gorge_20334/
Sur le petit plateau au départ du sentier des Buis, les sangliers ont beaucoup labouré le terrain, rendant la recherche du départ un peu difficile. Au départ, le sentier est très raide et exposé à des chutes de pierres. Même après le franchissement de la première paroi (avec marches taillées et câble), on n'est pas vraiment en sécurité. Il suffit de regarder les arbres aux alentours pour se rendre compte que les chutes de pierre doivent être légion. On atteint alors, par une traversée vers la droite, le Rocher des Buis. Là, le point de vue est magnifique et c'est aussi le premier endroit où l'on peut s'arrêter sans risquer de prendre un parpaing. Le sentier continue ensuite droit au-dessus du Rocher des Buis pour atteindre une vire que l'on va traverser en ascendance vers la droite. Il y a quelques couloirs à "gravillons" à traverser et quelques pièges à éviter (quelques coulées de chamois partent à flanc... alors qu'il faut franchement monter). On atteint alors la seconde difficulté, un dièdre-couloir aménagé partant vers la gauche. Celui-ci permet de gagner une vire (cette vire peut être suivie vers la gauche... elle permet alors de gagner les Bûcherons Inférieurs et le Petit Détroit... je ne sais pas dans quel état sont ces passages). Un peu plus haut, on rejoint un deuxième dièdre-couloir vers la gauche qui permet de gagner la vire sur laquelle se trouve le sentier des Bûcherons. On le rejoint un peu plus haut. Vers la droite, on arrive alors dans le sommet de la Petite Gorge. Si on descend un peu, on arrive alors à la bifurcation permettant de partir sur le Sentier du Solitaire. Ce sentier qui avait passablement fait parler de lui (2 accidents dramatiques en 2 années), n'est pas difficile. Il suffit simplement de se souvenir qu'il s'agit de suivre le pied de la paroi... Pour sortir au sommet, il faut emprunter "l'Echelle de Jacob" ainsi nommée parce qu'on a l'impression de pouvoir grimper au ciel. Est-ce pour cette raison que cet endroit était, durant quelques années, un cimetière à automobiles? Voitures qui avaient été délibérément jetées... ou des accidents. Dont celui qui avait coûté la vie à Jim, ancien gérant du Refuge du Coin... actuellement devenu un club privé appelé "le Nymphéa".
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Une description du Sentier des Buis, retour par la Petite Gorge d’après Patrick GROSCH 12.8.2010 http://rochsnake.centerblog.net/
Dénivellation 660 m. Sentiers et sentes escarpés, caillouteux, glissants par endroits, quelques pas d'escalade sur des parois, petits ravins et coulées à franchir, chutes de pierres fréquentes (surtout les Buis), passages délicats (certains sont équipés de chaînes et de cordes), précipices importants. Ce parcours peut être qualifié de dangereux. Durée : 4 h et demie; allure raisonnable.
Au départ du téléphérique, dirigez-vous en direction du golf de Bossey, en longeant la voie ferrée côté Salève. À la gare de Bossey/Veyrier, montez à gauche (ch. de Crevin); tournez à droite après le pont sur l'autoroute et prenez le sentier sur votre gauche ("Les Buis" écrit en jaune). Suivez le sentier qui longe la carrière, en lisière de forêt. Passez une clôture électrique. Arrivé à un rocher (marques rouges), prenez le sentier de gauche (alt. 581 m); suivez les marques jaunes. Vous montez un sentier escarpé qui zigzague dans les cailloux; vous pénétrez dans des massifs de Buis (vous êtes dans le vif du sujet). Suivez le balisage rouge. La diversité des essences est exceptionnelle (houx, chênes, érables, genévriers, aubépines, noisetiers, hêtres, ifs, buis, charmes, épicéas, pins, etc.) Vous passez à gauche d'une paroi rocheuse. Après quelques lacets, escaladez une paroi (il y a un câble en acier sur la partie supérieure). Toujours le balisage rouge. Attention aux chutes de pierres provoquées par les chamois, spécialement en longeant une grande paroi rocheuse; nulle part ailleurs au Salève, je n'ai autant risqué de prendre un caillou sur la tête. Le sentier se poursuit sur un terrain terreux, souvent recouvert de feuilles. Quelques passages délicats, évitez la glissade, il y a quelques ravins méchants. Il y a énormément de chamois dans cette portion du Salève et vous pourrez en observer presque à coup sûr. Montez ensuite sur votre gauche une bonne pente remplie de rochers et de cailloux (alt 852 m env). Soyez ensuite prudent en traversant plusieurs pierriers, la pente est raide et on provoque facilement des chutes de pierres, en plus d'en subir. Après un couloir à cailloux, prendre une sente sur votre gauche (balisage rouge). Un peu plus haut, vous aurez une petite paroi à escalader (rampe métallique); arrivé à l'inscription "Buis" sur un rocher. Vous empruntez alors une sente assez raide et caillouteuse (passage délicats, prudence). Après un replat rempli de gros rochers (l'endroit est splendide), vous vous trouvez au pied d'une imposante paroi. Partez à droite (marquage rouge) et montez ensuite à gauche, une faille couloir (montée pas toujours facile). Au bout de quelques passage scabreux (vertigineux) et un bon bout de montée dans la forêt, vous rejoignez le sentier des Bûcherons; vous partez à droite jusqu'à la Petite Gorge. Vous pouvez faire une pause sur une petite esplanade (jolie vue) avant de poursuivre. Amorcez la descente sur votre droite et après le ravin d'éboulis (échelle de Jacob), suivez le balisage jaune. C'est très pentu. Vous partez ensuite à droite le long d'une paroi; la sente est étroite. Continuez à gauche, traversez un petit ravin et suivez le sentier caillouteux qui serpente. Assurez vos pas et ne perdez pas le balisage jaune de vue, vous pourriez être mal ! Quelques passage délicats (sente le long d'un mini ravin). Peu après, ça descend sévère. Retenez-vous aux branches, racines, troncs, bref, à ce que vous pouvez. Le terrain est souvent recouvert de feuilles, et on a tendance à glisser facilement. Visualisez bien le balisage à chaque passage délicat, pour éviter de trop descendre par erreur. La suite est toujours raide; petite difficulté avec une chaîne suivie d'une corde pour vous aider. Vous longez la paroi et après un petit ravin terreux, il y a plusieurs cordes et des chaînes pour progresser le long de la paroi. Plus bas, la pente diminue et vous parvenez à un balisage vert (No 9) que vous suivez jusqu'à un gros rocher sur votre gauche (alt 576 m); prenez à droite et au bout de la forêt, vous rejoignez le sentier qui longe les carrières pour revenir à votre point de départ.
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3) La Petite Gorge par Buses ou par Solitaire (Gde Gorge) [**,6h,850m,0’,0.-]
si sec,(2).
Une description du Sentier des Chamois et sentier des Buses (Le Salève) d’après Patrick GROSCH 22.9.2010 http://rochsnake.centerblog.net/
Départ du golf de Bossey; montée par le sentier des Buis d'où l'on rejoint celui des Chamois que l'on suit jusqu'au bout, soit jusqu'à la Petite Gorge. On continue par le sentier des Buses que l'on termine en retrouvant celui de la Grande-Gorge
Parcours sympathique, sans trop de difficultés; moyennement dangereux. Sentiers et sentes escarpés, quelques pas d'escalade, petits ravins et coulées à franchir, quelques passages délicats où l'aide des mains se justifie, plusieurs précipices, chute de pierres fréquentes. Assez sauvage, vous ne serez pas trop dérangé, sauf peut-être sur le dernier tronçon (Grande Gorge classique)
Dénivellé : 350 m environ. Durée : 2h30, allure moyenne
Vous parquez au golf de Bossey (petit parking réservés aux promeneurs) et partez à gauche dans le chemin goudronné au début. Traversez entièrement le golf (restez sur le chemin qui va tirer un peu sur l'Est). Lorsque vous apercevez un groupe de rochers sur votre gauche, entrez dans la forêt et allez tout droit (balisage bleu); après un rocher blanc avec une ligne rouge, partez à gauche et continuez tout droit (Nos 9 et 10). À la 2ème pierre blanche avec un trait rouge, prenez à droite pour aller chercher les Buis (No 9 en rouge). Vous montez ensuite en longeant le bord de la forêt le long de la carrière (voir descriptif détaillé "Les Buis, retour par la Petite Gorge"). Le sentier monte ensuite à droite en serpentant dans un pierrier. Vous rentrez dans une forêt de Buis (balisage rouge). Un petit pas de grimpe facile; suivez le "guide rouge". Un peu plus loin, vous arrivez devant une paroi que vous escaladez sans difficulté (câble métallique sur la 2ème portion). Montez encore un peu; vous longez la paroi en partant à l'ouest (jolie vue). Attention de ne pas glisser lors de certains passages terreux recouverts de feuilles. Vous taversez une ravine (prudence) et vous arrivez sur une petite plateforme (beau point de vue). Continuez de suivre le balisage rouge. Le sentier monte assez raide (beaucoup de cailloux et une succession de petites parois rocheuses). Vous suivez alors une sente assez raide (mind your step). À un moment, vous apercevrez une paroi devant vous avec un gros creux; prenez alors un petit sentier qui part à droite, c'est celui des Chamois (il y a un écriteau jaune coincé entre deux arbustes, où il est écrit "traversée"). Suivez le balisage jaune en longeant la paroi. Lorsque le chemin s'éloigne de la paroi et traverse une vire, descendez (toujours le balisage jaune); attention, ça glisse un peu (cailloux instables); vous arrivez dans la Petite Gorge. Descendez légèrement pour traverser un ravin terreux sur votre gauche. Parvenu dans un sous-bois, montez à gauche pour rejoindre le bas des voûtes. Vous êtes alors sur le sentier des Buses (écriteau "Grande Gorge"); suivez le balisage jaune. Parvenu à un ravin (en cul de sac; quelques curiosités géologiques intéressantes. Le coin est magnifique et justifie une petite pause que vous pouvez prendre en remontant un peu dans le ravin), vous le traversez et retrouvez alors le sentier (terrain glissant, prudence). À un moment, le balisage devient incertain. Continuez plein ouest et vous rejoignez le sentier de la Grande Gorge que vous redescendez. Parvenu à un "carrefour" caillouteux (écriteaux "Sentier Grande Gorge"), vous prenez à droite et un peu plus loin, vous descendez sur votre gauche en essayant de retrouver le sentier de départ (plusieurs possibilités; dans le doute, visez plein nord) et donc, le parking du golf.
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Une description du sentier de la Petite Gorge (= Ortis) par genepi (24 avril 2011)
http://www.hikr.org/tour/post34675.html
Difficulté : T4 - Randonnée alpine
Waypoints:
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Le Reposoir 780 m
Salève - Tour de la Grande Gorge 1253 m
Grand Salève 1309 m
Trou de la Tine 1260 m
Grotte d'Orjobet 1080 m
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Durée de la marche : 3 heures, montée = descente = 650 mètres
Les gorges du Salève, également appelée de manière générique "les Varappes" sont au nombre de six. La première que l'on rencontre le long de la face en partant de Monnetier, et qui est dominée par la tour de télévision, est la Petite Gorge. Anciennement, elle était également appelée Ortis.
Pour mémoire les gorges suivantes sont:
La Grande Gorge
La Gorge du Sarrot
La Gorge de la Grande Varappe
La Gorge du Palavet
La Gorge de l'Evorse
La Petite Gorge est une des deux gorges parcourues par un sentier qui était encore mentionné dans le guide du CAS de Bossus de 1984 (guide épuisé). Entretemps, suite à divers accidents tragiques et par la conséquence de lois quelque peu absurdes réglant les cas de responsabilités du côté Français, le parcours de cet itinéraire est réprouvé par les autorités. C'est la raison pour laquelle vous trouverez aux embranchements de cet itinéraire (comme à d'autres endroits), des mises en garde "Danger. Passage interdit". Mises en garde absurdes puisque les communautés locales ne peuvent se défaire, selon la loi française, de leur responsabilité en cas de désobéissance et d'accident, et ce, malgré ces avertissements. Néanmoins, l'initiative semble avoir atteint le but recherché, puisque manifestement, les traces ont de plus en plus tendance à disparaître et à devenir difficile à trouver.
Pour remonter la Petite Gorge, il existe quatre possibilités:
1) Au-dessus du Golf de Bossey passe le sentier des Amoureux, parcourant le pied de la montagne. Là où le sentier contourne un renflement, part un sentier d'abord engageant et de plus en plus raide et délicat. (La bifurcation se trouve à 46.15061°N, 6.17925°E). Il traverse alors vers la gauche de raides et très désagréables pentes terreuse pour gagner une espèce d'éperon appelé « Couloirs de Chantepoulet »). Je n'ai jamais vraiment aimé cette variante et les seules fois où je me suis senti à l'aise, c'était en hiver avec de la neige, équipé de piolet et de crampons!
2) Depuis les Buis, au pied de la paroi présentant une main-courante en fer, part vers la droite un sentier (Le sentier des Chamois).
3) Depuis la Grande Gorge, à l'altitude d'environ 910m, là où le sentier repart en direction de la Grande Gorge même, par le sentier des Buses.
4) Depuis la Grande Gorge, au-dessus des Rochers de Onze Heures, par le sentier du Solitaire.
Là, j'avais décidé de suivre le sentier des Buses.
Avertissement:
Les accidents au Salève montrent qu'il ne s'agit pas d'une montagne anodine et la prudence reste de mise. En plus des avertissements habituels pour cette montagne, je rappellerai que:
La Petite Gorge est séparée en deux depuis le bas du tiers supérieur jusque vers le bas de la montagne. L'embranchement de droite (donc gauche dans le sens orographique) est impraticable. Venant de la Grande Gorge, il faut traverser le premier embranchement afin de rejoindre l'embranchement de gauche.
Conséquence de la baisse de fréquentation, le départ du sentier des Buses devient de plus en plus difficile à trouver. Dans la traversée depuis le sentier de la Grande Gorge, on peut être tenté de suivre une bonne trace descendant à travers les herbes. Ne pas la suivre, mais rester sur les hauteurs (vagues traces de peinture jaune et orange).
Toujours observer les arbres aux alentours et leur écorce. Ce sont de bons indicateurs pour savoir si l'on est à l'abri des chutes de pierre. Ainsi, dans la Petite Gorge, on n’est pratiquement nulle part à l'abri, sauf lorsque l'on est suffisamment remonté et que l'on peut gagner l'éperon séparant les deux embranchements.
Pour gagner le sentier des Buses, il faut remonter un bout du Sentier de la Grande Gorge. L'embranchement est bien visible, puisque des marques jaunes indiquent "Buis, Petite Gorge". De là, le sentier part à flanc de coteau vers des rochers se trouvant à l'angle de l'embranchement de droite de la Petite Gorge. Une courte descente à travers les rochers permet de rejoindre la sente traversant de niveau les éboulis du fond de la gorge. De l'autre côté, on arrive à une vire qui permet de rejoindre le pied des rochers que l'on suit. Peu avant de gagner l'embranchement de gauche de la Petite Gorge, le sentier descend un peu pour remonter vers un éperon.
Le sentier traverse les éboulis du second embranchement. Là, on peut gagner les Buis ou remonter à droite au pied des parois. Le sentier monte de manière raide sur le flanc gauche de la gorge. Près d'un petit verrou rocheux, le sentier tire à gauche pour gagner une vire.
On abouti alors dans une gorge sombre que l'on remonte, au début dans les éboulis et plus loin, le long d'une crête. On ne tarde pas à gagner une selle formée par l'éperon séparant les deux gorges.
Là, le sentier remonte un dévaloir raide et empierré. Il est préférable de grimper le long de la crête se trouvant à droite. On ne tarde alors pas à rejoindre l'embranchement du sentier du Solitaire et des Buis.
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Une description du sentier Le Solitaire depuis le parking de l'Observatoire - Salève d’après Patrick GROSCH 9.9.2010 http://rochsnake.centerblog.net/
Bonjour à tous. Avant de m'éloigner prochainement du Salève, je ne voulais pas omettre de parler du Solitaire. Ce sentier est sans difficulté particulière mais demande tout de même une certaine attention lors de certains passages. Sauvage et peu fréquenté.
Dénivellé : 200 m env.
Durée : 1h10 (allure normale)
Départ du parking de l'Observatoire, altitutde 1250 m. Vous partez en direction de l'Ouest et suivez le balisage "Grande Gorge Nord". Peu après (5'), empruntez le sentier qui part à votre droite "Gd Gorge N". Vous descendez en lacets un terrain pentu dans la forêt. Plus bas, le sentier serpente dans un grand couloir terreux et caillouteux; attention, c'est un peu "casse gueule". Après la passerelle (altitude 1080 m env.) et juste avant le Rocher de Onze heures (petite esplanade rocheuse), montez à droite. Il y a une inscription en jaune (Pte Gorge); ne vous occupez pas de ce qui est écrit en rouge ! Montez et longez la voûte; faites attention aux chutes de pierre possibles. Restez attentif car à peu près à mi-parcours, vous grimpez à droite (flèche jaune sur la roche); il y a un petit passage d'escalade facile. Vous montez ensuite sur un terrain assez raide (caillouteux et terreux avec des feuilles mortes en prime) qui vous permet de rejoindre le bord de la paroi, à côté d'un épicéa. Petit coup d'oeil sympa sur la falaise. Repartez à gauche, surtout pas à droite... Continuez à suivre le balisage jaune et restez sous la voûte. Un peu plus loin, dans un "virage" à droite, un petit passage délicat (interdit de glisser) le long de la paroi rocheuse friable. Suivez bien le balisage, toujours en longeant la paroi, jusqu'à un ravin caillouteux que vous traversez après être remonté un petit peu. Vous passez une ravine et vous rejoignez le haut de la Petit Gorge (Echelle de Jakob); vous êtes dans un ravin caillouteux. Si vous avez perdu le balisage jaune, pas de soucis, vous parvenez de toute manière dans la Petite-Gorge (le début du sentier des Bûcherons est juste en face). Remontez ensuite le pierrier de l'Echelle de Jakob en restant sur la gauche, afin de retrouver le sentier qui serpente en montant assez raide (ça glisse un peu). Vous débouchez sur une terrasse naturelle d'où vous avez une jolie vue sur la plaine (rade de Genève notamment). Encore quelques pas de montée, vous traversez un bosquet et apercevez la tour de l'Observatoire.
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Une description du sentier du Solitaire au Salève d’après genepi 3.10.2010
http://www.hikr.org/tour/post28708.html
Région: France : Haute-Savoie . Difficulté : T3 = Randonnée en montagne exigeante
Waypoints:
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Le Reposoir 780 m
Rocher de Onze Heures 1010 m
Salève - Tour de la Grande Gorge 1253 m
Grotte d'Orjobet 1080 m
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Temps: 2:45, Montée 650 m, Déscente: 650 m.
Le sentier du Solitaire est de sinistre mémoire. En effet, il y a une dizaine d'année, deux accidents à une année d'intervalle avaient causé la mort de trois personnes. Le premier, en particulier, restera dans les mémoires: un père et son fils avaient annoncé qu'ils allaient descendre du Salève, sans pour autant détailler leur itinéraire. Ne les voyant pas rentrer, la famille avait lancé un avis de recherche. Ce n'est que deux semaines plus tard que l'on avait retrouvé les corps en contrebas du sentier du Solitaire.
