Le Mont Salève

Table des matières

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05   Panoramas.
06   Le téléphérique du Salève.
06   Un centre culturel tibétain au Salève.
06   Le Salève: la montagne familière qui tue.
07   Flore et végétation du Salève.
08   Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation.
09   L'étoile du Salève.
09   Le sentier didactique corridors biologiques du Salève.
09   La D41 en hiver.
10   Le site HEG.
10   Les carrières du Salève sont appelées à disparaître (Le Dauphiné Libéré 10.2005).
12   Les carrières du Pas de l'Echelle (http://www.telepheriquedusaleve.com).
13   Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault.
13   Extrait : http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm .
14   Notre bon vieux saleve (Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002).
16   Arrêté d'avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection
       et de mise en valeur des paysages du mont Salève.
17   Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève (2000).
21   Grand faune au Salève.
21   À qui appartient le Salève ?
22   Documentations sur des sentiers au Salève.
25   Documentations sur le Salève.
25   Documentations sur la randonnée pédestre.
25   Restaurants sur le Salève.
26   La géologie du Salève.
28   Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève.
31   Dépliant Découverte des paysages (de Genève au Mont-Blanc).
33   Les montagnes de la cuvette genevoise

Le Mont Salève

Massif calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné, est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années, une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait à l'emplacement actuel du Salève.


Cliquer sur l'icôn pour afficher la carte du Salève de Swissgeo. Vous pouvez vous deplacez dans toutes les directions à l'aide des flêches et aussi aggrandir ou diminuer l'image (zoom avant et zoom arrière).


Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).


Carte du Salève. Source: Office de Tourisme Annemasse Agglo.


Promenades et randonnées du Salève - Mont Salève à pied. Source: Syndicat Mixte du Salève.

Source : Commune de MONNETIER-MORNEX, Atelier de Cartographie A. DOBIGNARD

PANORAMAS

Cliquer sur les panoramas pour les agrandir.

Source : Panorama géologique du Salève (Haute-Savoie, France), et Vue de la face du Salève prise de Troinex, Augustin Lombard, Genève, 1965, Publié par la Commission Géologique Suisse, Organe de la Société helvétique des sciences naturelles (l'Académie Suisse des sciences naturelles).


Cliquer sur le panorama pour l'agrandir

Source: Randonnées au Salève, description de 53 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages 36-37.

Le téléphérique du Salève

Tél : bas = F39'86'86, haut = resto = F39'09'09. Sauf vent, révision annuelle (1-3 mois en hiver), nov - mars : sam + dim 9h30-17h30 ; avril + oct : mardi - dim : 9h30-18h ; mai - sept : dim - jeudi : 9h30-19h, ven- samedi : 9h30 - 20h. Le téléphérique est ouvert, si beau temps, les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Aller Simple = 6,40 euros , Aller-Retour = 10,70 euros. Avec Abonnement général CFF ou abonnement mensuel ou annuel unireso : demi tarif (l'abonnement demi tarif CFF ne donne aucun rabais). Un carnet de 10 trajets = 40 euros (tarif unique). De Genève : Billet combiné téléphérique + 1 carte journalière TPG = adulte : 19 Frs, enfant 7-16 ans : 12 Frs. Points de vente : Rive, Gare CFF, Gare Routière (Place Dorcière). http://www.telepheriquedusaleve.com = http://saleve.booba-dev.com et/ou http://www.saleveautrement.ch/new/images/plaquette09.pdf . D'Annemasse : Billet combiné navette TAC et téléphérique : Office de Tourisme d'Annemasse - station inférieure du téléphérique - montée et descente en téléphérique - retour à l'Office de Tourisme d'Annemasse. Pour réserver, minimum une demi-journée à l'avance, Tél. F95'07'10 (Office de Tourisme) ou F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC = transport à la demande), adulte = 10,50 euros, enfant = 5,50 euros, famille = 21 euros. http://www.reseau-tac.fr
Mais aussi pour une balade panoramique en votre vélo au Salève le mercredi après-midi et samedi (tous les jours pendant les vacances scolaires (juillet-août)) pendant la période d'ouverture du téléphérique, le ProxiTAC vient vous chercher n'importe où dans l'agglomération annemassienne pour vous amener ainsi que votre vélo à la station inférieure du téléphérique - montée en téléphérique - 4,50 euros. Pour le retour depuis un arrêt il faut payer 1,20 euros. Pour réserver, minimum une demi-journée à l'avance, Tél. F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC = transport à la demande).

Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via YouTube, durée vidéo = 3 minutes, le téléphérique du Salève]

Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via notre website, durée vidéo = 3 minutes, extension = avi, poids = 14'000'000 octets, durée téléchargement = une à 10 minutes selon la vitesse de votre ADSL. Pour visionner le reportage il faut installer sur votre ordinateur soit VLC media player soit Windows Media Player soit Quick Time soit Real player (les 4 sont gratuites)]

Article du Dauphiné Libéré du samedi 28 mars 2009 page 7 (Copyright Dauphiné libéré)

Tourisme : Téléphérique du Salève : Objectif 110'000 voyageurs

Début avril 2009 le téléphérique du Salève reprendra un fonctionnement presque saisonnier avec six jours d'ouverture sur sept. La société d'exploitation du téléphérique du Salève, vise une fréquentation de 110'000 voyageurs. L'an dernier 108'700 voyageurs ont été enregistrés. L'objectif 2009 apparaît dans la continuité voulue par le nouveau gestionnaire. Au chapitre des nouveautés, le téléphérique veut être attractif pour un public de 2'000 scolaires français et 700 élèves suisses. Six structures, toutes en lien avec le Salève, se sont regroupées pour travailler sur un projet adapté, destiné aux enfants. La Maison du Salève, le Bureau de la montagne Salève-Vuache, Andilly Loisirs, la Ferme du Follon, la Ferme de Chosal et le téléphérique présentent ainsi sept projets pédagogiques à mener tout au long de l'année. Le but est de donner un thème à chaque journée de sortie scolaire : découverte de la ferme, éveil à la nature, initiation à la course d'orientation nature ou varappe. Le programme est vaste. De plus, pour les écoles maternelles et primaires de l'agglomération d'Annemasse, le transport sera offert par l'office de tourisme d'Annemasse.

Activités sportives

Par ailleurs, les animations de la saison 2009 comprennent des activités sportives : VTT à louer, randonnées découvertes, escalade, enduro, balades à dos d'âne. Le Muséum d'histoire naturelle et le Musée des sciences de Genève préparent une exposition sur les anciens sentiers muletiers et les différents modes de transport au Salève. À partir de fin juin 2009, des navettes gratuites partiront de la gare supérieure du téléphérique pour se rendre au lieu-dit la Croisette et admirer le mont-Blanc. Ces projets touristiques se développent grâce à cette remontée mécanique qu'est le téléphérique du Salève. La FEDRE (Fédération européenne pour le développement durable des régions), basée à Genève, accorde son soutien à une telle initiative, faite pour des citadins prêts à se passer de leur voiture. Mi-avril, le restaurant "le Panoramic" situé sur la gare supérieure, rouvrira ses portes. Après plusieurs années de fermeture, Jean-François Schlemmer et son associé Bruno Maillet tentent cette nouvelle aventure.

GESTION TRANSFRONTALIÈRE

Le GLCT (Groupement local de coopération transfrontalière) pour l'exploitation du téléphérique du Salève est propriétaire des installations. Le téléphérique est subventionné par l'État de Genève (50 %), par la communauté de communes de l'agglomération annemassienne (48,5 %) et la commune de Monnetier-Mornex (1,5 %).

VÉOLIA TRANSPORT

La société d'exploitation du téléphérique du Salève est depuis le 1er janvier 2008, une filiale du groupe Véolia Transport. Elle est liée au GLCT par un contrat de délégation de service public jusqu'au 31 décembre 2012.

TRAVAUX DE MAINTENANCE

Un entretien des installations a eu lieu cet hiver pour un montant de 150'000 euros, financés par le GLCT et la société d'exploitation du téléphérique.

A-M.B.

Un centre culturel tibétain au Salève

Article du journal Le Dauphiné Libéré du jeudi 4 septembre 2008 (paru dans l'édition 74D, Copyright Le Dauphiné libéré).

