Table des matières
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Page
05 Panoramas.
06 Le téléphérique du Salève.
06 Un centre culturel tibétain au Salève.
06 PRÉSILLY : La Chartreuse de Pomier.
06 Le Salève: la montagne familière qui tue.
07 Flore et végétation du Salève.
08 Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation.
09 L'étoile du Salève.
09 Le sentier didactique corridors biologiques du Salève.
09 La D41 en hiver.
10 Le site HEG.
10 Les carrières du Salève sont appelées à disparaître (Le Dauphiné Libéré 10.2005).
12 Les carrières du Pas de l'Echelle (http://www.telepheriquedusaleve.com).
12 Le Salève change peu à peu d’aspect (la Tribune de Genève 1.7.2009).
12 Le Salève ne reverdit pas encore (la Tribune de Genève 20.7.2009).
13 Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault.
13 Extrait : http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm .
14 Notre bon vieux saleve (Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002).
16 Arrêté d'avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection
et de mise en valeur des paysages du mont Salève.
17 Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève (2000).
19 Un îlot naturel dans un milieu urbanisé.
20 Perception d'ensemble.
21 Grand faune au Salève.
21 À qui appartient le Salève ?
22 Documentations sur des sentiers au Salève.
25 Documentations sur le Salève.
25 Documentations sur la randonnée pédestre.
25 Restaurants sur le Salève.
26 La géologie du Salève.
28 Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève.
31 Dépliant Découverte des paysages (de Genève au Mont-Blanc).
32 Sept panneaux descriptifs du Salève (juillet 2009).
33 Les montagnes de la cuvette genevoise.
35 Un article en anglais - Article in English.
35 Autres liens.
Massif calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné, est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années, une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait à l'emplacement actuel du Salève.

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Cliquer sur l'icôn pour afficher la carte du Salève de
Swissgeo. Vous pouvez vous deplacez dans toutes les directions à
l'aide des flêches et aussi aggrandir ou diminuer l'image (zoom
avant et zoom arrière).

Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal
de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).

Carte du Salève. Source: Office de Tourisme Annemasse Agglo.

Source : Commune de MONNETIER-MORNEX, Atelier de Cartographie A. DOBIGNARD
Mont Salève à pied
Promenades et randonnées du Salève. Source: Syndicat Mixte du Salève.
PANORAMAS
Cliquer sur les panoramas pour les agrandir.
Source : Panorama géologique du Salève (Haute-Savoie, France), et Vue de la face du Salève prise de Troinex, Augustin Lombard, Genève, 1965, Publié par la Commission Géologique Suisse, Organe de la Société helvétique des sciences naturelles (l'Académie Suisse des sciences naturelles).

Cliquer sur le panorama pour l'agrandir
Source: Randonnées au Salève, description de 53
itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages
36-37. Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via YouTube, durée vidéo = 3 minutes, le téléphérique du Salève] Cliquer ici pour visionner un extrait de l’émission de Léman bleu de 17 Mai 2009, le magazine économique ECO & CO, présenté par Dominique Huppi, vidéo faite par Emilie Casetta (http://lemanbleu.ch/leman_bleu_archives.php) . [via notre website, durée vidéo = 3 minutes, extension = avi, poids = 14'000'000 octets, durée téléchargement = une à 10 minutes selon la vitesse de votre ADSL. Pour visionner le reportage il faut installer sur votre ordinateur soit VLC media player soit Windows Media Player soit Quick Time soit Real player (les 4 sont gratuites)]
Le téléphérique du Salève
Tél : bas = F39'86'86, haut = resto = F39'09'09. Sauf vent, révision
annuelle (1-3 mois en hiver), nov - mars : sam + dim 9h30-17h30 ; avril + oct
: mardi - dim : 9h30-18h ; mai - sept : dim - jeudi : 9h30-19h, ven- samedi
: 9h30 - 20h. Le téléphérique est ouvert, si beau temps, les jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 23h00. Aller Simple = 6,40 euros , Aller-Retour = 10,70 euros. Avec Abonnement
général CFF ou abonnement mensuel ou annuel unireso : demi tarif
(l'abonnement demi tarif CFF ne donne aucun rabais). Un carnet de 10 trajets
= 40 euros (tarif unique). De Genève : Billet combiné téléphérique
+ 1 carte journalière TPG = adulte : 19 Frs, enfant 7-16 ans : 12 Frs.
Points de vente : Rive, Gare CFF, Gare Routière (Place Dorcière).
http://www.telepheriquedusaleve.com = http://saleve.booba-dev.com
et/ou http://www.saleveautrement.ch/new/images/plaquette09.pdf
. D'Annemasse : Billet combiné navette TAC et téléphérique : Office de Tourisme
d'Annemasse - station inférieure du téléphérique - montée et descente en téléphérique
- retour à l'Office de Tourisme d'Annemasse. Pour réserver, minimum une demi-journée
à l'avance, Tél. F95'07'10 (Office de Tourisme) ou F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30,
ProxiTAC = transport à la demande), adulte = 10,50 euros, enfant = 5,50 euros,
famille = 21 euros. http://www.reseau-tac.fr
Mais aussi pour une balade panoramique en votre vélo au Salève le mercredi après-midi
et samedi (tous les jours pendant les vacances scolaires (juillet-août))
pendant la période d'ouverture du téléphérique, le ProxiTAC vient vous chercher
n'importe où dans l'agglomération annemassienne pour vous amener ainsi que votre
vélo à la station inférieure du téléphérique - montée en téléphérique - 4,50 euros.
Pour le retour depuis un arrêt il faut payer 1,20 euros. Pour réserver, minimum
une demi-journée à l'avance, Tél. F84'46'78 (9h30-12h00, 14h00-16h30, ProxiTAC
= transport à la demande).
Un article du journal 20 minutes (http://www.20min.ch Copyright 20 minutes) du 21.12.2009 par Didier Tischler .
Les TPG lorgnent sur le téléphérique (le téléphérique du Salève pourrait passer aux mains des TPG.)
D’ici à deux ans, la ligne 8 verra son terminus déplacé au pied du Salève, à côté du départ de la benne. Prémonitoire?
«Tout est très ouvert. On veut être présents sur la région. Nous n’excluons rien.» Patrice Plojoux, président du Conseil d’administration des Transports publics genevois (TPG), ne fait pas taire une rumeur qui ne cesse de gonfler. Fin 2012, le mandat d’exploitation du téléphérique du Salève, confié à la société française Veolia, s’achèvera.
Selon nos sources, les TPG pourraient prendre le relais, seuls ou avec la collaboration d’une société française, comme c’est le cas pour les transports publics d’Annemasse. Pour Pierre-François Unger, ministre des Affaires régionales, «l’idée est à creuser». Sa collègue du Conseil d’Etat Michèle Künzler, en charge de la Mobilité, abonde dans le même sens.
Patron du Restaurant l’Horizon, situé au sommet du Salève, Jean-François Schlemmer verrait ce changement d’exploitant d’un très bon œil. «Actuellement, les fréquences ne sont pas assez nombreuses, déplore-t-il. En développant l’offre, on relancerait l’engouement qu’ont les Genevois pour «leur» montagne, qui serait ainsi mieux rentabilisée.»
Le maire de la commune voisine de Veyrier n’est ni pour ni contre. «La priorité, et nous nous en réjouissons, est d’effectuer les travaux routiers nécessaires à la liaison de la ligne 8 jusqu’au téléphérique, analyse Luc Malnati. Pour le reste, on verra bien.»
Actuellement, le Canton subventionne le Téléphérique du Salève à hauteur de 300’000 frs. par an. Jusqu’en 2012...
Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 5.9.2009 par Marie Prieur .
Grâce aux SIG, le téléphérique du Salève pourrait se mettre au solaire.
REGION | Le toit de la gare supérieure devrait être équipé de panneaux solaires.
«Dès qu’il y a du brouillard, tout le monde vient chercher le soleil au Salève.» Fort de ce constat, Maurice Giacomini, président du Groupement local de coopération transfrontalière pour l’exploitation du téléphérique du Salève et maire d’Etrembières, a eu l’idée d’utiliser cette ressource naturelle pour alimenter la gare supérieure de l’installation ainsi que le restaurant le Panoramique. La situation est d’autant plus pressante que la facture d’électricité, pour les six premiers mois de l’année, notamment due au chauffage cet hiver, atteint 30'000 euros (45'500 fr.).
«Cela ne sert à rien d’axer notre communication sur le développement durable, de dire aux usagers de prendre le téléphérique plutôt que leurs voitures, si nous ne sommes pas à la hauteur en termes de consommation d’électricité», déclare l’élu.
Pour connaître la faisabilité d’un tel projet, EDF et les SIG ont été sollicités. «Nous ne voulions pas donner l’impression d’agir en conquérant», explique Claude Haegi, artisan de la survie du téléphérique mais aussi vice-président des SIG. «Nous avons donc donné la priorité à EDF.» Sans succès. Face au manque d’implication du fournisseur français, les Genevois ont pris la balle au bond.
L’étude financée par les SIG (d’un coût de 5’000 fr.) démontre la nécessité de revoir toute l’isolation du bâtiment et propose la pose de capteurs photovoltaïques sur le toit du restaurant et de la gare supérieure pour chauffer l’ensemble du bâtiment ainsi que des panneaux solaires pour l’eau chaude.
Un projet qui a convaincu les membres du GLCT. D’autant que les efforts fournis par le passé s’avèrent payants. «La fréquentation du téléphérique est en hausse et atteint +45% en juillet par rapport à juillet 2008. On devrait arriver entre 120’000 et 125’000 passages pour 2009», se réjouit Maurice Giacomini.
Reste donc à trouver le financement d’un tel projet. La partie solaire s’élevant à elle seule à 300'000 francs. «Les SIG seraient prêts à apporter une contribution», précise Roger Vioud, chargé des relations transfrontalières aux SIG. L’occasion pour l’entreprise genevoise de démontrer son implication dans la région et dans les énergies renouvelables à travers ce partenariat hautement symbolique.
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Un article de Juliette GALEAZZI
publié dans le « Dauphiné libéré » du samedi 15.8.2009 à la page 7 (Copyright Dauphiné libéré).
Construite en 1932, la gare d’arrivée de l’architecte Maurice Braillard n’a jamais été terminée
L’aménagement du téléphérique ou l’Arlésienne du Genevois
En 1932, Maurice
Braillard avait conçu
des plans ambitieux
pour le téléphérique du
Salève.
« Sa principale particularité
repose dans le côté gratte ciel
horizontal en béton aux formes
assez pures », commente
Bruno Vayssière, qui était jusqu’à
juillet 2009 directeur de la fondation
Braillard à Genève.
Mais l’originalité du projet
vient aussi de la volonté d’accoler
un hôtel à la gare d’arrivée.
À l’époque, par manque
d’agent, le chantier n’a jamais
été terminé. Et depuis, l’envie
d’achever l’oeuvre de
Braillard n’a jamais disparu.
Les idées fleurissent, sans jamais
aboutir.
« Le téléphérique ne marchera
qu’avec un argument
musclé », martèle Bruno
Vayssière. Une des idées fortes de ce professeur à l’université de Savoie
Serait d’installer
un planétarium à la station inférieure
du téléphérique. »
Une suggestion qui ne plaît
pas beaucoup à Maurice Giacomini,
maire d’Étrembières
et président du GLCT, l’actuel
propriétaire du téléphérique.
« S’il doit y avoir un planétarium,
il n’a sa place qu’au
sommet du Salève, réagit celui
qui se plaît à répéter que le
Salève se suffit à lui même.