Et pourtant, ce n'est pas le sentier le plus difficile, ni le plus dangereux du Salève. Il faut toutefois être attentif afin de bien suivre le sentier et non les traces de chamois. Une raison expliquant les accidents se produisant au Salève est que cette montagne est aisément accessible. On peut y monter en voiture ou en téléphérique. De plus, un certain nombre de sentiers faciles et fréquentés gravissent également cette montagne. Mais cela reste une montagne. Et dès que l'on sort des itinéraires fréquentés, on doit obligatoirement avoir une bonne expérience de montagnard. Cela surtout pour pouvoir évaluer et anticiper les difficultés et... savoir repérer les passages dont la difficulté se situe au-delà de ses capacités personnelles... pour pouvoir faire demi-tour avant que ce ne soit trop tard.
Le sentier du Solitaire est le plus haut des deux sentiers reliant la Grande Gorge avec la Petite Gorge et les Buis. Plus bas, le sentier des Buses et celui des Chamois permettent de rejoindre la Petite Gorge et enfin le sentier des Buis à partir de la Grande Gorge ( Voir: itiner.html#16ancre ).
Le sentier du Solitaire quitte le sentier de la Grande Gorge, juste avant que celui-ci ne remonte le Creux du Feu (le raide et sombre couloir se trouvant au-dessus du Rocher de Onze Heures). Il suit au mieux le pied de la paroi. Il faut se souvenir absolument de ce fait car, à peu près à mi-chemin entre la Grande et la Petite Gorge, on doit escalader une courte paroi (2 mètres) pour rejoindre un raide et sombre dévaloir qu'il s'agit de remonter jusqu’au rocher se situant environ 20 mètres plus haut. Deux imposants épicéas se trouvent dans ce couloir... aux deux virages du "Z" que forme le sentier à cet endroit. En résumé, le sentier "change d'étage" pour longer le pied de parois se situant plus haut.
On arrive plus loin à l'angle de la Petite Gorge. Là, le sentier descend franchement pour traverser à flanc, passer par dessus un rognon rocheux et retraverser pour rejoindre le sentier de la Petite Gorge. Plus loin, on abouti à la bifurcation avec le sentier des Bûcherons et des Buis.
Il vaut mieux toutefois remonter la Petite Gorge. Le sentier, grimpe derrière la tête rocheuse détachée de la montagne. Ce passage est appelé "l'Echelle de Jacob", car on a l'impression de pouvoir grimper au ciel. Le spectacle est un peu gâché par les innombrables éclats de verre... les pique-niqueurs du sommet ne trouvant rien de mieux que de lancer leur bouteille dans le vide.
On abouti après peu de temps au sommet de la montagne, tout près de la tour de télévision.
Pour la descente, j'avais opté de passer par les petites balmes de la Corraterie et de descendre le sentier d'Orjobet. J'ai toutefois suivi le "raccourci" permettant de gagner directement les anciennes carrières du Coin.
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4) Une description du sentier des Voûtes - Le Petit Salève d’après Patrick GROSCH 25.9.2010
http://rochsnake.centerblog.net/
Départ du château d'Etrembières. Ce sentier est un peu bruyant mais il vaut le détour. Il y a quelques passages délicats. Sans être véritablement dangereux, ce sentier réclame tout de même de la prudence.
Durée 2h AR (allure moyenne). Dénivellé 345 m.
Du parking situé en face du château (à côté de l'église d'Etrembières), traverser la route (attention, ça roule sec) et s'engager sur le chemin; tourner tout de suite à droite et monter dans la forêt (écriteau "Le Château Monnetier - Mornex, par les voûtes"). Vous passez devant le bâtiment du service des eaux; juste après, empruntez un sentier qui monte sur votre droite; à parti de là, attention aux chutes de pierres. Le parcours est accidenté. Aux Eaux Belles (alt. 550 m), prenez à droite. Suivez la sente qui traverse un terrain très pentu à la fin duquel vous commencez à longer les voûtes (interdit de glisser !). Continuez tout droit; vous ne pouvez pas vous tromper (il y a même un balisage bleu). Restez bien sur le sentier car il y a quelques passages délicats et pas question de chuter. Un peu plus loin, vous serez complètement sous la voûte et le sentier est beaucoup plus large (non, on ne peut malheureusement pas supprimer le bruit de l'autoroute...). Vous longez les voûtes jusqu'au bout et vous montez à gauche, juste avant le château de Monnetier (Si vous continuez tout droit, en enjambant une barrière et en longeant un mur, vous pouvez contourner le bâtiment et vous vous retrouverez au bord d'une terrasse d'où vous avez une jolie vue sur le Pas-de-l'Echelle et la rade de Genève; n'allez pas plus loin et évitez la terrasse en bois). Vous montez encore un peu (rampe métallique) et vous êtes dans le Vallon de Monnetier. Traversez la clairière (il y a quelques rochers) et prenez un sentier qui part dans la forêt, sur votre gauche. Passez un petit point de vue sur le lac et continuez la montée jusqu'à un écriteau "Sur les Voûtes"; votre altitude maxi sera de 780 m. Prenez ensuite à gauche, en direction d'Etrembières. Suivez le sentier qui longe une pente très raide. Suivez l'écriteau "Etrembières" et descendez "relax" dans la forêt dont le sol est tapis de feuilles et jonché d'arbres déracinés qui sont tombés dans la pente. Plus bas, vous allez croiser le sentier de l'aller, aux Eaux-Belles; vous le suivez afin de rejoindre le parking de départ. Faites juste attention de ne pas vous tromper car peu après les Eaux-Belles, il y a un passage où vous devez rester à droite et remonter le long d'une paroi; repérez-vous à l'aide du balisage rouge.
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5) sentiers dans le massif du Coin (sauf Orjobet, tous dangereux) .
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6) le sentier de Chavardon, le cirque des Etournelles, le Sphinx et la Lamin
photo1 photo2
photo3
Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 15.8.2009 et 10.10.2010 par MARC GUÉNIAT .
Au Salève, les chamois gambadent dans leur royaume face au Jet d’eau.
Rencontre avec le farouche animal sur le terrain escarpé de la montagne des Genevois.
Il y a quelques jours, dans ces colonnes, l’auteur d’un ouvrage intitulé Histoires et légendes au Pays du Salève justifiait ainsi sa passion pour cette montagne: «Elle paraît évidente, connue, parce que sous nos yeux. Or, elle est très mystérieuse.» Dominique Ernst ajoutait que le Salève tue plusieurs randonneurs par année.
Et il a raison. Il y a bien deux Salève, l’un bien tracé, très fréquenté, et l’autre, sinueux, accidenté, presque sauvage. En compagnie de Stéphane Rouge, accompagnateur en montagne diplômé, nous avons vu ses deux facettes en route pour débusquer le chamois.
Au départ, on emprunte depuis Le Coin le sentier d’Orjobet, le plus fameux, qui emmène promeneurs et joggeurs au sommet. Il faut le suivre dans la forêt durant quarante minutes – estimation généreuse – jusqu’à une épingle à droite. Au lieu de continuer sur le chemin, s’élancer à gauche sur un sentier peu évident, dit de Chavardon. A ce stade, le boulevard qu’est Orjobet n’est plus qu’un lointain souvenir.
La prudence s’impose
D’abord, on y est seul. Ensuite, les difficultés, bien que relatives, commencent. La prudence s’impose durant la petite demi-heure nécessaire pour atteindre le somptueux cirque des Etournelles, curieusement déserté par les grimpeurs en dépit de la qualité du calcaire. Face à cet «amphithéâtre», on saluera le «bonhomme», surplombant gracieusement la paroi de gauche. De ce même côté se trouvent plusieurs grottes où «les magdaléniens se réfugiaient, il y a plus de dix mille ans, pour se protéger des bêtes», explique Stéphane Rouge. Visiter impérativement la seconde, dont le trou de la mule, au fond, permettra aux chanceux d’observer des chamois. Là n’est pas encore leur véritable domaine. Pour l’atteindre, il faut gravir quelques marches avant de s’engager sur une vire impressionnante. Après avoir franchi un petit escalier, bifurquer à gauche sur une sente peu évidente. Monter tout droit en direction du drapeau savoyard.
De là, accéder en redescendant par de raides pentes herbeuses à la «vire des chamois». Ce qui devient sérieusement aléatoire. On peut aussi rejoindre le sommet par un chemin facile.
On peut s’y perdre
Même s’il prêche pour sa paroisse, Stéphane Rouge n’a pas tort de recommander vivement de s’y rendre accompagné. D’abord parce qu’on s’y perd très facilement – seuls quelques rares cairns indiquent les vagues traces à suivre – ensuite car il peut s’avérer dangereux. Mais aussi et surtout parce qu’on entre ici sur le territoire privilégié de ces caprinés. Il est donc préférable que cette sente reste peu fréquentée. Spécialement en hiver, lors duquel il ne faut pas perturber ces bêtes en situation de survie. Elles peuvent perdre jusqu’à 40% de leurs rares calories pour fuir les marcheurs intempestifs.
Après une longue traversée, on rejoint le sommet à l’instinct. Et on se rue à la Croisette pour boire une bière, dont la fraîcheur contrastera avec l’aridité des lieux…
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Infos pratiques et avertissement
Vire des chamois, via les sentiers d’Orjobet, de Chavardon et des Etournelles.
Y aller: Genève - Collonges-sous-Salève - Le Coin: 15 min.
Balade: 5 h aller-retour (descente par Orjobet)
Carte: IGN, Mont Salève 1: 25 000
Dénivelé: 600 mètres.
Difficulté: difficile.
Variante: depuis le cirque des Etournelles, emprunter le chemin du même nom. Suivre une vire impressionnante qui rejoint le sentier d’Orjobet et atteindre le sommet.
Attention: les randonneurs s’engagent sur ce parcours sous leur propre responsabilité. Tout marcheur insuffisamment expérimenté encourt de sérieux risques de chute. Les personnes sujettes au vertige ou peu à l’aise face au vide doivent renoncer à suivre ce parcours qui est fortement déconseillé d’octobre à avril. L’article ci-contre indique en outre quelques précautions à prendre vis-à-vis des chamois. Respectez leur habitat!
Infos: Stéphane Rouge, tél. 077/430 83 90 ou www.empreintemontagne.com
Moment de repos contre la paroi du bonhomme, au cirque des Etournelles. Un véritable amphithéâtre naturel.
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http://www.weezigo.com/via-ferrata-la-saleve-collonges-sous-saleve :
Mélange de via ferrata et de sentier aérien, cet itinéraire situé à deux pas de Genève et du majestueux lac Léman est constitué de deux parcours découpés en tronçons. Le tout est très abordable.
Le premier itinéraire ne comporte pas de difficultés majeures. Il faut prévoir une corde pour passer un passage raide après la vire Butikofer sans beaucoup d'équipement. (3 à 4 h)
Le deuxième itinéraire permet d'accéder à une très belle curiosité naturelle, le trou de La Tine. Cette arche percée dans la roche succède à un passage aérien. Rien de difficile là non plus mais toujours peu d'équipement (2 à 3 h).
Approche et Retour
Approche : Du parking, suivre le sentier qui monte à droite. Après la clairière, suivre les marques oranges.
Retour : Premier itinéraire : le sentier Chafardon à 975 m ramène au Coin. Deuxième itinéraire : au trou de la Tine, descendre à 1.2OO m et suivre le GR en direction de la grotte d'Orjobet (marches dans le roc). Poursuivre jusqu'au Coin.
Adresse : 74160 Collonges-sous-Salève (Haute-Savoie)
Accès :De Saint-Julien-en-Genevois, suivre la D145 en direction du Coin. Dépasser le parking du Coin et poursuivre sur 1 km jusqu'au bar-restaurant du refuge du Salève.
Tarifs : Gratuit, Difficulté : PD, Approche : 5mn, Ascension : 5h, Retour : 30mn, Orientation : Ouest
O.T.: 04.50.04.71.63
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Salève, le Sphinx et la Lamin par genepi
26 février 2011. Difficulté randonnée: T4 - Randonnée alpine.
Waypoints:
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Portail du Chavardon 890 m
Le Sphinx 1000 m
La Corraterie 1170 m
Trou de la Tine 1260 m
Grotte d'Orjobet 1080 m
L'ancienne carrière du Coin 710 m
Temps: 2 heures. Montée: 600 m . Descente: 600 m .
Mise en garde:
1) Une partie de la randonnée décrite ici se déroule sur des itinéraires qui ne figurent pas (plus) dans le réseau des sentiers officiels (Chavardon et Etournelles). Une autre partie se déroule carrément hors sentier dans des terrains escarpés et entrecoupés de parois rocheuses. Le parcours requiert un pied absolument sûr.
2) Le sentier des Etournelles n'est plus praticable depuis cet hiver, à la suite d'un éboulement ayant détruit la passerelle. Comme alternative, on peut suivre l'itinéraire décrit ci-dessous. On peut également à partir du moment où l'on va traverser le haut du Dévaloir de la Mule, grimper jusque sous les rochers et traverser à droite. On passe alors par-dessus la partie éboulée.
Pour faire cette randonnée, je suis parti de la carrière du Coin et j'ai suivi le raccourci permettant de gagner le sentier de l'Orjobet. Dans la carrière, je me suis aperçu qu'un gros bloc de rochers avait passablement ravagé le bosquet. Je devais comprendre par la suite de quoi il en retournait.
Après avoir franchi le premier passage de l'Orjobet (couloir avec les escaliers), j'ai suivi le sentier du Chavardon. Celui-ci quitte le sentier de l'Orjobet au-dessus de la paroi (à la bifurcation, des pierres ont été placées en travers pour décourager les plus téméraires).
Le sentier traverse de flanc, monte sérieusement pour redescendre de l'autre côté d'un cône d'éboulis. Plus loin, il traverse une ravine pour grimper franchement en direction du Portail du Chavardon, lieu où l'on peut voir des marches taillées dans le rocher ainsi qu'une gorge creusée afin de pouvoir fermer le passage.
Après une courte descente avec une rambarde, on gagne le "plateau" du Chavardon, large vire ayant servi d'abris au 4ème siècle lors des invasions Allamanes.
Le plateau traversé, on remonte le Cirque des Etournelles. Même s'il faut utiliser de temps à autre les mains, les passages ne sont pas trop difficiles. Normalement, le sentier des Etournelles quitte le Cirque par la droite. La passerelle étant détruite, je suis parti à gauche jusqu'à une échancrure appelée Portail du Sphinx. Derrière, on gagne le fond du haut du Dévaloir de la Mule (attention à ne pas faire partir des pierres). Il faut remonter celle-ci au mieux, dans les éboulis au début et dans les rochers de droite plus haut, afin de gagner de la hauteur. Lorsque l'on se trouve de niveau avec le sommet de la paroi rocheuse en face, traverser de niveau le Dévaloir de la Mule afin de suivre une petite vire aérienne et exposée. On traverse alors au-dessus de la paroi de la Lamin. Le sentier longe une Balme et au bout d'un certain temps, arrive au bout de celle-ci. On peut alors remonter au mieux les pentes herbeuses au-dessus afin de gagner la Corraterie. A un endroit, il peut être préférable de pénétrer dans la forêt à gauche pour contourner une petite paroi de rocher. Plus haut, des Cairns donnent la direction.
http://www.hikr.org/tour/post33100.html
http://www.hikr.org/user/genepi/tour/
http://www.hikr.org/user/genepi/
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Les Étournelles, le Sphinx et la Corraterie Publié le 10/10/2011 par P. Grosch
http://rochsnake.centerblog.net/43-les-tournelles-le-sphinx-et-la-corraterie
Petit parcours en boucle (ou presque !) ; au programme, deux sentiers bien connus des adeptes du Mont Salève. Cette rando offre de beaux points de vue sur le bassin franco-genevois et la rade de Genève.
Durée : 1h30 (allure moyenne). Carte IGN 3430 OT, Mont Salève.
Dénivelé : négligeable (moins de 100 m). Altitude de départ 1200 m; altitude maxi 1260 env.
Niveau : moyen.
Difficultés : sentiers très aériens et exposés (petits passages d’escalade), terrains escarpés. Bien que le dénivelé soit très faible, le parcours est tout de même assez physique. Déconseillé aux personnes sujettes au vertige. Itinéraire à éviter à la mauvaise saison ou après des pluies récentes.
Accès en voiture: de la douane de Veyrier, prendre la N1206 jusqu’à Collonges-sous-Salève ; monter jusqu’au « Coin » (route des Crêts, route de la Combe puis route de la Croisette) puis suivre La Croisette, D45 (col du même nom) ; une fois dans ce petit hameau, prendre à gauche, D41, direction observatoire. Après quelques centaines de mètres, juste avant « La Bouillette », parquez sur la droite (petit parking en léger contrebas de la route).
Itinéraire : du parking, montez jusqu’au balisage « Les Crêts, altitude 1214 m » (jolie vue sur le Mont-Blanc) et suivre « Le Coin par Orjobet ». Le sentier s’enfonce dans la forêt et descend tranquillement jusqu’au balisage suivant ; continuez sur la gauche, direction « Le Coin ». Peu avant un bon virage sur la gauche, avant l’entrée de la grotte d’Orjobet, altitude 1120m environ, passez à droite par-dessus les rochers (l’un d’eux porte une inscription rouge assez « discrète ») et prenez le début du sentier des Étournelles. La sente part horizontalement dans la forêt, à flanc de pentes rocheuses et débouche sur une belle paroi avec une première vire équipée d’une main courante ; on assure ses pas quelques dizaines de mètres et on continue sous la voûte. Après une petite désescalade (2 poignées en métal), on continue sur la vire inférieure (main courante) ; on longe une paroi qui fait une courbe sur la droite avant de continuer sur une sente très aérienne où on traverse une coulée terreuse (toujours la main courante qui rassure sur ce terrain très escarpé). On longe encore un bout la paroi, un dernier virage à droite et on débouche dans le magnifique cirque des
Etournelles avec le Sphinx en point de mire, au sommet de la paroi du Bonhomme ; on aperçoit aussi l’entrée de la Grotte de la Mule. On continue de suivre la sente étroite et aérienne sur une vire, le long de la paroi (prudence, c’est vertigineux !) jusqu’à la petite brèche, appelée « Portail du Sphinx » ; à travers cette brèche, joli point de vue sur la rade de Genève. Franchissez la brèche et longez la paroi à droite avant de commencer de remonter le fond du Dévaloir de la Mule ; restez près des rochers en remontant le pierrier très pentu (éboulis), c’est plus facile. Dès que vous voyez une vire bien marquée sur la gauche, traversez le Dévaloir et empruntez cette vire direction plaine (on se trouve au dessus de la paroi de la Lamin). Sympathique coup d’œil sur le Sphinx. Sans aller trop loin, longez bien la paroi rocheuse et après une petite montée dans la pente herbeuse, partez à droite sur une corniche caillouteuse, avec la roche sur votre gauche cette fois. On est dans les Gradins de la Corraterie. Vous progressez dans un pierrier et pouvez rapidement escalader les rochers sur votre gauche pour remonter les pentes herbeuses et rejoindre le sentier de la Corraterie, en tirant à droite sur le haut. On continue sur le sentier de la Corraterie en longeant ses fameuses voûtes, jusqu’à ce qu’on retrouve la forêt. À la bifurcation, laissez le sentier de gauche et prenez celui qui descend légèrement à droite, jusqu’au balisage « Le Trou de la Tine » à 1250 m ; ensuite tout droit, direction « La Croisette ». Vous passez devant le Trou de la Tine (on peut y pénétrer) et sa magnifique arche ; le sentier suit le bas de la paroi rocheuse avant de descendre dans la forêt. Vers 1140 m d’altitude, prenez à gauche (balisage horizontal blanc et rouge sur un arbre). Vous rejoignez peu après l’itinéraire emprunté à l’aller, qui vous ramène au parking.