BOSSEY/MONNETIER-MORNEX : Un centre culturel tibétain au Salève

Révélée par Le Matin, la nouvelle n'a pas ébranlé la quiétude des Genevois français. Un centre tibétain au sommet du Salève ? Pas de quoi ébouriffer le Dalaï Lama. Aucun débat jusqu'à présent autour d'une affaire privée traitée chez le notaire par ses protagonistes. De quoi s'agit-il ? Les propriétaires de l'hôtel-restaurant "La Table d'Orientation", situé en haut de la montagne, ont vendu leur bien. Madeleine Baumann, qui a exploité l'établissement durant 26 ans avant de le placer en gérance, nous apprend que la transaction a eu lieu ce 11 août, et confirme que son restaurant a été vendu à un acheteur russe installé à Genève agissant pour le compte d'une association tibétaine. "La Table d'Orientation" sera donc transformée en centre culturel bouddhiste : séminaires, séjours pour méditer, cours de yoga...

Cela à 1’211 mètres d'altitude, avec une vue incroyable sur Genève et sa rade, et jouxtant le site du club de parapente. L'effet de surprise passé, la reconversion de l'établissement n'est pas si étonnante. Le nombre de restaurants sur le massif du Salève n'a cessé de décroître au fil du temps. D'une vingtaine il y a trente ans, ils se comptent désormais sur les doigts d'une main. En hiver notamment, les affaires sont difficiles.

"La Table d'Orientation" a été placée en gérance pour trois ans à partir d'avril 2007. «À ce moment-là nous n'avions pas de repreneur, explique la propriétaire. Après l'hiver dernier, le gérant nous informait par lettre recommandée qu'il souhaitait cesser son activité le 30 novembre 2008, et nous nous sommes entendus sur ce point.»

Madame Baumann se défend d'avoir fait une affaire mirifique : «Nous avons vendu notre bien pour un million d'euros». Etant donné le marché dans la région, un hôtel comprenant huit chambres, un appartement, une grande salle de restaurant pouvant accueillir 150 personnes et quatre terrasses extérieures, les adeptes de la pensée bouddhiste ne font pas une mauvaise affaire.

L'établissement est situé sur la commune de Bossey, le parking sur celle de Monnetier-Mornex. Informé de l'affaire, le maire de Bossey reste zen. «Nous n'avons pas d'a priori ni positif ni négatif, commente Jean-Luc Pecorini. La commune donne un accord de principe. Personnellement, cela ne me dérange pas, je suis ouvert.»

REPÈRES

HORIZON 2009 L'exploitation du restaurant cesse le 30 novembre 2008. Les acheteurs procéderont à des travaux intérieurs (aucune extension prévue). L'activité pourrait commencer fin 2009.

LE SITE RESTE OUVERT Les abords du bâtiment restent dans le domaine public et les promeneurs en garderont l'accès.

PAS D'EAU Le restaurant n'a jamais eu l'eau courante. Elle est acheminée par transporteur et stockée.

Catherine PONCET

Le Salève: la montagne familière qui tue un article du journal Le Temps, mercredi 10 juin 2009 - Francesca Sacco, Copyright Le Temps

L’enquête sur les deux dernières victimes, ce week-end, relance la question du balisage mal entretenu. Cinq accidents mortels ont eu lieu depuis le début de l’année.

Encore deux morts au Salève ce week-end, ce qui porte à cinq le total depuis le début de l’année. «Après le Mont-Blanc, c’est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie», affirme Pierre Cusin, président du Syndicat mixte du Salève, à Archamps. Cette association, responsable de l’entretien d’une vingtaine de sentiers, ne sait plus quoi faire: une fois encore, selon l’hypothèse de la police, l’accident a eu lieu sur un chemin balisé de manière artisanale par des privés agissant de leur propre initiative. Plus exactement sur les vires des Bûcherons supérieurs, qui prennent naissance sur l’un des itinéraires officiels les plus fréquentés du massif, partant de Veyrier pour arriver à la station supérieure du téléphérique.

Il existe une quantité d’autres sentiers hors du réseau officiel, dont l’entretien est laissé au bon vouloir des utilisateurs. Ronds, croix, traits, flèches, chiffres et même bouts de scotch, on y trouve de tout en matière de balisage. Il n’est pas inhabituel de tomber sur une intersection sans aucune indication sur la direction à prendre. Ailleurs, certaines marques sont communes aux sentiers de randonnée et aux passages empruntés par les ouvriers forestiers: le promeneur induit en erreur atterrit donc au milieu de nulle part, devant un tas de bois coupé. «Le balisage sauvage nous pose des problèmes depuis des années, reconnaît Pierre Cusin.

Mais que faire?» A la gendarmerie d’Annemasse, la réponse est claire: supprimer le balisage trop voyant hors du réseau officiel, pour éviter de donner aux gens l’envie de s’aventurer sur des sentiers difficiles. Malheureusement, avec des repères moins visibles, ces passages deviennent encore plus dangereux, et les plaintes des promeneurs en ce sens sont déjà très nombreuses.

Vains avertissements

«Sur les sentiers non entretenus officiellement, on pourrait effacer les marques de peinture sur les cinquante premiers mètres, et placer ensuite des signaux d’avertissement pour indiquer aux gens de faire demi-tour. Mais est-ce que cela suffira?» se demande Pierre Cusin. Rien n’est moins sûr: si le couple décédé ce week-end est bel et bien tombé du sentier des Bûcherons supérieurs, il a dû lire les inscriptions «vertigineux!», «stop» et «danger», peintes en lettres rouges sur les rochers au début du tronçon.

«Nous plaçons des avertissements», déclare Pierre-Henri Thévenoz, maire de Collonges-sous-Salève. «Vous comprenez, la responsabilité de la commune pourrait un jour être engagée. Si quelqu’un porte plainte à la suite d’un accident, nous finirons peut-être par être disculpés, mais cela n’aura pas empêché des années de procédure. Nous devons donc nous protéger au niveau juridique.» Selon le maire, les éventuelles plaintes pourraient tout aussi bien se diriger contre les auteurs des balisages sauvages: «Ils sont peut-être bien intentionnés mais, en agissant de la sorte, ils invitent les randonneurs à s’aventurer dans des endroits qui ne sont pas à la portée de tout le monde.»

Royaume de l’escalade

Les sentiers dont nous parlons sont intimement liés à l’histoire de l’escalade. Ils remontent parfois au début du XXe siècle, lorsque les alpinistes cherchaient à se confronter à des difficultés de plus en plus grandes. Pierre Cusin rappelle que la varappe est née au Salève et que ce mot vient d’un couloir rocheux du massif. Le paradoxe de la «montagne des Suisses» est donc facile à résumer: le promeneur inexpérimenté y croise l’alpiniste accompli, et la cohabitation n’est évidemment pas aisée. «Le problème est accentué par le fait que le public ne perçoit pas le danger de cette montagne parce qu’elle semble facile. On peut en atteindre le sommet en moins de trois heures sans être entraîné. C’est tentant», remarque Pierre-Henri Thévenoz.

Autre problème: le vandalisme. Des tables d’orientation posées par le Syndicat mixte du Salève ont été saccagées et jetées dans le vide. De même, des poteaux indicateurs sont régulièrement arrachés puis coupés pour faire du feu. «On rencontre essentiellement ce problème sur le Petit Salève», note Pierre Cusin. «Nous nous efforçons donc maintenant de fabriquer les panneaux les plus discrets possible.» Une nouvelle dizaine de poteaux est en cours de fabrication. En attendant, la police enquête toujours pour connaître l’identité des deux corps découverts déchiquetés au pied du Salève ce week-end.