L’envie d’achever
l’oeuvre de Braillard
n’a jamais disparu
Depuis qu’il a repris l’installation
en 2007, la priorité du
GLCT a été de la faire fonctionner
avec de meilleurs résultats.
Cette année, la mission
sera accomplie et la présence
du nouveau restaurant,
L’Horizon, au sommet n’y est,
sans doute, pas étrangère.
«Notre but est avant tout
d’amener des gens sur le Salève.
Mais monsieur Vayssière
a une force de proposition
intéressante. Tout moyen
d’éviter de mettre de l’argent
public dans le téléphérique
mérite d’être étudié. »
En effet, depuis 2002, l’ex directeur
de la fondation
Braillard, a étudié différentes
pistes de financement. Sa
principale idée serait de monter
un dossier Interreg pour
obtenir une subvention européenne
pour ce projet de
transport transfrontalier, permettant
d’accéder à ce que
beaucoup qualifient de jardin
d’altitude aux portes de la ville.
«On pourrait obtenir 40%
du budget nécessaire. Ensuite,
pourquoi ne pas créer un
club d’entreprises ? » Le principe
serait le suivant : chaque
entreprise paie un ticket annuel,
en échange de la possibilité
d’organiser des congrès
au sommet.
Si l’idée peut surprendre,
l’expérience faite ces derniers
mois par L’Horizon, démontre
l’existence d’une réelle demande.
« Entre avril et juin,
on a organisé entre deux et
trois séminaires par semaine,
indique Bruno Maillet, directeur
de l’établissement. Et
contrairement à toute attente,
il s’agit à 70 % de sociétés
haut savoyardes ! »
REPÈRES
LE GLCT
Le GLCT (groupement local
de coopération
transfrontalière), créé le
15 mars 2006, a repris le
téléphérique du Salève au
1er janvier 2007. Il a pour
président Maurice Giacomini,
maire d’Étrembières, et se
compose d’un bureau et d’une
assemblée rassemblant des
représentants d’Annemasse
Agglo, de la commune de
Monnetier-Mornex et du
canton de Genève.
LA SOCIÉTÉ VEOLIA
La société Véolia est le
prestataire de services qui a
été choisi par le GLCT pour
gérer l’exploitation du
téléphérique dont le budget de
180'000 euros par an est
financé à 50% par le canton de
Genève, 48,5% par Annemasse
Agglo et 1,5% par Monnetier-
Mornex.
UN INTERREG
Lancée en 1991 par la
Commission européenne,
l’initiative Interreg a pour
objectif de soutenir les
activités régionales
transfrontalières afin
d’augmenter la perméabilité
entre les pays. Un Interreg
offre des subventions
représentant 40 à 60% du
projet présenté.
MAURICE BRAILLARD
Architecte, urbaniste et
homme politique établi à
Genève, Maurice Braillard a
travaillé sur de nombreux
projets entre la Suisse et la
France entre 1904 et 1957.
« En juillet 2009, nous avons eu
40% de voyageurs en plus »
À la mi août 2009,
Claude Séraphin,
directeur d’exploitation du Téléphérique
depuis 1984 dresse un premier bilan de
la fréquentation du Téléphérique du Salève.
Comment se passe la saison
estivale ?
« Elle est excellente !En juillet,
nous avons eu 40 % de voyageurs
en plus que l’an passé.
Nous dépasserons donc
probablement les 108'000 passagers
de 2008 et j’espère même
atteindre 115'000 personnes.
»
D’où vient cette hausse ?
« Tout d’abord, on a beaucoup
parlé du Téléphérique lors de
la réouverture du restaurant
(NDLR : à la gare d’arrivée).
Ensuite, un schéma de communication important a été mis
En place par Véolia et peut-être est-on
aussi servi par la crise.
Avec un billet famille à
21,40 € et la gratuité pour les
moins de 17 ans, nous faisons
partie des premiers prix touristiques de la région.
»
Quel type de groupes visez-vous
?
« Principalement les touristes mais aussi les scolaires,en concordance
avec la Maison du
Salève et d’autres partenaires
comme la ferme de Follon du
côté des Usses, la ferme de
Chosal et le bureau de la montagne Salève-Vuache.
»
En 25 ans, la clientèle a-t-elle
évolué ?
«On commence à avoir davantage de gens du sud de la France,
d’Espagne...Mais je constate surtout une évolution dans la
manière de penser des gens. Ils
ont pris conscience qu’on ne
peut pas tout faire en voiture et
n’hésitent pas à la poser pour
venir faire du téléphérique, du
parapente, de la rando, du
VTT. C’est une des dernières
Montagnes vierge de construction
à proximité d’une grande
agglomération. »
Propos recueillis
par J.G.
Animations : l’été n’est pas fini
Les animations estivales au
Téléphérique du Salève ne
sont pas encore terminées.
Après la randonnée pour
la nuit des étoiles et les feux
d’artifices samedi passé, Olivier
Dunand propose une
chasse aux trésors “Perds pas
le nord” pour les enfants de 7 à
12 ans. Déjà repoussée à plusieurs
reprises par manque
d’inscriptions, elle reste prévue
pour les mercredis 19 et 26 août
(renseignements au
06'85'54'86'94). Un nouvel
aménagement attend les visiteurs
dans le hall de la station
supérieure. Il s’agit d’une exposition
réalisée avec le muséum
d’histoire naturelle de
Genève. On y retrouve des
images d’antan : sentiers muletiers,
chemin de fer, etc.
J.G. avec J.V.
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Un article du Dauphiné Libéré du samedi 28 mars 2009 page 7 (Copyright Dauphiné libéré)
Tourisme : Téléphérique du Salève : Objectif 110'000 voyageurs
Début avril 2009 le téléphérique du Salève reprendra un fonctionnement presque saisonnier avec six jours d'ouverture sur
sept. La société d'exploitation du téléphérique du Salève, vise une fréquentation de 110'000 voyageurs. L'an dernier
108'700 voyageurs ont été enregistrés. L'objectif 2009 apparaît dans la continuité voulue par le nouveau gestionnaire.
Au chapitre des nouveautés, le téléphérique veut être attractif pour un public de 2'000 scolaires français et 700 élèves
suisses. Six structures, toutes en lien avec le Salève, se sont regroupées pour travailler sur un projet adapté, destiné
aux enfants. La Maison du Salève, le Bureau de la montagne Salève-Vuache,
Andilly Loisirs, la Ferme du Follon, la Ferme de Chosal et le téléphérique présentent ainsi sept projets pédagogiques à
mener tout au long de l'année. Le but est de donner un thème à chaque journée de sortie scolaire : découverte de la
ferme, éveil à la nature, initiation à la course d'orientation nature ou varappe. Le programme est vaste. De plus, pour
les écoles maternelles et primaires de l'agglomération d'Annemasse, le transport sera offert par l'office de tourisme
d'Annemasse.
Activités sportives
Par ailleurs, les animations de la saison 2009 comprennent des activités sportives : VTT à louer, randonnées découvertes,
escalade, enduro, balades à dos d'âne. Le Muséum d'histoire naturelle et le Musée des sciences de Genève préparent une
exposition sur les anciens sentiers muletiers et les différents modes de transport au Salève. À partir de fin juin 2009,
des navettes gratuites partiront de la gare supérieure du téléphérique pour se rendre au lieu-dit la Croisette et
admirer le mont-Blanc. Ces projets touristiques se développent grâce à cette remontée mécanique qu'est le téléphérique du
Salève. La FEDRE (Fédération européenne pour le développement durable des régions), basée à Genève, accorde son soutien
à une telle initiative, faite pour des citadins prêts à se passer de leur voiture. Mi-avril, le restaurant "le Panoramic"
situé sur la gare supérieure, rouvrira ses portes. Après plusieurs années de fermeture, Jean-François Schlemmer et son
associé Bruno Maillet tentent cette nouvelle aventure.
GESTION TRANSFRONTALIÈRE
Le GLCT (Groupement local de coopération transfrontalière) pour l'exploitation du téléphérique du Salève est
propriétaire des installations. Le téléphérique est subventionné par l'État de Genève (50 %), par la communauté de
communes de l'agglomération annemassienne (48,5 %) et la commune de Monnetier-Mornex (1,5 %).
VÉOLIA TRANSPORT
La société d'exploitation du téléphérique du Salève est depuis le 1er janvier
2008, une filiale du groupe Véolia Transport. Elle est liée au GLCT par un contrat
de délégation de service public jusqu'au 31 décembre 2012.
TRAVAUX DE MAINTENANCE
Un entretien des installations a eu lieu cet hiver pour un montant de 150'000 euros, financés par le GLCT et la société
d'exploitation du téléphérique.
A-M.B.
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TELEPHERIQUE DU SALEVE (Sources : http://www.telepheriquedusaleve.com/Histoire)
Ce fut comme un avion: les maisons s'aplatirent; le paysage s'élargit de seconde en seconde, le radeau aérien montait, glissant sur cet incroyable fil qui portait notre vie. Grand lac bleu aux courbes sinueuses, campagne d'un vert nourri et tendre, monts qui se découvraient gradin par gradin et, de tous côtés, le ciel, voilé qui s'offrit à moi tandis que couchés sur les planches frémissantes, penché sur un beau gouffre qui se creusait davantage à chaque instant, j'interrogeais l'espace. (...) Plus près au sommet du Salève, qui est le premier contrefort dressant à pic ses huit cent mètres de rochers sur la campagne genevoise, on apercevait une masse blanche, un bloc qui se détachait du fond sombre, qui s'enlevait sur lui avec la vigueur et la précision propres aux travaux humains et qui ressemblait à un grand phare aveugle. En vérité la vue de ce monument singulier faisait pour moi tout le prix d'une si belle journée.» (Joseph Kessel, Le Messager, 29 octobre 1932)
Une réalisation pionnière
Le téléphérique du Salève inauguré en août 1932 fut salué comme une réalisation d'avant-garde tant sur le plan technique qu'au niveau de son architecture. Il est le fruit de la collaboration entre l'architecte genevois Maurice Braillard, un ingénieur civil lui aussi genevois, Georges Riondel et l'ingénieur parisien, André Rebuffel, spécialiste des téléphériques. Cet ouvrage remplaça le chemin de fer électrique du Salève créé en 1890 et qui faisait partie de l'extension du réseau genevois des transports; réseau qui alors ne se limitait pas aux frontières du canton mais rayonnait dans plusieurs directions jusqu'aux principales localités de France voisine.
Véritable oeuvre architecturale, le téléphérique du Salève construit le paysage qui s'organise entre ville et montagne et se distingue des équipements qui abondent sur les domaines skiables. Il se rapproche plus des ascenseurs urbains ou des anciens funiculaires qui avaient pour but non seulement le transport mais aussi la mise en valeur d'un territoire et sa perception. La ville se donne ainsi à voir pour les autres (touristes et visiteurs) autant que pour elle-même: grâce au spectacle de la vision aérienne, son territoire se définit et s'étend en même temps. Par l'intermédiaire du téléphérique, le cadre montagneux du Salève devient un atout touristique pour la ville qui s'en trouve renforcée par effet de contraste dans son urbanité. La station supérieure, avec son projet d'hôtel, est conçue comme un volume aux arrêts précises qui déborde et bloque les éléments dynamiques qui s'élancent vers le vide. L'expression architecturale (expression du béton brut, bandeau vitré, porte-à-faux) de cet objet s'inscrit dans la grande lignée des projets industriels (gares modernes, barrages, usines) d'où tout romantisme montagnard est absent. Toutefois la station supérieure est restée inachevée par manque de moyens financiers. Ainsi l'hôtel, ses escaliers et les espaces de services attenants n'ont jamais été réalisés de sorte que le restaurant panoramique en belvédère (200 couverts) n'a, lui non plus, jamais pu être mis en service. La station inférieure, bien que moins spectaculaire que la station supérieure, possédait elle aussi de grandes qualités architecturales. Le bâtiment était composé d'un corps groupant machinerie, service de billetterie, aire d'embarquement et d'une tourelle latérale en porte-à-faux.