Diaporama :
http://www.kizoa.fr/diaporama/d1989328kP171451084o4/etournelles-sphynx-et-corraterie
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Le Chaffardon (Chavardon) et les Étournelles Publié le 15/10/2011 par P. Grosch
http://rochsnake.centerblog.net/44-le-chaffardon-chavardon-et-les-tournelles
Itinéraire « complémentaire » à celui des Étournelles/Sphinx/Corraterie. Très joli parcours dans un environnement sauvage et peu fréquenté (hors tronçon de l’Orjobet), à privilégier en automne pour ses somptueuses couleurs. Cet itinéraire comporte des passages dangereux sur les sentiers de Chaffardon et des Étournelles.
Durée : 2h15 (allure moyenne). Carte IGN 3430 OT, Mont Salève.
Dénivelé : 440 m. Altitude de départ 690 m; altitude maxi 1130 env.
Niveau : moyen
Difficultés : sentes très aériennes et exposé (quelques passages d’escalade faciles), terrains escarpés, falaises vertigineuses. Chutes de pierres possibles. Déconseillé aux personnes sujettes au vertige. Itinéraire à éviter par temps humide.
Accès en voiture: du Pas-de-l’ Échelle (douane de Veyrier), prendre la N1206 jusqu’à Collonges-sous-Salève ; monter jusqu’à « Le Coin » (route des Crêts, route de la Combe puis route de la Croisette). Parking à droite avant la montée sur la Croisette.
Itinéraire : du parking, emprunter la route qui monte puis tout de suite le chemin qui part sur la gauche (balisage) ; quelques habitations et on continue sur un sentier dans la forêt. Au début, il y a un balisage « officiel » (flèche jaune sur fond vert), ensuite des traces rouges sur les cailloux, traces rouges qui vous guident car vous allez rencontrer plusieurs embranchements. Le sentier, parfois bordé de cailloux, s’élève d’abord gentiment dans une belle forêt (vous suivez même une tranchée naturelle), puis devient plus pentu et serpente dans un joli décor de blocs rocheux, souvent garnis de mousse. On continue de monter en longeant des parois et peu après les premières « marches » rocheuses, altitude 1000 m, vous quittez l’Orjobet (qui continue dans les racines et les cailloux) pour prendre le sentier de Chaffardon qui part à plat sur votre gauche ; il y a un petit tas de cailloux qui « barre » le passage. On suit sans problème le Chaffardon à flanc de pente (attention tout de même au vide) avec quelques petites montées et descentes régulières, d’abord dans la forêt ; on traverse plusieurs coulées pierreuses et après une petite ravine, on atteint le portail du Chaffardon. On passe dans une brèche, on monte les marches taillées dans la roche (ça aide !) jusqu’à un petit promontoire. L’endroit est vraiment magnifique et la vue mérite une petite halte. Redescendez quelques mètres pour continuer le sentier du portail, en longeant toujours les parois rocheuses ; le parcours est agrémenté par des essences qui défient les lois de la gravité. Le sentier part à droite (angle droit), toujours le long de la roche, avant une descente pentue et un petit ravin terreux sur la gauche. Une main courante est à disposition. On remonte tranquillement dans la vire du Chaffardon, dans la forêt, bientôt composée d'une majorité de chênes ; la végétation est d’ailleurs assez surprenante. On poursuit dans la vire, en montée légère, pour rejoindre le bas du Cirque des Étournelles. Allez jusqu’au pied de la paroi; vous êtes sous le Bonhomme et le Sphinx; il y a 3 panneaux de balisage. Continuez à droite, en longeant plus ou moins la falaise. L’aide des mains est parfois nécessaire. On passe successivement devant la Grotte de la Mule (2 ouvertures) et celle de la Table. Encore quelques petits pas d’escalade (une rampe en métal pour aider à la progression) et on rejoint le début du sentier des Étournelles. Juste avant, côté ouest, il y a un promontoire avec un point de vue superbe sur le Cirque, le Bonhomme, le Sphinx et le bassin franco-genevois. On quitte le cirque par la droite en suivant les Étournelles. Le sentier longe les parois rocheuses sur des vires vertigineuses, avec quelques « mains courantes » pour se tenir. On traverse une coulée terreuse (éboulement du 07.01.2011 ; en surplomb, on voit distinctement l’endroit d’où se sont détachés les rochers) sécurisée par un câble et après un angle droit, le sentier remonte un peu avant un petit passage où l’aide des mains est nécessaire (2 poignées en métal pour s’aider) ; vous continuez sur la vire supérieure (jolie vue sur le Trou de la Tine) sur une sente très aérienne. Il y a un petit passage délicat équipé d'une main courante, le long de la falaise « terrasse ». On continue dans la forêt, plus ou moins à plat ; restez à flanc de paroi jusqu’à ce que vous retrouviez le sentier de l’Orjobet (altitude 1130 m) ; amorcez alors la descente. Vous traversez la Grotte d’Orjobet à la sortie de laquelle il y a une petite passerelle en bois ; le sentier est pentu et fait des lacets dans les rochers, le long des parois avec parfois des marches en pierres. Plusieurs trouées dans la forêt dévoilent de beaux points de vue sur la vallée. La descente faiblit, les rochers se font plus rares et on finit tranquillement dans la forêt. Il y a plusieurs chemins qui ramènent au parking mais préférez les plus larges car certains, bien que plus courts, s’apparentent plus à des lits de petits ruisseaux à sec qu’à des sentiers et le terrain est souvent désagréablement glissant.
Diaporama :
http://www.kizoa.fr/diaporama/d1996217kP52113442o4/chaffardon---etournelles
« Dans la vie comme à la montagne, on veut atteindre des sommets et on monte par paliers, plus ou moins rapidement. Si l’on ne souhaite pas redescendre trop vite, il faut éviter les faux pas »
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7) Grande Gorge Intérieure et Grande Gorge classique
Publié le 09/08/2010 par P. Grosch
http://rochsnake.centerblog.net/rub-le-saleve-.html
Parcours : Bossey, Grande Gorge Intérieure, retour par la Grande Gorge (sentier peu fréquenté, passages aériens, terrain escarpé, sentes et vires délicates, chutes de pierres; dangereux).
Durée : 3 h 15 (allure raisonnable). Dénivelé : 570 m env. Difficile.
Au départ du golf de Bossey (il y a des places de parking réservées aux promeneurs; alt. 500 m), vous pouvez monter en traversant le golf (bien rester sur le large chemin) ou bien ressortir du lotissement et suivre la route qui monte; prendre le premier chemin à gauche qui est en cul de sac et accède à un lotissement de petites maisons. Le sentier part depuis un mini giratoire. Suivre le balisage vert (Nos 1 ou 4); après une bonne montée qui serpente dans la forêt (en cas de doute, viser la Grande Gorge comme direction générale et toujours monter); parvenu à une grande intersection, vous verrez un signal indiquant la Grande Gorge; vous êtes à 610 m; l'échauffement étant terminé, vous montez tout droit, balisage vert, No 5. Pendant la montée (joli sentier dans la forêt), vous passerez à côté d'un rocher en forme de table; vous montez encore 100 m, alt. 800 m env. et dans un virage à gauche à angle droit (à la hauteur du Reposoir), empruntez un sentier sur votre droite. Repérez-vous grâce à de petits tas de cailloux empilés. Traversez un pierrier pentu et franchissez un petit ravin (si vous remontez ce ravin, vous parvenez dans un cirque rocheux où se trouve la grotte Julliard). En montant vers le Rocher de la Poupée, un balisage rouge commence. Hissez-vous à travers quelques gros rochers disposés en "cascade" pour arriver en dessus du Rocher de la Poupée (jolie vue). Un peu plus haut, vous parvenez à une paroi de rochers que vous contournez par la gauche. Vous empruntez alors une vire très expo avant de rejoindre un couloir herbeux. Une petite accalmie bienvenue avant la suite... Continuez à bien suivre le balisage rouge car vous allez vous trouver en présence de plusieurs passages dangereux, pas toujours faciles à franchir (sentes dans des terrains escarpés, vires aériennes, pentes herbeuses glissantes, passages d'escalade, etc. Accrochez-vous à quelque chose qui tienne, des racines ou des branches d'arbres, des touffes d'herbe...). Progressez jusqu'au Trou du Chat (petite arche rocheuse); personnellement, je passe dans le Trou. Empoignez la chaîne et laissez-vous glisser jusqu'à une corde avec des noeuds qui permet d'atteindre le bas de la ravine. Plus loin, vous remontez à droite et escaladez une petite paroi (le Pas du Singe); il y a une chaîne pour s'aider. Un peu plus haut, on rejoint la Grande Gorge et si vous continuez à monter, il y a une inscription en rouge sur un gros rocher "Sarrot-Saut Gonet et Grande Gorge Intérieure". Prenez à gauche et rejoignez le sentier de la Grande Gorge "classique" que vous redescendez en partant depuis une petite terrasse rocheuse (très jolie vue) à 1063 m d'alt. La descente est béton et sans problème mais attention tout de même de ne pas partir en glissade la pente étant très raide à certains endroits.
En images : http://www.kizoa.fr/diaporama/d1829239kP137266855o4/grande-gorge-intérieure
Accidents au Salève
http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2011/05/28/article_messager_1409252.shtml
le messager : Salève : une Ambillienne de 39 ans fait une chute mortelle
samedi 28.05.2011, 10:56 Le corps de la victime a été découvert par un étudiant argentin vendredi 27.5.2011 en milieu de matinée. Il était 10h30, vendredi 27 mai, lorsqu'un étudiant argentin résidant à Genève a aperçu un corps situé à 50 m en contrebas du chemin qu'il empruntait sur les pentes du Salève, sur la commune de Bossey. Ne sachant comment déclencher les secours, il a alors rebroussé chemin et contacté les autorités suisses qui ont averti les gendarmes de la compagnie de Saint-Julien qui ont alors déclenché les secours. En raison d'un accès assez complexe, les hommes du PGHM d'Annecy, qui ont dû abandonner leur hélicoptère pour rejoindre le corps à pied, sont arrivés sur place à 16h30. Ils ont alors constaté le décès de la jeune femme âgée de 39 ans et originaire de Limoges, qui résidait à Ambilly et exerçait la profession de médecin pédiatre au centre hospitalier universitaire de Genève. La veille, son mari, également médecin à Limoges, s'était inquiété de ne pas avoir de ses nouvelles et dans l'après-midi, ses proches avaient découvert son véhicule sur un parking situé à Bossey. Si la thèse du suicide a un instant été évoquée, les premiers éléments de l'enquête confirment qu'il s'agit en fait d'un dramatique accident.
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http://www.tdg.ch/geneve/actu/medecin-hug-tue-randonnee-saleve-2011-05-30
TdG : Une médecin des HUG se tue en randonnée au Salève
ACCIDENT | La victime, âgée de 38 ans, était pédiatre à Genève.
Marie Prieur | Lundi 30.05.2011 | 11:21
Une femme de 38 ans, habitant en France voisine et exerçant la profession de pédiatre aux Hôpitaux universitaires de Genève est décédée la semaine dernière au Salève. C’est un étudiant étranger, résidant à Genève qui a découvert son corps vendredi 27 mai 2011 à 10h30. En promenade sur le Salève le jeune homme a aperçu quelque chose de rose, précise un enquêteur de la Compagnie de gendarmerie de Saint-Julien-en-Genevois. Comprenant qu’il s’agissait d’un corps et ne sachant que faire, l‘étudiant est retourné à Genève. «Il a prévenu la police suisse qui nous a, à son tour, alertés vers 14h», poursuit le gendarme. Entre-temps, le véhicule de la trentenaire avait été retrouvé sur un parking de Bossey, à 45 minutes de marche de l’endroit ou gisait le corps. Le mari de la trentenaire s’était inquiété le jeudi 26 mai 2011 d‘être sans nouvelle de sa femme. Cette dernière lui avait envoyé un SMS depuis le sommet du Salève. Une enquête a été ouverte. L’hypothèse accidentelle est privilégiée (DV : c’était un accident).
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Des précisions de Jean-Claude Bourigault
La femme aurait été retrouvée au pied d'une falaise en-dessous du sentier des Buses ou des Chamois (DV : entre le Buis et la Grande Gorge). La personne qui l'a retrouvée cherchait, par curiosité, à monter au pied de cette falaise qu'il voyait depuis chez lui. Il est possible qu’elle soit partie pour faire le sentier des Buis et ait continué sur le sentier des Chamois sans voir le passage à gauche de la rampe métallique des Buis qui n'est pas très visible. Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois et depuis je suis très attentif à cet endroit. Le sentier des Chamois est très peu pratiqué et donc c'est plus une trace qu'un sentier.
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Un article de la Tribune de Genève (une lettre de lecteur) du 16 septembre 2011
Réponse à cet article : Le Salève n’est pas à l’abandon! TdG 11.11.2011 - page 15.
L’invité : Pierre Cusin, Président du Syndicat Mixte du Salève (SMS).
Il y a quelque temps, un lecteur pointait du doigt l’«abandon» des sentiers du Salève par les collectivités locales françaises et
les risques pour les usagers, souvent genevois (voir «la Tribune de Genève» du 16 septembre 2011). En tant que président du Syndicat Mixte du
Salève (SMS) en charge des sentiers et regroupant les 27 communes du massif, je tiens à apporter quelques précisions sur cette problématique.
1. Technique : tous les sentiers ne sont pas entretenus ou balisés, mais uniquement ceux considérés comme «grand
public», ce qui représente quand même un réseau de 150 km. Les plus anciens et fréquentés sont ceux d’Orjobet, Corraterie, Grande Gorge ou Pas de l’Echelle. Il existe également depuis fort longtemps un nombre important de sentiers considérés comme vertigineux au Salève, balisés et parfois équipés de façon empirique par des passionnés ou associations. Le Syndicat Mixte du Salève, créé en 1994, n’a pas souhaité les prendre en charge, du fait du danger encouru par des randonneurs non avertis. Ouvrir ces itinéraires au plus grand nombre nécessiterait des équipements très coûteux et «artificialiserait» une montagne que beaucoup souhaitent garder naturelle. Ces sentiers ne sont pas illégaux, mais notre position avec les maires concernés est de ne pas encourager leur fréquentation. Aussi, nous avons posé des panneaux signalant le risque à l’entrée de ceux-ci (Bûcherons, Petite Gorge, Chafardon par exemple).
2. Juridique : les communes ont délégué leurs compétences en matière de sentiers au SMS. Cependant juridiquement, le maire reste responsable et c’est lui seul (avec le préfet) qui peut prendre des arrêtés d’interdiction sur un itinéraire pour motif de sécurité. Toute la montagne est potentiellement dangereuse. Doit-on l’interdire pour autant? Nous ne le pensons pas. Cependant, notre responsabilité est d’informer les usagers des risques par une signalétique bien visible sans être envahissante.
3. Politique et financier : le Salève est fréquenté à 60% par des Genevois, mais la gestion des volets «protection et valorisation» est financée uniquement par le SMS. Nous disposons d’un budget limité pour des missions variées : Maison du Salève, Natura 2000, Directive Paysagère, vergers ou alpages. Une coopération transfrontalière nous permettrait évidemment d’être plus efficaces. Ainsi nous essayons de trouver des collectivités partenaires de l’autre côté de la frontière. Pour les travaux de sécurisation de la grotte d’Orjobet en 2010, les communes genevoises de Troinex, Veyrier et Bardonnex ont accepté de nous aider financièrement. Pour la deuxième tranche prévue en 2012, nous lancerons également une souscription publique auprès des communes et particuliers.
Le SMS a fait aboutir en 2008 une Directive Paysagère préservant durablement le Salève de toute urbanisation. Il semble évident que le financement d’actions nécessaires de valorisation ne peut être que… transfrontalier.
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TdG : Salève: une rannndoeuse encordée meurt après une chute de 50 mètres SOPHIE ROSELLI | 21.04.2010
DRAME | Deux retraités qui évoluaient sur un sentier dangereux ont dévissé lundi.
Six personnes ont trouvé la mort l’an passé au Salève, selon le Syndicat mixte du Salève. Ce lieu très fréquenté est d’ailleurs considéré comme la deuxième montagne la plus dangereuse de Haute-Savoie, après le Mont-Blanc.
Vertigineux, difficile, non balisé. La réputation du sentier des Etiollets, au Salève, n’est plus à faire. C’est au milieu du parcours que le drame s’est produit lundi. Deux randonneurs encordés ont dévissé sur 50 mètres. Une chute mortelle pour l’un d’eux.
Il est environ 16 h lorsque des grimpeurs qui évoluent dans une paroi du Salève entendent les cris d’un homme. Celui-ci appelle à l’aide après avoir dévalé la pente sur une cinquantaine de mètres. Il est gravement blessé. Sa compagne, elle, n’a pas survécu. Tous deux sont encore encordés.
C’est la scène que découvrent les sauveteurs intervenus par hélicoptère dans cette zone difficile d’accès, surplombant Collonges-sous-Salève. Le septuagénaire, un Italien établi à Meyrin, souffrant de multiples fractures, a dû être hélitreuillé et transporté vers l’hôpital d’Annecy. Ses jours ne sont pas en danger, selon nos informations.
L’enquête menée par le PGHM d’Annecy permettra de déterminer les raisons de l’accident. Selon plusieurs sources, tous deux pratiquaient la randonnée depuis de nombreuses années.
La victime, âgée de 69 ans, «était très sportive. Elle partait régulièrement en balade», témoigne avec émotion le maire de Versonnex, commune du Pays de Gex, où elle résidait. Les randonneurs connaissaient en tout cas suffisamment le Salève pour choisir d’emprunter le sentier escarpé des Etiollets, plutôt confidentiel.
«Ce chemin a été tracé à la fin du XIXe, début du XXe siècle. On le trouve aujourd’hui sur un topo d’escalade. Il faut vraiment le connaître, parce qu’il n’y a aucun balisage depuis le parking», explique Eric Dürr, chargé de mission au Syndicat mixte du Salève. Ce chemin de randonnée ne fait pas l’objet d’entretien, contrairement aux quelque 150 kilomètres de tracés officiels. Certains sites Internet présentent pourtant les Etiollets comme une via ferrata, puisque le parcours est équipé de câbles et autres éléments métalliques. Cette confusion pose problème. «Nous avons déjà averti les responsables de ces sites pour qu’ils retirent cette mention», souligne Eric Dürr. Même remarque du président du Secours en montagne du Salève, Olivier Comtat, qui parle d’un secteur «assez difficile». Un lieu tristement connu pour ses nombreux accidents.
Un hommage
Un hommage à Valery Montant (à côté de l’entrée du Trou de la Tine).
Flore et végétation du Salève
Notions générales
La classification populaire répartit les êtres vivants dans les végétaux
ou les animaux ou, parfois, dans les microbes. La classification scientifique
a suivi pendant longtemps un système semblable, avec deux règnes principaux
: le règne végétal et le règne animal. Selon cette classification, les
végétaux et organismes semblables (p. ex. les champignons, les algues)
étaient ceux sans organes sensoriels complexes et organes de locomotion,
capables soit de produire leur propre nourriture à partir d'éléments
minéraux ou de l'absorber directement de leur environnement immédiat.
Ce système est dépassé. Actuellement, les biologistes classent les êtres
vivants en cinq règnes : les monères, les protistes, les champignons,
les végétaux, et les animaux. Ces règnes forment eux-mêmes des super-règnes
: les procaryotes et les eucaryotes. Les procaryotes sont des organismes
unicellulaires dont la matière nucléaire n'est pas délimitée par une
membrane (les monères). Les eucaryotes sont composées de cellules à
noyau enveloppées d'une membrane (les quatre autres règnes). Donc, les
véritables végétaux sont des eucaryotes multicellulaires, qui contiennent
des pigments responsables de capter l'énergie de la lumière, ont des
parois cellulaires rigides et peuvent se reproduire sexuellement. Il
existe quelque 600'000 espèces de végétaux et organismes semblables,
et on a besoin d'un système de classification pour organiser cette diversité.