Flore et végétation du Salève

Notions générales

La classification populaire répartit les êtres vivants dans les végétaux ou les animaux ou, parfois, dans les microbes. La classification scientifique a suivi pendant longtemps un système semblable, avec deux règnes principaux : le règne végétal et le règne animal. Selon cette classification, les végétaux et organismes semblables (p. ex. les champignons, les algues) étaient ceux sans organes sensoriels complexes et organes de locomotion, capables soit de produire leur propre nourriture à partir d'éléments minéraux ou de l'absorber directement de leur environnement immédiat. Ce système est dépassé. Actuellement, les biologistes classent les êtres vivants en cinq règnes : les monères, les protistes, les champignons, les végétaux, et les animaux. Ces règnes forment eux-mêmes des super-règnes : les procaryotes et les eucaryotes. Les procaryotes sont des organismes unicellulaires dont la matière nucléaire n'est pas délimitée par une membrane (les monères). Les eucaryotes sont composées de cellules à noyau enveloppées d'une membrane (les quatre autres règnes). Donc, les véritables végétaux sont des eucaryotes multicellulaires, qui contiennent des pigments responsables de capter l'énergie de la lumière, ont des parois cellulaires rigides et peuvent se reproduire sexuellement. Il existe quelque 600 000 espèces de végétaux et organismes semblables, et on a besoin d'un système de classification pour organiser cette diversité. Des spécialistes en classification des êtres vivants (systématiciens ou taxonomistes) ont mis au point un système hiérarchique pour classer les organismes en groupes de plus en plus généralisés, selon des caractéristiques communes. Le super-règne est le groupe le plus général et se divise par ordre décroissant jusqu'au niveau des espèces.

Une plante est composée de 3 grandes parties : racines, tiges et feuilles. La façon dont sont ordonnés ces 3 parties conditionne le port de la plante. La reproduction est assurée par les fleurs, qui peuvent être groupées en inflorescence (la fleur est l'appareil de la fructification composé, lorsque elle est complète, du calice, de la corolle, des étamines et du pistil). Les fruits, issus de la fécondation des fleurs, ont des formes très différentes selon les plantes.

La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. On distingue deux groupes de végétaux : les plantes herbacées et les plantes ligneuses. Une plante ligneuse est une plante qui fabrique de la lignine, molécule donnant à la plante sa solidité (celle qui forme du bois).

Les arbres, les arbrisseaux et les arbustes sont des plantes ligneuses. Les arbres ont une tige principale unique de plus de 3 m de hauteur et de 8 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Les arbrisseaux et les arbustes comportent plusieurs tiges (c'est-à-dire pas de tige principale (tige se ramifiant dès la base)) et sont plus petits. L'arbrisseau est plus grand que l'arbuste. Ces définitions sont quelque peu arbitraires puisque plusieurs espèces (saules, aulnes, cerisiers, érables) prennent la forme d'arbres, d'arbrisseaux ou d'arbustes, selon le milieu où elles poussent.

Le Salève

Les arbres (du bas vers la haut): le charme, le chêne sessile, le chêne pubescent, le hêtre, l'érable à feuilles d'obier, le pin sylvestre, l'épicéa.

Les arbrisseaux : bois gentil (=bois joli, rose), laurier des bois (jaune verdâtre), viorne lantane, les deux aubépines, argousier, noisetier, genévrier, daphné des Alpes, rosier sauvage ( = églantier) (rose), myrtille (sous arbrisseau) (fruit bleu).

Les arbustes : chèvrefeuille commun (les chèvres aiment beaucoup ses feuilles d'où son nom), houx, framboisier.

Les plantes herbacées (par ordre alphabétique): ancolie (bleu-violet), arabette hirsute, aspérule odorante, plusieurs espèces de campanules (violet), centaurée jacée, crocus (il fleurit quand la neige fond en mars avril), cyclamen (rose), digitales (jaune), épilobes (rose), euphorbes (vert), fougère aigle, polypode (pas de fleurs), fraisier des bois, gaillet commun, gentiane jaune, gentiane printanière, hélianthèmes, hellébore foetide, hépatique trilobée (bleue), linaire commune, lys martagon, lotier corniculé, millepertuis (jaune), muguet (blanc), œillet des chartreux, orchidées, plantain lancéolé, polygale commune, potentille du printemps, primevère sans tige, renoncules (jaune), rhinanthe velu, salsifis, sauge des prés, scabieuse (bleu-violet), trèfles (rose, blanc, jaune, rouge), tussilage, vératre, véronique petit-chêne, violette hérissée. Ci-dessous quelques liens
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/floralp et http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique (nte = nouvelles techniques d'education, http://spiral.univ-lyon1.fr = serveur pédagogique interactif de ressources d'apprentissage de Lyon 1) ou http://jingles.club.fr ou http://perso.orange.fr/fanchette ou http://www.cdrp74.fr/fleurs/fleurs.html ou http://www.randonature.ch ou http://plantes.sauvages.free.fr

Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation

Article par Sarah Lachat paru le Jeudi 7 Août 2003 dans Le Courrier http://www.lecourrier.ch (Genève, Tél. 022 809 55 55)

En France voisine - au Salève, l'accès à l'eau demeure difficile, ce qui garantit la préservation de cette montagne si chère aux Genevois.

Il n'y a pas d'eau au Salève, c'est un fait. Cette grosse colline de calcaire ne dispose d'aucune source exploitable et, jusqu'il y a peu, aucune canalisation ne grimpait au sommet pour alimenter les nombreux restaurants et chalets qui y ont été construits.

Cette situation a toujours conditionné - ou plutôt limité - l'urbanisation de cette montagne située en France voisine, mais si chère aux Genevois. Elle a quelque peu évolué avec la récente amenée d'eau construite à la Croisette et, aujourd'hui, l'eau est perçue comme un enjeu principal pour garantir la préservation du Salève.

VIVE LA PLUIE

C'est en fait l'eau de pluie qui a toujours permis aux habitants et exploitants du Salève de ne pas être complètement "au sec". Si les villages de Monnetier, Mornex et La Muraz, établis sur les coteaux du Salève, sont raccordés à des sources qui proviennent des pieds de la montagne, les établissements situés sur le sommet (une centaine environ) sont tous équipés depuis le début du siècle d'un système de récupération de l'eau de pluie, qui collecte l'eau du toit et l'accumule dans une citerne de 5000 à 50000 litres selon la taille et l'usage du bâtiment, offrant une réserve disponible plus ou moins en permanence du précieux liquide. Bien que chimiquement non polluée, l'eau de pluie ainsi récupérée n'est pas considérée comme potable, mais elle permet tout de même de répondre à l'ensemble des autres usages ménagers (wc, bains douche, vaisselle, etc.), soit au 95% des besoins en eau. Seul bémol, évident et de taille: ce palliatif ne joue son rôle que dans le cas de pluies suffisamment abondantes. Les mois d'été obligent donc souvent les usagers à recourir à des camions citernes pour remplir leur cuve, surtout s'ils souhaitent arroser leur jardin... Une opération qui s'avère coûteuse, 300 francs suisses au minimum pour 10 m[3] d'eau, en particulier cette année!

CANALISATION OU NON?

Pourquoi, alors, sachant que tous les villages avoisinants disposent de l'eau courante et que les moyens techniques existent, ne pas étendre le réseau de distribution au sommet du Salève? "Question de coût d'abord", explique Jean-François Gavard, président du Syndicat des Eaux des Rocailles, chargé de l'approvisionnement en eau pour les onze communes de la région du Salève (Directeur = Mr. Vuachet, Tél. F039546). En effet, creuser la roche pour raccorder des maisons souvent éparses reviendrait très cher. Au prix devisé de 400 euros le mètre de canalisation posé, il faudrait plus d'un million d'euros pour à peine 3 kilomètres de réseau! "Question de priorité également, ajoute le président. Car le Salève est classé en zone non constructible dans les plans d'occupation des sols depuis avant la guerre déjà et le raccord au réseau n'a jamais vraiment été envisagé depuis lors."
Pourtant, et c'est étonnant, une amenée d'eau a bel et bien été construite en 2001 à la Croisette, seul hameau d'importance perché au sommet de la montagne pelée, qui bénéficie aujourd'hui d'un approvisionnement régulier d'une eau de qualité. Le financement a été trouvé par ce même syndicat, et la demande appuyée par le maire de la Muraz, commune qui gouverne la Croisette.