Usages et évolution de l'exploitation
La période la plus faste d'exploitation est celle des cinq années qui suivent l'inauguration de l'ouvrage, pendant lesquelles il n'est pas rare d'attendre pendant une heure avant de pouvoir accéder aux cabines. On pouvait compter jusqu'à 2000/2500 passagers certains dimanches. Avec l'ouverture de la route d'accès aux Treize-Arbres (1936) une première baisse de fréquentation est enregistrée. Pendant la deuxième guerre mondiale, le Salève utilisé par les troupes allemandes comme un poste d'observation est déserté et l'activité du téléphérique est suspendue pendant huit ans. En 1947, le téléphérique est remis en fonction et participe au début de la télévision suisse romande avec le tournage d'une émission expérimentale captée depuis les studios de la radio à Genève.
En 1951, le câblage et le système technique du téléphérique sont changés une première fois. On offre alors un billet combiné tram et téléphérique. En 1962, le téléphérique fête ses trente ans d'existence et ses 3 millions de passagers, mais sa fréquentation ne cesse de baisser comme celle du restaurant adjacent qui fermera en 1973. Sur ordre des services de sécurité l'exploitation du téléphérique est pour sa part suspendue en 1975.
En 1984, d'importants travaux de remise aux normes de l'infrastructure occasionnent le changement complet de tous les éléments techniques. Les cabines, d'une capacité de 60 personnes, sont également prévues pour accueillir des ailes de deltas et transportent sous leur plancher un réservoir qui permet à chaque voyage de monter 2000 litres d'eau potable au restaurant. Le parcours ne prend plus que trois minutes pour un débit d'environ 900 personnes par heure.
Dans le cadre de ces travaux, la démolition puis la reconstruction de la station inférieure est entreprise ainsi que le rachat de terrains adjacents sommairement aménagés pour des places de stationnement (140 places). Au niveau de la station supérieure, la rénovation préserve globalement l'intégrité du volume d'origine, mais sa force d'évocation est amoindrie : le béton brut est crépi et peint, les vitrages et serrureries du couloir d'accès à l'embarquement sont entièrement remplacés. La salle en belvédère est bardée de métal et rendue aveugle.
De plus, après avoir envisagé la possibilité d'installer un restaurant dans l'espace surplombant la station supérieure ce qui aurait nécessité l'aménagement d'escaliers, de cuisine et d'office à l'étage et d'une sortie de secours à l'avant de la salle, la reconstruction d'un restaurant adjacent est entreprise. Ainsi, la salle en belvédère bardée de tôle est utilisée depuis lors comme entrepôt d'installations techniques (diffusion radio), fournissant un apport financier non négligeable à l'exploitation. Conjointement à ces travaux sur l'infrastructure, une place de jeux pour enfants sur un terrain de 5000 m2 et un sentier botanique sont créés dans le but de renforcer l'attrait de cet accès au massif.
Situation actuelle
Aujourd'hui, la baisse de fréquentation du téléphérique (perte d'un tiers des passagers entre la réouverture en 1984 et 1993) est l'un des facteurs qui participent à la disqualification progressive de ce site, de son architecture, de ses équipements (parkings, restaurant, aires extérieures, belvédères, etc.) et de ses activités. Au-delà du regard critique porté sur l'opération du début des années quatre-vingt, les caractéristiques et les qualités essentielles de cet équipement peu commun demeurent et doivent trouver un développement qui permette d'enrayer sa désaffectation progressive. Le téléphérique, en tant qu'infrastructure de transport (touristique), est relativement bien intégré au réseau des circulations locales, régionales (et internationales). Néanmoins, le rattachement de son aire inférieure au réseau autoroutier reste partiel (uniquement dans le sens Chamonix-Lyon) et pourrait être complété. Quant au réseau des transports publics provenant de Genève, outre les cars touristiques qui arrivent jusqu'à la station de téléphérique, le bus 8 (Organisation internationale, Gare Cornavin-Veyrier) possède son terminus à cinq minutes à pied du Pas-de-l'Echelle.
Un centre culturel tibétain au Salève
Article du journal Le Dauphiné Libéré du jeudi 4 septembre 2008 (paru dans l'édition 74D, Copyright Le Dauphiné libéré).
BOSSEY/MONNETIER-MORNEX : Un centre culturel tibétain au Salève
Révélée par Le Matin, la nouvelle n'a pas ébranlé la quiétude des Genevois français. Un centre tibétain au sommet du Salève ? Pas de quoi ébouriffer le Dalaï Lama. Aucun débat jusqu'à présent autour d'une affaire privée traitée chez le notaire par ses protagonistes. De quoi s'agit-il ? Les propriétaires de l'hôtel-restaurant "La Table d'Orientation", situé en haut de la montagne, ont vendu leur bien. Madeleine Baumann, qui a exploité l'établissement durant 26 ans avant de le placer en gérance, nous apprend que la transaction a eu lieu ce 11 août, et confirme que son restaurant a été vendu à un acheteur russe installé à Genève agissant pour le compte d'une association tibétaine. "La Table d'Orientation" sera donc transformée en centre culturel bouddhiste : séminaires, séjours pour méditer, cours de yoga...
Cela à 1’211 mètres d'altitude, avec une vue incroyable sur Genève et sa rade, et jouxtant le site du club de parapente. L'effet de surprise passé, la reconversion de l'établissement n'est pas si étonnante. Le nombre de restaurants sur le massif du Salève n'a cessé de décroître au fil du temps. D'une vingtaine il y a trente ans, ils se comptent désormais sur les doigts d'une main. En hiver notamment, les affaires sont difficiles.
"La Table d'Orientation" a été placée en gérance pour trois ans à partir d'avril 2007. «À ce moment-là nous n'avions pas de repreneur, explique la propriétaire. Après l'hiver dernier, le gérant nous informait par lettre recommandée qu'il souhaitait cesser son activité le 30 novembre 2008, et nous nous sommes entendus sur ce point.»
Madame Baumann se défend d'avoir fait une affaire mirifique : «Nous avons vendu notre bien pour un million d'euros». Etant donné le marché dans la région, un hôtel comprenant huit chambres, un appartement, une grande salle de restaurant pouvant accueillir 150 personnes et quatre terrasses extérieures, les adeptes de la pensée bouddhiste ne font pas une mauvaise affaire.
L'établissement est situé sur la commune de Bossey, le parking sur celle de Monnetier-Mornex. Informé de l'affaire, le maire de Bossey reste zen. «Nous n'avons pas d'a priori ni positif ni négatif, commente Jean-Luc Pecorini. La commune donne un accord de principe. Personnellement, cela ne me dérange pas, je suis ouvert.»
REPÈRES
HORIZON 2009
L'exploitation du restaurant cesse le 30 novembre 2008. Les acheteurs procéderont à des travaux intérieurs (aucune extension prévue). L'activité pourrait commencer fin 2009.
LE SITE RESTE OUVERT
Les abords du bâtiment restent dans le domaine public et les promeneurs en garderont l'accès.
PAS D'EAU
Le restaurant n'a jamais eu l'eau courante. Elle est acheminée par transporteur et stockée.
Catherine PONCET
PRÉSILLY : Chartreuse de Pomier :
la rénovation touche à sa fin. Un article du Dauphiné Libéré du jeudi 1 octobre 2009,
Juliette GALEAZZI (Copyright Dauphiné libéré)
Près de 2 millions d’euros ont été dépensés par la famille Girod de Beaumont pour rénover la Chartreuse de Pomier, l’un des plus anciens édifices du patrimoine du département, situé sur les coteaux verdoyants du Salève, au bord du chemin Saint-Jacques-de-Compostelle.
Surplombant le bassin
genevois, la Chartreuse
de Pomier, qui date de
1170, est un des plus anciens
édifices de Haute Savoie
et de Genève… Après 10 ans
de travaux, l’actuel propriétaire,
Claude Girod, arrive au
bout de la mission dont il s’est
chargé : restaurer un morceau
du patrimoine régional et familial.
« Je voulais éviter que le
bâtiment tombe en ruine et si je
ne l’avais pas fait, qui d’autres ?
Certainement pas mes enfants.
On a assuré l’avenir de ce patrimoine
pour plusieurs siècles »
se réjouit cet homme de 76 ans.
Originaire de Beaumont, la
famille Girod est surtout connue pour
la fromagerie qui porte
son nom. L’entrée de l’entreprise,
basée à Étaux, dans le
groupe Lactalis en 1991, permet
la constitution du capital
qui permettra plus tard le financement de la rénovation de
la Chartreuse de Pomier.
En 1894, l’arrière grand père
de Claude, Jérémie Girod
rachète le domaine. Huit ans
sont nécessaires pour sauver le
bâtiment principal, abandonné
par les Chartreux en
1793. Ouvre ensuite l’hôtel restaurant
“L’abbaye de Pomier”,
qui durera jusqu’en
1991. Lorsque Claude Girod
en hérite en 1997, le toit est
pourri. Quant aux caves, « c’est
un petit miracle qu’elles ne
soient pas effondrées. Quand
je touchais les murs, tout bougeait
! »
C’est donc par les fondations
que commence la rénovation.
La remise en état du rez de chaussée
mais surtout des caves
entre 1999 et 2001. Deux
ans plus tard, est refaite la cour
sud, qui était à l’époque bordée
par les cellules des pères. En
2005, c‘est au tour du “petit”
cloître, où se trouvait l’église
et trois chapelles. Enfin, la dernière
étape, financée à moitié
avec le 1% de l’A41 ; les façades
et le toit. «Nous avons fait
le choix de supprimer le 2e étage.
La toiture a été posée sur
une dalle de béton armé. »
Pour la façade, les pierres
d’angle sont laissées apparentes ainsi que l’œil de bœuf découvert
sous le crépi qui auparavant
isolait le bâtiment. À ce
jour, seul le premier étage n’a
pas été rénové : des chambres
d’hôtels dont ne restent que
des baignoires à pied et des tapisseries
à fleurs délavées…
Malgré cela, la Chartreuse Notre
Dame de Pomier (son nom
d’origine) a déjà retrouvé sa
physionomie d’antan, revue au
goût du XXe siècle. Elle figurera
cet automne parmi les candidates à un prix de rénovation
du patrimoine rhônalpin.
«On dit que je suis le propriétaire de la Chartreuse mais
c’est plutôt moi qui fais partie
des biens de la Chartreuse »
songe Claude Girod, debout
face à sa propriété paisible
comme au temps des Chartreux.
Et cette association de
destin qui n’a pas l’air de lui
déplaire.
Un patrimoine plein d’histoires
De la fondation par les
Chartreux et plusieurs
comtes de Genève et de Vaud
en 1170 à sa mise à sac par les
troupes de Carouge en 1793,
la Chartreuse de Pomier a une
histoire chargée d’anecdotes.
Dans le bâtiment principal
se trouvait la salle capitulaire
où se réunissait la communauté religieuse,
mais aussi
les appartements royaux.
« Fâché avec les protestants
genevois, l’ambassadeur de
Louis XIV vint avec armes et
bagages se réfugier à Pomier
tout comme Charlotte de Nemours,
la veuve de François I
qui épousa ensuite Jacques
de Savoie Nemours,
comte
de Genève, trouva refuge ici
pendant les temps troublés
entre Bernois et Genevois »
raconte Claude Girod. Même
Charles IV, empereur du
Saint Empire Romain Germanique,
serait passé par Pomier.