Des spécialistes en classification des êtres vivants (systématiciens
ou taxonomistes) ont mis au point un système hiérarchique pour classer
les organismes en groupes de plus en plus généralisés, selon des caractéristiques
communes. Le super-règne est le groupe le plus général et se divise
par ordre décroissant jusqu'au niveau des espèces.
Une plante est composée de 3 grandes parties : racines, tiges et feuilles.
La façon dont sont ordonnés ces 3 parties conditionne le port de la
plante. La reproduction est assurée par les fleurs, qui peuvent être
groupées en inflorescence (la fleur est l'appareil de la fructification
composé, lorsque elle est complète, du calice, de la corolle, des étamines
et du pistil). Les fruits, issus de la fécondation des fleurs, ont des
formes très différentes selon les plantes.
La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. On distingue
deux groupes de végétaux : les plantes herbacées et les plantes ligneuses.
Une plante ligneuse est une plante qui fabrique de la lignine, molécule
donnant à la plante sa solidité (celle qui forme du bois).
Les arbres, les arbrisseaux et les arbustes sont des plantes ligneuses.
Les arbres ont une tige principale unique de plus de 3 m de hauteur
et de 8 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Les arbrisseaux et les
arbustes comportent plusieurs tiges (c'est-à-dire pas de tige principale
(tige se ramifiant dès la base)) et sont plus petits. L'arbrisseau est
plus grand que l'arbuste. Ces définitions sont quelque peu arbitraires
puisque plusieurs espèces (saules, aulnes, cerisiers, érables) prennent
la forme d'arbres, d'arbrisseaux ou d'arbustes, selon le milieu où elles
poussent. photo 1
photo 2
photo 3
photo 4
Le Salève
Les arbres (du bas vers la haut): le charme, le chêne sessile, le chêne
pubescent, le hêtre, l'érable à feuilles d'obier, le pin sylvestre,
l'épicéa.
Les arbrisseaux : bois gentil (=bois joli, rose), laurier des bois (jaune
verdâtre), viorne lantane, les deux aubépines, argousier, noisetier,
genévrier, daphné des Alpes, rosier sauvage ( = églantier) (rose), myrtille
(sous arbrisseau) (fruit bleu).
Les arbustes : chèvrefeuille commun (les chèvres aiment beaucoup ses
feuilles d'où son nom), houx, framboisier.
Les plantes herbacées (par ordre alphabétique): ancolie (bleu-violet),
arabette hirsute, aspérule odorante, plusieurs espèces de campanules
(violet), centaurée jacée, crocus (il fleurit quand la neige fond en
mars avril), cyclamen (rose), digitales (jaune), épilobes (rose), euphorbes
(vert), fougère aigle, polypode (pas de fleurs), fraisier des bois,
gaillet commun, gentiane jaune, gentiane printanière, hélianthèmes,
hellébore foetide, hépatique trilobée (bleue), linaire commune, lys
martagon, lotier corniculé, millepertuis (jaune), muguet (blanc), œillet
des chartreux, orchidées, plantain lancéolé, polygale commune, potentille
du printemps, primevère sans tige, renoncules (jaune), rhinanthe velu,
salsifis, sauge des prés, scabieuse (bleu-violet), trèfles (rose, blanc,
jaune, rouge), tussilage, vératre, véronique petit-chêne, violette hérissée.
Ci-dessous quelques liens
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/floralp
http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique (nte = nouvelles techniques d'education, http://spiral.univ-lyon1.fr = serveur pédagogique interactif de ressources d'apprentissage de Lyon 1)
http://perso.orange.fr/fanchette
http://www.cdrp74.fr/fleurs/fleurs.html
http://www.randonature.ch
http://plantes.sauvages.free.fr
Voir aussi le sentier botanique, qui commence à proximité de la station supérieure du téléphérique, est jalonné de balises explicatives au pied des espèces arbustives et offre une grande variété d'espèces florales. Il se parcourt sans difficulté et le tour en est fait en une demi-heure environ. sentier botanique
Voir aussi
Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation
Article par Sarah Lachat paru le Jeudi 7 Août 2003 dans Le Courrier http://www.lecourrier.ch (Genève, Tél. 022 809 55 55)
En France voisine - au Salève, l'accès à l'eau demeure difficile, ce qui garantit
la préservation de cette montagne si chère aux Genevois.
Il n'y a pas d'eau au Salève, c'est un fait. Cette grosse colline de calcaire ne dispose d'aucune source exploitable (DV: sur son sommet) et, jusqu'il y a peu, aucune canalisation ne grimpait au sommet pour alimenter les nombreux restaurants et chalets qui y ont été construits.
Cette situation a toujours conditionné - ou plutôt limité - l'urbanisation de cette montagne située en France voisine,
mais si chère aux Genevois. Elle a quelque peu évolué avec la récente amenée d'eau construite à la Croisette et,
aujourd'hui, l'eau est perçue comme un enjeu principal pour garantir la préservation du Salève.
VIVE LA PLUIE
C'est en fait l'eau de pluie qui a toujours permis aux habitants et exploitants du Salève de ne pas être complètement
"au sec".
Si les villages de Monnetier, Mornex et La Muraz, établis sur les coteaux du Salève, sont raccordés à des sources qui
proviennent des pieds de la montagne, les établissements situés sur le sommet (une centaine environ) sont tous équipés
depuis le début du siècle d'un système de récupération de l'eau de pluie, qui collecte l'eau du toit et l'accumule dans
une citerne de 5000 à 50000 litres selon la taille et l'usage du bâtiment, offrant une réserve disponible plus ou moins
en permanence du précieux liquide.
Bien que chimiquement non polluée, l'eau de pluie ainsi récupérée n'est pas considérée comme potable, mais elle permet
tout de même de répondre à l'ensemble des autres usages ménagers (wc, bains douche, vaisselle, etc.), soit au 95% des
besoins en eau. Seul bémol, évident et de taille: ce palliatif ne joue son rôle que dans le cas de pluies suffisamment
abondantes. Les mois d'été obligent donc souvent les usagers à recourir à des camions citernes pour remplir leur cuve,
surtout s'ils souhaitent arroser leur jardin... Une opération qui s'avère coûteuse, 300 francs suisses au minimum pour
10 m[3] d'eau, en particulier cette année!
CANALISATION OU NON?
Pourquoi, alors, sachant que tous les villages avoisinants disposent de l'eau courante et que les moyens techniques
existent, ne pas étendre le réseau de distribution au sommet du Salève? "Question de coût d'abord", explique
Jean-François Gavard, président du Syndicat des Eaux des Rocailles, chargé de l'approvisionnement en eau pour les onze
communes de la région du Salève (Directeur = Mr. Vuachet, Tél. F039546). En effet, creuser la roche pour raccorder des maisons souvent éparses reviendrait très
cher. Au prix devisé de 400 euros le mètre de canalisation posé, il faudrait plus d'un million d'euros pour à peine 3
kilomètres de réseau! "Question de priorité également, ajoute le président. Car le Salève est classé en zone non
constructible dans les plans d'occupation des sols depuis avant la guerre déjà et le raccord au réseau n'a jamais
vraiment été envisagé depuis lors."
Pourtant, et c'est étonnant, une amenée d'eau a bel et bien été construite en 2001 à la Croisette, seul hameau
d'importance perché au sommet de la montagne pelée, qui bénéficie aujourd'hui d'un approvisionnement régulier d'une eau
de qualité. Le financement a été trouvé par ce même syndicat, et la demande appuyée par le maire de la Muraz, commune
qui gouverne la Croisette.
FI À L'URBANISATION
Si la Croisette reste l'exception et que le réseau ne s'étend pas, c'est précisément parce que la volonté n'existe pas,
bien au contraire, chez l'ensemble des acteurs gravitant autour du Salève. Premières à s'opposer à l'extension du
réseau: les associations de défense de l'environnement. Elles craignent en effet que la disponibilité de l'eau
n'entraîne une urbanisation plus poussée d'un site qu'elles souhaitent conserver sauvage. L'argument est d'ailleurs
repris par le maire de la commune avoisinante, Monnetier, qui estime lui aussi que l'accès à l'eau engendrerait des
pressions insoutenables en faveur d'un déclassement de zone, et qu'il est donc plus important de préserver le Salève que
de garantir le confort de quelques habitants, par ailleurs accommodés depuis longtemps à la situation. Même les
restaurateurs qui ne bénéficient pas de l'infrastructure de la Croisette adhèrent à ce point de vue: ils préfèrent se
contenter de leurs cuves à eau de pluie plutôt que de voir se propager les maisons et autres établissements...
Concurrents potentiels!
Pour Alexandre Wisard, chef au service du Domaine de l'eau de Genève, ces craintes sont tout à fait fondées.
"L'eau devient de plus en plus un facteur déterminant pour le développement. Alors que l'on s'en souciait encore peu à
une époque où les besoins étaient peut-être moindres, l'eau devient aujourd'hui un véritable moteur de l'aménagement du
territoire. Nulle ville ne peut se développer sans s'assurer de la disponibilité en eau à long terme et réciproquement,
la présence de l'eau favorise inévitablement le développement."
POUR PROTEGER LES SOURCES
Si les communes concernées se refusent à développer le réseau d'eau par crainte d'accélérer le développement d'un site
destiné à rester naturel, elles se soucient davantage des eaux usées produites par les habitants et exploitants du Mont
Salève. En effet, si aucune source n'arrose le sommet, nombreuses d'entre elles jaillissent des pieds de la colline,
pour être ensuite exploitées par des particuliers ou pour alimenter les villages avoisinants (puits de Scientrier à
Reignier, et puits des Eaux Belles à Etrembières). Fruit de l'infiltration de l'eau de pluie dans la roche, qui
s'accumule ensuite dans des poches creuses au sein du calcaire avant de ressortir totalement filtrée et potable de part
et d'autre au bas du Salève, ces sources risquent donc d'être contaminées par toute eau polluée qui proviendrait du
sommet du mont et s'adjoindrait à l'eau de pluie propre. C'est dans cette perspective que les communes concernées mènent
depuis quelques années d'importants travaux pour garantir la collecte et le traitement des eaux usées en haut du Salève,
avec notamment en 2000, la construction d'une station d'épuration à la Croisette et actuellement, l'installation
(moyennant finance) d'une fosse de prétraitement avec filtre à sable pour toute habitation non raccordée.
L'étoile du Salève 25/06/2009 : Projet arrêté suite à divers problèmes techniques et financiers.
http://www.uneconstellation.net
L'étoile du Salève est une intervention artistique permanente de lumière
au sommet du téléphérique du Salève (3 projecteurs orientés en 3 directions
: Annemasse, Genève, St-Julien). Pour communiquer avec l'étoile,
il faut composer depuis Genève 022 XXX XX XX et depuis la France
0450 XX XX XX. Une voix féminine vous indique que vous disposez
d'une minute pour effectuer la manoeuvre. En apuyant sur les touches
de votre clavier, vous changez la couleur de l'étoile : 0 = bleu,
1 = jaune et rouge, 2 = rouge, 3 = bleu, 4 = jaune et rouge, 5 = bleu,
6 = orange, 7 = violet, 8 = bleu, 9 = noir (état au 20 septembre
2006 : suite à une réparation d'une panne due à
la foudre). L'étoile s'illumine le soir et s'éteint à
l'aube. La journée, un répondeur téléphonique
indique les éphémérides. Ce projet a bénéficié
du soutien de la Société du Téléphérique
du Salève, de la Fondation Braillard Architectes et de la FEDRE
(Fondation Européenne au Développement Durable). Une webcam
qui était braquée sur l'étoile du Salève
mais qui ne l'est plus http://eclipse.span.ch/2b.htm .
Le sentier didactique corridors biologiques du Salève
La FRAPNA Haute-Savoie (http://www.frapna.org),
Apollon 74 (http://www.apollon74.org),
et Pro Natura Genève (http://www.pronatura.ch)
collaborant sur un programme de sensibilisation à la thématique des
corridors biologiques ont créé quelques pages web
(http://www.frapna.org/hsavoie/content/view/107/86)
et un sentier didactique transfrontalier (inauguré en juin 2006). Ce
sentier, bordé d'une douzaine de panneaux explicatifs (réalisés par
les élèves d'écoles primaires situées de part et d'autre de la frontière) pdf/sentnat1.pdf .
Il part de Suisse, en bord d'Arve (Sierne), pour rejoindre la station
supérieure du téléphérique sur le Salève, côté France. Pour télécharger
le descriptif du sentier, cliquer sur http://www.randonature.ch/sentiers-didactiques puis cliquer sur la ligne "Feu vert pour les corridors biologiques" et éventuellement sur une des 3 options: 1) Téléchargez la brochure au format de poche (PDF), 2) Téléchargez la trace pour votre GPS, 3) Visualiser le sentier avec Google Map.
Un rallye nature, destiné principalement aux comités d’entreprises est proposé par Apollon 74. C’est une activité de plein air permettant de mettre en compétitivité deux ou trois équipes de 6 participants et de lier le sport à la connaissance de la nature dans le pays du Salève. Le rallye se déroule dans un temps imparti de 7 heures sur le sentier transfrontalier franco-suisse "Feu vert pour les corridors biologiques" du Salève. Il comporte une partie haute plus physique sur la montagne du Salève (montée et descente en téléphérique) ayant lieu le matin, puis une partie basse sans dénivelé sur Etrembières (France), Veyrier et Sierne (CH) ayant lieu l'après-midi. Chaque équipe a à sa disposition une feuille de route (= carnet de bord) comprenant des questions « nature » auxquelles elle doit répondre d’après les connaissances des participants ou en découvrant des indices au fur et à mesure qu’elle avance. Le cheminement est entrecoupé d’animations (activités, challenges ou jeux à réaliser). Toute réussite aux activités et toute bonne réponse aux questions rapportent des points. L’équipe qui, à la fin de l’épreuve, a engrangé le maximum de points, est déclarée gagnante. Un repas bio sous forme de pique-nique peut être servi le midi. Le prix de la journée par personne est de 45€ avec le repas ou de 35€ sans le repas. Ce rallye peut aussi être proposé à la demi-journée sur la moitié du parcours. Pour davantage de renseignements, vous pouvez contacter l'association Apollon 74 située à Saint Julien en Genevois (France) par téléphone au F’43’63’66 ou par E. mail : apollon74@apollon74.org .
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Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 30.10.2010 par Guillaume Rihs (Yann Demont Photos) .
La montée au Salève révèle ses panoramas grandioses.
Un tracé Randonature nous invite à une marche attrayante et sportive jusqu’au sommet de la montagne.
Aujourd’hui, on escalade le Salève. Notre balade débute au hameau de Sierne, à Veyrier, d’où nous contemplons le chemin à parcourir. Il est 10h du matin et face à nous se dresse l’imposante montagne haut-savoyarde. Sombre dans la brume du matin, et à contre-jour, comme si le soleil qui point à son sommet voulait rendre encore plus dramatique sa silhouette colossale. Le panorama est superbe. Une fine couche de gel fait miroiter les vignes en contrebas, qui plongent vers les champs, les rangées de peupliers et les bois touffus jusqu’au monument rocheux que nous allons affronter.
Dans l’ombre de la montagne
Notre sentier descend doucement au milieu des terres au repos, le long des murets recouverts de vigne vierge et parmi les arbres rougissant de cette matinée d’automne. Nous longeons le cimetière israélite et rejoignons Veyrier. Le village somnole dans l’ombre, celle du Salève bien sûr, qui continue de nous narguer. Mais les ruelles sont charmantes, le centre piéton joliment aménagé, et nous ne résistons pas à un détour par la boulangerie.
Nous contournons l’église par la droite et passons la douane. On approche. La montagne se laisse désormais contempler davantage. Nous apercevons ses zébrures, alternance de roches grises, jaunes, blanches et de végétation multicolore. Et puis sa carrière, impressionnante. Depuis deux cents ans, l’homme tourmente le Léviathan de pierre dont les flancs ont nourri bien des constructions genevoises.
Il nous faut ensuite traverser une route très fréquentée, un chemin de fer, une autoroute. Et nous songeons un instant à l’impact de l’homme sur son écosystème. Le chemin que nous suivons a été pensé pour cela. Un coup d’œil à la brochure qui l’accompagne et nous en savons plus sur les «corridors biologiques», qui permettent aux animaux de franchir ces obstacles.
Ça grimpe!
Au pied du Salève, nous prenons le chemin du Pas-de-l’Echelle, direction Monnetier-Mornex. Le sentier caillouteux recouvert de feuilles mortes longe d’imposantes parois rocheuses et offre une inclinaison parfois forte qui soumet nos mollets à rude épreuve. Par endroits, entre les arbres, nous entrevoyons la ville qui s’éloigne toujours plus à mesure que nous prenons de la hauteur. Mais quel boucan! L’autoroute qui gênait tout à l’heure le déplacement des chamois, hérissons et crapauds incommode à présent nos oreilles.
Son bourdonnement nous accompagne un moment, mais le répit vient bientôt, lorsque nous atteignons le vallon de Monnetier, encaissé entre grand et petit Salève, où le silence retrouvé et la chaleureuse lumière filtrant par les interstices du dense feuillage doré nous invitent à la rêverie. Un détour par le joli village de Monnetier, encore un peu de courage, et nous atteignons le sommet.
Genève vue du ciel
A peine émergeons-nous des bois que la vue est à couper le souffle. Les crêtes blanches des Alpes, avec les Dents-du-Midi biens distincts, offrent un spectacle fabuleux. Quelques pas de plus et nous rejoignons le téléphérique, à 1100 mètres d’altitude. A nos pieds: tout Genève. Le jet d’eau, le Stade de la Praille, les tours du Lignon et la cathédrale sont minuscules. Là-haut, impossible de ne pas se prendre au jeu: repérer son immeuble, sa maison, son école. Tous les promeneurs s’y essaient. On pourrait y passer des heures.
Mais il est temps de redescendre. Cinq minutes de cabine au-dessus des carrières et nos pieds foulent à nouveau la plaine. Le chemin du retour nous accorde une dernière belle découverte: les étangs des îles d’Arve, où loge le castor d’Europe, réintroduit il y a peu. Malgré notre patience et nos yeux attentifs, nous ne réussirons pas à l’apercevoir. Un dernier regard en arrière: le Salève nous observe toujours. Mais nous l’avons apprivoisé à présent et il nous semble terriblement sympathique.
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Tout ce qu’il faut savoir avant d’attaquer une balade en plaine veyrite et sur les sentiers du Salève
Apprendre en route
Notre balade suit le tracé «feu vert pour les corridors biologiques» proposé par les associations Pro Natura, FRAPNA et Apollon 74, un circuit didactique qu’illustre un certain nombre de panneaux tout au long du chemin. N’hésitez pas à télécharger leur brochure, riche d’informations pratiques et éducatives, sur www.randonature.ch
Comment y aller?
En bus: le bus 8, qui passe par Nations, Cornavin et Rive, conduit droit au départ de la balade. Descendre à Pont-Sierne.
En voiture: quelques places de parking à Sierne. On en trouve aussi beaucoup au pied du téléphérique, accessibles seulement aux heures d’ouverture de celui-ci.
Téléphérique: ouvert tous les jours en été, en avril et octobre ouvert de mardi à dimanche, de novembre à décembre ouvert seulement les samedis et dimanches sauf fermeture annuelle pendant un à deux mois, en janvier - février - mars ouvert seulement les vendredis, les samedis et les dimanches sauf fermeture annuelle pendant un à deux mois. L’aller-retour plein tarif coûte 10,70 euros, l’aller simple 6,40.
C’est long?
Il faut compter 1h30 à 2h pour le parcours en plaine, et la même chose pour l’ascension du Salève.