FI À L'URBANISATION

Si la Croisette reste l'exception et que le réseau ne s'étend pas, c'est précisément parce que la volonté n'existe pas, bien au contraire, chez l'ensemble des acteurs gravitant autour du Salève. Premières à s'opposer à l'extension du réseau: les associations de défense de l'environnement. Elles craignent en effet que la disponibilité de l'eau n'entraîne une urbanisation plus poussée d'un site qu'elles souhaitent conserver sauvage. L'argument est d'ailleurs repris par le maire de la commune avoisinante, Monnetier, qui estime lui aussi que l'accès à l'eau engendrerait des pressions insoutenables en faveur d'un déclassement de zone, et qu'il est donc plus important de préserver le Salève que de garantir le confort de quelques habitants, par ailleurs accommodés depuis longtemps à la situation. Même les restaurateurs qui ne bénéficient pas de l'infrastructure de la Croisette adhèrent à ce point de vue: ils préfèrent se contenter de leurs cuves à eau de pluie plutôt que de voir se propager les maisons et autres établissements... Concurrents potentiels!
Pour Alexandre Wisard, chef au service du Domaine de l'eau de Genève, ces craintes sont tout à fait fondées. "L'eau devient de plus en plus un facteur déterminant pour le développement. Alors que l'on s'en souciait encore peu à une époque où les besoins étaient peut-être moindres, l'eau devient aujourd'hui un véritable moteur de l'aménagement du territoire. Nulle ville ne peut se développer sans s'assurer de la disponibilité en eau à long terme et réciproquement, la présence de l'eau favorise inévitablement le développement."

POUR PROTEGER LES SOURCES

Si les communes concernées se refusent à développer le réseau d'eau par crainte d'accélérer le développement d'un site destiné à rester naturel, elles se soucient davantage des eaux usées produites par les habitants et exploitants du Mont Salève. En effet, si aucune source n'arrose le sommet, nombreuses d'entre elles jaillissent des pieds de la colline, pour être ensuite exploitées par des particuliers ou pour alimenter les villages avoisinants (puits de Scientrier à Reignier, et puits des Eaux Belles à Etrembières). Fruit de l'infiltration de l'eau de pluie dans la roche, qui s'accumule ensuite dans des poches creuses au sein du calcaire avant de ressortir totalement filtrée et potable de part et d'autre au bas du Salève, ces sources risquent donc d'être contaminées par toute eau polluée qui proviendrait du sommet du mont et s'adjoindrait à l'eau de pluie propre. C'est dans cette perspective que les communes concernées mènent depuis quelques années d'importants travaux pour garantir la collecte et le traitement des eaux usées en haut du Salève, avec notamment en 2000, la construction d'une station d'épuration à la Croisette et actuellement, l'installation (moyennant finance) d'une fosse de prétraitement avec filtre à sable pour toute habitation non raccordée.

L'étoile du Salève 25/06/2009 : Projet arrêté suite à divers problèmes techniques et financiers.

http://www.uneconstellation.net L'étoile du Salève est une intervention artistique permanente de lumière au sommet du téléphérique du Salève (3 projecteurs orientés en 3 directions : Annemasse, Genève, St-Julien). Pour communiquer avec l'étoile, il faut composer depuis Genève 022 XXX XX XX et depuis la France 0450 XX XX XX. Une voix féminine vous indique que vous disposez d'une minute pour effectuer la manoeuvre. En apuyant sur les touches de votre clavier, vous changez la couleur de l'étoile : 0 = bleu, 1 = jaune et rouge, 2 = rouge, 3 = bleu, 4 = jaune et rouge, 5 = bleu, 6 = orange, 7 = violet, 8 = bleu, 9 = noir (état au 20 septembre 2006 : suite à une réparation d'une panne due à la foudre). L'étoile s'illumine le soir et s'éteint à l'aube. La journée, un répondeur téléphonique indique les éphémérides. Ce projet a bénéficié du soutien de la Société du Téléphérique du Salève, de la Fondation Braillard Architectes et de la FEDRE (Fondation Européenne au Développement Durable). Une webcam qui était braquée sur l'étoile du Salève mais qui ne l'est plus http://eclipse.span.ch/2b.htm .

Le sentier didactique corridors biologiques du Salève

La FRAPNA Haute-Savoie (http://www.frapna.org), Apollon 74 (http://www.apollon74.org), et Pro Natura Genève (http://www.pronatura.ch) collaborant sur un programme de sensibilisation à la thématique des corridors biologiques ont créé quelques pages web (http://www.frapna.org/hsavoie/content/view/107/86) et un sentier didactique transfrontalier (inauguré en juin 2006). Ce sentier, bordé d'une douzaine de panneaux explicatifs (réalisés par les élèves d'écoles primaires situées de part et d'autre de la frontière) pdf/sentnat1.pdf . Il part de Suisse, en bord d'Arve (Sierne), pour rejoindre la station supérieure du téléphérique sur le Salève, côté France. Pour télécharger le descriptif du sentier, cliquer sur http://www.randonature.ch/sentiers-didactiques puis cliquer sur la ligne "Feu vert pour les corridors biologiques" et éventuellement sur une des 3 options: 1) Téléchargez la brochure au format de poche (PDF), 2) Téléchargez la trace pour votre GPS, 3) Visualiser le sentier avec Google Map.

La D41 en hiver

Le 17 avril 2005, il neigeait en plaine. La D41 était impraticable. Les services d'enneigement était pris par surprise. Il y a 4 barrières sur la D41 délimitant deux secteurs : Le secteur sud : la Grotte du Diable - la Croisette et le secteur nord : la Bouillette - l'Observatoire. Un engin de déneigement se trouve à La Croisette pendant l'hiver. C'est le Centre Technique Départemental (CTD) de Cruseilles, tél. F44'10'46 qui ferme les barrières en cas de congères ou de fortes chutes de neige. Cela arrive environ cinq fois par hiver pour une durée d'une journée en moyenne. Le CTD de Reignier, tél. F43'47'30 est aussi en mesure de vous renseigner. Si la D41 est mouillée et il fait très froid, il y a danger car ça glisse.

Le site HEG

Site HEG Le site du Salève réalisé en Juin 2002 par Sandra Rouiller et Ruth Bucheli dans le cadre de leurs études dans l'Hautes Ecole de Gestion de Genève.

Les carrières du Salève sont appelées à disparaître - article du Dauphiné Libéré du 17.10.2005

Entre 300 000 et 500 000 tonnes de grave (terrain alluvionnaire possédant une granulométrie homogène et utilisé pour la constitution de la couche de base d'une chaussée) routière, enrochement (ensemble de gros blocs de roche utilisés pour la protection des parties immergées (sous l'eau) des ouvrages d'art (par exemple ponts)) et tout-venant (matériel extrait d'une mine ou d'une carrière, avant tout traitement) alluvionaires sont annuellement extraites. Les sites d'exploitation sont régulièrement réhabilités et arborisés permettant, à terme, de rendre à la montagne son aspect originel.

Nombreux sont ceux qui considèrent d'un mauvais oeil, l'exploitation de cette carrière qui dénature fortement l'environnement. Pourtant, au delà du fort impact visuel de la carrière, provoquant le désir d'une fermeture immédiate, le novice ignore les paramètres incontournables qui régissent un métier vécu par des professionnels. Loin d'être "des casseurs de montagne", ils se disent industriels avant tout, soumis à contrôles. Autrefois fréquentés par les Chartreux, les évêques de Genève et le premier train électrique, les sites des carrières sont des propriétés privées. Seule une zone de 6 hectares appartient à la commune de Bossey. Des autorisations donnent aux Carrières du Salève des droits d'exploitation renouvelés : la règle incontournable des 2 E doit être respectée, à savoir Economie et Environnement. Actuellement, la production annuelle des trois carrières en grave routière, matière du Salève, enrochements et "tout venant" alluvionnaire est de 300 000 à 500 000 tonnes par an. Et chiffre incroyable, chaque habitant consommerait 6 à 7 tonnes de graviers par an : béton et graviers sont nécessaires à la construction de routes et de fondations. " Il n'existe aucun substitut à ces produits qui répondent aux besoins concrets de la vie locale et régionale. Et ces derniers ne sont pas prêts de se réduire au regard de l'augmentation du nombre des habitants dans le bassin genevois : loger et faire circuler les gens sera difficile d'ici 30 ans " explique Patrick Foing, assistant des Chavaz, l'une des deux familles d'exploitants des Carrières du Salève. Les entreprises de travaux publics et de transport sont les principales clientes sur des marchés d'état ou privés (70 % du marché des matériaux est en France et 30 % en Suisse). Pourtant les Carrières du Salève sont appelées à disparaître.