Mais ce n’est pas tout. «On
raconte que la Chartreuse
avait un trésor si gros qu’on
pouvait se cacher derrière. » Il
s’agirait d’un amas d’or qui
aurait été ramené par le curé
de Collonges sous Salève.
À la Révolution française, tout a
disparu et brûlé. « La bibliothèque
aurait mis une semaine
à brûler ! »
Aujourd’hui, la plupart des
maisons de Présilly sont en
partie construites avec des
pierres de la Chartreuse. Les
cloches de l’église, elles, carillonnent
toujours à l’église
Sainte Croix
de Carouge.
«Quand je les entends, j’ai
toujours une pensée émue »,
confie Claude Girod.
Un lieu de réception très prisé
Les week-ends
d’août, les
mariages se succèdent à
la Chartreuse Notre Dame
de Pomier. « Ce lieu est magique
et a un cadre magnifique,
sourit Nicole Girod, qui
gère les réservations. Nous
avons toujours des retours
positifs. » En tout cas, le site
ne désemplit pas. « Pour
2010, les week-ends
sont déjà
complets ! »
Outre les réceptions, certaines
entreprises organisent
des réunions sur le site.
« Nous avons accueilli 150
directeurs financiers de Total
ou une conférence de l’ancien
directeur du Figaro, Nicolas
Beytout. » Le Conseil
général de Haute Savoie
et
la Commission européenne
sont aussi passés par Présilly…
Le 29 novembre 2009, Claude et Nicole Girod ouvrent leur propriété au
public à l’occasion d’un concert de la chorale du Châble.
REPÈRES
L’ORDRE DES
CHARTREUX
Fondé par Saint Bruno au
XIe siècle, l’ordre des Chartreux
recherche des endroits isolés
pour installer des
communautés. Après avoir
envisagé de s’installer en
Bourgogne, c’est le massif de
la Grande Chartreuse en Isère
qui est retenu. Le monastère
est construit en 1084. La
Chartreuse Notre-Dame de
Pomier est la 4e à être
fondée. La règle de vie de cet
ordre n’a pas changé depuis
sa création en 1160 : chaque
Chartreux vit en solitaire dans
sa cellule. Il en sort trois fois
par jour pour prier. Une fois par
semaine, ils mangent
ensemble et se promènent
dans la nature.
POMIER
Le mot “pomier” vient du
latin “pro murus”, “en dehors
des murs” sous-entendu de la
ville. Rien à voir avec l’arbre fruitier, le pommier.
http://www.chartreuse-de-pomier.fr .
Le Salève: la montagne familière qui tue un article du journal Le Temps, mercredi 10 juin 2009 - Francesca Sacco, Copyright Le Temps
L’enquête sur les deux dernières victimes, ce week-end, relance la question du balisage mal entretenu. Cinq accidents mortels ont eu lieu depuis le début de l’année.
Encore deux morts au Salève ce week-end, ce qui porte à cinq le total depuis le début de l’année. «Après le Mont-Blanc, c’est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie», affirme Pierre Cusin, président du Syndicat mixte du Salève, à Archamps.
Cette association, responsable de l’entretien d’une vingtaine de sentiers, ne sait plus quoi faire: une fois encore, selon l’hypothèse de la police, l’accident a eu lieu sur un chemin balisé de manière artisanale par des privés agissant de leur propre initiative. Plus exactement sur les vires des Bûcherons supérieurs, qui prennent naissance sur l’un des itinéraires officiels les plus fréquentés du massif, partant de Veyrier pour arriver à la station supérieure du téléphérique.
Il existe une quantité d’autres sentiers hors du réseau officiel, dont l’entretien est laissé au bon vouloir des utilisateurs. Ronds, croix, traits, flèches, chiffres et même bouts de scotch, on y trouve de tout en matière de balisage. Il n’est pas inhabituel de tomber sur une intersection sans aucune indication sur la direction à prendre. Ailleurs, certaines marques sont communes aux sentiers de randonnée et aux passages empruntés par les ouvriers forestiers: le promeneur induit en erreur atterrit donc au milieu de nulle part, devant un tas de bois coupé. «Le balisage sauvage nous pose des problèmes depuis des années, reconnaît Pierre Cusin.
Mais que faire?» A la gendarmerie d’Annemasse, la réponse est claire: supprimer le balisage trop voyant hors du réseau officiel, pour éviter de donner aux gens l’envie de s’aventurer sur des sentiers difficiles. Malheureusement, avec des repères moins visibles, ces passages deviennent encore plus dangereux, et les plaintes des promeneurs en ce sens sont déjà très nombreuses.
Vains avertissements
«Sur les sentiers non entretenus officiellement, on pourrait effacer les marques de peinture sur les cinquante premiers mètres, et placer ensuite des signaux d’avertissement pour indiquer aux gens de faire demi-tour. Mais est-ce que cela suffira?» se demande Pierre Cusin. Rien n’est moins sûr: si le couple décédé ce week-end est bel et bien tombé du sentier des «Bûcherons» supérieurs, il a dû lire les inscriptions «vertigineux!» , «stop» et «danger», peintes en lettres rouges sur les rochers au début du tronçon.
«Nous plaçons des avertissements», déclare Pierre-Henri Thévenoz, maire de Collonges-sous-Salève. «Vous comprenez, la responsabilité de la commune pourrait un jour être engagée. Si quelqu’un porte plainte à la suite d’un accident, nous finirons peut-être par être disculpés, mais cela n’aura pas empêché des années de procédure. Nous devons donc nous protéger au niveau juridique.» Selon le maire, les éventuelles plaintes pourraient tout aussi bien se diriger contre les auteurs des balisages sauvages: «Ils sont peut-être bien intentionnés mais, en agissant de la sorte, ils invitent les randonneurs à s’aventurer dans des endroits qui ne sont pas à la portée de tout le monde.»
Royaume de l’escalade
Les sentiers dont nous parlons sont intimement liés à l’histoire de l’escalade. Ils remontent parfois au début du XXe siècle, lorsque les alpinistes cherchaient à se confronter à des difficultés de plus en plus grandes. Pierre Cusin rappelle que la varappe est née au Salève et que ce mot vient d’un couloir rocheux du massif. Le paradoxe de la «montagne des Suisses» est donc facile à résumer: le promeneur inexpérimenté y croise l’alpiniste accompli, et la cohabitation n’est évidemment pas aisée. «Le problème est accentué par le fait que le public ne perçoit pas le danger de cette montagne parce qu’elle semble facile. On peut en atteindre le sommet en moins de trois heures sans être entraîné. C’est tentant», remarque Pierre-Henri Thévenoz.
Autre problème: le vandalisme. Des tables d’orientation posées par le Syndicat mixte du Salève ont été saccagées et jetées dans le vide. De même, des poteaux indicateurs sont régulièrement arrachés puis coupés pour faire du feu. «On rencontre essentiellement ce problème sur le Petit Salève», note Pierre Cusin. «Nous nous efforçons donc maintenant de fabriquer les panneaux les plus discrets possible.» Une nouvelle dizaine de poteaux est en cours de fabrication. En attendant, la police enquête toujours pour connaître l’identité des deux corps découverts déchiquetés au pied du Salève ce week-end.
Le Salève, paradis des randonneurs, a déjà fait six morts cette année un article du journal Le Messager, jeudi 24.09.2009, Dominique Ernst, Copyright Le Messager
Site idéal des amateurs de balades, le Salève reste une montagne, avec tous les risques liés à ce milieu spécifique.
Depuis une vingtaine d'années, jamais le Salève n'avait été le théâtre d'autant d'accidents mortels. Tentative d'explications.
A force de l'avoir toute la journée sous les yeux, on imagine que le Salève est une montagne sans danger, un site idéal pour les randonneurs amateurs de nature, les promeneurs du dimanche et les aficionados de barbecues familiaux. Si le massif est effectivement tout cela et bien plus encore, il est aussi et surtout une montagne, avec tous les dangers liés à cet environnement particulier... Les risques sont d'autant plus accentués ici par une façade Nord-Ouest (celle qui regarde Genève) particulièrement abrupte et riche en falaises. Avec le nouvel accident mortel d'un parapentiste à proximité du téléphérique le 9 septembre dernier, le total des décès sur ce massif en 2009 se monte à six morts, un triste record qui dépasse de loin les statistiques habituelles en la matière.
Selon les chiffres publiés par le Comité de secours en montagne du Salève (CSMS), ce massif est en général le théâtre d'un à deux accidents mortels par an - la plupart du temps des randonneurs ayant fait une chute -, excepté pour l'année 2004 où il y a eu cinq morts (trois d'entre eux étaient décédés dans le crash d'un avion de tourisme sur le massif). Hormis l'accident du parapentiste, tous les décès de cette année ont pour cause l'aspect escarpé de ce massif : accident de chasse en janvier (coup de fusil parti à la suite d'une glissade), chute de deux randonneurs genevois en mars et en avril, accident mystérieux d'un couple étranger à la région depuis le sentier des Bûcherons en juin. À ce propos, Pierre Cusin, le président du syndicat mixte du Salève (SMS) qui regroupe les vingt communes du massif et a notamment en charge le balisage des sentiers, rappelle un fait peu connu : « Après le Mont Blanc, le Salève est la deuxième montagne la plus mortelle de Haute-Savoie ! » Conscient du problème, le SMS veille à ce que les itinéraires dont il a la charge soient bien balisés et sécurisés dans les secteurs plus délicats. Le principal problème vient des nombreux itinéraires "sauvages" créés par des particuliers pour sortir "des sentiers battus". Souvent mal balisés et peu sécurisés, ils présentent de réels dangers pour des personnes non aguerries à la pratique d'une montagne sportive. Pour tenter de limiter au maximum les risques, le SMS, en accord avec le Club alpin d'Annemasse et le CSMS, a installé des panneaux prévenant du danger à l'entrée de ces itinéraires qui croisent parfois des sentiers balisés ouverts au grand public. Mais ces avertissements pourtant clairs n'empêchent pas les gens de s'aventurer sur des itinéraires périlleux. Ainsi, le couple décédé en juin 2009 s'est engagé sur le sentier des Bûcherons malgré les avertissements "vertigineux", "stop" et "danger", peints en rouge sur la paroi à l'entrée de ce cheminement.
Au-delà de ces itinéraires risqués, même les sentiers officiels peuvent s'avérer dangereux en cas de mauvaises conditions climatiques (pluie, gel, vent fort, etc.). Un randonneur expérimenté s'est trouvé cette année sur le sentier de la Corraterie - superbe mais vertigineux - alors qu'un vent soudain précédant l'arrivée de la pluie s'était levé. Poussé vers le vide par ces bourrasques, il a pu quitter la partie dangereuse du sentier en avançant avec un maximum de prudence. 500 mètres plus loin, il a croisé un couple de retraités montés avec le téléphérique qui faisaient une balade digestive sur le sommet.
Sans aucune conscience du danger présenté par ce vent sur un sentier escarpé, ils se dirigeaient tranquillement vers la Corraterie. Sans la mise en garde du randonneur qui leur a conseillé de rester sur les alpages, ils auraient sans doute mis leur vie en danger.
Il faut donc encore et encore répéter que ce cher Salève, que l'on croit connaître par coeur, reste un massif qui peut s'avérer dangereux. Avant de partir en balade, Il convient de choisir des itinéraires adaptés à ses capacités, de se renseigner sur la météo et de ne pas jouer les aventuriers, car il arrive que la montagne ne pardonne pas certaines erreurs...