Casser la croûte
Les bistrots et restaurants ne manquent pas à Veyrier comme à Monnetier-Mornex. Mais peut-on résister au plaisir de se restaurer en contemplant le paysage genevois du haut de la montagne? Au sommet du téléphérique, trois options: le pique-nique, bien sûr, le restaurant panoramique du Salève (plats oscillant entre 20 et 30 euros) et la buvette Chez Gilles, qui propose hot-dogs, paninis, croque-monsieur et boissons à des prix très abordables.
Quelques précautions
Le Salève n’est pas l’Himalaya, bien sûr, mais ce n’est pas non plus un petit monticule. Les chaussures de marche s’imposent. La montée est raide par endroits, même si une rambarde accompagne les passages les plus difficiles. Le lendemain d’un jour de pluie, les roches polies et les entassements de feuilles mortes pourraient se révéler glissants.
Faire plus court
Ceux qui manquent de temps ou préfèrent un parcours à plat se satisferont sans doute de la balade en plaine. De même, grimper et descendre du Salève s’avère une bonne option, plus sportive.
La D41 en hiver
Le 17 avril 2005, il neigeait en plaine. La D41 était impraticable.
Les services d'enneigement était pris par surprise. Il y a 4
barrières sur la D41 délimitant deux secteurs : Le secteur
sud : la Grotte du Diable - la Croisette et le secteur nord : la Bouillette
- l'Observatoire. Un engin de déneigement se trouve à
La Croisette pendant l'hiver. C'est le Centre Technique Départemental
(CTD) de Cruseilles, tél. F44'10'46 qui ferme les barrières du secteur
sud pendant la période hivernale car la piste de ski traverse la D41.
Le secteur nord est fermé en cas de congères ou de fortes chutes de neige. Cela arrive
environ cinq fois par hiver pour une durée d'une journée
en moyenne . Le CTD de Reignier ( = Annemasse), tél. F43'47'30 est aussi en mesure
de vous renseigner. Si la D41 est mouillée et il fait très
froid, il y a danger car ça glisse.
Le site HEG
Site HEG Le site du Salève
réalisé en Juin 2002 par Sandra Rouiller et Ruth Bucheli
dans le cadre de leurs études dans l'Hautes Ecole de Gestion
de Genève.
Les carrières du Salève.
Les carrières du Salève vont se faire plus discrètes - article du Dauphiné Libéré du 5.7.2010
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2010/07/05/les-carrieres-du-saleve-vont-se-faire-plus-discretes
Hormis l'aspect esthétique, l'exploitation des carrières du Salève est plutôt en phase avec le concept de développement durable, car les tonnes de granulats extraites ici chaque jour sont livrées sur des chantiers de proximité (maxi 30 km). Si cette carrière n'existait pas, les matériaux viendraient de beaucoup plus loin, avec d'importantes nuisances supplémentaires en termes de circulation et de pollution.
Pour réduire l'impact visuel des carrières dans le paysage, les parties hautes sont progressivement abandonnées et traitées avec une projection de compost végétal qui noircit la roche, avant que celle-ci ne retrouve sa patine naturelle au fil du temps.
A terme, il ne restera plus sur le site qu'une petite base d'exploitation de granulats invisible dans le paysage. La majeure partie de ce qui constitue aujourd'hui les carrières sera couvert de végétation et offrira à la faune un corridor biologique le long du Salève.
Un dossier à lire dans notre édition Léman-Genevois du lundi 5 juillet.
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Les carrières du Salève sont appelées à disparaître - article du Dauphiné Libéré du 17.10.2005
Entre 300'000 et 500'000 tonnes de grave (terrain alluvionnaire possédant
une granulométrie homogène et utilisé pour la constitution de la couche
de base d'une chaussée) routière, enrochement (ensemble de gros blocs
de roche utilisés pour la protection des parties immergées (sous l'eau)
des ouvrages d'art (par exemple ponts)) et tout-venant (matériel extrait
d'une mine ou d'une carrière, avant tout traitement) alluvionaires sont
annuellement extraites. Les sites d'exploitation sont régulièrement
réhabilités et arborisés permettant, à terme, de rendre à la montagne
son aspect originel.
Nombreux sont ceux qui considèrent d'un mauvais oeil, l'exploitation
de cette carrière qui dénature fortement l'environnement. Pourtant,
au delà du fort impact visuel de la carrière, provoquant le désir d'une
fermeture immédiate, le novice ignore les paramètres incontournables
qui régissent un métier vécu par des professionnels. Loin d'être "des
casseurs de montagne", ils se disent industriels avant tout, soumis
à contrôles. Autrefois fréquentés par les Chartreux, les évêques de
Genève et le premier train électrique, les sites des carrières sont
des propriétés privées. Seule une zone de 6 hectares appartient à la
commune de Bossey. Des autorisations donnent aux Carrières du Salève
des droits d'exploitation renouvelés : la règle incontournable des 2
E doit être respectée, à savoir Economie et Environnement. Actuellement,
la production annuelle des trois carrières en grave routière, matière
du Salève, enrochements et "tout venant" alluvionnaire est de 300'000
à 500'000 tonnes par an. Et chiffre incroyable, chaque habitant consommerait
6 à 7 tonnes de graviers par an : béton et graviers sont nécessaires
à la construction de routes et de fondations. " Il n'existe aucun substitut
à ces produits qui répondent aux besoins concrets de la vie locale et
régionale. Et ces derniers ne sont pas prêts de se réduire au regard
de l'augmentation du nombre des habitants dans le bassin genevois :
loger et faire circuler les gens sera difficile d'ici 30 ans " explique
Patrick Foing, assistant des Chavaz, l'une des deux familles d'exploitants
des Carrières du Salève. Les entreprises de travaux publics et de transport
sont les principales clientes sur des marchés d'état ou privés (70 %
du marché des matériaux est en France et 30 % en Suisse). Pourtant les
Carrières du Salève sont appelées à disparaître.
Réhabilitation et environnement
La zone réservée pour les carrières est fixée depuis de nombreuses années
et ne pourra s'étendre. Patrick Foing aura montré des clichés représentant
les carrières dans 5 ans, 10 ans, 30 ans et 50 ans. Progressivement,
la zone d'exploitation se réduira encore, telle une peau de chagrin
avec une poursuite d'arborisation et de réhabilitation, soutenues par
une amélioration des moyens techniques. Déjà, depuis 1995, les remises
en état des parties hautes s'effectuent grâce à des procédés de type
Naturoc ou Séravert. Le premier est un produit permettant d'accélérer
la patine de la roche et supprime l'impact de la couleur blanche du
terrain mis à nu. En quelques mois, le tour est joué ! Le second procédé
permet la revégétalisation de certaines zones. Les excavations sont
remblayées (remise des matériaux pour hausser ou combler), ce qui est
vital pour les remises en état. Ces travaux sont financièrement pris
en charge par les entreprises, dont les prix de vente des matériaux
du Salève, incluent les frais de réhabilitation. L'avancement des travaux
est soumis à contrôles et analyses. Et bientôt l'impact négatif visuel
des Carrières du Salève devrait être inexistant.
Mode d'emploi
Pour le calcaire, l'exploitation s'effectue par paliers descendants
avec mise à nu de la roche, celle-ci devant être minée afin d'assurer
le passage des engins. Le minage garantit la bonne tenue du massif après
extraction. L'exploitation des matériaux alluvionnaires s'effectue aussi
par palier avant d'être chargés directement sur camion. Pour ce qui
est du remblaiement, les excavations sont remblayées par des matériaux
inertes (propres) de terrassement. La roche est grattée, n'est donc
pas creusée.
Un peu d'histoire
L'ouverture de la première carrière date du siècle dernier. En 1920,
elle devint plus importante avec une extraction des "matériaux du Salève",
calcaire d'éboulis trié à la main et utilisé pour l'empierrement des
routes, et " la Pierre de Taille", employée pour la construction. Cette
production cessa à la seconde guerre mondiale, à la naissance du béton.
Les premiers transports s'effectuèrent par wagonnets et chariots à chevaux
puis par camions à bandage et à transmission à chaîne. La première installation
de concassage vit le jour dans les années 30. Plus de 100 personnes
travaillaient sur le carreau de la carrière et cette activité entraîna
la création du village du Pas de l'Echelle. Commença la fourniture de
calcaire nécessaire à la fabrication du ciment Portland à Genève, cela
pendant une quarantaine d'années. Jusqu'en 1960, l'activité de la carrière
représentait une valeur économique et humaine conséquente. L'écologie
ne faisait pas encore partie des priorités locales. Il fallait simplement
répondre aux besoins grandissants du bassin genevois et la région frontalière.
Entre 15 et 20 entreprises de carrières et graviers existaient. Désormais
seules 3 sociétés exercent cette activité sous la responsabilité des
familles Chavaz et Descombes, exploitantes depuis 4 et 5 générations.
24 personnes y sont employées. Elles ont suivi une formation spéciale.
Travailler dans une carrière est dangereux.
B.M.
P.S. La visite des carrières a constitué la première des dix visites
d'entreprises, organisées par l'Office de tourisme d'Annemasse et la
Maison de l'économie. C'est à cette occasion que cet article a été rédigé.
photo_1 photo_2 .
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Les carrières du Pas de l'Echelle - Extraits du site http://www.telepheriquedusaleve.com
A partir des années 70, les carrières du Pas-de-l'Echelle ont connus une rapide expansion provoquant de nombreuses
polémiques, encore vives aujourd'hui. Récemment, les exploitants des carrières formulent des propositions qui visent à
camoufler les roches mises à nu, en simulant le processus de vieillissement des roches dénudées. Cependant cette
proposition, qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème local, se base sur la reconnaissance du seul impact
visuel des carrières et ne répond pas au véritable enjeu de reconversion de ces sites. Le carreau actuel
d'exploitation se situe à une altitude d'environ 470 m, l'éboulis exploitable s'élevant jusqu'au premier éperon
rocheux (environ 650 m). Les carrières occupent une superficie d'environ 70 hectares, surface fixée depuis des
années sans possibilité d'extension. Les travaux d'extraction se font à l'intérieur de cette surface et le sommet de
l'exploitation est déjà atteint. Même si la fin d'exploitation n'est pas envisagée dans un délai proche,
il serait souhaitable d'envisager la requalification progressive du site en fonction d'un projet à long terme qui
reste pour l'heure totalement ouvert.
Evolution des modes d'exploitation
Au lieu dit du Pas-de-l'Echelle, l'ouverture de la première carrière date du début du XIXe siècle, époque à laquelle
cette activité constitue un dérivé de l'exploitation agricole. A partir de 1920, l'exploitation change d'échelle et
produit deux types de matériaux. D'une part, les "matériaux du Salève", calcaires d'éboulis extrait au pied du massif
et utilisé pour l'empierrement des routes et, d'autre part, la pierre de taille employée pour la construction.
Pour cette dernière, l'exploitation se faisait à l'altitude de 700-750m au lieu dit "Pierre Plate" où le gisement est
constitué de plaques épaisses de 30 à 40 cm. Cette production toucha à son terme aux alentours de la seconde guerre
mondiale lors de la généralisation de l'utilisation du béton.
Les modes d'exploitation évoluent fortement au cours de ce siècle. La première installation de concassage débute dans
les années 30 au moment de l'essor de la fabrication du ciment Portland à Genève (production qui dura une quarantaine
d'années). A l'époque une centaine de personnes travaillaient sur le carreau de la carrière, ce qui entraîna le
développement du village du Pas-de-l'Echelle. Enfin l'évolution des modes d'extraction, de traitements ainsi que de
transport vont permettre d'intensifier et d'industrialiser cette activité qui en même temps voit le nombre de ses
exploitants se réduire: d'une vingtaine d'entreprises travaillant sur les territoires de Bossey et Etrembières,
seules deux sociétés assurent aujourd'hui la production du "tout-venant".
Mode d'exploitation actuel
La nature des gisements et leurs modes d'exploitation sont à l'origine de la configuration spatiale du site.
Le gisement est de deux sortes : d'une part les éboulis calcaires de pente et la roche massive qui s'étendent sur une
hauteur exploitable de 200 à 250 m et d'autre part les alluvions silico-calcaires qui sont quant à elles dans un
gisement de 20 à 30 m de hauteur au pied du Salève. photo
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Le Salève change peu à peu d’aspect
- Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 1.7.2009 par Laurie Selli .
Les carrières du Salève diminuent pour laisser place à une faune et une flore plus abondantes.
«Dans trente ans on verra les parois rocheuses du Salève et en bas la forêt», prétend Eric Dürr, technicien environnemental au Syndicat mixte du Salève. En effet, depuis 2003, des travaux ont été entrepris dans le but de diminuer la superficie des carrières et ce afin de redonner une faune et une flore plus présentes sur les parois rocheuses ainsi qu’une meilleure harmonie.
Pour cela deux méthodes sont utilisées: l’oxydation de la roche qui consiste à un vieillissement accéléré mais naturel des roches ainsi que le remblayage et la revégétalisation des terres. «La condition est que cela paraisse à nouveau comme de la nature», ajoute Eric Dürr.
Aujourd’hui, deux compagnies, les entreprises Chavaz et Descombes, exploitent ce même site avec une vision cohérente sur ce projet de remise en état des carrières du Salève. Une commission est établie tous les deux ans pour vérifier le suivi des réhabilitations. Cette démarche s’inscrit également dans un processus écologique. En effet, 100’000 tonnes de produits sont recyclées par année. Bernard Chavaz, responsable au Développement des carrières du Salève, précise que «cela doit s’inscrire dans un projet franco-suisse, qu’il faut réaménager avec ces deux pays, et ce pour le mieux». Sa société, Chavaz père et fils, prévoit d’autres sites pour pérenniser le développement dans le futur. Afin de visualiser l’évolution nette de ces travaux, des images seront visibles dès cet été à la Maison Du Salève à Présilly ou sur www. maisondusaleve.com
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Le Salève ne reverdit pas encore
- La lettre du jour de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 20.7.2009 par Guy Vaillant .
Petit-Lancy, 16 juillet. – N’étant pas «écolo» militant ou averti, j’apprécie tout de même ce que la nature nous offre visuellement de beau, mais je constate, comme tout un chacun, que malheureusement, pour des raisons surtout économiques, on détruit cette nature. On critique les déforestations en Amazonie, en Afrique et dans bien d’autres pays exotiques dans des buts purement économiques, mais «chez nous», que faisons-nous de mieux? D’après certains articles parus jadis dans les médias, il paraîtrait que l’on aurait «revégétalisé» les balafres infligées à «cette ex-magnifique» montagne franco-genevoise qu’est le Salève. Mais plus nos regards se tournent vers ce dernier, plus on constate, avec une certaine déception, qu’il n’en est rien. Bien au contraire. Cette balafre s’agrandit toujours plus. Il serait étonnant de savoir si un jour nous aurons à nouveau le privilège de revoir «notre Salève» dans toute sa splendeur passée, mais plus ce «désastre visuel» qui nous est hélas offert actuellement.
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Mieux connaître le métier de carrier basé sur
http://www.saleveautrement.ch/new/images/2011/Carrieres.pdf
1) C’est quoi une carrière?
C’est un lieu où l’on extrait des granulats. Ils peuvent être issus soit d’un flanc de montagne, on parle dans ce cas là d’exploitation de roche massive (matériaux calcaires), soit d’une plaine de roche alluvionnaire (matériaux alluvionnaires). Les techniques d’exploitation de ces deux types de carrières sont bien différentes (Roche massive = explosifs + engins / Roche alluvionnaire = engins).
2) A quoi sert une carrière?
Les matériaux extraits de ces sites permettent la construction des maisons et immeubles où nous vivons, des bâtiments où nous travaillons mais aussi des écoles, des hôpitaux… Ils sont également indispensables à la construction des routes, trottoirs, places publiques, voies ferrées, zones industrielles, etc…
En France, les granulats sont la deuxième ressource la plus utilisée après l’eau. Le besoin annuel est de :
• 20 kilos par jour et par habitant (23 kilos en Haute-Savoie);
• soit, 7.3 tonnes par an et par habitant (8.3 tonnes en Haute-Savoie);
• ou encore, 440'000’000 tonnes par an au niveau national (5'500’000 tonnes en Haute-Savoie).
A titre indicatif, il faut compter pour :
• un logement entre 100 et 300 tonnes ;
• un hôpital ou un lycée entre 20’000 et 40’000 tonnes ;
• 1 km de voie ferrée 10’000 tonnes ;
• 1 km d’autoroute 30’000 tonnes.
3) Qu’est ce qu’un granulat?
Les granulats sont des petits morceaux de roche destinés à réaliser des ouvrages de travaux publics, de génie civil et de bâtiment. Utilisés dans la constitution d’ouvrages à hautes performances (autoroute, ponts, etc…), ils sont soumis à des contrôles draconiens et doivent répondre à des critères de qualité (conformes à des normes). Ils se déclinent en une multitude de produits selon leur taille (du sable à l’enrochement de 2 tonnes et plus). Cette gamme très variée répondant aux besoins techniques est issue d’opérations de traitement diverses (concassage, criblage et lavage).
4) Carrières, environnement, biodiversité et développement durable ; des notions parfaitement compatibles :
• L’exploitation des carrières au sens large (remise en état, respect de l’environnement, respect des méthodes d’exploitation, etc…) est rigoureusement encadrée par des lois. Depuis 1993, les carrières sont soumises à la loi sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Elles sont autorisées dans le cadre de la délivrance d’un arrêté préfectoral uniquement aux projets respectueux de l’environnement après plusieurs mois d’instruction, période pendant laquelle sont étudiés scrupuleusement de nombreux éléments (compatibilité avec les documents d’urbanisme, analyse et lecture des avis rendus à la suite des différentes études réalisées, avis de la collectivité et des différents services instructeurs, etc…) ainsi qu’une enquêté publique. Une fois autorisées, les carrières sont contrôlées pendant toute leur durée par des personnes extérieures habilitées ou désignées (représentants de la DREAL, représentants des associations environnementales, Maires et élus, etc…).
• Aujourd’hui les carrières peuvent, sur le principe de volontariat, adhérer à la charte environnement qui consiste à intégrer 80 bonnes pratiques (entretien, rangement, gestion de l’eau, sécurité sur le site, réhabilitation des sites, tri sélectif, contrôle de qualité, etc…). Le niveau le plus élevé à atteindre étant le 4. Cette démarche permet de pousser encore plus loin l’engagement environnement des carriers.
• Enfin, il est important de noter que la carrière permet d’enrichir la biodiversité locale pendant son exploitation et au terme de sa remise en état, en créant des milieux naturels riches (zones humides artificielles pour les batraciens, fronts de falaise importants pour les oiseaux, zones ouvertes, etc…). Cette affirmation est le résultat commun d’une multitude d’études réalisée par des spécialistes (CORA, LPO, UNPG, etc…).
• La production de granulats recyclés issue en grande partie de la déconstruction (béton, parpaings, enrobé, etc…) est en forte hausse depuis 1996. Cette production contribue au développement durable et à une optimisation de la ressource.
5) Carrières et emplois :
Il est important de savoir qu’en carrière, 1 emploi direct correspond à 4 emplois indirects (conclusion de l’étude menée par l’Union Nationale des Industries de Carrières et matériaux de Construction), du fait des relations économiques avec les fabricants de matériels, les transporteurs, les prestataires d’études, etc… Les industries des carrières et matériaux de construction concourent au maintien de multiples activités et représentent :
• en France, 41’000 salariés et l’emploi indirect de 164’000 personnes ;
• en Haute-Savoie, 570 salariés et l’emploi indirect de 2’280 personnes.
