Table des matières
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06 Panoramas.
07 Flore et végétation du Salève.
08 Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation.
09 L'étoile du Salève.
09 Le sentier didactique corridors biologiques du Salève.
09 La D41 en hiver.
10 Le site HEG.
10 Les carrières du Salève sont appelées à disparaître (Le Dauphiné Libéré 10.2005).
12 Les carrières du Pas de l'Echelle (http://www.telepheriquedusaleve.com).
13 Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault.
13 Extrait : http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm .
14 Notre bon vieux saleve (Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002).
16 Arrêté d'avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection
et de mise en valeur des paysages du mont Salève.
17 Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève (2000).
22 Documentations sur des sentiers au Salève.
25 Documentations sur le Salève.
25 Documentations sur la randonnée pédestre.
25 Restaurants sur le Salève.
26 La géologie du Salève.
28 Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève.
31 Dépliant Découverte des paysages (de Genève au Mont-Blanc).
Massif calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné, est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années, une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait à l'emplacement actuel du Salève.

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Cliquer sur l'icôn pour afficher la carte du Salève de
Swissgeo. Vous pouvez vous deplacez dans toutes les directions à
l'aide des flêches et aussi aggrandir ou diminuer l'image (zoom
avant et zoom arrière).

Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal
de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).

Carte du Salève. Source: Office de Tourisme Annemasse Agglo.

Promenades et randonnées du Salève - Mont Salève à pied. Source: Syndicat Mixte du Salève.

Source : Commune de MONNETIER-MORNEX, Atelier de Cartographie A. DOBIGNARD
PANORAMAS
Cliquer sur les panoramas pour les agrandir.
Source : Panorama géologique du Salève (Haute-Savoie, France), et Vue de la face du Salève prise de Troinex, Augustin Lombard, Genève, 1965, Publié par la Commission Géologique Suisse, Organe de la Société helvétique des sciences naturelles (l'Académie Suisse des sciences naturelles).
http://www.geneve.ch/DicoTrans
Téléphérique du Salève et directives paysagère du Salève (http://www.geneve.ch/DicoTrans/LettreS/saleve.asp)

Cliquer sur le panorama pour l'agrandir
Source: Randonnées au Salève, description de 53
itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages
36-37.
Flore et végétation du Salève
Notions générales
La classification populaire répartit les êtres vivants dans les végétaux
ou les animaux ou, parfois, dans les microbes. La classification scientifique
a suivi pendant longtemps un système semblable, avec deux règnes principaux
: le règne végétal et le règne animal. Selon cette classification, les
végétaux et organismes semblables (p. ex. les champignons, les algues)
étaient ceux sans organes sensoriels complexes et organes de locomotion,
capables soit de produire leur propre nourriture à partir d'éléments
minéraux ou de l'absorber directement de leur environnement immédiat.
Ce système est dépassé. Actuellement, les biologistes classent les êtres
vivants en cinq règnes : les monères, les protistes, les champignons,
les végétaux, et les animaux. Ces règnes forment eux-mêmes des super-règnes
: les procaryotes et les eucaryotes. Les procaryotes sont des organismes
unicellulaires dont la matière nucléaire n'est pas délimitée par une
membrane (les monères). Les eucaryotes sont composées de cellules à
noyau enveloppées d'une membrane (les quatre autres règnes). Donc, les
véritables végétaux sont des eucaryotes multicellulaires, qui contiennent
des pigments responsables de capter l'énergie de la lumière, ont des
parois cellulaires rigides et peuvent se reproduire sexuellement. Il
existe quelque 600 000 espèces de végétaux et organismes semblables,
et on a besoin d'un système de classification pour organiser cette diversité.
Des spécialistes en classification des êtres vivants (systématiciens
ou taxonomistes) ont mis au point un système hiérarchique pour classer
les organismes en groupes de plus en plus généralisés, selon des caractéristiques
communes. Le super-règne est le groupe le plus général et se divise
par ordre décroissant jusqu'au niveau des espèces.
Une plante est composée de 3 grandes parties : racines, tiges et feuilles.
La façon dont sont ordonnés ces 3 parties conditionne le port de la
plante. La reproduction est assurée par les fleurs, qui peuvent être
groupées en inflorescence (la fleur est l'appareil de la fructification
composé, lorsque elle est complète, du calice, de la corolle, des étamines
et du pistil). Les fruits, issus de la fécondation des fleurs, ont des
formes très différentes selon les plantes.
La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. On distingue
deux groupes de végétaux : les plantes herbacées et les plantes ligneuses.
Une plante ligneuse est une plante qui fabrique de la lignine, molécule
donnant à la plante sa solidité (celle qui forme du bois).
Les arbres, les arbrisseaux et les arbustes sont des plantes ligneuses.
Les arbres ont une tige principale unique de plus de 3 m de hauteur
et de 8 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Les arbrisseaux et les
arbustes comportent plusieurs tiges (c'est-à-dire pas de tige principale
(tige se ramifiant dès la base)) et sont plus petits. L'arbrisseau est
plus grand que l'arbuste. Ces définitions sont quelque peu arbitraires
puisque plusieurs espèces (saules, aulnes, cerisiers, érables) prennent
la forme d'arbres, d'arbrisseaux ou d'arbustes, selon le milieu où elles
poussent.