Sentiers dangereux
1) sentier des Bûcherons.
2) Les Buis - Antenne [**,6h,850m,0’,0.-] si sec, aérien, obstacle ==>
ni petits enfants, ni chiens,(2). Sentier très dangereux :
six
mètres
de
varappe ,
deux
obstacles
et
une
vingtaine
des passages aériens.
3) La Petite Gorge par Buses ou par Solitaire (Gde Gorge) [**,6h,850m,0’,0.-]
si sec,(2).
Un hommage
Un hommage à Valery Montant (à côté de l’entrée du Trou de la Tine).
Flore et végétation du Salève
Notions générales
La classification populaire répartit les êtres vivants dans les végétaux
ou les animaux ou, parfois, dans les microbes. La classification scientifique
a suivi pendant longtemps un système semblable, avec deux règnes principaux
: le règne végétal et le règne animal. Selon cette classification, les
végétaux et organismes semblables (p. ex. les champignons, les algues)
étaient ceux sans organes sensoriels complexes et organes de locomotion,
capables soit de produire leur propre nourriture à partir d'éléments
minéraux ou de l'absorber directement de leur environnement immédiat.
Ce système est dépassé. Actuellement, les biologistes classent les êtres
vivants en cinq règnes : les monères, les protistes, les champignons,
les végétaux, et les animaux. Ces règnes forment eux-mêmes des super-règnes
: les procaryotes et les eucaryotes. Les procaryotes sont des organismes
unicellulaires dont la matière nucléaire n'est pas délimitée par une
membrane (les monères). Les eucaryotes sont composées de cellules à
noyau enveloppées d'une membrane (les quatre autres règnes). Donc, les
véritables végétaux sont des eucaryotes multicellulaires, qui contiennent
des pigments responsables de capter l'énergie de la lumière, ont des
parois cellulaires rigides et peuvent se reproduire sexuellement. Il
existe quelque 600 000 espèces de végétaux et organismes semblables,
et on a besoin d'un système de classification pour organiser cette diversité.
Des spécialistes en classification des êtres vivants (systématiciens
ou taxonomistes) ont mis au point un système hiérarchique pour classer
les organismes en groupes de plus en plus généralisés, selon des caractéristiques
communes. Le super-règne est le groupe le plus général et se divise
par ordre décroissant jusqu'au niveau des espèces.
Une plante est composée de 3 grandes parties : racines, tiges et feuilles.
La façon dont sont ordonnés ces 3 parties conditionne le port de la
plante. La reproduction est assurée par les fleurs, qui peuvent être
groupées en inflorescence (la fleur est l'appareil de la fructification
composé, lorsque elle est complète, du calice, de la corolle, des étamines
et du pistil). Les fruits, issus de la fécondation des fleurs, ont des
formes très différentes selon les plantes.
La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux. On distingue
deux groupes de végétaux : les plantes herbacées et les plantes ligneuses.
Une plante ligneuse est une plante qui fabrique de la lignine, molécule
donnant à la plante sa solidité (celle qui forme du bois).
Les arbres, les arbrisseaux et les arbustes sont des plantes ligneuses.
Les arbres ont une tige principale unique de plus de 3 m de hauteur
et de 8 cm de diamètre à hauteur de poitrine. Les arbrisseaux et les
arbustes comportent plusieurs tiges (c'est-à-dire pas de tige principale
(tige se ramifiant dès la base)) et sont plus petits. L'arbrisseau est
plus grand que l'arbuste. Ces définitions sont quelque peu arbitraires
puisque plusieurs espèces (saules, aulnes, cerisiers, érables) prennent
la forme d'arbres, d'arbrisseaux ou d'arbustes, selon le milieu où elles
poussent.
Le Salève
Les arbres (du bas vers la haut): le charme, le chêne sessile, le chêne
pubescent, le hêtre, l'érable à feuilles d'obier, le pin sylvestre,
l'épicéa.
Les arbrisseaux : bois gentil (=bois joli, rose), laurier des bois (jaune
verdâtre), viorne lantane, les deux aubépines, argousier, noisetier,
genévrier, daphné des Alpes, rosier sauvage ( = églantier) (rose), myrtille
(sous arbrisseau) (fruit bleu).
Les arbustes : chèvrefeuille commun (les chèvres aiment beaucoup ses
feuilles d'où son nom), houx, framboisier.
Les plantes herbacées (par ordre alphabétique): ancolie (bleu-violet),
arabette hirsute, aspérule odorante, plusieurs espèces de campanules
(violet), centaurée jacée, crocus (il fleurit quand la neige fond en
mars avril), cyclamen (rose), digitales (jaune), épilobes (rose), euphorbes
(vert), fougère aigle, polypode (pas de fleurs), fraisier des bois,
gaillet commun, gentiane jaune, gentiane printanière, hélianthèmes,
hellébore foetide, hépatique trilobée (bleue), linaire commune, lys
martagon, lotier corniculé, millepertuis (jaune), muguet (blanc), œillet
des chartreux, orchidées, plantain lancéolé, polygale commune, potentille
du printemps, primevère sans tige, renoncules (jaune), rhinanthe velu,
salsifis, sauge des prés, scabieuse (bleu-violet), trèfles (rose, blanc,
jaune, rouge), tussilage, vératre, véronique petit-chêne, violette hérissée.
Ci-dessous quelques liens
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/floralp et http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique (nte = nouvelles techniques d'education, http://spiral.univ-lyon1.fr = serveur pédagogique interactif de ressources d'apprentissage de Lyon 1)
ou http://jingles.club.fr ou http://perso.orange.fr/fanchette ou http://www.cdrp74.fr/fleurs/fleurs.html ou http://www.randonature.ch ou http://plantes.sauvages.free.fr
Le manque d'eau protège le Salève de l'urbanisation
Article par Sarah Lachat paru le Jeudi 7 Août 2003 dans Le Courrier http://www.lecourrier.ch (Genève, Tél. 022 809 55 55)
En France voisine - au Salève, l'accès à l'eau demeure difficile, ce qui garantit
la préservation de cette montagne si chère aux Genevois.
Il n'y a pas d'eau au Salève, c'est un fait. Cette grosse colline de calcaire ne dispose d'aucune source exploitable
et, jusqu'il y a peu, aucune canalisation ne grimpait au sommet pour alimenter les nombreux restaurants et chalets qui
y ont été construits.
Cette situation a toujours conditionné - ou plutôt limité - l'urbanisation de cette montagne située en France voisine,
mais si chère aux Genevois. Elle a quelque peu évolué avec la récente amenée d'eau construite à la Croisette et,
aujourd'hui, l'eau est perçue comme un enjeu principal pour garantir la préservation du Salève.
VIVE LA PLUIE
C'est en fait l'eau de pluie qui a toujours permis aux habitants et exploitants du Salève de ne pas être complètement
"au sec".
Si les villages de Monnetier, Mornex et La Muraz, établis sur les coteaux du Salève, sont raccordés à des sources qui
proviennent des pieds de la montagne, les établissements situés sur le sommet (une centaine environ) sont tous équipés
depuis le début du siècle d'un système de récupération de l'eau de pluie, qui collecte l'eau du toit et l'accumule dans
une citerne de 5000 à 50000 litres selon la taille et l'usage du bâtiment, offrant une réserve disponible plus ou moins
en permanence du précieux liquide.
Bien que chimiquement non polluée, l'eau de pluie ainsi récupérée n'est pas considérée comme potable, mais elle permet
tout de même de répondre à l'ensemble des autres usages ménagers (wc, bains douche, vaisselle, etc.), soit au 95% des
besoins en eau. Seul bémol, évident et de taille: ce palliatif ne joue son rôle que dans le cas de pluies suffisamment
abondantes. Les mois d'été obligent donc souvent les usagers à recourir à des camions citernes pour remplir leur cuve,
surtout s'ils souhaitent arroser leur jardin... Une opération qui s'avère coûteuse, 300 francs suisses au minimum pour
10 m[3] d'eau, en particulier cette année!
CANALISATION OU NON?
Pourquoi, alors, sachant que tous les villages avoisinants disposent de l'eau courante et que les moyens techniques
existent, ne pas étendre le réseau de distribution au sommet du Salève? "Question de coût d'abord", explique
Jean-François Gavard, président du Syndicat des Eaux des Rocailles, chargé de l'approvisionnement en eau pour les onze
communes de la région du Salève (Directeur = Mr. Vuachet, Tél. F039546). En effet, creuser la roche pour raccorder des maisons souvent éparses reviendrait très
cher. Au prix devisé de 400 euros le mètre de canalisation posé, il faudrait plus d'un million d'euros pour à peine 3
kilomètres de réseau! "Question de priorité également, ajoute le président. Car le Salève est classé en zone non
constructible dans les plans d'occupation des sols depuis avant la guerre déjà et le raccord au réseau n'a jamais
vraiment été envisagé depuis lors."
Pourtant, et c'est étonnant, une amenée d'eau a bel et bien été construite en 2001 à la Croisette, seul hameau
d'importance perché au sommet de la montagne pelée, qui bénéficie aujourd'hui d'un approvisionnement régulier d'une eau
de qualité. Le financement a été trouvé par ce même syndicat, et la demande appuyée par le maire de la Muraz, commune
qui gouverne la Croisette.
FI À L'URBANISATION
Si la Croisette reste l'exception et que le réseau ne s'étend pas, c'est précisément parce que la volonté n'existe pas,
bien au contraire, chez l'ensemble des acteurs gravitant autour du Salève. Premières à s'opposer à l'extension du
réseau: les associations de défense de l'environnement. Elles craignent en effet que la disponibilité de l'eau
n'entraîne une urbanisation plus poussée d'un site qu'elles souhaitent conserver sauvage. L'argument est d'ailleurs
repris par le maire de la commune avoisinante, Monnetier, qui estime lui aussi que l'accès à l'eau engendrerait des
pressions insoutenables en faveur d'un déclassement de zone, et qu'il est donc plus important de préserver le Salève que
de garantir le confort de quelques habitants, par ailleurs accommodés depuis longtemps à la situation. Même les
restaurateurs qui ne bénéficient pas de l'infrastructure de la Croisette adhèrent à ce point de vue: ils préfèrent se
contenter de leurs cuves à eau de pluie plutôt que de voir se propager les maisons et autres établissements...
Concurrents potentiels!
Pour Alexandre Wisard, chef au service du Domaine de l'eau de Genève, ces craintes sont tout à fait fondées.
"L'eau devient de plus en plus un facteur déterminant pour le développement. Alors que l'on s'en souciait encore peu à
une époque où les besoins étaient peut-être moindres, l'eau devient aujourd'hui un véritable moteur de l'aménagement du
territoire. Nulle ville ne peut se développer sans s'assurer de la disponibilité en eau à long terme et réciproquement,
la présence de l'eau favorise inévitablement le développement."
POUR PROTEGER LES SOURCES
Si les communes concernées se refusent à développer le réseau d'eau par crainte d'accélérer le développement d'un site
destiné à rester naturel, elles se soucient davantage des eaux usées produites par les habitants et exploitants du Mont
Salève. En effet, si aucune source n'arrose le sommet, nombreuses d'entre elles jaillissent des pieds de la colline,
pour être ensuite exploitées par des particuliers ou pour alimenter les villages avoisinants (puits de Scientrier à
Reignier, et puits des Eaux Belles à Etrembières). Fruit de l'infiltration de l'eau de pluie dans la roche, qui
s'accumule ensuite dans des poches creuses au sein du calcaire avant de ressortir totalement filtrée et potable de part
et d'autre au bas du Salève, ces sources risquent donc d'être contaminées par toute eau polluée qui proviendrait du
sommet du mont et s'adjoindrait à l'eau de pluie propre. C'est dans cette perspective que les communes concernées mènent
depuis quelques années d'importants travaux pour garantir la collecte et le traitement des eaux usées en haut du Salève,
avec notamment en 2000, la construction d'une station d'épuration à la Croisette et actuellement, l'installation
(moyennant finance) d'une fosse de prétraitement avec filtre à sable pour toute habitation non raccordée.