6) Un peu d’histoire :
Exploitée depuis les années 1840, cette activité était à cette époque un dérivé de l’exploitation agricole. C’est seulement en 1920 que la production se fait à plus grande échelle. Les matériaux sont alors classés en deux catégories : la pierre de taille (production qui disparaît dans les années 1940 suite à l’apparition du béton) et la matière du Salève (calcaire d’éboulis trié à la main). Les premiers transports se font par wagonnets et charriots tractés par des chevaux. Les premières installations de concassage ont quant à elles vu le jour dans les années 1930. A l’époque, plus de 100 personnes travaillaient sur ce site entrainant ainsi la construction du village du « Pas de l’Echelle ». En 1960, 20 entreprises exploitaient des carrières sur les communes de BOSSEY et ETREMBIERES. Aujourd’hui, plus que trois sociétés exercent cette activité sous la responsabilité de deux familles depuis 4 et 7 générations déjà (l’une de ces deux familles étant présente depuis le début de l’exploitation dans les années 1840).
7) Les caractéristiques techniques et chiffres clefs :
Cette carrière d’une surface approximative de 60 hectares dont l’autorisation préfectorale a été renouvelée en 2003 pour une durée de 30 ans est dite de roche massive et permet la fabrication de produits calcaires. Elle est exploitée par minage. Sa production annuelle est de 490’000 tonnes par an de produits à usage noble issus de la matière première extraite du site pour le marché local, à raison de 70 % pour le marché français et 30 % pour le marché suisse. Cette carrière alimente donc depuis de nombreuses années les besoins du bassin genevois et de la région frontalière dans un rayon d’environ 20 kilomètres. Ce site est composé de 6 installations mobiles et 3 fixes (criblage, concassage, lavage, etc…) nécessaires pour la production des 25 produits différents proposés à la vente. Deux d’entre elles sont réservées à la production de granulats recyclés issue de la déconstruction, qui s’élève chaque année sur ce site à 100’000 tonnes supplémentaires. L’exploitation est réalisée du haut de la carrière vers le bas et l’alimentation des installations se fait à l’aide de 9 pelles mécaniques (abattage de la roche), 9 chargeuses et 3 camions tombereaux. Le site compte 40 salariés et permet l’emploi indirect de 160 personnes approximativement.
8) La remise en état de la carrière :
En 2003, lors de son renouvellement d’autorisation, les exploitants intègrent dans leur projet et sur leur propre initiative un programme de remise en état poussé qui consiste à reconstituer le pied du Salève et recréer ainsi le corridor écologique qui relie le Petit Salève au golf de BOSSEY. A cette date, le site était étendu au maximum en hauteur comme en largeur et depuis, son emprise ne fait que diminuer au profit d’un réaménager paysager coordonné à l’extraction. Elle se décline en plusieurs étapes :
i. Vieillissement artificiel de la roche en partie sommitale du site par application d’une patine de roche naturelle à base de composte végétal (procédé NATUROC) ;
ii. Remblaiement du pied du Salève par apport de matériaux inertes (terre) ;
iii. Revégétalisation et reboisement (procédé SERAVERT) avec garantie de reprise. photo
9) Sécurité et Environnement :
L’exploitation de la carrière du Salève s’inscrit dans une démarche environnementale forte (plan de réaménagement paysager important, etc…) depuis plusieurs années déjà, et ses dirigeants ont voulu aller encore plus loin dans ce domaine, en devenant adhérents volontaires en 2006 à la Charte Environnement et en 2008 à la charte Sécurité. Les résultats sont probants puisque le site est déjà classé, pour partie en étape 4 (maximum) à la suite d’un audit qui a été réalisé par un organisme extérieur spécialisé début 2010.
10) Une carrière de proximité :
Le renouvellement de cette exploitation a permis sur un horizon de 30 ans grâce à la proximité du marché réduisant ainsi les transports sur grandes distances (+ de 100 kilomètres) qui seraient alors obligatoires du fait d’une délocalisation de la production des calcaires issus du Salève dans l’Ain et le Jura, d’éviter le rejet dans l’environnement de 130’000 tonnes de dioxyde de carbone (Co2), 1’500 tonnes d’oxyde d’azote (NOx), etc… soit l’équivalent à 30 ans de la consommation de mazout pour chauffer tous les habitants d’une commune comme ETREMBIERES, 70 ans de la consommation en carburant du parc de la ville d’ANNECY, etc… (Chiffres issus d’une étude « ECOBILAN » consultables à nos bureaux ainsi que l’ensemble des autres études réalisées).
11) Une écoute active :
Une commission de suivi se réuni tous les deux ans. Celle-ci créée sur la proposition des exploitants permet de faire un point d’avancement sur cette exploitation au sens large et sur le respect des prescriptions qui lui incombent. Sont présents à cette occasion : membres d’associations environnementales, élus, Maires, Sous-préfet, inspecteur des installations ICPE, etc… De plus, nous recevons régulièrement sur site les personnes qui souhaitent avoir de plus amples informations sur notre carrière et / ou notre métier et organisons des journées portes ouvertes.
Le sous-sol du Salève.
Une découverte récente a permis de mieux connaître et donc de mieux protéger le bassin versant qui alimente en eau potable une partie de l’agglomération d’Annemasse : une rivière souterraine longe le massif depuis la Croisette jusqu'à
la source des Eaux Belles (qui se trouve pas loin du château d'Etrembières). Les autorités locales ont commandé une étude hydrogéologique qui s’achèvera en 2012. En mars 2008, Agnès et André Collin, membres de la Société spéléologique genevoise (SSG), sont parvenus à désobstruer un passage entre
le gouffre de Bellevue , sur la commune de Monnetier, et le cours d’eau souterrain. Le gouffre, qui se trouve entre le cimetière et l’ancienne Mairie, grillagé, était connu depuis sa découverte dans les années 30. On savait également qu’il communique avec une source puisqu’il se remplit régulièrement d’eau, allant parfois jusqu’à déborder et provoquer des inondations (en 1888, 1953, 1979). Depuis trois ans, on a donc accès à ces eaux qui s’écoulent à près de 160 mètres sous terre. «C’est la plus grande découverte spéléologique dans la région depuis les années 30!» se félicite Gérald Favre, président de la SSG, géologue et réalisateur d'un documentaires sur le monde souterrain (la source des Eaux Belles, 23 minutes), coauteur dans les années 70 du livre "Le Salève souterrain". Il ajoute «Nous avons déjà exploré plus de 1,5 kilomètre de galeries, mais il en reste probablement au moins le double à découvrir. » Les spéléologues ont dû franchir plusieurs siphons. La rivière qui passe sous le Salève alimente la source des Eaux Belles, dont l’agglomération d’Annemasse tire 20% de son eau potable. Hydrogéologue genevois, Ludovic Savoy a été mandaté pour étudier le bassin versant. «Nous avons été surpris, il est beaucoup plus étendu que nous le pensions.» La rivière souterraine parcourt toute l’échine du Petit et du Grand Salève, de la Croisette à Etrembières. Le savoir aidera à établir une cartographie des zones de protection, exigée par la législation française, afin de prévenir d’éventuelles pollutions de la source. Ludovic Savoy a fait des colorations en surface pour mesurer le taux d’infiltration d’un liquide. Là encore, il a été surpris: «La moitié du colorant que nous avons déversé à la Croisette s’est retrouvée à la source des Eaux Belles, en deux jours et demi seulement. Cela signifie que le sol a une faible capacité de rétention et de filtration.» Mieux vaut donc éviter les concentrations de bétail à cet endroit… D’avoir pu accéder à la rivière souterraine a également permis d’y placer une sonde pour mesurer le niveau de l’eau et sa turbidité (état), car quand elle est trop trouble, cela encrasse les filtres de la station de traitement, ce qui nécessite un coûteux nettoyage.
Source = un article de la Tdg du 5.11.2011 à la page 32 par Antoine Grosjean.
Pour plus voir
http://www.hypogees.ch/index.php?option=com_content&view=category&id=51:gouffre-de-bellevue&Itemid=133&layout=default
Le Salève - un massif mythique
Extrait de l’article « Ultramontée du Salève : d'où viens-tu ? » écrit par Francesca Sacco le 18 Novembre 2010. Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault Extrait du site:
NOTRE BON VIEUX SALEVE Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois,
2002 (1) Il semble qu’actuellement les
géologues pensent que le vallon de Directive paysagère du Salève Arrêté du 3 avril 1998 relatif à
la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des
paysages du mont Salève (Haute-Savoie) Création d'un site de protection
du biotope au Petit Salève 1-1-F - Un îlot naturel dans un milieu urbanisé
Le Salève est un massif mythique, le berceau de l’escalade moderne : le mot « varappe » vient d’un couloir rocheux de la montagne. Les Secours du Salève, réquisitionnés pour la sécurisation et le balisage du parcours de l’UMS, sont la plus ancienne compagnie de secours de montagne du monde. Ce n’est pas rien !
Le Salève est aussi le lieu de six premières mondiales dans le domaine sportif et technologique (notamment, la construction du premier téléphérique du monde avec une aussi longue portée de câble sans pylône intermédiaire). Enfin, le Salève a inspiré de grands auteurs : citons, dans le désordre, Jean-Jacques Rousseau, Alphonse de Lamartine, Lord George Byron, Mary Shelley (qui décrit Frankenstein errant dans la montagne), Nicolas Gogol, John Ruskin, Pierre Loti, Stendhal, Paul Valéry, Joseph Kessel, Colette et Victor Hugo (qui aurait écrit à la mairie de Monnetier-Mornex pour tenter de récupérer des bagages égarés lors de son passage).
Jean-Claude Fontanet comparé le Salève à un « dromadaire accroupi », Henri Tanner à une « baleine rocheuse », René-Louis Piachaud à un « grand saurien assommé », Jean-Claude Mayor à un « mille-feuille dont la crème verte est buissonnante » et Frédéric Dard à une « très sotte montagne en forme de pâté en croûte ». Nous acceptons le pâté en croûte mais réfutons énergiquement l’appellation « très sotte montagne », que nous attribuons à un inexplicable et malheureux dérapage du grand auteur français.
Pour nous, le Salève est tout simplement l’une des plus belles montagnes du monde, sur laquelle le regard de l’une des plus célèbres métropoles du monde se tourne tous les matins…
Source : http://www.ultrafondus.net
Le Comité de Secours en Montagne du Salève
Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est
composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement
dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse.
Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la
Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération
avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie,
y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie,
les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le
Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes
spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement
les autres sociétés bénévoles.
Trace de Dinosaure
Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus
de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails,
voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.
JcB; 06/08/2001
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm
De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de
la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de
kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes,
cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété
d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très
riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes,
la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des
alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée
et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis
1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en
moins de 3 minutes…
Le Salève romantique
L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une
destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à
Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière
aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs
toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.
La Varappe
La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève.
A partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent
sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir
de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte
en montagne.
L’ascension du Salève
Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse
au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers
qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante
sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant
vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts.
Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève
sa course à la pointe du Plan.
« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les
intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions
d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique)
dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme.
Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années
une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait
encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit
Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace,
ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant,
il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations
d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua
de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui
trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève
auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats
découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières.
On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et
d’histoire de Genève.
« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a
en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant
les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de
19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois
et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de
ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival
sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand
Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le
Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais,
sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement,
on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières
de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent,
de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un «
Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de
protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)
», qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction.
Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que
cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.
« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est
sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui
ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres,
il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces
ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction
de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort
physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour),
on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ
du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la
Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des
sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira
l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie
du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».
Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé
de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont
Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise
du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés
de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes
informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet
d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :
http://www.cdt-hautesavoie.fr
http://www.ifrance.com/1ersite/ (no connection)
http://www.saleve.ch/ (no such host)
Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !
Monnetier a été creusé par le courant sous
glacier dans une zone
fissurée entre le Petit et le Grand Salève
et non par l’Arve (DV).
Voir le schéma du Nord du Salève, contourné
par l'Arve.
A l'initiative de quatorze communes françaises concernées par le Mont Salève, regroupées dans le syndicat Mixte du
Salève, d'une part, et sur proposition du Préfet de la Haute-Savoie, d'autre part, le ministre français de
l'environnement a décidé par arrêté du 3 avril 1998, la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en
valeur des paysages du Mont Salève.
La phase d'étude a débuté en novembre 1998: les premiers contacts ont été noués et les premiers repérages sur le terrain
ont été effectués. Elle a duré une année.
Cette démarche de caractère expérimental, nouvelle dans sa portée, peut légitimement s'inscrire au nombre des
initiatives locales prises de part et d'autre de la frontière en vue de la préservation et de la valorisation d'un
maillage de milieux naturels. Elle vient répondre ainsi aux objectifs définis dans le cadre du "plan vert-bleu des
réseaux agro-environnementaux dans le bassin franco-genevois".
NOR : ATEN9870111A
La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,
Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur
des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière
d'enquêtes publiques ;
Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article
1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,
Arrête :
Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages
est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).
Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels
et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères
du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi
que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération
Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes
de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence
des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable
de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera
les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe
à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.
Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières,
Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly,
Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz,
Monnetier-Mornex.
Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la
conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui
assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite
de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article
9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois
mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation
et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.
Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 3 avril 1998.
Dominique Voynet
http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html





Rapport de présentation - Décembre 2000
Une forte urbanisation du piémont
Le massif est ceinturé par un ensemble de villages et hameaux. Au Nord il est directement en contact avec l'agglomération d'Annemasse-Genève, alors qu'au sud Cruseilles est resté un bourg de faible importance. Ces dernières décennies ont été marquées par un fort développement urbain au nord-ouest autour de Collonges et Archamps. Un paysage périurbain, de maisons individuelles, s'est développé de façon assez uniforme : la structure des villages apparaît aujourd'hui confuse, peu lisible ; les constructions ont eu tendance à gagner les versants. Le sommet a été préservé de toute urbanisation du fait de l'absence d'alimentation en eau : seuls quelques bâtiments à vocation touristique sont présents et le hameau de la Croisette où quelques maisons individuelles se sont récemment construites. Mais de nombreux projets, plus ou moins réalistes, sont régulièrement envisagés.
Une gestion fragile des pelouses d'alpage
Sur la partie sommitale treize alpages sont entretenus. Aujourd'hui la plupart sont utilisés pour le pâturage de génisses, seuls trois accueillent des vaches laitières. On y rencontre une race bovine peu commune en France, «la Brune des Alpes» : les bêtes viennent pour la plupart du canton de Genève. En effet, l'essentiel des propriétaires et des occupants sont suisses. Des alpages ont été boisés (comme La Brande), d'autres s'embroussaillent.
D'importants boisements naturels
Les versants du massif sont couverts de forêts. Les plantations et l'exploitation ont été limitées par les fortes pentes et autres conditions naturelles. Cependant des enrésinements (pins noirs) ont été réalisés et des peuplements déjà anciens sont
aujourd'hui exploités. Cette forêt est morcelée entre de nombreux propriétaires.
Une forte activité agricole en piémont
Le piémont, notamment sur le versant est a gardé son caractère agricole. Le massif était autrefois ceinturé de vignobles : ils ont totalement disparu. La production traditionnelle de cidre également. Les exploitations produisent du lait pour la fabrication de tommes, d'emmental et de reblochon : le massif est compris, dans sa plus grande partie, dans la zone d'appellation ; le lait est également vendu en Suisse.
Le Salève, espace de loisirs et de détente
Le Salève est un site de très forte fréquentation pour de multiples loisirs. L'essentiel de cette fréquentation concerne les espaces du sommet, et des pratiques de loisir de week-end. Cet attrait n'a toutefois pas donné lieu à un développement de structures d'accueil si ce n'est des cafés-restaurants. Mais des aménagements ont été réalisés pour accueillir les automobilistes et diverses catégories de sportifs. On peut noter également le développement d'aménagements pour les loisirs au pied du massif : golfs notamment à Mornex et à Bossey, et parc de loisirs des Dronières à Cruseilles.
1-2-A - Perception d'ensemble
Faune au Salève et Relâcher d'un Hibou grand-duc au pied du Salève.
Le Salève est un îlot de verdure cerné par des autoroutes. Y vivent 100 à 300 chamois (les chamois ont disparu du Salève plusieurs millénaires avant notre ère. Ils y sont revenus par le plus grand des hasards en 1944, en provenance de la région du plateau des Glières d'où ils avaient été chassés par les combats opposants les Résistants aux militaires de Vichy et à l'armée allemande. Source : http://www.la-salevienne.org) : un quota annuel de 40 chamois est attribué à la chasse. Douze
sociétés de chasse (une par commune) reçoivent des bagues (30 chamois tués en 2007). 500 à 900 chevreuils (il est très difficile d'estimer le nombre des chevreuils) : Un quota annuel de 120 chevreuils est attribué à la chasse (90 chevreuils tués en 2007). 300 sangliers au début de la chasse, 150 à la fin de celle-ci (150 sangliers tués en 2010).
Pas
de quota . Les chasseurs (730 hommes et 10 femmes) dont une des tâches est la régulation de la faune sauvage, indemnisent les agriculteurs pour les dégâts dûs aux sangliers.
Voir aussi
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Un grand-duc transfrontalier retrouve la liberté après 14 mois de soins
(
, Copyright TdG) du 28.10.2010 par Laurence Naef .
Quand il s’est pris dans les filets d’une vigne, en contrebas du hameau de Sierne, le 30 août 2009, le
hibou grand-duc n’avait que deux mois. Né fin juin, probablement dans les falaises du Salève, il se montrait déjà grand chasseur, puisque c’est avec une corneille et un corbeau freux qu’une habitante siernoise l’a trouvé très emmêlé dans le filet, au sol. Grièvement blessé, il a été confié au COR (Centre ornithologique de réadaptation à Genthod). Après sept interventions chirurgicales, quatre mois aux soins intensifs et un réapprentissage d’une année supplémentaire, la jeune femelle a pu reprendre son envol hier soir au crépuscule, exactement de l’endroit où elle avait failli mourir, devant un public de naturalistes.
Le grand-duc, le plus imposant rapace nocturne d’Europe avec des griffes impressionnantes, est un oiseau rare chez nous. Un couple nichait au Salève. On n’en compte que quelques-uns au Vuache, un au Reculet, 15 à 20 couples dans toute la Haute-Savoie. Celui-ci est né en France et se nourrissait à Genève, moins construit et plus riche en biodiversité. Il a été harnaché avec
un émetteur radio et une balise Argos afin de pouvoir le suivre dans sa seconde vie.
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Source :http://etat.geneve.ch/dt/nature/actualite-relache_hibou_grand_duc_dans_bassin_genevois_action_transfrontaliere_protection_nature-11686.html
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Relâcher d'un Hibou grand-duc dans le bassin genevois : une action transfrontalière de protection de la nature
Dans le cadre d’une action transfrontalière de protection de la nature, une jeune femelle de Grand-duc - le plus grand hibou européen - a été relâchée le 27 octobre 2010 au pied du Salève. L'oiseau avait été recueilli en août 2009 à Sierne, gravement blessé. Après plus d’un an de soins, elle retrouve la liberté au même endroit. Le rapace nocturne a été équipé d'une balise qui enregistrera ses futurs déplacements. Ces données permettront de mieux connaître les habitudes de cet oiseau menacé, dans le cadre des réseaux écologiques transfrontaliers.
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Retours des partenaires sur un sauvetage réussi
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"Une femelle de Grand-duc, un patient peu ordinaire pour un centre de soin"
C’est le dimanche 30 Août 2009, qu’une promeneuse signale la découverte d’un Grand-duc empêtré dans un filet de vigne à Sierne (Commune de Veyrier). Rapidement pris en charge par le COR, l’oiseau, gravement blessé à l’aile gauche (luxation de l’épaule et abrasion de la peau sur une grande surface), fera l’objet de soins intensifs, dont pas moins de 7 opérations sous narcose, par le Dr. Wolfgang Uebersax de la Clinique des Tuileries, qui permettront de sauver son aile. S’en suivra une longue période de convalescence dans une grande volière, pendant laquelle l’oiseau réapprendra à voler, à capturer et à tuer des proies vivantes.