Réhabilitation et environnement

La zone réservée pour les carrières est fixée depuis de nombreuses années et ne pourra s'étendre. Patrick Foing aura montré des clichés représentant les carrières dans 5 ans, 10 ans, 30 ans et 50 ans. Progressivement, la zone d'exploitation se réduira encore, telle une peau de chagrin avec une poursuite d'arborisation et de réhabilitation, soutenues par une amélioration des moyens techniques. Déjà, depuis 1995, les remises en état des parties hautes s'effectuent grâce à des procédés de type Naturoc ou Séravert. Le premier est un produit permettant d'accélérer la patine de la roche et supprime l'impact de la couleur blanche du terrain mis à nu. En quelques mois, le tour est joué ! Le second procédé permet la revégétalisation de certaines zones. Les excavations sont remblayées (remise des matériaux pour hausser ou combler), ce qui est vital pour les remises en état. Ces travaux sont financièrement pris en charge par les entreprises, dont les prix de vente des matériaux du Salève, incluent les frais de réhabilitation. L'avancement des travaux est soumis à contrôles et analyses. Et bientôt l'impact négatif visuel des Carrières du Salève devrait être inexistant.

Mode d'emploi

Pour le calcaire, l'exploitation s'effectue par paliers descendants avec mise à nu de la roche, celle-ci devant être minée afin d'assurer le passage des engins. Le minage garantit la bonne tenue du massif après extraction. L'exploitation des matériaux alluvionnaires s'effectue aussi par palier avant d'être chargés directement sur camion. Pour ce qui est du remblaiement, les excavations sont remblayées par des matériaux inertes (propres) de terrassement. La roche est grattée, n'est donc pas creusée.

Un peu d'histoire

L'ouverture de la première carrière date du siècle dernier. En 1920, elle devint plus importante avec une extraction des "matériaux du Salève", calcaire d'éboulis trié à la main et utilisé pour l'empierrement des routes, et " la Pierre de Taille", employée pour la construction. Cette production cessa à la seconde guerre mondiale, à la naissance du béton. Les premiers transports s'effectuèrent par wagonnets et chariots à chevaux puis par camions à bandage et à transmission à chaîne. La première installation de concassage vit le jour dans les années 30. Plus de 100 personnes travaillaient sur le carreau de la carrière et cette activité entraîna la création du village du Pas de l'Echelle. Commença la fourniture de calcaire nécessaire à la fabrication du ciment Portland à Genève, cela pendant une quarantaine d'années. Jusqu'en 1960, l'activité de la carrière représentait une valeur économique et humaine conséquente. L'écologie ne faisait pas encore partie des priorités locales. Il fallait simplement répondre aux besoins grandissants du bassin genevois et la région frontalière. Entre 15 et 20 entreprises de carrières et graviers existaient. Désormais seules 3 sociétés exercent cette activité sous la responsabilité des familles Chavaz et Descombes, exploitantes depuis 4 et 5 générations. 24 personnes y sont employées. Elles ont suivi une formation spéciale. Travailler dans une carrière est dangereux.

B.M.

P.S. La visite des carrières a constitué la première des dix visites d'entreprises, organisées par l'Office de tourisme d'Annemasse et la Maison de l'économie. C'est à cette occasion que cet article a été rédigé. photo .

Les carrières du Pas de l'Echelle - Extraits du site http://www.telepheriquedusaleve.com

A partir des années 70, les carrières du Pas-de-l'Echelle ont connus une rapide expansion provoquant de nombreuses polémiques, encore vives aujourd'hui. Récemment, les exploitants des carrières formulent des propositions qui visent à camoufler les roches mises à nu, en simulant le processus de vieillissement des roches dénudées. Cependant cette proposition, qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème local, se base sur la reconnaissance du seul impact visuel des carrières et ne répond pas au véritable enjeu de reconversion de ces sites. Le carreau actuel d'exploitation se situe à une altitude d'environ 470 m, l'éboulis exploitable s'élevant jusqu'au premier éperon rocheux (environ 650 m). Les carrières occupent une superficie d'environ 70 hectares, surface fixée depuis des années sans possibilité d'extension. Les travaux d'extraction se font à l'intérieur de cette surface et le sommet de l'exploitation est déjà atteint. Même si la fin d'exploitation n'est pas envisagée dans un délai proche, il serait souhaitable d'envisager la requalification progressive du site en fonction d'un projet à long terme qui reste pour l'heure totalement ouvert.

Evolution des modes d'exploitation

Au lieu dit du Pas-de-l'Echelle, l'ouverture de la première carrière date du début du XIXe siècle, époque à laquelle cette activité constitue un dérivé de l'exploitation agricole. A partir de 1920, l'exploitation change d'échelle et produit deux types de matériaux. D'une part, les "matériaux du Salève", calcaires d'éboulis extrait au pied du massif et utilisé pour l'empierrement des routes et, d'autre part, la pierre de taille employée pour la construction. Pour cette dernière, l'exploitation se faisait à l'altitude de 700-750m au lieu dit "Pierre Plate" où le gisement est constitué de plaques épaisses de 30 à 40 cm. Cette production toucha à son terme aux alentours de la seconde guerre mondiale lors de la généralisation de l'utilisation du béton.

Les modes d'exploitation évoluent fortement au cours de ce siècle. La première installation de concassage débute dans les années 30 au moment de l'essor de la fabrication du ciment Portland à Genève (production qui dura une quarantaine d'années). A l'époque une centaine de personnes travaillaient sur le carreau de la carrière, ce qui entraîna le développement du village du Pas-de-l'Echelle. Enfin l'évolution des modes d'extraction, de traitements ainsi que de transport vont permettre d'intensifier et d'industrialiser cette activité qui en même temps voit le nombre de ses exploitants se réduire: d'une vingtaine d'entreprises travaillant sur les territoires de Bossey et Etrembières, seules deux sociétés assurent aujourd'hui la production du "tout-venant".

Mode d'exploitation actuel

La nature des gisements et leurs modes d'exploitation sont à l'origine de la configuration spatiale du site. Le gisement est de deux sortes : d'une part les éboulis calcaires de pente et la roche massive qui s'étendent sur une hauteur exploitable de 200 à 250 m et d'autre part les alluvions silico-calcaires qui sont quant à elles dans un gisement de 20 à 30 m de hauteur au pied du Salève.

Le Salève change peu à peu d’aspect

Un article de la Tribune de Genève ( , Copyright TdG) du 1.7.2009 par Laurie Selli .

Les carrières du Salève diminuent pour laisser place à une faune et une flore plus abondantes. «Dans trente ans on verra les parois rocheuses du Salève et en bas la forêt», prétend Eric Dürr, technicien environnemental au Syndicat mixte du Salève. En effet, depuis 2003, des travaux ont été entrepris dans le but de diminuer la superficie des carrières et ce afin de redonner une faune et une flore plus présentes sur les parois rocheuses ainsi qu’une meilleure harmonie. Pour cela deux méthodes sont utilisées: l’oxydation de la roche qui consiste à un vieillissement accéléré mais naturel des roches ainsi que le remblayage et la revégétalisation des terres. «La condition est que cela paraisse à nouveau comme de la nature», ajoute Eric Dürr. Aujourd’hui, deux compagnies, les entreprises Chavaz et Descombes, exploitent ce même site avec une vision cohérente sur ce projet de remise en état des carrières du Salève. Une commission est établie tous les deux ans pour vérifier le suivi des réhabilitations. Cette démarche s’inscrit également dans un processus écologique. En effet, 100’000 tonnes de produits sont recyclées par année. Bernard Chavaz, responsable au Développement des carrières du Salève, précise que «cela doit s’inscrire dans un projet franco-suisse, qu’il faut réaménager avec ces deux pays, et ce pour le mieux». Sa société, Chavaz père et fils, prévoit d’autres sites pour pérenniser le développement dans le futur. Afin de visualiser l’évolution nette de ces travaux, des images seront visibles dès cet été à la Maison Du Salève à Présilly ou sur www. maisondusaleve.com

Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault

Le Comité de Secours en Montagne du Salève

Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse. Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie, y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie, les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement les autres sociétés bénévoles.

Trace de Dinosaure

Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails, voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.

JcB; 06/08/2001

Extrait du site:
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm

De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes, cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes, la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis 1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en moins de 3 minutes…

Le Salève romantique

L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.

La Varappe

La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève. A partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte en montagne.