Le Salève
Les arbres (du bas vers la haut): le charme, le chêne sessile, le chêne
pubescent, le hêtre, l'érable à feuilles d'obier, le pin sylvestre,
l'épicéa.
Les arbrisseaux : bois gentil (=bois joli, rose), laurier des bois (jaune
verdâtre), viorne lantane, les deux aubépines, argousier, noisetier,
genévrier, daphné des Alpes, rosier sauvage ( = églantier) (rose), myrtille
(sous arbrisseau) (fruit bleu).
Les arbustes : chèvrefeuille commun (les chèvres aiment beaucoup ses
feuilles d'où son nom), houx, framboisier.
Les plantes herbacées (par ordre alphabétique): ancolie (bleu-violet),
arabette hirsute, aspérule odorante, plusieurs espèces de campanules
(violet), centaurée jacée, crocus (il fleurit quand la neige fond en
mars avril), cyclamen (rose), digitales (jaune), épilobes (rose), euphorbes
(vert), fougère aigle, polypode (pas de fleurs), fraisier des bois,
gaillet commun, gentiane jaune, gentiane printanière, hélianthèmes,
hellébore foetide, hépatique trilobée (bleue), linaire commune, lys
martagon, lotier corniculé, millepertuis (jaune), muguet (blanc), œillet
des chartreux, orchidées, plantain lancéolé, polygale commune, potentille
du printemps, primevère sans tige, renoncules (jaune), rhinanthe velu,
salsifis, sauge des prés, scabieuse (bleu-violet), trèfles (rose, blanc,
jaune, rouge), tussilage, vératre, véronique petit-chêne, violette hérissée.
Ci-dessous quelques liens
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/fleurs/
ou http://jingles.club.fr
ou http://perso.orange.fr/fanchette
ou http://www.cdrp74.fr/fleurs/fleurs.html
ou http://www.randonature.ch
Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation
Article par Sarah Lachat paru le Jeudi 7 Août 2003 dans Le Courrier http://www.lecourrier.ch (Genève, Tél. 022 809 55 55)
En France voisine - au Salève, l'accès à l'eau demeure difficile, ce qui garantit
la préservation de cette montagne si chère aux Genevois.
Il n'y a pas d'eau au Salève, c'est un fait. Cette grosse colline de calcaire ne dispose d'aucune source exploitable
et, jusqu'il y a peu, aucune canalisation ne grimpait au sommet pour alimenter les nombreux restaurants et chalets qui
y ont été construits.
Cette situation a toujours conditionné - ou plutôt limité - l'urbanisation de cette montagne située en France voisine,
mais si chère aux Genevois. Elle a quelque peu évolué avec la récente amenée d'eau construite à la Croisette et,
aujourd'hui, l'eau est perçue comme un enjeu principal pour garantir la préservation du Salève.
VIVE LA PLUIE
C'est en fait l'eau de pluie qui a toujours permis aux habitants et exploitants du Salève de ne pas être complètement
"au sec".
Si les villages de Monnetier, Mornex et La Muraz, établis sur les coteaux du Salève, sont raccordés à des sources qui
proviennent des pieds de la montagne, les établissements situés sur le sommet (une centaine environ) sont tous équipés
depuis le début du siècle d'un système de récupération de l'eau de pluie, qui collecte l'eau du toit et l'accumule dans
une citerne de 5000 à 50000 litres selon la taille et l'usage du bâtiment, offrant une réserve disponible plus ou moins
en permanence du précieux liquide.
Bien que chimiquement non polluée, l'eau de pluie ainsi récupérée n'est pas considérée comme potable, mais elle permet
tout de même de répondre à l'ensemble des autres usages ménagers (wc, bains douche, vaisselle, etc.), soit au 95% des
besoins en eau. Seul bémol, évident et de taille: ce palliatif ne joue son rôle que dans le cas de pluies suffisamment
abondantes. Les mois d'été obligent donc souvent les usagers à recourir à des camions citernes pour remplir leur cuve,
surtout s'ils souhaitent arroser leur jardin... Une opération qui s'avère coûteuse, 300 francs suisses au minimum pour
10 m[3] d'eau, en particulier cette année!
CANALISATION OU NON?
Pourquoi, alors, sachant que tous les villages avoisinants disposent de l'eau courante et que les moyens techniques
existent, ne pas étendre le réseau de distribution au sommet du Salève? "Question de coût d'abord", explique
Jean-François Gavard, président du Syndicat des Eaux des Rocailles, chargé de l'approvisionnement en eau pour les onze
communes de la région du Salève (Directeur = Mr. Vuachet, Tél. F039546). En effet, creuser la roche pour raccorder des maisons souvent éparses reviendrait très
cher. Au prix devisé de 400 euros le mètre de canalisation posé, il faudrait plus d'un million d'euros pour à peine 3
kilomètres de réseau! "Question de priorité également, ajoute le président. Car le Salève est classé en zone non
constructible dans les plans d'occupation des sols depuis avant la guerre déjà et le raccord au réseau n'a jamais
vraiment été envisagé depuis lors."