L'étoile du Salève 25/06/2009 : Projet arrêté suite à divers problèmes techniques et financiers.
http://www.uneconstellation.net
L'étoile du Salève est une intervention artistique permanente de lumière
au sommet du téléphérique du Salève (3 projecteurs orientés en 3 directions
: Annemasse, Genève, St-Julien). Pour communiquer avec l'étoile,
il faut composer depuis Genève 022 XXX XX XX et depuis la France
0450 XX XX XX. Une voix féminine vous indique que vous disposez
d'une minute pour effectuer la manoeuvre. En apuyant sur les touches
de votre clavier, vous changez la couleur de l'étoile : 0 = bleu,
1 = jaune et rouge, 2 = rouge, 3 = bleu, 4 = jaune et rouge, 5 = bleu,
6 = orange, 7 = violet, 8 = bleu, 9 = noir (état au 20 septembre
2006 : suite à une réparation d'une panne due à
la foudre). L'étoile s'illumine le soir et s'éteint à
l'aube. La journée, un répondeur téléphonique
indique les éphémérides. Ce projet a bénéficié
du soutien de la Société du Téléphérique
du Salève, de la Fondation Braillard Architectes et de la FEDRE
(Fondation Européenne au Développement Durable). Une webcam
qui était braquée sur l'étoile du Salève
mais qui ne l'est plus http://eclipse.span.ch/2b.htm .
Le sentier didactique corridors biologiques du Salève
La FRAPNA Haute-Savoie (http://www.frapna.org),
Apollon 74 (http://www.apollon74.org),
et Pro Natura Genève (http://www.pronatura.ch)
collaborant sur un programme de sensibilisation à la thématique des
corridors biologiques ont créé quelques pages web
(http://www.frapna.org/hsavoie/content/view/107/86)
et un sentier didactique transfrontalier (inauguré en juin 2006). Ce
sentier, bordé d'une douzaine de panneaux explicatifs (réalisés par
les élèves d'écoles primaires situées de part et d'autre de la frontière) pdf/sentnat1.pdf .
Il part de Suisse, en bord d'Arve (Sierne), pour rejoindre la station
supérieure du téléphérique sur le Salève, côté France. Pour télécharger
le descriptif du sentier, cliquer sur http://www.randonature.ch/sentiers-didactiques puis cliquer sur la ligne "Feu vert pour les corridors biologiques" et éventuellement sur une des 3 options: 1) Téléchargez la brochure au format de poche (PDF), 2) Téléchargez la trace pour votre GPS, 3) Visualiser le sentier avec Google Map.
La D41 en hiver
Le 17 avril 2005, il neigeait en plaine. La D41 était impraticable.
Les services d'enneigement était pris par surprise. Il y a 4
barrières sur la D41 délimitant deux secteurs : Le secteur
sud : la Grotte du Diable - la Croisette et le secteur nord : la Bouillette
- l'Observatoire. Un engin de déneigement se trouve à
La Croisette pendant l'hiver. C'est le Centre Technique Départemental
(CTD) de Cruseilles, tél. F44'10'46 qui ferme les barrières
en cas de congères ou de fortes chutes de neige. Cela arrive
environ cinq fois par hiver pour une durée d'une journée
en moyenne. Le CTD de Reignier, tél. F43'47'30 est aussi en mesure
de vous renseigner. Si la D41 est mouillée et il fait très
froid, il y a danger car ça glisse.
Le site HEG
Site HEG Le site du Salève
réalisé en Juin 2002 par Sandra Rouiller et Ruth Bucheli
dans le cadre de leurs études dans l'Hautes Ecole de Gestion
de Genève.
Les carrières du Salève sont appelées
à disparaître - article du Dauphiné Libéré du 17.10.2005
Entre 300 000 et 500 000 tonnes de grave (terrain alluvionnaire possédant
une granulométrie homogène et utilisé pour la constitution de la couche
de base d'une chaussée) routière, enrochement (ensemble de gros blocs
de roche utilisés pour la protection des parties immergées (sous l'eau)
des ouvrages d'art (par exemple ponts)) et tout-venant (matériel extrait
d'une mine ou d'une carrière, avant tout traitement) alluvionaires sont
annuellement extraites. Les sites d'exploitation sont régulièrement
réhabilités et arborisés permettant, à terme, de rendre à la montagne
son aspect originel.
Nombreux sont ceux qui considèrent d'un mauvais oeil, l'exploitation
de cette carrière qui dénature fortement l'environnement. Pourtant,
au delà du fort impact visuel de la carrière, provoquant le désir d'une
fermeture immédiate, le novice ignore les paramètres incontournables
qui régissent un métier vécu par des professionnels. Loin d'être "des
casseurs de montagne", ils se disent industriels avant tout, soumis
à contrôles. Autrefois fréquentés par les Chartreux, les évêques de
Genève et le premier train électrique, les sites des carrières sont
des propriétés privées. Seule une zone de 6 hectares appartient à la
commune de Bossey. Des autorisations donnent aux Carrières du Salève
des droits d'exploitation renouvelés : la règle incontournable des 2
E doit être respectée, à savoir Economie et Environnement. Actuellement,
la production annuelle des trois carrières en grave routière, matière
du Salève, enrochements et "tout venant" alluvionnaire est de 300 000
à 500 000 tonnes par an. Et chiffre incroyable, chaque habitant consommerait
6 à 7 tonnes de graviers par an : béton et graviers sont nécessaires
à la construction de routes et de fondations. " Il n'existe aucun substitut
à ces produits qui répondent aux besoins concrets de la vie locale et
régionale. Et ces derniers ne sont pas prêts de se réduire au regard
de l'augmentation du nombre des habitants dans le bassin genevois :
loger et faire circuler les gens sera difficile d'ici 30 ans " explique
Patrick Foing, assistant des Chavaz, l'une des deux familles d'exploitants
des Carrières du Salève. Les entreprises de travaux publics et de transport
sont les principales clientes sur des marchés d'état ou privés (70 %
du marché des matériaux est en France et 30 % en Suisse). Pourtant les
Carrières du Salève sont appelées à disparaître.
Réhabilitation et environnement
La zone réservée pour les carrières est fixée depuis de nombreuses années
et ne pourra s'étendre. Patrick Foing aura montré des clichés représentant
les carrières dans 5 ans, 10 ans, 30 ans et 50 ans. Progressivement,
la zone d'exploitation se réduira encore, telle une peau de chagrin
avec une poursuite d'arborisation et de réhabilitation, soutenues par
une amélioration des moyens techniques. Déjà, depuis 1995, les remises
en état des parties hautes s'effectuent grâce à des procédés de type
Naturoc ou Séravert. Le premier est un produit permettant d'accélérer
la patine de la roche et supprime l'impact de la couleur blanche du
terrain mis à nu. En quelques mois, le tour est joué ! Le second procédé
permet la revégétalisation de certaines zones. Les excavations sont
remblayées (remise des matériaux pour hausser ou combler), ce qui est
vital pour les remises en état. Ces travaux sont financièrement pris
en charge par les entreprises, dont les prix de vente des matériaux
du Salève, incluent les frais de réhabilitation. L'avancement des travaux
est soumis à contrôles et analyses. Et bientôt l'impact négatif visuel
des Carrières du Salève devrait être inexistant.
Mode d'emploi
Pour le calcaire, l'exploitation s'effectue par paliers descendants
avec mise à nu de la roche, celle-ci devant être minée afin d'assurer
le passage des engins. Le minage garantit la bonne tenue du massif après
extraction. L'exploitation des matériaux alluvionnaires s'effectue aussi
par palier avant d'être chargés directement sur camion. Pour ce qui
est du remblaiement, les excavations sont remblayées par des matériaux
inertes (propres) de terrassement. La roche est grattée, n'est donc
pas creusée.
Un peu d'histoire
L'ouverture de la première carrière date du siècle dernier. En 1920,
elle devint plus importante avec une extraction des "matériaux du Salève",
calcaire d'éboulis trié à la main et utilisé pour l'empierrement des
routes, et " la Pierre de Taille", employée pour la construction. Cette
production cessa à la seconde guerre mondiale, à la naissance du béton.
Les premiers transports s'effectuèrent par wagonnets et chariots à chevaux
puis par camions à bandage et à transmission à chaîne. La première installation
de concassage vit le jour dans les années 30. Plus de 100 personnes
travaillaient sur le carreau de la carrière et cette activité entraîna
la création du village du Pas de l'Echelle. Commença la fourniture de
calcaire nécessaire à la fabrication du ciment Portland à Genève, cela
pendant une quarantaine d'années. Jusqu'en 1960, l'activité de la carrière
représentait une valeur économique et humaine conséquente. L'écologie
ne faisait pas encore partie des priorités locales. Il fallait simplement
répondre aux besoins grandissants du bassin genevois et la région frontalière.
Entre 15 et 20 entreprises de carrières et graviers existaient. Désormais
seules 3 sociétés exercent cette activité sous la responsabilité des
familles Chavaz et Descombes, exploitantes depuis 4 et 5 générations.
24 personnes y sont employées. Elles ont suivi une formation spéciale.
Travailler dans une carrière est dangereux.
B.M.
P.S. La visite des carrières a constitué la première des dix visites
d'entreprises, organisées par l'Office de tourisme d'Annemasse et la
Maison de l'économie. C'est à cette occasion que cet article a été rédigé. photo .
Les carrières du Pas de l'Echelle - Extraits du site http://www.telepheriquedusaleve.com
A partir des années 70, les carrières du Pas-de-l'Echelle ont connus une rapide expansion provoquant de nombreuses
polémiques, encore vives aujourd'hui. Récemment, les exploitants des carrières formulent des propositions qui visent à
camoufler les roches mises à nu, en simulant le processus de vieillissement des roches dénudées. Cependant cette
proposition, qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème local, se base sur la reconnaissance du seul impact
visuel des carrières et ne répond pas au véritable enjeu de reconversion de ces sites. Le carreau actuel
d'exploitation se situe à une altitude d'environ 470 m, l'éboulis exploitable s'élevant jusqu'au premier éperon
rocheux (environ 650 m). Les carrières occupent une superficie d'environ 70 hectares, surface fixée depuis des
années sans possibilité d'extension. Les travaux d'extraction se font à l'intérieur de cette surface et le sommet de
l'exploitation est déjà atteint. Même si la fin d'exploitation n'est pas envisagée dans un délai proche,
il serait souhaitable d'envisager la requalification progressive du site en fonction d'un projet à long terme qui
reste pour l'heure totalement ouvert.
Evolution des modes d'exploitation
Au lieu dit du Pas-de-l'Echelle, l'ouverture de la première carrière date du début du XIXe siècle, époque à laquelle
cette activité constitue un dérivé de l'exploitation agricole. A partir de 1920, l'exploitation change d'échelle et
produit deux types de matériaux. D'une part, les "matériaux du Salève", calcaires d'éboulis extrait au pied du massif
et utilisé pour l'empierrement des routes et, d'autre part, la pierre de taille employée pour la construction.
Pour cette dernière, l'exploitation se faisait à l'altitude de 700-750m au lieu dit "Pierre Plate" où le gisement est
constitué de plaques épaisses de 30 à 40 cm. Cette production toucha à son terme aux alentours de la seconde guerre
mondiale lors de la généralisation de l'utilisation du béton.