L’ascension du Salève

Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts. Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève sa course à la pointe du Plan.

NOTRE BON VIEUX SALEVE

« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique) dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme. Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace, ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant, il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières. On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et d’histoire de Genève.

« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de 19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais, sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement, on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent, de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un « Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie) », qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction. Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.

« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres, il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour), on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».

Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :

http://www.ifrance.com/1ersite/
http://www.cdt-hautesavoie.fr
http://www.saleve.ch/

Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !

Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002

(1) Il semble qu’actuellement les géologues pensent que le vallon de
     Monnetier a été creusé par le courant sous glacier dans une zone
     fissurée entre le Petit et le Grand Salève et non par l’Arve (DV).

Voir le schéma du Nord du Salève, contourné par l'Arve.

Directive paysagère du Salève

A l'initiative de quatorze communes françaises concernées par le Mont Salève, regroupées dans le syndicat Mixte du Salève, d'une part, et sur proposition du Préfet de la Haute-Savoie, d'autre part, le ministre français de l'environnement a décidé par arrêté du 3 avril 1998, la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des paysages du Mont Salève.
La phase d'étude a débuté en novembre 1998: les premiers contacts ont été noués et les premiers repérages sur le terrain ont été effectués. Elle a duré une année.
Cette démarche de caractère expérimental, nouvelle dans sa portée, peut légitimement s'inscrire au nombre des initiatives locales prises de part et d'autre de la frontière en vue de la préservation et de la valorisation d'un maillage de milieux naturels. Elle vient répondre ainsi aux objectifs définis dans le cadre du "plan vert-bleu des réseaux agro-environnementaux dans le bassin franco-genevois".

Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)

NOR : ATEN9870111A

La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,

Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière d'enquêtes publiques ;

Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article 1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,

Arrête :

Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).

Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.

Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières, Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly, Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz, Monnetier-Mornex.

Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article 9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.

Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 3 avril 1998.

Dominique Voynet

http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html

Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève

Grand faune au Salève

300 chamois : un quota annuel de 40 chamois est attribué à la chasse. Douze sociétés de chasse (une par commune) reçoivent des bagues (30 chamois tués en 2007). 500 chevreuils : Un quota annuel de 120 chevreuils est attribué à la chasse (90 chevreuils tués en 2007) Sangliers : Pas de quota pour les sangliers (100 sangliers tués en 2007).

À qui appartient le Salève ?

L'Union Européenne demande à chaque Etat membre de désigner un ensemble de sites accueillant des milieux naturels et/ou des espèces animales et végétales menacées au niveau européen. Ces sites constituent le réseau Natura 2000. Chaque Etat doit y mettre en place des mesures de protection financées en partie par l'Europe. Ces mesures, non réglementaires (non inscrites dans une loi donc non obligatoires, mais volontaires), s'appliquent par la signature de contrats avec le propriétaire ou l'exploitant qui bénéficie alors d'aides financières pour la réalisation de travaux de gestion. Au Salève, le Syndicat Mixte du Salève a été désigné "opérateur Natura 2000". Sur les sept mille hectares du Salève, trois mille sont désignés "Natura 2000". Sept cents hectares d'alpages et sept cents herctares de forêts font partie d'un projet de protection du Salève. Il s'agit des neuf cents parcelles appartenant à trois cents propriétaires dont un cinquième de Suisses. Un tiers de cette surface appartient à des communes, un tiers à des propriétaires privés suisses et un tiers à des propriétaires privés français.

Documentations sur des sentiers au Salève

1) Randonnées au Salève, 53 itinéraires et une carte au 1:25'000, 7.1984, section genevoise du Club Alpin Suisse, 15.- frs

2) Pays du Salève et du Vuache ... à pied, La Fédération Française de la Randonnée Pédestre, Topo-Guide Réf. P741, 32 Promenades et randonnées, savoir 20 autour et au Salève [17 avec plan à 25'000 et 3 avec plan à 50'000] et 12 autour et au Vuache [8 avec plan à 25'000 et 4 avec plan à 50'000, 1 au Vuache (10 km, 1100m sur mer) : Chaumont (640m) - Sur la montagne (930m), 6 autour du Vuache et 5 entre Genève et le Vuache], 8.2005, 25.- frs. Cet ouvrage peut être commandé via le site http://www.ffrandonnee.fr [aprèd avoir affiché l'ouvrage sur l'écran cliquer "Ajouter au panier" puis "Commander" puis "Passer commande" (12,80 euros + port (3,70 euros pour la France, 5 euros pour les autres pays, gratuit pour les licenciés FFRP))].

3) Jean-Marc Lamory, 52 balades en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard, 1999, 19.- frs dont huit balades au Salève: Avenières, Convers, Iselet, Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d'une falaise), les gorges, le petit Salève.

4) Jean-Marc Lamory, Le p'tit crapahut: Autour de Genève des balades pour petits et grands, 50 balades à pied pour toute la famille, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs (d'un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle: 9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche) dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian, le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du Salève depuis la station supérieure du téléphérique.

5) Jean-Marc Lamory, Circuits pédestres, Guide Franck, feuillets detachables (classeur, spirale en metal) 25.- frs, chaque fiche décrit au recto la randonnée et au verso réproduit en couleur un fond de carte IGN au 1:25'000 ou au 1:50'000.

l'édition de 1985, Faucigny et genevois, 46 circuits dont 8 au Salève: le Petit Salève, les vieux trains, la Grande-Gorge et le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge, Orjobet-Trou de la Tine, la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le Gd Piton, traversée du Salève, est épuisée.

l'édition du 5.2002, Faucigny - Haut Giffre - Salève et genevois, 45 circuits dont trois au Salève: Orjobet-Corraterie, la Tour Bastian, le Plan du Salève.

6) Georges Hyvernat, Le Chablais franco-suisse, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002, - 22.- frs et la carte qui va avec = Chablais - Faucigny - Genevois, B, 1:50'000 - Ed Didier Richard - xx.- frs, 177 itineraires et randonnées pédestres dont 13 (# 160 - 172) au Salève: Le Petit Salève (2), Les Voûtes, La Corraterie (2), l'Orjobet, les Etournelles (varrape), Le Grand Piton, Le Convers, Le Point du Plan, l'Abbaye du pomier, l'Iselet (2).

7) Les plus belles balades autour de Genève, Bruno pambour, les Créations du Pélican, 1996, 43.- frs , p.20-24 = le Mont Salève, réédité (contenu inchangé) en janvier 2003 sous le titre (plus approprié) " Balades autour du lac Léman " .

8) Philippe Metzker, Randonnées alpines en Suisse Romande, CAS, 1998, page 98 à 101, balade numéro 27: le Mont Salève: le Coin - la Corraterie .

9) Guide de découverte du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002, Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97, Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné.

10) Le Salève - 3430 OT - top 25, une carte à 25'000, 18.- frs.

11) Daniel Anker, Lac Léman, les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, http://www.rother.de, Bern - 6.2008 (5e édition), 49 randos + un tour du lac en 13 jours, ISBN = 978-3-7633-4909-8, 24.- frs, traduction vers le français depuis l'original en allemand " Rund um den Genfer see ", dont quatre sorties au Salève: la traversée du Salève - 24km - 9h, Le petit Salève, La Grand Gorge, La via ferrata Etiollets-Bütikofer.

12) Cédric Delavy: http://www.balade3d.com ou contact@balade3d.com - 40 itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie dont un au Grand Salève : la Croisette (1175) - Gd Piton (1380) - 3h aller-retour et deux au Petit Salève : Crêt du Chable (720m, au dessus de Monnetier) - Camp des Allobroges (900) - aller-retour 1h ou 2h en passant par la pierre vieille, sur CD-ROM, 40.- frs.

13) Pierre Millon, Randonnées pédestres entre Léman et Mont-Blanc, Edisud, 1995, 23.- frs, 2 sorties au Salève: Le Petit Salève, Le Gd Salève (pour varapeurs) et Les randonnées du lac Léman, Glénat, 2009, rando numéro 1 : Le Salève depuis la station supérieure du téléphérique jusqu'à la Bouillette et retour (aller par la Corraterie, retour par la Pile).