Pourtant, et c'est étonnant, une amenée d'eau a bel et bien été construite en 2001 à la Croisette, seul hameau
d'importance perché au sommet de la montagne pelée, qui bénéficie aujourd'hui d'un approvisionnement régulier d'une eau
de qualité. Le financement a été trouvé par ce même syndicat, et la demande appuyée par le maire de la Muraz, commune
qui gouverne la Croisette.
FI À L'URBANISATION
Si la Croisette reste l'exception et que le réseau ne s'étend pas, c'est précisément parce que la volonté n'existe pas,
bien au contraire, chez l'ensemble des acteurs gravitant autour du Salève. Premières à s'opposer à l'extension du
réseau: les associations de défense de l'environnement. Elles craignent en effet que la disponibilité de l'eau
n'entraîne une urbanisation plus poussée d'un site qu'elles souhaitent conserver sauvage. L'argument est d'ailleurs
repris par le maire de la commune avoisinante, Monnetier, qui estime lui aussi que l'accès à l'eau engendrerait des
pressions insoutenables en faveur d'un déclassement de zone, et qu'il est donc plus important de préserver le Salève que
de garantir le confort de quelques habitants, par ailleurs accommodés depuis longtemps à la situation. Même les
restaurateurs qui ne bénéficient pas de l'infrastructure de la Croisette adhèrent à ce point de vue: ils préfèrent se
contenter de leurs cuves à eau de pluie plutôt que de voir se propager les maisons et autres établissements...
Concurrents potentiels!
Pour Alexandre Wisard, chef au service du Domaine de l'eau de Genève, ces craintes sont tout à fait fondées.
"L'eau devient de plus en plus un facteur déterminant pour le développement. Alors que l'on s'en souciait encore peu à
une époque où les besoins étaient peut-être moindres, l'eau devient aujourd'hui un véritable moteur de l'aménagement du
territoire. Nulle ville ne peut se développer sans s'assurer de la disponibilité en eau à long terme et réciproquement,
la présence de l'eau favorise inévitablement le développement."
POUR PROTEGER LES SOURCES
Si les communes concernées se refusent à développer le réseau d'eau par crainte d'accélérer le développement d'un site
destiné à rester naturel, elles se soucient davantage des eaux usées produites par les habitants et exploitants du Mont
Salève. En effet, si aucune source n'arrose le sommet, nombreuses d'entre elles jaillissent des pieds de la colline,
pour être ensuite exploitées par des particuliers ou pour alimenter les villages avoisinants (puits de Scientrier à
Reignier, et puits des Eaux Belles à Etrembières). Fruit de l'infiltration de l'eau de pluie dans la roche, qui
s'accumule ensuite dans des poches creuses au sein du calcaire avant de ressortir totalement filtrée et potable de part
et d'autre au bas du Salève, ces sources risquent donc d'être contaminées par toute eau polluée qui proviendrait du
sommet du mont et s'adjoindrait à l'eau de pluie propre. C'est dans cette perspective que les communes concernées mènent
depuis quelques années d'importants travaux pour garantir la collecte et le traitement des eaux usées en haut du Salève,
avec notamment en 2000, la construction d'une station d'épuration à la Croisette et actuellement, l'installation
(moyennant finance) d'une fosse de prétraitement avec filtre à sable pour toute habitation non raccordée.
L'étoile du Salève
http://www.uneconstellation.net
L'étoile du Salève est une intervention artistique permanente de lumière
au sommet du téléphérique du Salève (3 projecteurs orientés en 3 directions
: Annemasse, Genève, St-Julien). Pour communiquer avec l'étoile,
il faut composer depuis Genève 022 733 80 80 et depuis la France
0450 39 09 09. Une voix féminine vous indique que vous disposez
d'une minute pour effectuer la manoeuvre. En apuyant sur les touches
de votre clavier, vous changez la couleur de l'étoile : 0 = bleu,
1 = jaune et rouge, 2 = rouge, 3 = bleu, 4 = jaune et rouge, 5 = bleu,
6 = orange, 7 = violet, 8 = bleu, 9 = noir (état au 20 septembre
2006 : suite à une réparation d'une panne due à
la foudre). L'étoile s'illumine le soir et s'éteint à
l'aube. La journée, un répondeur téléphonique
indique les éphémérides. Ce projet a bénéficié
du soutien de la Société du Téléphérique
du Salève, de la Fondation Braillard Architectes et de la FEDRE
(Fondation Européenne au Développement Durable). Une webcam
qui était braquée sur l'étoile du Salève
mais qui ne l'est plus http://eclipse.span.ch/2b.htm .
Le sentier didactique corridors biologiques du Salève
La FRAPNA Haute-Savoie (http://www.frapna.org),
Apollon 74 (http://www.apollon74.org),
et Pro Natura Genève (http://www.pronatura.ch)
collaborant sur un programme de sensibilisation à la thématique des
corridors biologiques ont créé quelques pages web
(http://www.frapna.org/site/h_savoie/corridors/accueil-corridors.htm)
et un sentier didactique transfrontalier (inauguré en juin 2006). Ce
sentier, bordé d'une douzaine de panneaux explicatifs (réalisés par
les élèves d'écoles primaires situées de part et d'autre de la frontière)
pdf/sentnat1.pdf .