Les modes d'exploitation évoluent fortement au cours de ce siècle. La première installation de concassage débute dans
les années 30 au moment de l'essor de la fabrication du ciment Portland à Genève (production qui dura une quarantaine
d'années). A l'époque une centaine de personnes travaillaient sur le carreau de la carrière, ce qui entraîna le
développement du village du Pas-de-l'Echelle. Enfin l'évolution des modes d'extraction, de traitements ainsi que de
transport vont permettre d'intensifier et d'industrialiser cette activité qui en même temps voit le nombre de ses
exploitants se réduire: d'une vingtaine d'entreprises travaillant sur les territoires de Bossey et Etrembières,
seules deux sociétés assurent aujourd'hui la production du "tout-venant".
Mode d'exploitation actuel
La nature des gisements et leurs modes d'exploitation sont à l'origine de la configuration spatiale du site.
Le gisement est de deux sortes : d'une part les éboulis calcaires de pente et la roche massive qui s'étendent sur une
hauteur exploitable de 200 à 250 m et d'autre part les alluvions silico-calcaires qui sont quant à elles dans un
gisement de 20 à 30 m de hauteur au pied du Salève. photo
Le Salève change peu à peu d’aspect
Un article de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 1.7.2009 par Laurie Selli .Le Salève ne reverdit pas encore
La lettre du jour de la Tribune de Genève (
, Copyright TdG) du 20.7.2009 par Guy Vaillant .Extrait du site de Mr. Jean-Claude
Bourigault
Le Comité de Secours en Montagne du Salève
Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est
composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement
dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse.
Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la
Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération
avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie,
y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie,
les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le
Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes
spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement
les autres sociétés bénévoles.
Trace de Dinosaure
Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus
de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails,
voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.
JcB; 06/08/2001
Extrait du site:
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/carte/carte.htm
De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de
la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de
kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes,
cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété
d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très
riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes,
la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des
alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée
et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis
1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en
moins de 3 minutes…
Le Salève romantique
L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une
destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à
Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière
aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs
toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.
La Varappe
La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève.
A partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent
sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir
de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte
en montagne.
L’ascension du Salève
Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse
au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers
qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante
sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant
vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts.
Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève
sa course à la pointe du Plan.
NOTRE BON VIEUX SALEVE
« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les
intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions
d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique)
dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme.
Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années
une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait
encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit
Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace,
ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant,
il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations
d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua
de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui
trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève
auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats
découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières.
On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et
d’histoire de Genève.
« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a
en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant
les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de
19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois
et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de
ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival
sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand
Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le
Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais,
sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement,
on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières
de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent,
de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un «
Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de
protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)
», qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction.
Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que
cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.
« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est
sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui
ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres,
il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces
ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction
de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort
physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour),
on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ
du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la
Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des
sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira
l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie
du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».
Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé
de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont
Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise
du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés
de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes
informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet
d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :
http://www.ifrance.com/1ersite/
http://www.cdt-hautesavoie.fr
http://www.saleve.ch/
Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !
Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002
(1) Il semble qu’actuellement les
géologues pensent que le vallon de
Monnetier a été creusé par le courant sous
glacier dans une zone
fissurée entre le Petit et le Grand Salève
et non par l’Arve (DV).
Voir le schéma du Nord du Salève, contourné
par l'Arve.
Directive paysagère du Salève
A l'initiative de quatorze communes françaises concernées par le Mont Salève, regroupées dans le syndicat Mixte du
Salève, d'une part, et sur proposition du Préfet de la Haute-Savoie, d'autre part, le ministre français de
l'environnement a décidé par arrêté du 3 avril 1998, la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en
valeur des paysages du Mont Salève.
La phase d'étude a débuté en novembre 1998: les premiers contacts ont été noués et les premiers repérages sur le terrain
ont été effectués. Elle a duré une année.
Cette démarche de caractère expérimental, nouvelle dans sa portée, peut légitimement s'inscrire au nombre des
initiatives locales prises de part et d'autre de la frontière en vue de la préservation et de la valorisation d'un
maillage de milieux naturels. Elle vient répondre ainsi aux objectifs définis dans le cadre du "plan vert-bleu des
réseaux agro-environnementaux dans le bassin franco-genevois".
Arrêté du 3 avril 1998 relatif à
la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des
paysages du mont Salève (Haute-Savoie)
NOR : ATEN9870111A
La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,
Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur
des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière
d'enquêtes publiques ;
Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article
1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,
Arrête :
Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages
est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).
Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels
et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères
du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi
que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération
Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes
de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence
des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable
de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera
les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe
à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.
Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières,
Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly,
Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz,
Monnetier-Mornex.
Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la
conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui
assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite
de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article
9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois
mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation
et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.
Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République
française.
Fait à Paris, le 3 avril 1998.
Dominique Voynet
http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html
Création d'un site de protection du biotope au Petit Salève





1-1-F - Un îlot naturel dans un milieu urbanisé
1-2-A - Perception d'ensemble
Grand faune au Salève
300 chamois : un quota annuel de 40 chamois est attribué à la chasse. Douze
sociétés de chasse (une par commune) reçoivent des bagues (30 chamois tués en 2007). 500 chevreuils : Un quota annuel
de 120 chevreuils est attribué à la chasse (90 chevreuils tués en 2007) Sangliers : Pas de quota pour les sangliers
(100 sangliers tués en 2007).
À qui appartient le Salève ?
L'Union Européenne demande à chaque Etat membre de désigner un ensemble de sites accueillant des milieux naturels et/ou des espèces animales et végétales menacées au niveau européen. Ces sites constituent le réseau Natura 2000. Chaque Etat doit y mettre en place des mesures de protection financées en partie par l'Europe. Ces mesures, non réglementaires (non inscrites dans une loi donc non obligatoires, mais volontaires), s'appliquent par la signature de contrats avec le propriétaire ou l'exploitant qui bénéficie alors d'aides financières pour la réalisation de travaux de gestion. Au Salève, le Syndicat Mixte du Salève a été désigné "opérateur Natura 2000". Sur les sept mille hectares du Salève, trois mille sont désignés "Natura 2000". Sept cents hectares d'alpages et sept cents herctares de forêts font partie d'un projet de protection du Salève. Il s'agit des neuf cents parcelles appartenant à trois cents propriétaires dont un cinquième de Suisses. Un tiers de cette surface appartient à des communes, un tiers à des propriétaires privés suisses et un tiers à des propriétaires privés français.
Documentations sur des sentiers au Salève 1) Randonnées au Salève,
53 itinéraires et une carte au 1:25'000, 7.1984, section genevoise
du Club Alpin Suisse, 15.- frs 2) Pays du Salève et
du Vuache ... à pied, La Fédération Française
de la Randonnée Pédestre, Topo-Guide Réf. P741, 32
Promenades et randonnées, savoir 20 autour et au Salève
[17 avec plan à 25'000 et 3 avec plan à 50'000] et 12 autour
et au Vuache [8 avec plan à 25'000 et 4 avec plan à 50'000,
1 au Vuache (10 km, 1100m sur mer) : Chaumont (640m) - Sur la montagne
(930m), 6 autour du Vuache et 5 entre Genève et le Vuache], 8.2005,
25.- frs. Cet ouvrage peut être commandé via le site
http://www.ffrandonnee.fr
[aprèd avoir affiché l'ouvrage sur l'écran cliquer
"Ajouter au panier" puis "Commander" puis "Passer
commande" (12,80 euros + port (3,70 euros pour la France, 5 euros
pour les autres pays, gratuit pour les licenciés FFRP))]. 3) Jean-Marc Lamory, 52 balades
en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard,
1999, 19.- frs dont huit balades au Salève: Avenières, Convers,
Iselet, Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d'une falaise), les
gorges, le petit Salève. 4) Jean-Marc Lamory, Le p'tit
crapahut: Autour de Genève des balades pour petits et grands, 50
balades à pied pour toute la famille, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs
(d'un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle:
9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche)
dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian,
le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du Salève
depuis la station supérieure du téléphérique. 5) Jean-Marc Lamory, Circuits
pédestres, Guide Franck, feuillets detachables (classeur, spirale
en metal) 25.- frs, chaque fiche décrit au recto la randonnée
et au verso réproduit en couleur un fond de carte IGN au 1:25'000 ou au 1:50'000. l'édition de 1985, Faucigny et genevois, 46 circuits
dont 8 au Salève: le Petit Salève, les vieux trains, la
Grande-Gorge et le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge,
Orjobet-Trou de la Tine, la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le
Gd Piton, traversée du Salève, est épuisée. l'édition du 5.2002, Faucigny - Haut Giffre - Salève
et genevois, 45 circuits dont trois au Salève: Orjobet-Corraterie,
la Tour Bastian, le Plan du Salève. 6) Georges Hyvernat, Le Chablais
franco-suisse, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002, - 22.-
frs et la carte qui va avec = Chablais - Faucigny - Genevois, B, 1:50'000
- Ed Didier Richard - xx.- frs, 177 itineraires et randonnées pédestres
dont 13 (# 160 - 172) au Salève: Le Petit Salève (2), Les
Voûtes, La Corraterie (2), l'Orjobet, les Etournelles (varrape),
Le Grand Piton, Le Convers, Le Point du Plan, l'Abbaye du pomier, l'Iselet (2). 7) Les plus belles balades
autour de Genève, Bruno pambour, les Créations du Pélican,
1996, 43.- frs , p.20-24 = le Mont Salève, réédité
(contenu inchangé) en janvier 2003 sous le titre (plus approprié)
" Balades autour du lac Léman " . 8) Philippe Metzker, Randonnées
alpines en Suisse Romande, CAS, 1998, page 98 à 101, balade numéro 27:
le Mont Salève: le Coin - la Corraterie . 9) Guide de découverte
du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002,
Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97,
Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné. 10) Le Salève - 3430
OT - top 25, une carte à 25'000, 18.- frs. 11) Daniel Anker, Lac Léman,
les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées,
Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, http://www.rother.de,
Bern - 6.2008 (5e édition), 49 randos + un tour du lac en 13 jours, ISBN
= 978-3-7633-4909-8, 24.- frs, traduction vers le français depuis l'original
en allemand " Rund um den Genfer see ", dont quatre sorties au Salève:
la traversée du Salève - 24km - 9h, Le petit Salève, La
Grand Gorge, La via ferrata Etiollets-Bütikofer. 12) Cédric Delavy:
http://www.balade3d.com
ou contact@balade3d.com - 40
itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie dont
un au Grand Salève : la Croisette (1175) - Gd Piton (1380) - 3h
aller-retour et deux au Petit Salève : Crêt du Chable (720m,
au dessus de Monnetier) - Camp des Allobroges (900) - aller-retour 1h
ou 2h en passant par la pierre vieille, sur CD-ROM, 40.- frs. 13) Pierre Millon, Randonnées
pédestres entre Léman et Mont-Blanc, Edisud, 1995, 23.- frs, 2
sorties au Salève: Le Petit Salève, Le Gd Salève (pour
varapeurs) et Les randonnées du lac Léman, Glénat, 2009, rando numéro
1 : Le Salève depuis la station supérieure du téléphérique
jusqu'à la Bouillette et retour (aller par la Corraterie, retour par la
Pile). 14) Erik Chrispeels, Regards
sur le Léman - 75 promenades pour toute la famille, Slatkine, 2003,
25.- frs, dont 3 sorties au Salève: Le Petit Salève (71),
Le Grand Salève : Monnetier - La Bouillette (72), Le Grand et le
Petit Piton (depuis Beaumont) (73). 15) The Happy Wanderer, American
Women's Club of Geneva, 1999, 25.- frs, en anglais, dont deux balades
au Salève: Grand Piton from Beaumont (p.39) et Orjobet, Corraterie
& Grande Gorge (p.79). 16) Janette Norton, Walking
in the Haute-Savoie, Ciceron press, 1996, 35.- frs, en anglais, 61 walks
dont cinq au Salève: Orjobet - Gd Gorge, Top of the Salève,
Cruseilles - Iselet, Point du Plan from St Blaise, Gd Piton from Beaumont. 17) The Hiking book, UN Women's
Guild of Geneva, 15.- frs, en anglais seulement, 1996, un recueil de randonnées
de 120 pages, 51 balades [32 en France, 12 en Suisses et 7 weekends (Italie
et Suisse) ] dont 2 balades au Salève: Grand et Petit Piton from
Beaumont et . 18) Michael Pool, Rando sommets
faciles, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon,
Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève:
Veyrier - Le Petit Salève par le Pas de l'Echelle. 19) Michael Pool, Randonnées
en raquettes, Editions de la Polaire, La Robellaz, 1417 Essertines-sur-Yverdon,
Tél: 024'435'15'79 , 10.- frs, 20 randos dont un au Salève:
Gare supérieure du téléphérique - Point 1309m
au Grand Salève. 20) Oxygène numéro
4, Edipresse - 24 heures, mai 2004, p.213-216 = le Salève (Valérie
Maire), 28.- frs. 3h30 de marche sur la crête - de la station supérieure
du téléphérique à la Bouillette et retour. 21) Martine Gonthier et Jean-Marc
Lamory, 120 balades et randonnées à pied, à raquettes,
à VTT et à vélo en Haute-Savoie, Les guides IGN,
Ed Libris (http://www.libris.fr), 5.2004,
33.- frs, dont 2 sorties au Salève : Tour de la Tine à pied
(départ du Coin, dénivellation de 650m, 3h30 de marche)
et le Grand Huit à vélo (50 km, dénivellation de
950m, Cruseilles - Monnetier et retour). 22) Reinhard Scholl, Edition Rother, Préalpes Isère et Savoies - Bauges, Aravis, Giffre, Chartreuse, Belledonne. Les 52 plus belles randonnées. 1ère édition 2007
(http://www.rother.de/titpage/4935.php) , page 26 = Le Salève. 23) Reinhard Scholl, Sunflower Books, Lake Geneva and Western Switzerland (in English); 1 edition 15 Feb 2009 , page 70 = Le Salève. Documentations sur le Salève
1) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais,
250 pages, 5.2000, 28.- frs. Documentations sur la randonnée pédestre
1) Jean-Marc Lamory, Randonner,
Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs 2) Jean-Marc Lamory, S'orienter
: carte - boussole - GPS, Les guides IGN, Ed Libris, X.200X, XX.- frs 3) Catherine Elzière,
La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs
Restaurants sur le Salève (du nord au sud)
1) Chalet de la Croix (900) , F 39 60 11, ouverture:
18h, restauration: 19h30. 2) Téléphérique (1100) , Chalet Snack-Bar
: horaire identique au téléphérique sauf en cas de mauvais temps. Vente de panini,
croque-monsieur, boissons chaudes et froides, glaces et confiseries, souvenirs.