14) Erik Chrispeels, Regards sur le Léman - 75 promenades pour toute la famille, Slatkine, 2003, 25.- frs, dont 3 sorties au Salève: Le Petit Salève (71), Le Grand Salève : Monnetier - La Bouillette (72), Le Grand et le Petit Piton (depuis Beaumont) (73).

15) The Happy Wanderer, American Women's Club of Geneva, 1999, 25.- frs, en anglais, dont deux balades au Salève: Grand Piton from Beaumont (p.39) et Orjobet, Corraterie & Grande Gorge (p.79).

16) Janette Norton, Walking in the Haute-Savoie, Ciceron press, 1996, 35.- frs, en anglais, 61 walks dont cinq au Salève: Orjobet - Gd Gorge, Top of the Salève, Cruseilles - Iselet, Point du Plan from St Blaise, Gd Piton from Beaumont.

17) The Hiking book, UN Women's Guild of Geneva, 15.- frs, en anglais seulement, 1996, un recueil de randonnées de 120 pages, 51 balades [32 en France, 12 en Suisses et 7 weekends (Italie et Suisse) ] dont 2 balades au Salève: Grand et Petit Piton from Beaumont et .

18) Michael Pool, Rando sommets faciles, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Veyrier - Le Petit Salève par le Pas de l'Echelle.

19) Michael Pool, Randonnées en raquettes, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Gare supérieure du téléphérique - Point 1309m au Grand Salève.

20) Oxygène numéro 4, Edipresse - 24 heures, mai 2004, p.213-216 = le Salève (Valérie Maire), 28.- frs. 3h30 de marche sur la crête - de la station supérieure du téléphérique à la Bouillette et retour.

21) Martine Gonthier et Jean-Marc Lamory, 120 balades et randonnées à pied, à raquettes, à VTT et à vélo en Haute-Savoie, Les guides IGN, Ed Libris (http://www.libris.fr), 5.2004, 33.- frs, dont 2 sorties au Salève : Tour de la Tine à pied (départ du Coin, dénivellation de 650m, 3h30 de marche) et le Grand Huit à vélo (50 km, dénivellation de 950m, Cruseilles - Monnetier et retour).

Documentations sur le Salève

1) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais, 250 pages, 5.2000, 28.- frs.

2) Légendes du Salève, Dominique Ernst, , 190 pages, 9.2008, 35.- frs.

Documentations sur la randonnée pédestre

1) Jean-Marc Lamory, Randonner, Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs

2) Jean-Marc Lamory, S'orienter : carte - boussole - GPS, Les guides IGN, Ed Libris, X.200X, XX.- frs

3) Catherine Elzière, La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs

Restaurants sur le Salève (du nord au sud)

1) Chalet de la Croix (900) , F 39 60 11, ouverture: 18h, restauration: 19h30.

2) Téléphérique (1100) , Chalet Snack-Bar : horaire identique au téléphérique sauf en cas de mauvais temps. Vente de panini, croque-monsieur, boissons chaudes et froides, glaces et confiseries, souvenirs. Terrasse à disposition. Tél. +33 686 84 66 06. Le restaurant du téléphérique "Horizon", Tél. +33'450'39'09'09 et 079'577'40'06 (aussi séminaires, congrès, mariages) est ouvert à l'année. Ouvert en nocturne les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Le téléphérique est ouvert, si beau temps, les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Tél. station inférieure téléphérique = F39'86'86.

3) Table Orientation (1250) , F 39 60 19. fermé

4) Observatoire (1250) , F 39 60 57, http://pagesperso-orange.fr/gerard.chatelain .

5) Café des Crêts (1300) , F 85 04 29 , ouvert en été, les midis, mardi à dimanche, et, sur reservation, aussi les soirs les jeudis, vendredis et samedis, Franceline Montant http://www.saleve.fr.

6) Auberge des Montagnards (1200) , F 85 00 90 , F-74560 La Muraz.

7) Relais de la Croisette (1200) , F xx xx xx, au rez : un Salon de thé, ouvert de mercredi à lundi 10h à 18h, à l'étage : une chambre à 6 lits, une chambre à 4 lits, 3 chambres doubles et 3 salles de bains, Franceline Montant http://www.saleve.fr .

8) Dusonchet - (1200). fermé

9) Grotte du Diable (1300) , F 62 06 01 , fermé mercredi.

10) Avenières (1050) , F 44 02 23, http://www.chateau-des-avenieres.com .

La géologie du Salève
Le « big bang » , c.-à-d. la grande explosion qui a crée le système solaire, s’est produite il y a 14 milliards d’années. Il y a 5 milliards d’années la terre était une boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps créant la croûte terrestre (à l’intérieur de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes, comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement (en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après, la surface se refroidit, l’eau apparut et les océans remplirent les régions basses du globe. Des bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau et dans le sous-sol. Les chercheurs pensent que ces minuscules bactéries sont venues de l'espace. La terre aurait été "ensemencée" par des particules de poussière extraterrestre apportées par les météorites. Pendant 2 milliards d’années ces usines à oxygène créent l’atmosphère terrestre permettant l’arrivée (le développement) de la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année (5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d. 1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles, le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an, le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme à 23h59, en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes, les animaux à 50 minutes, les singes à 59 minutes et 30 secondes, les primates hominiens (les ancêtres des hommes) à quatre secondes avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième semaine de décembre selon notre échelle réduite à l’année. Il y a 200 millions d’années (à la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparut un océan. Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard) l’Afrique changea de direction et commença à voguer vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan se referma et les sédiments marins accumulés au fond de celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan disparu complètement. Les Alpes surgirent il y a 60 millions d'années (début de la formation des Alpes), puis les PréAlpes, le Salève et le Jura. La croûte terrestre au sommet de laquelle nous vivons est divisée en 12 grandes plaques tectoniques qui dérivent sur l'asthénosphère (couche visqueuse non rigide du manteau supérieur de la terre sur laquelle flotte la lithosphère, composée de plaques mobiles). On peut comparer la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d. un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont un coté est attaché à la table, en poussant l’autre coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes. Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre par an vers l’Europe. D'ici 250 millions d'années, il n'y aura, à nouveau, qu'un seul continent au lieu de 5 aujourd'hui. Il y a 250 millions d'années, 80% des tous les êtres vivants ont disparus. Il y a 65 millions d'années une énorme météorite de 10 Km de diamètre a frappé la terre au Mexique. Elle a achevé le travail des volcans en provoquant un cratère de 200 Km de diamètre et a produit d'autres catastrophes comme l'éruption des volcans en Inde dans le Deccan. Ces événements ont soulevé une poussière qui a occasionné de changements climatiques (pendant un an le soleil a disparu entraînant la disparition des plantes) provocant l'extension de 60% des êtres vivants y compris les dinosaures. Il ne restait que des petits animaux de moins de 25 kg, des petits crocodiles, des souris, des poissons et des mouches.

Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui sont des roches perméables formées à partir de la sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium (CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes du Salève). La roche constitue la matière première de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs). En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines de mètres de Molasse (crée par l’érosion). Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts liés au développement des glaciers entre -800’000 et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).

Au sentier de la Corraterie, sur le Salève, on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon (noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers peuvent gagner de la hauteur).

d’après Thierry Basset (http://www.thierrybasset.ch) (avec contributions d’Eric Davaud et Jean-Jacques Charollais).

Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève 

Pour voir l'emplacement des ces panneaux cliquer ici ou ici   .

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Présentation  

Le Coin   Station numéro 1 - 1000 kb

Sentier d'Orjobet   Station numéro 2 - 500 kb

Grottes d'Orjobet   Station numéro 3 - 300 kb

Trou de la Tine   Station numéro 4 - 1200 kb

Sentier de la Corraterie 1   Station numéro 5 - 600 kb

Sentier de la Corraterie 3   Station numéro 6 - 550 kb

Sentier de la Corraterie 2   Station numéro 7 - 450 kb

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8a

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8b

Borne 1307. Panorama sur les Alpes   Station numéro 8c

Petite-Gorge   Station numéro 9 - 900 kb

Rochers de Faverge   Station numéro 10 - 1100 kb


Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.


Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse - J. Brémond, 1960, page 4


Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc - Université de Genève, Musée d'histoire naturelle de Genève, Paysalp (écomusée de Savoie), Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO, Suisse), Région Rhône-Alpes, Union Européenne, CDDP Haute-Savoie, 1999.