Il part de Suisse, en bord d'Arve (Sierne), pour rejoindre la station
supérieure du téléphérique sur le Salève, côté France. Pour télécharger
le descriptif du sentier, cliquer sur
http://www.frapna.org/site/h_savoie/corridors/depliant%20sentier.pdf
La D41 en hiver
Le 17 avril 2005, il neigeait en plaine. La D41 était impraticable.
Les services d'enneigement était pris par surprise. Il y a 4
barrières sur la D41 délimitant deux secteurs : Le secteur
sud : la Grotte du Diable - la Croisette et le secteur nord : la Bouillette
- l'Observatoire. Un engin de déneigement se trouve à
La Croisette pendant l'hiver. C'est le Centre Technique Départemental
(CTD) de Cruseilles, tél. F44'10'46 qui ferme les barrières
en cas de congères ou de fortes chutes de neige. Cela arrive
environ cinq fois par hiver pour une durée d'une journée
en moyenne. Le CTD de Reignier, tél. F43'47'30 est aussi en mesure
de vous renseigner. Si la D41 est mouillée et il fait très
froid, il y a danger car ça glisse.
Le site HEG
Site HEG Le site du Salève
réalisé en Juin 2002 par Sandra Rouiller et Ruth Bucheli
dans le cadre de leurs études dans l'Hautes Ecole de Gestion
de Genève.
Les carrières du Salève sont appelées
à disparaître - article du Dauphiné Libéré du 17.10.2005
Entre 300 000 et 500 000 tonnes de grave (terrain alluvionnaire possédant
une granulométrie homogène et utilisé pour la constitution de la couche
de base d'une chaussée) routière, enrochement (ensemble de gros blocs
de roche utilisés pour la protection des parties immergées (sous l'eau)
des ouvrages d'art (par exemple ponts)) et tout-venant (matériel extrait
d'une mine ou d'une carrière, avant tout traitement) alluvionaires sont
annuellement extraites. Les sites d'exploitation sont régulièrement
réhabilités et arborisés permettant, à terme, de rendre à la montagne
son aspect originel.
Nombreux sont ceux qui considèrent d'un mauvais oeil, l'exploitation
de cette carrière qui dénature fortement l'environnement. Pourtant,
au delà du fort impact visuel de la carrière, provoquant le désir d'une
fermeture immédiate, le novice ignore les paramètres incontournables
qui régissent un métier vécu par des professionnels. Loin d'être "des
casseurs de montagne", ils se disent industriels avant tout, soumis
à contrôles. Autrefois fréquentés par les Chartreux, les évêques de
Genève et le premier train électrique, les sites des carrières sont
des propriétés privées. Seule une zone de 6 hectares appartient à la
commune de Bossey. Des autorisations donnent aux Carrières du Salève
des droits d'exploitation renouvelés : la règle incontournable des 2
E doit être respectée, à savoir Economie et Environnement. Actuellement,
la production annuelle des trois carrières en grave routière, matière
du Salève, enrochements et "tout venant" alluvionnaire est de 300 000
à 500 000 tonnes par an. Et chiffre incroyable, chaque habitant consommerait
6 à 7 tonnes de graviers par an : béton et graviers sont nécessaires
à la construction de routes et de fondations. " Il n'existe aucun substitut
à ces produits qui répondent aux besoins concrets de la vie locale et
régionale. Et ces derniers ne sont pas prêts de se réduire au regard
de l'augmentation du nombre des habitants dans le bassin genevois :
loger et faire circuler les gens sera difficile d'ici 30 ans " explique
Patrick Foing, assistant des Chavaz, l'une des deux familles d'exploitants
des Carrières du Salève. Les entreprises de travaux publics et de transport
sont les principales clientes sur des marchés d'état ou privés (70 %
du marché des matériaux est en France et 30 % en Suisse). Pourtant les
Carrières du Salève sont appelées à disparaître.
Réhabilitation et environnement
La zone réservée pour les carrières est fixée depuis de nombreuses années
et ne pourra s'étendre. Patrick Foing aura montré des clichés représentant
les carrières dans 5 ans, 10 ans, 30 ans et 50 ans. Progressivement,
la zone d'exploitation se réduira encore, telle une peau de chagrin
avec une poursuite d'arborisation et de réhabilitation, soutenues par
une amélioration des moyens techniques. Déjà, depuis 1995, les remises
en état des parties hautes s'effectuent grâce à des procédés de type
Naturoc ou Séravert. Le premier est un produit permettant d'accélérer
la patine de la roche et supprime l'impact de la couleur blanche du
terrain mis à nu. En quelques mois, le tour est joué ! Le second procédé
permet la revégétalisation de certaines zones. Les excavations sont
remblayées (remise des matériaux pour hausser ou combler), ce qui est
vital pour les remises en état. Ces travaux sont financièrement pris
en charge par les entreprises, dont les prix de vente des matériaux
du Salève, incluent les frais de réhabilitation. L'avancement des travaux
est soumis à contrôles et analyses. Et bientôt l'impact négatif visuel
des Carrières du Salève devrait être inexistant.
Mode d'emploi
Pour le calcaire, l'exploitation s'effectue par paliers descendants
avec mise à nu de la roche, celle-ci devant être minée afin d'assurer
le passage des engins. Le minage garantit la bonne tenue du massif après
extraction. L'exploitation des matériaux alluvionnaires s'effectue aussi
par palier avant d'être chargés directement sur camion. Pour ce qui
est du remblaiement, les excavations sont remblayées par des matériaux
inertes (propres) de terrassement. La roche est grattée, n'est donc
pas creusée.