Terrasse à disposition. Tél. +33 686 84 66 06. Le restaurant du téléphérique "Horizon", Tél. +33'450'39'09'09 et 079'577'40'06 (aussi séminaires, congrès, mariages) n’assure que les réservations de groupe. Tél. station inférieure téléphérique = F39'86'86. voir article TdG 3) 4) Observatoire (1250) , F 39 60 57 . 5) Café des Crêts
(1300) , F 85 04 29 , ouvert en été, les midis, mardi à
dimanche, et, sur reservation, aussi les soirs les jeudis, vendredis et samedis,
Franceline Montant http://www.saleve.fr. 6) Auberge des Montagnards (1200) , F 85 00 90 , F-74560
La Muraz. 7) Relais de la Croisette (1200) , F xx xx xx, au rez :
un Salon de thé, ouvert de mercredi à lundi 10h à 18h, à l'étage
: une chambre à 6 lits, une chambre à 4 lits, 3 chambres
doubles et 3 salles de bains, Franceline Montant
http://www.saleve.fr . 8) 9) Grotte du Diable (1300) , F 62 06 01 , fermé jusqu'au fin mars 2010. 10) Avenières (1050) , F 44 02 23,
http://www.chateau-des-avenieres.com . La
géologie du Salève
2) Légendes du Salève, Dominique Ernst, ,
190 pages, 9.2008, 35.- frs.
Pour d'autres livres voir http://www.amazon.fr/ : Rechercher avec le mot « Salève » puis choisissez une boutique pour activer le tri : le 20 janvier 2010 : 62 Livres (et cartes) en français, 14 livres (et cartes) en anglais, 1 Cuisine & Maison (Porte Clé : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 1,99, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours), 1 High-tech (tapis de souris décoré : J'aime Collonges-sous-Salève, Acheter neuf: EUR 5,99, Habituellement expédié sous 6 à 10 jours) et plusieurs livres en allemand intercalés. Table Orientation (1250) , F 39 60 19. ferméDusonchet - (1200). fermé
Le « big bang » , c.-à-d. la grande explosion qui a
crée le système solaire, s’est produite il y a 14 milliards
d’années. Il y a 5 milliards d’années la terre était une
boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps
créant la croûte terrestre (à l’intérieur
de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion
a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes,
comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement
(en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après, la surface se refroidit, l’eau apparut
et les océans remplirent les régions basses du globe. Des
bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau
et dans le sous-sol. Les chercheurs pensent que ces minuscules bactéries
sont venues de l'espace. La terre aurait été "ensemencée"
par des particules de poussière extraterrestre apportées
par les météorites. Pendant 2 milliards d’années
ces usines à oxygène créent l’atmosphère
terrestre permettant l’arrivée (le développement) de
la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année
(5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d.
1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent
les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles,
le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an,
le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps
de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les
poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les
reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme
à 23h59, en comprimant le temps de l’existence de la terre
sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes,
les animaux à 50 minutes, les singes à 59 minutes et 30
secondes, les primates hominiens (les ancêtres des hommes) à
quatre secondes avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il
y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième
semaine de décembre selon notre échelle réduite à
l’année. Il y a 200 millions d’années (à
la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu
de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique
se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le
sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparut un océan.
Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan
et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions
d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard)
l’Afrique changea de direction et commença à voguer
vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan
se referma et les sédiments marins accumulés au fond de
celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique
rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan
disparu complètement. Les Alpes surgirent il y a 60 millions d'années (début de la formation des Alpes), puis les PréAlpes, le Salève et le Jura. La croûte terrestre au sommet
de laquelle nous vivons est divisée en 12 grandes plaques tectoniques
qui dérivent sur l'asthénosphère (couche visqueuse
non rigide du manteau supérieur de la terre sur laquelle flotte
la lithosphère, composée de plaques mobiles). On peut comparer
la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d.
un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont
un coté est attaché à la table, en poussant l’autre
coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes.
Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre
par an vers l’Europe. D'ici 250 millions d'années, il n'y aura,
à nouveau, qu'un seul continent au lieu de 5 aujourd'hui. Il y a 250 millions d'années, 80% des tous les êtres vivants ont disparus. Il y a 65 millions d'années, suite à une collision de deux masses dans l’espace (nommé « Batistina »), une énorme météorite de 10 km de diamètre a frappé la Terre au Mexique (précisément au Golfe du Mexique au nord de la demie île de Yucatan) avec une force équivalente à 100 millions de bombes nucléaires. Elle a achevé le travail des volcans en provoquant un cratère de 200 km de diamètre et a produit d'autres catastrophes comme l'éruption des volcans en Inde dans le Deccan. Ces événements ont provoqués des immenses incendies de forets qui ont soulevé un gigantesque panache de fumée, de cendres et de la poussière qui a occasionné des changements climatiques (pendant un an, le soleil a disparu entraînant la quasi-disparition des plantes) ainsi qu’un énorme raz de marée (un tsunami, aux vagues de 5 km de haut), des feux autour du cratère et aux alentours provocant l'extinction de 60 % des êtres vivants, y compris les dinosaures. Il ne restait que des petits animaux de moins de 25 kg : des petits crocodiles, des souris, des poissons et des mouches. Le règne des dinosaures a fait place au règne des mammifères.
Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui
sont des roches perméables formées à partir de la
sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris
d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium
(CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre
car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes
du Salève). La roche constitue la matière première
de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait
une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur
de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer
qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on
ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs).
En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches
du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées
simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le
bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines
de mètres de Molasse (crée par l’érosion).
Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts
liés au développement des glaciers entre -800’000
et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).
Au sentier de la Corraterie, sur le Salève, on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon (noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers peuvent gagner de la hauteur).
d’après Thierry Basset (http://www.thierrybasset.ch) (avec contributions d’Eric Davaud, Jean-Jacques Charollais, Pascal Kindler). Voir aussi : http://www.cmyle.com/~herve , Genève sous la glace , Genève sous la mer , Genève sous les tropiques Source: Earth Science Section, University of Geneva et La naissance du Salève .
Panneaux explicatifs concernant la géologie du Salève
Pour voir l'emplacement des ces panneaux cliquer ici ou ici .
Si en cliquant sur un des liens ci-dessous Adobe Acrobate affiche une page blanche, ou bien une petite fenêtre s'ouvre affichant le message "Les paramètres de sécurité actuels ne vous permettent pas de télécharger ce fichier", cliquer ici. Pour lire le texte il faut l'agrandir à l'aide du zoom avant ou du zoom dynamique.
Le Coin Station numéro 1 - 1000 kb
Sentier d'Orjobet Station numéro 2 - 500 kb
Grottes d'Orjobet Station numéro 3 - 300 kb
Trou de la Tine Station numéro 4 - 1200 kb
Sentier de la Corraterie 1 Station numéro 5 - 600 kb
Sentier de la Corraterie 3 Station numéro 6 - 550 kb
Sentier de la Corraterie 2 Station numéro 7 - 450 kb
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8a
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8b
Borne 1307. Panorama sur les Alpes Station numéro 8c
Petite-Gorge Station numéro 9 - 900 kb
Rochers de Faverge Station numéro 10 - 1100 kb


Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.

Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin
Suisse - J. Brémond, 1960, page 4

Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc -
Université de Genève, Musée d'histoire naturelle de Genève,
Paysalp (écomusée de Savoie), Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO, Suisse),
Région Rhône-Alpes, Union Européenne, CDDP Haute-Savoie, 1999.
Cliquer sur la page, puis Cliquer sur la page pour l'agrandir.

Source
: Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Dépliant Découverte des paysages, de Genève au Mont-Blanc
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Source : Muséum d'histoire naturelle et Musée d'histoire des sciences, Département de la culture, Ville de Genève, été 2009
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Cliquer sur la page pour l'agrandir une première fois.
Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux et Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.





Source : http://www.tourisme-genevois.fr

Source : Directive de protection et de mise en valeur des paysages du Salève Rapport de présentation - Décembre 2000 - 1-1-A




Source : Université de Genève-EO TECFA (TEChnologies de Formation et Apprentissage): Média et Informatique, juin 2004 - Némard Jean, Déclous Ivan, Toufot Ella.
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/LME/index.html
Le Jura




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