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc

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Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux et Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.


Source : Memento genevois CO, DIP, Genève, 1990, page 97


Source : La Salevienne, une société d'histoire locale.






Source : http://www.tourisme-genevois.fr

Le Salève vu du coteau de Bernex


Les montagnes de la cuvette genevoise


Le Jura
Le Salève
Le Vuache
Le Mont de Sion
Les Voirons
Le Môle

Source : Université de Genève-EO TECFA (TEChnologies de Formation et Apprentissage): Média et Informatique, juin 2004 - Némard Jean, Déclous Ivan, Toufot Ella.

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/index.html

Le Jura

Massif montagneux situé dans l'est de la France et le nord-ouest de la Suisse, au nord des Alpes et au sud de la Forêt Noire. En France, il couvre une partie des départements du Doubs, du Jura, en Franche-Comté, et de l'Ain, en Rhône-Alpes, et il s'étend en Suisse sur les cantons du Jura, de Neuchâtel et de Vaud.

Le massif du Jura forme de Bâle à Chambéry un long croissant d'environ 320 km de long pour 32 à 56 km de large, prolongé en Allemagne par le Jura souabe et le Jura franconien. Il s'est formé lors du Tertiaire, lorsque la surrection des Alpes a plissé les sédiments calcaires accumulés dans cette région au Secondaire. À l'ouest, des plateaux karstiques étagés, autour notamment de Lons-le-Saunier, de Nozeroy et de Champagnole, sont séparés par des plis et peuvent être profondément échancrés, comme à Baume-les-Messieurs. À l'est, le massif est constitué de plusieurs chaînes parallèles d'orientation nord-est - sud-ouest, qui se relient aux Alpes à la Dent-du-Chat (1 497 m), au-dessus du lac du Bourget.

Ces chaînes regroupent les principaux sommets, dont l'altitude s'abaisse du sud-ouest vers le nord-ouest : Grand-Colombier (1'534 m), Crêt de la Neige (1'718 m), Reculet (1'720 m), mont Tendre, en Suisse (1'680 m). Ces chaînes, avec leurs lignes de crête, ou monts, dus à des anticlinaux, coupés par des cluses, et leurs vallées, ou vals, forment un type particulier de relief plissé appelé relief jurassien. Ces plissements parallèles influencent le réseau hydrographique : le Doubs, à partir de Pontarlier, coule d'abord longuement vers le nord-est avant d'effectuer un crochet et de se diriger vers le sud-ouest à partir de Montbéliard pour rejoindre Besançon puis Dôle.

Le climat humide de l'ensemble (entre 1'000 et 2'000 mm de précipitations par an) se conjugue avec un hiver rude (les températures peuvent descendre à - 30 °C). Une grande partie du massif est couverte de forêts, constituées en altitude d'épicéas et de sapins.

Resté longtemps isolé, le Jura est un pays d'élevage dont les principales ressources sont la fabrication du fromage (le comté en France, le gruyère en Suisse) et l'industrie de bois, ainsi que la culture de la vigne dans le sud. Le contraste est important entre la partie suisse, dynamique, et le Jura français, moins actif. Les anciennes activités industrielles que constituaient l'horlogerie, dans la partie suisse, et la lunetterie sont en déclin depuis les années 1970. Les activités d'optique se maintiennent à Morez ; Oyonnax et Saint-Claude conservent des industries de matières plastiques. Le tourisme hivernal devient une ressource importante. Le massif du Jura s'ouvre progressivement vers les plaines avoisinantes, ce qui pourrait lui permettre de valoriser sa position centrale dans l'Union européenne.

Le Salève

Le Salève est un petit chaînon isolé des Préalpes situé dans le Genevois, à quelques kilomètres au sud-est de Genève, dans le département de la Haute-Savoie. C'est un anticlinal orienté SO-NE, parallèle au Jura et qui coupe transversalement le sillon molassique périalpin.

Le flanc oriental du Salève plonge sous la molasse du plateau des Bornes, alors que le versant qui regarde Genève, dégagé par l'érosion, est abrupt. La végétation, ou son absence, souligne la structure des couches calcaires.

Le vallon de Monnetier: une cluse. D'origine fluviale, le vallon de Monnetier est dû à un phénomène d'antécédence. Une Arve pré-glaciaire a dû scier le pli du Salève, au fur et à mesure de son élévation. Elle se serait finalement échappée en contournant le Petit-Salève par le NE. Le mouvement ascensionnel du pli s'est poursuivi après la capture, ce qui expliquerait la hauteur du vallon.

Les Pitons, le Grand Salève et le Petit Salève forment le mont Salève, qui culmine à 1'380 m environ, au sommet du Grand Piton. Accessible par un téléphérique, qui atteint 1'100 m d'altitude, le mont Salève est une longue échine qui s'étend entre Étrembières, au nord, et le pont suspendu de la Caille (1838), long de 190 m, au sud. Situées dans le prolongement occidental des massifs préalpins des Bornes et du Chablais, les pentes du mont Salève sont faiblement inclinées à l'est et abruptes à l'ouest.

Fréquentée par de nombreux touristes suisses, cette montagne calcaire de l'avant-pays savoyard, qui surplombe abruptement les collines mollassiques et boisées du Genevois, offre un magnifique panorama sur l'agglomération genevoise, le lac Léman, le sud du massif du Jura, les Préalpes et le lac d'Annecy. Cette montagne est entaillée de plusieurs gorges étroites et profondes, dont la Varappe, qui a donné son nom, à la fin du siècle dernier, à la pratique de l'escalade. L'un des premiers sites d'escalade en France, le mont Salève, avec ses hautes parois rocheuses, est aujourd'hui encore très prisé des amateurs de varappe.

Le Vuache

La position transversale du Vuache est frappante. Morphologiquement, c'est le prolongement du flanc oriental du Crêt-d'Eau, mais ce n'est pas un anticlinal. Sa formation s'explique par une fracture qui part d'Annecy pour se perdre dans le Jura. La faille divise le chaînon en un Vuache oriental soulevé et en un Vuache occidental affaissé. Cette faille est due à une poussée alpine qui s'exerce du SE au NO. Le Vuache est constitué de roches calcaires.

Le Mont de Sion

L'ensellement du Mont-de-Sion est dû à une remontée de molasse qui vient s'appuyer sur le Vuache. Le canyon des Usses, gorge profonde et sauvage, est un obstacle à la circulation. Il est franchi par le pont de la Caille. Le sillon molassique périalpin se poursuit.
Les Voirons

C'est un élément avancé du massif charrié des Préalpes du Chablais. Il est constitué de roches entremêlées, notamment de calcaire et de molasse. Derrière les Voirons, les Préalpes du Chablais, Môle et Brasses, Pic-Marcelly et Roc-d'Enfer, etc., constituent un édifice compliqué de nappes sédimentaires empilées, charriées, et déposées sur la molasse.

Le Môle

Le Môle est une montagne de Haute-Savoie qui domine la petite ville de Bonneville et les communes d'Ayse, Marignier, Saint-Jeoire, Viuz-en-Sallaz, Peillonnex et Faucigny qui l'entourent, mais aussi les villes de Cluses au sud-est, de La Roche-sur-Foron au sud-ouest et Annemasse au nord-ouest.

La montagne du Môle a la forme d'un cône presque parfait : 7 km en longueur pour 5 km en largeur, avec une altitude de 1'863 m. C'est une petite montagne pour la Haute-Savoie, mais elle a une grande importance géographique : elle sépare la vallée de l'Arve, au sud et à l'ouest, de la vallée du Giffre, au nord et au sud-est, et commande l'entrée sud du bassin Genevois. Sa forme spécifique constitue un excellent repère naturel pour les montagnards et les voyageurs sur des dizaines de kilomètres tout autour.

Sur son flanc sud s'épanouit le petit mais renommé vignoble d'Aÿze, au nord-ouest le plateau du Faucigny et au sud-est une dorsale qui rejoint Le Grand-Massif.

La randonnée au sommet (4 heures de marche A/R, 12 km et 663 mètres de dénivelé) permet sans trop de difficulté (c'est une classique familiale) de découvrir un superbe panorama à 360° sur tous les paysages environnants (Jura, Lac Léman, Massif du Mont-Blanc, Chaîne du Bargy et Salève)



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