Un peu d'histoire
L'ouverture de la première carrière date du siècle dernier. En 1920,
elle devint plus importante avec une extraction des "matériaux du Salève",
calcaire d'éboulis trié à la main et utilisé pour l'empierrement des
routes, et " la Pierre de Taille", employée pour la construction. Cette
production cessa à la seconde guerre mondiale, à la naissance du béton.
Les premiers transports s'effectuèrent par wagonnets et chariots à chevaux
puis par camions à bandage et à transmission à chaîne. La première installation
de concassage vit le jour dans les années 30. Plus de 100 personnes
travaillaient sur le carreau de la carrière et cette activité entraîna
la création du village du Pas de l'Echelle. Commença la fourniture de
calcaire nécessaire à la fabrication du ciment Portland à Genève, cela
pendant une quarantaine d'années. Jusqu'en 1960, l'activité de la carrière
représentait une valeur économique et humaine conséquente. L'écologie
ne faisait pas encore partie des priorités locales. Il fallait simplement
répondre aux besoins grandissants du bassin genevois et la région frontalière.
Entre 15 et 20 entreprises de carrières et graviers existaient. Désormais
seules 3 sociétés exercent cette activité sous la responsabilité des
familles Chavaz et Descombes, exploitantes depuis 4 et 5 générations.
24 personnes y sont employées. Elles ont suivi une formation spéciale.
Travailler dans une carrière est dangereux.
B.M.
P.S. La visite des carrières a constitué la première des dix visites
d'entreprises, organisées par l'Office de tourisme d'Annemasse et la
Maison de l'économie. C'est à cette occasion que cet article a été rédigé.
Les carrières du Pas de l'Echelle - Extraits du site http://www.telepheriquedusaleve.com
A partir des années 70, les carrières du Pas-de-l'Echelle ont connus une rapide expansion provoquant de nombreuses
polémiques, encore vives aujourd'hui. Récemment, les exploitants des carrières formulent des propositions qui visent à
camoufler les roches mises à nu, en simulant le processus de vieillissement des roches dénudées. Cependant cette
proposition, qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème local, se base sur la reconnaissance du seul impact
visuel des carrières et ne répond pas au véritable enjeu de reconversion de ces sites. Le carreau actuel
d'exploitation se situe à une altitude d'environ 470 m, l'éboulis exploitable s'élevant jusqu'au premier éperon
rocheux (environ 650 m). Les carrières occupent une superficie d'environ 70 hectares, surface fixée depuis des
années sans possibilité d'extension. Les travaux d'extraction se font à l'intérieur de cette surface et le sommet de
l'exploitation est déjà atteint. Même si la fin d'exploitation n'est pas envisagée dans un délai proche,
il serait souhaitable d'envisager la requalification progressive du site en fonction d'un projet à long terme qui
reste pour l'heure totalement ouvert.
Evolution des modes d'exploitation
Au lieu dit du Pas-de-l'Echelle, l'ouverture de la première carrière date du début du XIXe siècle, époque à laquelle
cette activité constitue un dérivé de l'exploitation agricole. A partir de 1920, l'exploitation change d'échelle et
produit deux types de matériaux. D'une part, les "matériaux du Salève", calcaires d'éboulis extrait au pied du massif
et utilisé pour l'empierrement des routes et, d'autre part, la pierre de taille employée pour la construction.
Pour cette dernière, l'exploitation se faisait à l'altitude de 700-750m au lieu dit "Pierre Plate" où le gisement est
constitué de plaques épaisses de 30 à 40 cm. Cette production toucha à son terme aux alentours de la seconde guerre
mondiale lors de la généralisation de l'utilisation du béton.
Les modes d'exploitation évoluent fortement au cours de ce siècle. La première installation de concassage débute dans
les années 30 au moment de l'essor de la fabrication du ciment Portland à Genève (production qui dura une quarantaine
d'années). A l'époque une centaine de personnes travaillaient sur le carreau de la carrière, ce qui entraîna le
développement du village du Pas-de-l'Echelle. Enfin l'évolution des modes d'extraction, de traitements ainsi que de
transport vont permettre d'intensifier et d'industrialiser cette activité qui en même temps voit le nombre de ses
exploitants se réduire: d'une vingtaine d'entreprises travaillant sur les territoires de Bossey et Etrembières,
seules deux sociétés assurent aujourd'hui la production du "tout-venant".
Mode d'exploitation actuel
La nature des gisements et leurs modes d'exploitation sont à l'origine de la configuration spatiale du site.
Le gisement est de deux sortes : d'une part les éboulis calcaires de pente et la roche massive qui s'étendent sur une
hauteur exploitable de 200 à 250 m et d'autre part les alluvions silico-calcaires qui sont quant à elles dans un
gisement de 20 à 30 m de hauteur au pied du Salève.
Extrait du site de Mr. Jean-Claude
Bourigault
Le Comité de Secours en Montagne du Salève
Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est
composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement
dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse.
Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la
Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération
avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie,
y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie,
les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le
Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes
spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement
les autres sociétés bénévoles.
Trace de Dinosaure
Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus
de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails,
voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.
JcB; 06/08/2001
Extrait du site:
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm
De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de
la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de
kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes,
cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété
d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très
riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes,
la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des
alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée
et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis
1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en
moins de 3 minutes…
Le Salève romantique
L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une
destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à
Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière
aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs
toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.
La Varappe
La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève.
A partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent
sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir
de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte
en montagne.
L’ascension du Salève
Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse
au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers
qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante
sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant
vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts.
Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève
sa course à la pointe du Plan.
NOTRE BON VIEUX SALEVE
« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les
intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions
d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique)
dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme.
Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années
une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait
encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit
Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace,
ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant,
il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations
d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua
de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui
trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève
auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats
découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières.
On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et
d’histoire de Genève.
« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a
en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant
les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de
19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois
et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de
ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival
sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand
Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le
Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais,
sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement,
on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières
de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent,
de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un «
Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de
protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)
», qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction.
Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que
cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.
« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est
sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui
ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres,
il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces
ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction
de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort
physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour),
on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ
du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la
Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des
sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira
l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie
du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».
Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé
de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont
Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise
du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés
de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes
informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet
d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :
http://www.ifrance.com/1ersite/
http://www.cdt-hautesavoie.fr
http://www.saleve.ch/
Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !
Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002
(1) Il semble qu’actuellement les
géologues pensent que le vallon de
Monnetier a été creusé par le courant sous
glacier dans une zone
fissurée entre le Petit et le Grand Salève
et non par l’Arve (DV).
Voir le schéma du Nord du Salève, contourné
par l'Arve.
Arrêté du 3 avril 1998 relatif à
la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des
paysages du mont Salève (Haute-Savoie)
NOR : ATEN9870111A
La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,
Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur
des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière
d'enquêtes publiques ;
Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article
1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,
Arrête :
Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages
est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).
Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels
et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères
du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi
que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération
Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes
de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence
des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable
de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera
les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe
à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.
Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières,
Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly,
Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz,
Monnetier-Mornex.
Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la
conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui
assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite
de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article
9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois
mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation
et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.
Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 3 avril 1998.
Dominique Voynet
http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html
Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève





Documentations sur des sentiers au Salève
1) Randonnées au Salève, 53 itinéraires et une carte au 1:25'000, 7.1984, section genevoise du Club Alpin Suisse, 15.- frs
2) Pays du Salève et du Vuache ... à pied, La Fédération Française de la Randonnée Pédestre, Topo-Guide Réf. P741, 32 Promenades et randonnées, savoir 20 autour et au Salève [17 avec plan à 25'000 et 3 avec plan à 50'000] et 12 autour et au Vuache [8 avec plan à 25'000 et 4 avec plan à 50'000, 1 au Vuache (10 km, 1100m sur mer) : Chaumont (640m) - Sur la montagne (930m), 6 autour du Vuache et 5 entre Genève et le Vuache], 8.2005, 25.- frs. Cet ouvrage peut être commandé via le site http://www.ffrandonnee.fr [aprèd avoir affiché l'ouvrage sur l'écran cliquer "Ajouter au panier" puis "Commander" puis "Passer commande" (12,80 euros + port (3,70 euros pour la France, 5 euros pour les autres pays, gratuit pour les licenciés FFRP))].
3) Jean-Marc Lamory, 52 balades en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard, 1999, 19.- frs dont huit balades au Salève: Avenières, Convers, Iselet, Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d'une falaise), les gorges, le petit Salève.
4) Jean-Marc Lamory, Le p'tit crapahut: Autour de Genève des balades pour petits et grands, 50 balades à pied pour toute la famille, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs (d'un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle: 9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche) dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian, le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du Salève depuis la station supérieure du téléphérique.
5) Jean-Marc Lamory, Circuits pédestres, Guide Franck, feuillets detachables (classeur, spirale en metal) 25.- frs, chaque fiche décrit au recto la randonnée et au verso réproduit en couleur un fond de carte IGN au 1:25'000 ou au 1:50'000.
l'édition de 1985, Faucigny et genevois, 46 circuits dont 8 au Salève: le Petit Salève, les vieux trains, la Grande-Gorge et le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge, Orjobet-Trou de la Tine, la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le Gd Piton, traversée du Salève, est épuisée.
l'édition du 5.2002, Faucigny - Haut Giffre - Salève et genevois, 45 circuits dont trois au Salève: Orjobet-Corraterie, la Tour Bastian, le Plan du Salève.
6) Georges Hyvernat, Le Chablais franco-suisse, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002, - 22.- frs et la carte qui va avec = Chablais - Faucigny - Genevois, B, 1:50'000 - Ed Didier Richard - xx.- frs, 177 itineraires et randonnées pédestres dont 13 (# 160 - 172) au Salève: Le Petit Salève (2), Les Voûtes, La Corraterie (2), l'Orjobet, les Etournelles (varrape), Le Grand Piton, Le Convers, Le Point du Plan, l'Abbaye du pomier, l'Iselet (2).