L’analyse de ses plumes et de son ADN ont confirmé qu’il s’agit d’une jeune femelle, née au printemps 2009. Il s’agit très probablement d’un des jeunes nés au Salève cette année-là du seul couple récemment installé dans le secteur. Si elle parvient à se réadapter à la vie sauvage, elle pourrait se reproduire dans la région dès l’année prochaine.
C’est une grande fierté pour le COR et ses bénévoles, qui s’engagent depuis 35 ans pour soigner les oiseaux blessés de la région genevoise, d’avoir pu prendre en charge ce prestigieux patient, en espérant participer ainsi au retour de cette belle espèce dans le bassin genevois.
Patrick Jacot, Président-Fondateur, Centre de Réadaptation Ornithologique (COR) Tél +41 79 624 33 07
courriel: patrick.jacot@cor-ge.org Site web: www.cor-ge.org
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"Le Grand-duc, retour discret d’un super-prédateur "
Après une période de forte régression des populations européennes du Grand-duc d’Europe, jusqu’à la fin des années 50, des mesures de protection et de réintroduction permettent une remontée des effectifs à partir du début des années 60. Actuellement, la Suisse compte plus de 120 couples, et la région Rhône-Alpes, entre 275 et 400 couples, dont 15 à 30 en Haute-Savoie. Plus récemment c’est le bassin genevois qui a vu la réapparition de ce grand rapace, qui a recolonisé discrètement les massifs montagneux du Jura, Vuache et maintenant Salève.
Le rôle écologique de ce super-prédateur est indéniable, mais de nouvelles menaces pèsent sur sa survie : électrocutions, collisions, empoisonnements… et des mesures de protections adaptées sont déjà initiées ou doivent être mises en œuvre : signalisation des câbles, neutralisation des lignes électriques, maintien et amélioration des corridors biologiques, mise en place d’arrêtés de protection de biotopes…
La LPO74 s’engage dans le suivi de cette espèce rare et dans la mise en place des mesures de protection appropriées.
Le Grand-duc d'Europe
Outre ses grands yeux orange et ses aigrettes rappelant des oreilles, le Grand-duc d'Europe se caractérise par sa grande taille. Ce rapace nocturne atteint une envergure d'un mètre quatre-vingt et un poids de plus de 3 kg. Très discret, cet habitant des falaises et des zones rocheuses est peu actif le jour. La nuit, il chasse des mammifères ou des oiseaux - rongeurs, corneilles, pigeons et parfois même d'autres rapaces, faisant de lui un super-prédateur. Après une période de déclin sévère en Europe occidentale, le Grand-duc recolonise ses anciens territoires. Ce retour demeure fragile et il est notamment menacé par les câbles électriques mal adaptés qui traversent son habitat.
Jean-Pierre Matérac, Président, Ligue de Protection des Oiseaux de Haute-Savoie (LPO74) Tél +33 4 50 27 17 74 ,
courriel: haute-savoie@lpo.fr Site web: haute-savoie.lpo.fr
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"Le Salève, espace de nature et de culture, protégé et valorisé par un syndicat mixte"
Le relâcher d'un jeune Grand duc est l'occasion pour le Syndicat Mixte du Salève de se satisfaire du retour de ce spectaculaire oiseau sur le Salève depuis quelques années.
En effet, cette structure qui regroupe 27 communes françaises mène depuis 1994 des actions de protection et de gestion du patrimoine naturel: protection réglementaire du massif par une Directive paysagère, gestion des alpages et des vergers haute-tige. De plus le Salève fait partie du réseau Natura 2000 et le syndicat met en place des contrats avec des agriculteurs, des communes et des particuliers pour une bonne gestion des espèces et des milieux naturels sensibles.
La présence de ce rapace témoigne de l'intérêt écologique du Salève malgré la proximité de l'agglomération genevoise, malgré son accessibilité et sa fréquentation estimée à près d'un million de personnes venant de chaque côté de la frontière chaque année. Aussi le syndicat tente de maintenir un équilibre entre les activités de loisirs, l'agriculture et la nature. Pour cela il a notamment créé "La Maison du Salève" un espace de découverte, d'animation et d'exposition dédié au Salève. Le but faire découvrir et sensibiliser les locaux et amis genevois aux richesses naturelles et culturelles de cette étonnante montagne.
Enfin cet oiseau nous rappelle que la frontière entre Genève et le Salève n'est pas une barrière et le syndicat mixte espère que les autorités genevoises, à l'avenir, s'impliqueront à ses côtés pour assurer la protection et la valorisation de ce patrimoine commun qu'est le Salève.
Eric Dürr, Chargé de Mission, Syndicat Mixte du Salève (SMS), Tél +33 4 50 95 28 42 ,
courriel: sm@saleve.mairies74.org, Site web: www.syndicat-mixte-du-saleve.fr
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"Le Grand-duc au Salève, un oiseau tributaire des réseaux écologiques transfrontaliers"
Le retour du Grand-duc, ce magnifique super-prédateur, et l’histoire particulière de la jeune femelle relâchée au Salève, vient nous rappeler très concrètement l’importance de ce réseau de milieux naturels, qui permet aux plantes et aux animaux sauvages d'assurer leur cycle vital.
Le patrimoine naturel et paysager du bassin genevois est parfois sous-estimé. Or il joue un rôle essentiel pour les habitants de la région, ne serait-ce que pour le délassement des citoyens et la production de proximité de produits agricoles de qualité.
Les études menées dans le cadre du projet d’agglomération franco-valdo-genevois ont confirmé la richesse de ce patrimoine. Il est toutefois fragilisé par le développement de l’agglomération, qui empiète sur les surfaces agricoles, fragmente le territoire avec le développement des infrastructures de transport et met les rivières sous pression.
Pour maintenir ce patrimoine naturel et permettre aux générations futures de continuer à en bénéficier, la mise en place d’un réseau écologique transfrontalier protégé, abritant les valeurs naturelles les plus importantes et les corridors à faune qui les relient entre elles, fait partie des politiques prioritaires à intégrer à toutes les autres mesures de développement du territoire.
La femelle de Grand-duc est équipée d’une balise électronique qui permettra aux chercheurs de la Haute Ecole d’Ingénieurs (HEPIA) de suivre ses déplacements afin de mieux connaître son utilisation du réseau écologique local. En parallèle, l'État de Genève, en collaboration avec ses partenaires transfrontaliers, poursuit les démarches visant à rendre ce réseau écologique plus accueillant pour la faune sauvage en général et le Grand-duc en particulier.
Gottlieb Dandliker, Inspecteur cantonal de la Faune,
Direction générale de la Nature et du Paysage de l’Etat de Genève (DGNP), Tél +41 22 388 55 32 ,
courriel: gottlieb.dandliker@etat.ge.ch Site web: www.ge.ch/nature
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Victime d'une collision avec un véhicule sur l'autoroute blanche (A40), le Grand-duc recueilli blessé en 2009 et relâché le 26 octobre 2010 à Sierne, aura survécu moins d'un mois au pied du Salève.
Site web: http://etat.geneve.ch/dt/nature/actualite-hibou_grand_duc_relache_sierne_victime_autoroute-11706.html (publié le 01.12.2010)
La fin prématurée de ce rapace, établit sur un territoire transfrontalier, illustre les impacts sur la biodiversité des obstacles d'origine humaine.
Les déplacements du rapace, équipé d'une balise, ont pu être suivis en détail par les chercheurs de la Haute Ecole d’Ingénieurs (HEPIA). Ils indiquent que le Grand-duc s'était établi sur un territoire transfrontalier au pied du Salève, se réacclimatant rapidement à la vie sauvage.
Les espoirs suscités par ces premiers éléments ont été déçus : moins d'un mois après son relâcher, le Grand-duc a été retrouvé mort, victime d'une collision avec un véhicule sur l'autoroute blanche (A40). La fin prématurée du rapace illustre les impacts des aménagements humains qui morcellent les habitats naturels en coupant les corridors biologiques. Ces derniers constituent des passages empruntés par la faune et la flore, vitaux pour leur survie (voir encadré plus bas). L'importance de ces corridors pour le maintien de la biodiversité a longtemps été sous-estimée en matière de planification territoriale. Leur intégration aux politiques d'aménagement est aujourd'hui un enjeu à l'échelle régionale, notamment dans le cadre du projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Le Grand-duc occupait un territoire transfrontalier, riche en reposoirs diurnes et en zones de chasse, mais coupé par des axes de trafic importants.
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Le morcellement des habitats menace la biodiversité
Le sort du Grand-duc genevois confirme les difficultés rencontrées par cette espèce dans la région. Ainsi, une récente étude de l'Université de Berne a révélé que la principale population en Suisse, localisée dans le Valais, ne se maintient que grâce à l'immigration régulière de Grands-ducs venus du sud des Alpes. Les oiseaux nés sur place connaissent quant à eux un taux de mortalité très élevé: 9 jeunes sur 10 meurent avant d'avoir atteint leur première année.
Les obstacles rencontrés dans leur habitat, notamment les câbles électriques à l'origine d'électrocution, mais aussi les collisions sur les voies de circulation, expliquent cette situation. En effet, comme toutes les espèces sauvages, les Grands-ducs sont tributaires de déplacements, notamment entre leurs reposoirs diurnes et leurs zones de chasse. Ces transits suivent des voies privilégiées, généralement empruntées par de nombreux animaux et également favorables à la flore, que l'on appelle les corridors biologiques. Lorsque ces derniers sont coupés par des obstacles d'origine humaine - comme des axes de trafic ou des pylônes électriques - les impacts pour la nature sont souvent très importants.
Certaines espèces sont réduites à vivre sur un territoire fragmenté qui les fragilise, d'autres s'évertuent à franchir les obstacles, affrontant une mortalité accrue. Des solutions existent cependant, comme la construction de passages à faune, l'assainissement des pylônes les plus sensibles et, surtout, la prise en compte de ces tracés dans l'aménagement du territoire.
Ces approches sont aujourd'hui de plus en plus intégrées aux politiques des pouvoirs publics, y compris à l'échelle régionale. Rétablir la vitalité de corridors biologiques est en effet une condition essentielle pour la préservation de la biodiversité locale et pour la survie d'espèces emblématiques comme le Grand-duc.
À qui appartient le Salève ?
L'Union Européenne demande à chaque Etat membre de désigner un ensemble de sites accueillant des milieux naturels et/ou des espèces animales et végétales menacées au niveau européen. Ces sites constituent le réseau Natura 2000. Chaque Etat doit y mettre en place des mesures de protection financées en partie par l'Europe. Ces mesures, non réglementaires (non inscrites dans une loi donc non obligatoires, mais volontaires), s'appliquent par la signature de contrats avec le propriétaire ou l'exploitant qui bénéficie alors d'aides financières pour la réalisation de travaux de gestion. Au Salève, le Syndicat Mixte du Salève a été désigné "opérateur Natura 2000". Sur les sept mille hectares du Salève, trois mille sont désignés "Natura 2000". Sept cents hectares d'alpages et sept cents herctares de forêts font partie d'un projet de protection du Salève. Il s'agit des neuf cents parcelles appartenant à trois cents propriétaires dont un cinquième de Suisses. Un tiers de cette surface appartient à des communes, un tiers à des propriétaires privés suisses et un tiers à des propriétaires privés français.
Quelques chiffres sur le domaine pastoral du Salève
juillet 1996
En nombre En UGB
de tête (Unité Gros Bétail)
Génisses et jeunes bovins 693 416
Vaches Laitières 98 98
Vaches Nourrisse 83 83
Equins (chevaux) 32 32
Total 629
Chargement moyen UGB/ha 0,83
Répartition des Unités Pastorales (UP) par commune
Nombre d'UP Surface (ha)
Archamps 2 113
Beaumont 2 174
Cruseilles 2
28
La Muraz 3 158
Le Sappey 3 148
Monnetier-Mornex 3 57
Presilly 1 27
Vovrey-en-Bornes 2 55
Total 18 760
Nature de la propriété pastorale
Propriété privée 80%
Propriété communale 17%
Indivis de droit ancien 3%
Affectation du sol des unités pastorales
Part en herbe
80%
Part en pâturages boisés
8%
Part "autres"
(landes, broussailles, rochers, infrastructures, …) 12%
Source : SEA 74 = Société d'Economie Alpestre de la Haute-Savoie, "Immeuble Genève-Bellevue", 105 avenue de Genève, F-74000 Annecy, Tél : 04 50 88 37 74, http://www.echoalp.com/ .
Documentations sur des sentiers au Salève
1) Randonnées au Salève, 53 itinéraires et une carte au 1:25'000, 7.1984, section genevoise du Club Alpin Suisse, 15.- frs - épuisé
2) Pays du Salève et du Vuache ... à pied, La Fédération Française de la Randonnée Pédestre, Topo-Guide Réf. P741, 32 Promenades et randonnées, savoir 20 autour et au Salève [17 avec plan à 25'000 et 3 avec plan à 50'000] et 12 autour et au Vuache [8 avec plan à 25'000 et 4 avec plan à 50'000, 1 au Vuache (10 km, 1100m sur mer) : Chaumont (640m) - Sur la montagne (930m), 6 autour du Vuache et 5 entre Genève et le Vuache], 8.2005, 25.- frs. Cet ouvrage peut être commandé via le site http://www.ffrandonnee.fr [aprèd avoir affiché l'ouvrage sur l'écran cliquer "Ajouter au panier" puis "Commander" puis "Passer commande" (12,80 euros + port (3,70 euros pour la France, 5 euros pour les autres pays, gratuit pour les licenciés FFRP))].
3) Jean-Marc
Lamory, Haute-Savoie : 120 randonnées à pied et à VTT, Glénat, 5.2011,
32.- frs, dont 1 sortie au Salève (numéro 21) .
Martine Gonthier et Jean-Marc Lamory, 120 balades et randonnées à pied, à raquettes,
à VTT et à vélo en Haute-Savoie, Les guides IGN,
Ed Libris (http://www.libris.fr), 5.2004,
33.- frs, dont 2 sorties au Salève : Tour de la Tine à pied
(départ du Coin, dénivellation de 650m, 3h30 de marche)
et le Grand Huit à vélo (50 km, dénivellation de
950m, Cruseilles - Monnetier et retour).
l'édition du 5.2002, Faucigny - Haut Giffre - Salève
et genevois, 45 circuits dont trois au Salève: Orjobet-Corraterie,
la Tour Bastian, le Plan du Salève.
Jean-Marc Lamory, Le p'tit crapahut: Autour de Genève des balades pour petits et grands, 50
balades à pied pour toute la famille, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs
(d'un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle:
9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche)
dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian,
le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du Salève
depuis la station supérieure du téléphérique.
Jean-Marc Lamory, 52 balades en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard,
1999, 19.- frs dont huit balades au Salève: Avenières, Convers,
Iselet, Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d'une falaise), les
gorges, le petit Salève.
Jean-Marc Lamory, Circuits pédestres, Guide Franck, feuillets detachables (classeur, spirale
en metal) 25.- frs, chaque fiche décrit au recto la randonnée
et au verso réproduit en couleur un fond de carte IGN au 1:25'000 ou au 1:50'000.
l'édition de 1985, Faucigny et genevois, 46 circuits
dont 8 au Salève: le Petit Salève, les vieux trains, la
Grande-Gorge et le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge,
Orjobet-Trou de la Tine, la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le
Gd Piton, traversée du Salève, est épuisée.
4) Georges Hyvernat, Le Chablais franco-suisse, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002, - 22.- frs et la carte qui va avec = Chablais - Faucigny - Genevois, B, 1:50'000 - Ed Didier Richard - xx.- frs, 177 itineraires et randonnées pédestres dont 13 (# 160 - 172) au Salève: Le Petit Salève (2), Les Voûtes, La Corraterie (2), l'Orjobet, les Etournelles (varrape), Le Grand Piton, Le Convers, Le Point du Plan, l'Abbaye du pomier, l'Iselet (2).
5) Bruno pambour, Les plus belles balades autour de Genève, les Créations du Pélican, 1996, 43.- frs , p.20-24 = le Mont Salève, réédité (contenu inchangé) en janvier 2003 sous le titre (plus approprié) " Balades autour du lac Léman " .
6) Philippe Metzker, Randonnées
en montagne - Chablais et Valais francophone, CAS, 2.2009, balade numéros 1 à 4.
Philippe Metzker, Randonnées
alpines en Suisse Romande, CAS, 1998, page 98 à 101, balade numéro 27:
le Mont Salève: le Coin - la Corraterie .
7) Guide de découverte du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002, Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97, Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné.
8) Le Salève - 3430 OT - top 25, une carte à 25'000, 18.- frs.
9) Daniel Anker, Lac Léman, les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, http://www.rother.de, Bern - 6.2008 (5e édition), 49 randos + un tour du lac en 13 jours, ISBN = 978-3-7633-4909-8, 24.- frs, traduction vers le français depuis l'original en allemand " Rund um den Genfer see ", dont quatre sorties au Salève: la traversée du Salève - 24km - 9h, Le petit Salève, La Grand Gorge, La via ferrata Etiollets-Bütikofer.
10) Cédric Delavy: http://www.balade3d.com ou contact@balade3d.com - 40 itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie dont un au Grand Salève : la Croisette (1175) - Gd Piton (1380) - 3h aller-retour et deux au Petit Salève : Crêt du Chable (720m, au dessus de Monnetier) - Camp des Allobroges (900) - aller-retour 1h ou 2h en passant par la pierre vieille, sur CD-ROM, 40.- frs.
11) Pierre Millon, Randonnées pédestres entre Léman et Mont-Blanc, Edisud, 1995, 23.- frs, 2 sorties au Salève: Le Petit Salève, Le Gd Salève (pour varapeurs) et Les randonnées du lac Léman, Glénat, 2009, rando numéro 1 : Le Salève depuis la station supérieure du téléphérique jusqu'à la Bouillette et retour (aller par la Corraterie, retour par la Pile).
12) Erik Chrispeels, Regards sur le Léman - 75 promenades pour toute la famille, Slatkine, 2003, 25.- frs, dont 3 sorties au Salève: Le Petit Salève (71), Le Grand Salève : Monnetier - La Bouillette (72), Le Grand et le Petit Piton (depuis Beaumont) (73).
13) The Happy Wanderer, American Women's Club of Geneva, 1999, 25.- frs, en anglais, dont deux balades au Salève: Grand Piton from Beaumont (p.39) et Orjobet, Corraterie & Grande Gorge (p.79).
14) Janette Norton, Walking in the Haute-Savoie, Ciceron press, 1996, 35.- frs, en anglais, 61 walks dont cinq au Salève: Orjobet - Gd Gorge, Top of the Salève, Cruseilles - Iselet, Point du Plan from St Blaise, Gd Piton from Beaumont.
15) The Hiking book, UN Women's Guild of Geneva, 15.- frs, en anglais seulement, 1996, un recueil de randonnées de 120 pages, 51 balades [32 en France, 12 en Suisses et 7 weekends (Italie et Suisse) ] dont 2 balades au Salève: Grand et Petit Piton from Beaumont et .
16) Michael Pool, Rando sommets
faciles, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon,
Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève:
Veyrier - Le Petit Salève par le Pas de l'Echelle.
Michael Pool, Randonnées
en raquettes, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon,
Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève:
Gare supérieure du téléphérique - Point 1309m
au Grand Salève.
17) Oxygène numéro 4, Edipresse - 24 heures, mai 2004, p.213-216 = le Salève (Valérie Maire), 28.- frs. 3h30 de marche sur la crête - de la station supérieure du téléphérique à la Bouillette et retour.