7) Les plus belles balades autour de Genève, Bruno pambour, les Créations du Pélican, 1996, 43.- frs , p.20-24 = le Mont Salève, réédité (contenu inchangé) en janvier 2003 sous le titre (plus approprié) " Balades autour du lac Léman " .
8) Philippe Metzker, Randonnées alpines en Suisse Romande, CAS, 1998, page 98 à 101, balade numéro 27: le Mont Salève: le Coin - la Corraterie .
9) Guide de découverte du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002, Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97, Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné.
10) Le Salève - 3430 OT - top 25, une carte à 25'000, 18.- frs.
11) Daniel Anker, Autour du Lac Léman, les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, http://www.rother.de, Bern - 7.2002, 4.2003, 2004 (3e édition), 49 randos + un tour du lac en 13 jours, ISBN = 978-3-7633-4909-8, 24.- frs, traduction vers le français depuis l'original en allemand " Rund um den Genfer see ", dont quatre sorties au Salève: la traversée du Salève - 24km - 9h, Le petit Salève, La Grand Gorge, La via ferrata Etiollets-Bütikofer.
12) Cédric Delavy: http://www.balade3d.com ou contact@balade3d.com - 40 itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie dont un au Grand Salève : la Croisette (1175) - Gd Piton (1380) - 3h aller-retour et deux au Petit Salève : Crêt du Chable (720m, au dessus de Monnetier) - Camp des Allobroges (900) - aller-retour 1h ou 2h en passant par la pierre vieille, sur CD-ROM, 40.- frs.
13) Pierre Millon, Randonnées pédestres entre Léman et Mont-Blanc, Edisud, 1995, 23.- frs, 2 sorties au Salève: Le Petit Salève, Le Gd Salève (pour varapeurs).
14) Erik Chrispeels, Regards sur le Léman - 75 promenades pour toute la famille, Slatkine, 2003, 25.- frs, dont 3 sorties au Salève: Le Petit Salève (71), Le Grand Salève : Monnetier - La Bouillette (72), Le Grand et le Petit Piton (depuis Beaumont) (73).
15) The Happy Wanderer, American Women's Club of Geneva, 1999, 25.- frs, en anglais, dont deux balades au Salève: Grand Piton from Beaumont (p.39) et Orjobet, Corraterie & Grande Gorge (p.79).
16) Janette Norton, Walking in the Haute-Savoie, Ciceron press, 1996, 35.- frs, en anglais, 61 walks dont cinq au Salève: Orjobet - Gd Gorge, Top of the Salève, Cruseilles - Iselet, Point du Plan from St Blaise, Gd Piton from Beaumont.
17) The Hiking book, UN Women's Guild of Geneva, 15.- frs, en anglais seulement, 1996, un recueil de randonnées de 120 pages, 51 balades [32 en France, 12 en Suisses et 7 weekends (Italie et Suisse) ] dont 2 balades au Salève: Grand et Petit Piton from Beaumont et .
18) Michael Pool, Rando sommets faciles, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Veyrier - Le Petit Salève par le Pas de l'Echelle.
19) Michael Pool, Randonnées en raquettes, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon, Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève: Gare supérieure du téléphérique - Point 1309m au Grand Salève.
20) Oxygène numéro 4, Edipresse - 24 heures, mai 2004, p.213-216 = le Salève (Valérie Maire), 28.- frs. 3h30 de marche sur la crête - du station supérieure du téléphérique à la Bouillette et retour.
21) Martine Gonthier et Jean-Marc Lamory, 120 balades et randonnées à pied, à raquettes, à VTT et à vélo en Haute-Savoie, Les guides IGN, Ed Libris (http://www.libris.fr), 5.2004, 33.- frs, dont 2 sorties au Salève : Tour de la Tine à pied (départ du Coin, dénivellation de 650m, 3h30 de marche) et le Grand Huit à vélo (50 km, dénivellation de 950m, Cruseilles - Monnetier et retour).
Documentations sur le Salève
1) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais, 250 pages, 5.2000, 28.- frs.
Documentations sur la randonnée pédestre
1) Jean-Marc Lamory, Randonner, Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs
2) Jean-Marc Lamory, S'orienter : carte - boussole - GPS, Les guides IGN, Ed Libris, X.200X, XX.- frs
3) Catherine Elzière, La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs
Restaurants sur le Salève (du nord au sud)
1) Chalet de la Croix (900) , F 39 60 11, ouverture:
18h, restauration: 19h30.
2) Téléphérique (1100) , Chalet Snack-Bar : horaire identique au téléphérique sauf en cas de mauvais temps. Vente de panini, croque-monsieur, boissons chaudes et froides, glaces et confiseries, souvenirs. Terrasse à disposition. Tél. +33 686 84 66 06 (Le restaurant du téléphérique n'est pas exploité durant la saison 2007. Une salle pour pique-nique (hors-sac) peut-être réservée pour des groupes : Réservation : +33 450 39 86 86. Le Tél. du restaurant, F 39 62 62, est désactivé).
3) Table Orientation (1250) , F 39 60 19.
4) Observatoire (1250) , F 39 60 57, http://www.observatoire-du-saleve.com .
5) Café des Crêts (1300) , F 85 04 29 , ouvert en été, les midis, mardi à dimanche, et, sur reservation, aussi les soirs les jeudis, vendredis et samedis, Franceline Montant http://www.saleve.fr.
6) Auberge des Montagnards (1200) , F 85 00 90 , F-74560
La Muraz,
1 chambre triple, 3 chambres doubles, 3 chambres simples.
7) Relais de la Croisette (1200) , F xx xx xx, au rez : un Salon de thé, ouvert de mercredi à lundi 10h à 18h, à l'étage : une chambre à 6 lits, une chambre à 4 lits, 3 chambres doubles et 3 salles de bains, Franceline Montant http://www.saleve.fr .
8) Dusonchet - (1200). fermé
9) Grotte du Diable (1300) , F 62 06 01 , fermé mercredi.
10) Avenières (1050) , F 44 02 23, http://www.chateau-des-avenieres.com .

La
géologie du Salève
Le « big bang » , c.-à-d. la grande explosion qui a
crée le système solaire, s’est produite il y a 5 milliards
d’années. La terre était en ce temps là une
boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps
créant la croûte terrestre (à l’intérieur
de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion
a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes,
comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement
(en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après
le « big bang » , la surface se refroidi, l’eau apparut
et les océanes remplirent les régions basses du globe. Des
bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau
et dans le sous-sol. Les chercheurs pensent que ces minuscules bactéries
sont venus de l'espace. La terre aurait été "ensemencée"
par des particules de poussière extraterrestre apportées
par les météorites. Pendant 2 milliards d’années
ces usines à oxygène créent l’atmosphère
terrestre permettant l’arrivé (le développement) de
la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année
(5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d.
1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent
les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles,
le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an,
le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps
de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les
poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les
reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme
à 23h59, en comprimant le temps de l’existence de la terre
sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes,
les animaux à 50 minutes, les singes à 59 minutes et 30
secondes, les primates hominiens (les ancêtres des hommes) à
quatre secondes avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il
y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième
semaine de décembre selon notre échelle réduite à
l’année. Il y a 200 millions d’années (à
la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu
de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique
se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le
sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparu un océan.
Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan
et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions
d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard)
l’Afrique changea de direction et commença à voguer
vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan
se referma et les sédiments marins accumulés au fond de
celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique
rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan
disparu complètement, les Alpes surgirent puis les PréAlpes
dont le Salève et le Jura. La croûte terrestre au sommet
de laquelle nous vivons est divisée en 12 grandes plaques tectoniques
qui dérivent sur l'asthénosphère (couche visqueuse
non rigide du manteau supérieur de la terre sur laquelle flotte
la lithosphère, composée de plaques mobiles). On peut comparer
la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d.
un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont
un coté est attaché à la table, en poussant l’autre
coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes.
Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre
par an vers l’Europe. D'ici 250 millions d'années, il n'y aura,
à nouveau, qu'un seul continent au lieu de 5 aujourd'hui. Il semble qu'il
y a 65 millions d'années une énorme météorite de 10 Km de diamètre a frappé
la terre au Mexique. Elle a provoqué un cratère de 200 Km de diamètre
et a produit d'autres catastrophes comme l'éruption des volcans en Inde
dans le Deccan. Ces événements ont soulevé une poussière qui a occasionné
de changements climatiques provocant l'extension de presque tous les êtres
vivants y compris les dinosaures.
Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui
sont des roches perméables formées à partir de la
sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris
d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium
(CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre
car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes
du Salève). La roche constitue la matière première
de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait
une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur
de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer
qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on
ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs).
En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches
du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées
simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le
bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines
de mètres de Molasse (crée par l’érosion).
Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts
liés au développement des glaciers entre -800’000
et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).
Au sentier de la Corraterie, sur le Salève, on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon (noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers peuvent gagner de la hauteur).
d’après Thierry Basset (http://www.thierrybasset.ch)
(avec contributions d’Eric Davaud et Jean-Jacques Charollais).
Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève
Pour voir l'emplacement des ces panneaux cliquer ici ou ici .
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Le Coin Station numéro 1 - 1000 kb
Sentier d'Orjobet Station numéro 2 - 500 kb
Grottes d'Orjobet Station numéro 3 - 300 kb
Trou de la Tine Station numéro 4 - 1200 kb
Sentier de la Corraterie 1 Station numéro 5 - 600 kb
Sentier de la Corraterie 3 Station numéro 6 - 550 kb
Sentier de la Corraterie 2 Station numéro 7 - 450 kb
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8a
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8b
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8c
Petite-Gorge Station numéro 9 - 900 kb
Rochers de Faverge Station numéro 10 - 1100 kb


Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.

Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin
Suisse - J. Brémond, 1960, page 4

Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc -
Université de Genève, Musée d'histoire naturelle de Genève,
Paysalp (écomusée de Savoie), Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO, Suisse),
Région Rhône-Alpes, Union Européenne, CDDP Haute-Savoie, 1999.
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Source
: Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Cliquer sur la page pour l'agrandir une première fois.
Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux et Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.

http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/compacte-mars/3-usages-tic/site-encyclo
Source : TECFA : TEChnologies de Formation et Apprentissage, Université de Genève, juin 2004
http://www.tourisme-genevois.fr/carte.php
Le Salève vu du coteau de Bernex 
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