18) Reinhard Scholl, Sunflower Books, Lake Geneva and Western Switzerland (in English); 1 edition 15 Feb 2009 , page 70 = Le Salève.
Reinhard Scholl, Edition Rother, Préalpes Isère et Savoies - Bauges, Aravis, Giffre, Chartreuse, Belledonne. Les 52 plus belles randonnées. 1ère édition 2007
(http://www.rother.de/titpage/4935.php) , page 26 = Le Salève.
Documentations sur le Salève
1) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais,
250 pages, 5.2000, 28.- frs.
2) Légendes du Salève, Dominique Ernst, ,
190 pages, 9.2008, 35.- frs.
3) Le guide du patrimoine naturel du Salève au Vuache = un petit ouvrage de 50 pages richement illustré qui recense l'ensemble des ressources naturelles de la région. Il est disponible à la boutique de la Maison du Salève pour 6€. 12.2010.
4) Voir aussi .
Pour d'autres livres voir http://www.amazon.fr/ : Rechercher avec le mot « Salève » puis choisissez une boutique pour activer le tri : le 20 janvier 2010 : 62 Livres (et cartes) en français, 14 livres (et cartes) en anglais, 1 Cuisine & Maison (Porte Clé : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 2, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours), 1 High-tech (tapis de souris décoré : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 6, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours) et plusieurs livres en allemand intercalés.
Documentations sur la randonnée pédestre
1) Jean-Marc Lamory, Randonner, Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs
2) Jean-Marc Lamory, S'orienter : carte - boussole - GPS, Les guides IGN, Ed Libris, X.200X, XX.- frs
3) Catherine Elzière, La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs
Restaurants sur le Salève (du nord au sud)
1) Chalet de la Croix (900) , F'39'60'11, ouverture: 18h, restauration: 19h30, fermé le lundi.
2) Téléphérique (1100) , Chalet Snack-Bar
: horaire identique au téléphérique sauf en cas de mauvais temps. Vente de panini,
croque-monsieur, boissons chaudes et froides, glaces et confiseries, souvenirs -
Terrasse à disposition - Tél. +33'6'86'84'66'06 (=Gilles). Le
restaurant du téléphérique
"Horizon", Tél. F39'09'09 et 079'577'40'06 (aussi séminaires, congrès, mariages). Fermé en hiver (fin octobre - fin mars). Ouverture : mercredi à samedi : 12h00 à 22h00. dimanche : 12h00 à 18h00. Tél. station inférieure téléphérique = F39'86'86. voir article TdG ,
http://www.telepheriquedusaleve.com/Restauration et
http://www.horizon-saleve.com/.
3) Table d'orientation (1250) , F'35'05'45, Fax: F94'26'86. 7664 route des trois lacs, F74560 Monnetier-Mornex.
Restauration : Fermé en hiver (fin septembre - fin mars), sinon ouverture de mercredi à dimanche : midi (12h-14h30) et soir (19h-21h30). Brasserie : Fermé en hiver (fin septembre - fin mars), sinon ouverture samedi et dimanche de 12h à 21h30. Le centre budiste et le temple de tradition tibétaine sont ouverts du mardi au dimanche toute l'année. E-Mail : tabledorientation@gmail.com . http://www.shedrubchoekhorling.blogspot.com .
4) Observatoire (1250) , F'39'60'57, ouverture samedi et dimanche de 11h à 18h, 8200, rte des 3 lacs, F-74560 Monnetier-Mornex http://www.restaurant-observatoire.fr.
5) Café des Crêts
(1300) , F'85'04'29 , ouvert en été du 15 mai à 15 octobre, les midis, mardi à
dimanche, et, sur reservation, aussi les soirs les jeudis, vendredis et samedis,
Franceline Montant http://www.saleve.fr.
6) Auberge des Montagnards (1200) , F'85'00'90 , F-74560 La Muraz. Ouverture vers midi. Pas de service boisson ni de petite brasserie aux heures de repas, soit jusqu’à 14h la semaine et 15h le week-end (sauf si places libres).
7) Relais de la Croisette (1175) ,
+33'6'87'34'26'65 et +33'6'61'51'36'43, skyval@live.fr : au rez :
petit creux sucré - salé, ouvert (sous reserve) les dimanches en été et les week-ends en hiver, à l'étage
: cinq chambres de 2 à 4 personnes avec salles de bain privatives, ouvertes tout le temps. Franceline Montant
http://www.saleve.fr .
8) Dusonchet - (1200). fermé
9) Grotte du Diable (1300) , F'62'06'01 , fermé le lundi. mardi - dimanche 10h-18h, le soir sur réservation.
10) Avenières (1050) , F'44'02'23,
http://www.chateau-des-avenieres.com .

La
géologie du Salève
Le « big bang
» , c.-à-d. la grande explosion qui a
crée le système solaire, s’est produite il y a 14 milliards
d’années. Il y a 5 milliards d’années la terre était une
boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps
créant la croûte terrestre (à l’intérieur
de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion
a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes,
comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement
(en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après, la surface se refroidit, l’eau apparut
et les océans remplirent les régions basses du globe. Des
bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau
et dans le sous-sol. Les chercheurs pensent que ces minuscules bactéries
sont venues de l'espace. La terre aurait été "ensemencée"
par des particules de poussière extraterrestre apportées
par les météorites. Pendant 2 milliards d’années
ces usines à oxygène créent l’atmosphère
terrestre permettant l’arrivée (le développement) de
la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année
(5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d.
1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent
les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles,
le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an,
le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps
de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les
poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les
reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme
à 23h59, en comprimant le temps de l’existence de la terre
sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes,
les animaux à 50 minutes, les singes à 59 minutes et 30
secondes, les primates hominiens (les ancêtres des hommes) à
quatre secondes avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il
y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième
semaine de décembre selon notre échelle réduite à
l’année. Il y a 200 millions d’années (à
la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu
de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique
se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le
sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparut un océan.
Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan
et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions
d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard)
l’Afrique changea de direction et commença à voguer
vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan
se referma et les sédiments marins accumulés au fond de
celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique
rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan
disparu complètement. Les Alpes surgirent il y a 60 millions d'années (début de la formation des Alpes), puis les PréAlpes, le Salève et le Jura. La croûte terrestre au sommet
de laquelle nous vivons est divisée en 12 grandes plaques tectoniques
qui dérivent sur l'asthénosphère (couche visqueuse
non rigide du manteau supérieur de la terre sur laquelle flotte
la lithosphère, composée de plaques mobiles). On peut comparer
la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d.
un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont
un coté est attaché à la table, en poussant l’autre
coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes.
Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre
par an vers l’Europe. D'ici 250 millions d'années, il n'y aura,
à nouveau, qu'un seul continent au lieu de 5 aujourd'hui. Il y a 250 millions d'années, 80% des tous les êtres vivants ont disparus. Il y a 65 millions d'années, suite à une collision de deux masses dans l’espace (nommé « Batistina »), une énorme
météorite de 10 km de diamètre a frappé la Terre au Mexique (précisément au Golfe du Mexique au nord de la demie île de Yucatan) avec une force équivalente à 100 millions de bombes nucléaires (la vitesse de la météorite, au moment de l'impact, était de 70'000 km/heure). Les débris se sont répandus aux alentours. Elle a achevé le travail des volcans en provoquant un cratère de 200 km de diamètre et a produit d'autres catastrophes comme l'éruption des volcans en Inde dans le Deccan. Ces événements ont causés des immenses incendies de forets qui ont soulevé un gigantesque panache de fumée, de cendres et de la poussière qui a occasionné des changements climatiques (pendant un an, le soleil a disparu entraînant la quasi-disparition des plantes) ainsi qu’un énorme raz de marée (un tsunami, aux vagues de 5 km de haut), des feux autour du cratère et aux alentours provocant l'extinction de 60% des êtres vivants, y compris
les dinosaures. La température à la surface de la terre, à certains endroits, atteignait 600 dégrées Celsius. Il ne restait que des petits animaux de moins de 25 kg : des petits crocodiles, des souris, des poissons et des mouches. Le règne des dinosaures a fait place au règne des mammifères.
Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui
sont des roches perméables formées à partir de la
sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris
d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium
(CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre
car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes
du Salève). La roche constitue la matière première
de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait
une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur
de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer
qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on
ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs).
En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches
du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées
simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le
bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines
de mètres de Molasse (crée par l’érosion).
Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts
liés au développement des glaciers entre -800’000
et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).
Au sentier de la Corraterie, sur le Salève,
on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés
ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un
peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant
de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon
(noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus
du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur
le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés
par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers
peuvent gagner de la hauteur).
d’après Thierry Basset
(http://www.thierrybasset.ch)
(avec contributions d’Eric Davaud, Jean-Jacques Charollais, Pascal Kindler). Voir aussi :
http://www.cmyle.com/~herve ,
Genève sous la glace ,
Genève sous la mer ,
Genève sous les tropiques
Source: Earth Science Section, University of Geneva et une reconstitution du paysage sous-marin tel qu'il devait être il y a 180 millions d'années à la période jurassique et
un article du Messager du 16.4.2009 : Les anneaux du déluge (D. Ernst)
(Pour agrandir les caractères sur l’écran : tout en pressent la touche Ctrl, tournez la petite roue qui se trouve au milieu de votre souris : les caractères deviendront plus ou moins grands selon le sens de la roue.) ainsi que
La naissance du Salève .
Les fossiles du Salève
Plus de 700 espèces d’invertébrés fossiles dans l’intervalle du Jurassique supérieur (150 millions d’années) au Quaternaire ont été recensés au Salève.
Les fossiles les plus caractéristiques sont des organismes surtout d’origine récifale (éponges, coraux, brachiopodes, mollusques, etc.). Dans le Crétacé inférieur (130 millions d’années), deux fossiles célèbres méritent d’être signalés : le rudiste Heterodiceras luci et le gastéropode géant Leviathania sautieri.
Le rudiste Heterodiceras luci
Cette espèce, représentée par deux spécimens, fut récoltée en 1771 dans les anciennes carrières de Monnetier par Guillaume-Antoine Deluc (1729-1812), un naturaliste genevois. De Saussure les figura dans le chapitre consacré au Salève de ses fameux Voyages dans les Alpes parus en 1779. Le dernier écrit à propos de ces bivalves : « Le Mont Salève renferme dans l’intérieur de ses couches calcaires, une grande variété de corps marins pétrifiés, des Peignes, des Térébratules, des Gryphites, des Entroques, des Coraux, et plusieurs espèces de Madrépores, dont M. De Luc le cadet a formé une collection très-intéressante. Mais les pétrifications les plus singulières que renferme le Mont Salève, sont deux coquillages bivalves, inconnus aux Naturalistes, et dont on doit la découverte au même M. De Luc. Ces coquillages se trouvent enclavés dans un roc calcaire, dont on ne peut les séparer qu’en sculptant le rocher à mesure qu’on les découvre : cette opération exige tout le zèle, toute la dextérité et toute la patience de ce savant Naturaliste ». Ces lignes consacrées à la paléontologie dans une oeuvre du 18ème siècle doivent être soulignées car à l’époque, cette science et les informations que l’on peut en tirer sont complètement inconnues.
Le gastéropode géant Leviathania sautieri
Cet organisme a été rebaptisé à maintes reprises (Natica leviathan, Strombus sautieri, Leviathania leviathan et finalement Leviathania sautieri). Toutefois, le premier nom a été conservé pour désigner dans la région le niveau qui renferme cette espèce : « Assise à Natica leviathan ». Et aussi un fait curieux : on ignore les raisons de l’absence d’illustration de ce gastéropode dans la littérature alors qu’il est remarquable par sa taille (les plus gros échantillons atteignent 20-30 cm de hauteur), par l’élégance de ses formes et par le fait qu’il fut considéré pendant près d’un siècle comme un marqueur stratigraphique dans le Crétacé inférieur régional.
Les microfossiles
Deux chercheurs attachés au Muséum d’histoire naturelle de Genève, Etienne Joukowsky (1869-1948) et Jules Favre (1882-1959) ont marqué leur époque par leurs travaux géologiques sur le Salève, dont ils rendront compte dans leur célèbre Monographie parue en 1913, une œuvre qui ne fut suivie d’aucune autre de cette envergure sur le sujet, jusqu’à nos jours. Alors que la micropaléontologie n’en est qu’à ses premiers balbutiements, ces deux scientifiques décrivent le microorganisme Ammocycloloculina erratica. Ceux qu’ils ne reconnaissent pas mais qui se trouvent dans la collection qu’ils constituent seront décrits plus tard par l’école genevoise sous l’impulsion de Paul Brönnimann (1913-1993) : Coprolitus salevensis, Montsalevia elevata, Keramopshaera allobrogensis, Pseudotextulariella salevensis, etc.
Les grottes du Salève
Le Salève comporte de nombreuses cavités (balmes, grottes, cheminées). La majorité est due à la dissolution des roches calcaires par les eaux météoriques chargées de gaz carbonique (modelé karstique). Certaines résultent de l’érosion différentielle de roches fracturées ou de composition hétérogène ; enfin d’autres correspondent à des interstices entre d’énormes blocs de rochers entassés lors de grands éboulements (grottes préhistoriques de Veyrier).
A l’origine, l’eau de pluie (H2O) contient un peu de gaz carbonique (CO2), ce qui la rend légèrement acide. Par infiltration dans le sol, l’eau s’enrichit en CO2 ; ainsi devenue plus acide, elle peut dissoudre le calcaire. L’eau s’insinue dans les fractures naturelles et son acide carbonique réagit avec le carbonate de calcium (CaCO3) constitutif du calcaire, le transformant en bicarbonate de calcium soluble [Ca(HCO3)2]. L’eau exerce ainsi son pouvoir de dissolution chimique dans les profondeurs du massif. Lorsque l’eau minéralisée débouche dans une galerie souterraine, dont l’atmosphère est pauvre en gaz carbonique, il se produit un rééquilibrage gazeux. Par réaction physico-chimique inverse à celle qui s’est produite en surface, le bicarbonate de calcium cristallise sous forme de calcite en créant des stalactites et des stalagmites.
La Tanne à Damon ou grotte du Diable
Cette grotte d’origine karstique se trouve dans la région des Pitons, une centaine de mètres en contrebas de l’Auberge de la Grotte-du-Diable. Les fissures du calcaire contiennent du minerai de fer (grès sidérolithiques) ce qui autorise à penser que cette grotte fut en partie vidée pour en exploiter le métal.
La légende dit qu’un berger avait vu une vipère avec un diamant plus brillant que le soleil au cou. Naturellement, il voulut s’emparer du trésor mais l’animal s’enfuit et se réfugia dans la grotte. Le paysan se cacha alors dans un tonneau tapissé de clous à l’extérieur et attendit le retour du serpent. Ce dernier revint mais hélas il perdit son diamant en se jetant sur le tonneau. Ceux qui avaient eu vent de cette histoire voulurent absolument retrouver le fameux diamant. Au cours d’une équipée, l’un d’entre eux glissa et jura comme un charretier. Et comme le diable n’aime pas les gros mots, le diamant disparut à jamais.
La grotte d’Orjobet
Le nom cette grotte d’origine karstique a été donnée par Horace-Bénédict de Saussure en hommage à son guide, François Orjobet, paysan propriétaire de cette partie de la montagne.
Le Trou de la Tine
Le Trou de la Tine (autrefois « Creux de Briffaut ») tire son nom de sa forme ; en effet, il ressemble à un tonneau (tine) ouvert au sommet et dont la bonde aurait été arrachée. C’est la partie relique d’un ancien réseau hydraulique souterrain.
La grotte des faux-monnayeurs
Cette grotte est une balme qui résulte de l’érosion différentielle de roches de résistance différente.
En 1891, les ouvriers qui construisaient le chemin de fer électrique à crémaillère du Salève découvrirent dans cette grotte environ 1000 deniers de l’Evêché de Genève des 11ème et 12ème siècles. Suite à l’arrestation de P. Poulin en 1801, pris en flagrant délit de fabrication de fausse monnaie dans cet endroit, ils en conclurent que les pièces étaient fausses et ils les distribuèrent. Or elles étaient authentiques.
La grotte de Sous-Balme
Cette grotte était un abri formé par des blocs d’effondrement des falaises du Salève, lors d’un grand éboulement.
Dans cette grotte, le squelette d’un magdalénien âgé d’une trentaine d’année et daté de 9000 ans avant Jésus-Christ, a été découvert. Les batraciens trouvés en abondance (plus de 12’000 individus) à proximité n’ont fourni qu’une part de l’alimentation de ce magdalénien. Il a en effet été également découvert de nombreux restes de grands mammifères (renne, cerf, chamois et sanglier).
Les blocs erratiques du Petit Salève
Entre environ 2 millions d’années et 10’000 ans avant nos jours, à maintes reprises, la région ne fut qu’un vaste inlandsis (mot norvégien de in=dans, land=pays, is=glace, ou calotte glaciaire) au sein duquel perçaient çà et là des sommets rocheux isolés, tels des nunataks (pointements rocheux isolés perçant la glace d'un inlandis). Quand toute cette glace a disparu, elle a laissé des vestiges : des blocs erratiques, des paysages aux modelés particuliers, des moraines (débris arrachés à la montagne et entrainés par le glacier)...
Le Salève est jonché de blocs erratiques provenant essentiellement de la région du Mont-Blanc. Malgré la protection qui aurait du être assurée par la lettre F gravée sur l’une des faces, beaucoup d’entre eux ont été débités pour les soubassements de chalets, les marches d’escaliers, les encadrements de fenêtres, etc. ou exploités pour la construction du chemin de fer d’Annecy à Thonon et à Fort de l’Ecluse entre 1877 et 1879.
En 1826, on signalait au Petit Salève plus de 1200 blocs erratiques, les plus grands atteignant 15 m de longueur. Aujourd’hui, on n’en compte plus que 400, la dimension minimale retenue étant de 80 cm.
La Pierre à Tasson, un bloc de granite de 12,23 m de long, 8,37 m de large et 3,80 m de haut.
Textes : Jean Charollais (Université de Genève) et Danielle Decrouez (Muséum de Genève),
Source : http://www.telepheriquedusaleve.com/
Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève
Pour voir l'emplacement des ces panneaux cliquer ici ou ici .
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Le Coin Station numéro 1 - 1000 kb
Sentier d'Orjobet Station numéro 2 - 500 kb
Grottes d'Orjobet Station numéro 3 - 300 kb
Trou de la Tine Station numéro 4 - 1200 kb
Sentier de la Corraterie 1 Station numéro 5 - 600 kb
Sentier de la Corraterie 3 Station numéro 6 - 550 kb
Sentier de la Corraterie 2 Station numéro 7 - 450 kb
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8a
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8b
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8c
Petite-Gorge Station numéro 9 - 900 kb
Rochers de Faverge Station numéro 10 - 1100 kb
Voir aussi http://www.ville-ge.ch/mhng/ressources_saleve.php


Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.

Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin
Suisse - J. Brémond, 1960, page 4

Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc -
Université de Genève, Musée d'histoire naturelle de Genève,
Paysalp (écomusée de Savoie), Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO, Suisse),
Région Rhône-Alpes, Union Européenne, CDDP Haute-Savoie, 1999.
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Source
: Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux et Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.





Source : http://www.tourisme-genevois.fr

Source : Directive de protection et de mise en valeur des paysages du Salève Rapport de présentation - Décembre 2000 - 1-1-A




Source : Université de Genève-EO TECFA (TEChnologies de Formation et Apprentissage): Média et Informatique, juin 2004 - Némard Jean, Déclous Ivan, Toufot Ella.
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/index.html
Le Jura




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